B1-Eglises de maison ou pas ?

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

Les avis sont très partagés dans ce domaine : Faut-il ou non que les Chrétiens se réunissent en églises de maison, ou doivent-ils rester dans des églises de type traditionnel, dans un bâtiment distinct appelé « église » ? Voici une petite contribution à la compréhension de ce problème.

Si nous nous référons à la Bible, et à la description de l’Eglise des premiers temps, il apparaît clairement que les premiers Chrétiens se réunissaient dans des maisons particulières. Si les premiers Juifs convertis à Jésus-Christ avaient gardé l’habitude de se réunir au Temple de Jérusalem, ils en ont rapidement été chassés.

L’Eglise de Jérusalem a vite comporté plusieurs milliers de disciples, puis plusieurs dizaines de milliers. Mais jamais il ne leur est venu à l’idée de construire des bâtiments capables de réunir cette multitude. Ils en auraient eu les moyens financiers, mais cette pensée ne leur est jamais venue. Leur mentalité était à l’opposé de la mentalité que l’on rencontre souvent aujourd’hui, où l’on mesure la réussite d’une église, et la bénédiction divine qui lui est attachée, au nombre de ses membres qu’elle peut réunir dans un même bâtiment !

Pourquoi le Seigneur n’a-t-Il jamais inspiré cette pensée aux premiers Chrétiens ? Parce qu’ils étaient spirituels. Ils avaient compris que l’Eglise formait un Corps vivant, et que ce Corps devait fonctionner comme un organisme vivant et non comme une organisation humaine. Les membres de ce Corps devaient être proches les uns des autres, s’aider mutuellement à fonctionner pour le bien commun, et vivre la vie chrétienne comme une vie de famille et de proximité.

L’Histoire confirme que les premiers bâtiments communément dénommés « églises » ne sont apparus que bien plus tard, au moment où les empereurs Romains, convertis formellement au Christianisme, ont commencé à richement doter l’Eglise, et à lui bâtir des basiliques qui ressemblaient en tout point aux anciens temples païens, ou au Temple de Jérusalem. Cette construction d’édifices grandioses s’est faite en parallèle à la constitution d’un clergé séparé, d’une « sacrificature » établie entre Dieu et les hommes, d’une caste à part de dirigeants spirituels, ce que nous ne trouvons ni dans le modèle biblique ni dans la pratique de l’Eglise primitive.

Les Actes des Apôtres et les épîtres nous prouvent donc que l’Eglise des premiers temps était répartie dans des maisons. Il n’entre pas dans le cadre de cet article de faire une étude biblique détaillée pour le prouver, mais personne ne peut contester ce fait. Les grandes villes de l’époque, comme Jérusalem ou Antioche, comportaient plusieurs dizaines de milliers de disciples de Jésus-Christ, tous répartis dans des maisons.

Faut-il par là en conclure que tout groupe réuni dans une maison constituait par là même une « église » ? Pas nécessairement.

Il est clair, par les épîtres notamment, que l’unité de base de l’Eglise n’était pas la maison, mais la localité. Paul écrit à l’Eglise de Corinthe, à l’Eglise d’Ephèse, à l’Eglise de Colosses, ou « aux saints qui sont à Philippes, » à « Colosses, » ou encore « à l’Eglise des Thessaloniciens. »

Il ne nous semble donc pas juste, bibliquement, de dire qu’à chaque maison doit correspondre une église. Il serait plus juste de dire : « Pour chaque localité, une église, répartie dans des maisons. » Pourquoi ? Par ce que les premiers Chrétiens avaient la conscience d’appartenir, au niveau de la localité où ils vivaient leur vie quotidienne, à une seule et même Eglise, le Corps de Christ.

Quand des Chrétiens de plusieurs localités se réunissaient, comme dans Actes 15 lors du premier Concile de Jérusalem, ils conservaient néanmoins la conscience de leur unité fondamentale : « Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, et à toute l’Eglise… » (Actes 15 : 22). L’expression « toute l’Eglise » ne se rapporte pas à la seule Eglise de Jérusalem, ni à celle d’Antioche, mais à la communauté des croyants réunis à cette occasion à Jérusalem.

La localité n’était donc choisie comme unité de base de l’Eglise que pour des raisons pratiques : les Chrétiens vivant dans la même localité se fréquentaient sur une base quotidienne. Si la localité était petite, une seule maison pouvait suffire. Si la localité était grande, tous étaient répartis dans différentes maisons, mais chaque maison ne constituait nullement une église distincte. Les Chrétiens appartenant à des maisons différentes continuaient à se voir et à se fréquenter. A certaines occasions, tous les groupes de maisons pouvaient même se réunir, en plein air ou dans un lieu public, pour écouter un apôtre de passage ou de retour de voyage, ou pour recevoir une communication ou un enseignement adressé à tous.

« Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul » (Actes 13 : 1).

D’après des sources historiques sûres, l’Eglise d’Antioche comportait à cette époque plusieurs dizaines de milliers de disciples, tous répartis dans des maisons. Pourtant, il est toujours fait mention de « l’Eglise d’Antioche », au singulier, et non « des églises d’Antioche. » Si chaque maison avait constitué une église, c’est pourtant ce qui aurait dû être écrit.

Il est vrai qu’il est fait parfois mention de « l’Eglise qui est dans ta maison, » ou de « l’Eglise qui est dans sa maison » (Colossiens 4 : 15, Philémon 2). Il n’y a aucune contradiction avec ce que nous venons de dire. Il s’agissait sans doute de Chrétiens qui demeuraient dans des petites localités, et que, dans ces cas précis, l’église de maison était confondue avec l’église de la localité.

Il faut donc éviter toute systématisation. Il ne faut pas formuler de doctrine rigide en la matière, car rien n’est plus loin de la pensée du Seigneur que la rigidité doctrinale, plutôt propre au légalisme religieux. C’est la Vie du Seigneur qui nous fait entrer dans Sa volonté parfaite.

Mais il faut tout de même conserver un principe biblique assez général : au début de la vie de l’Eglise, il n’y avait, dans la conscience des disciples, qu’une seule Eglise, formant le Corps vivant de Christ. L’unité de base de cette Eglise était la localité. Dans chaque localité, les Chrétiens étaient répartis dans des maisons particulières, pour préserver le côté familial et intime de la vie quotidienne de l’Eglise. De même que nous ne choisissons pas les membres de notre famille, les premiers Chrétiens ne « choisissaient » pas les membres de leurs églises ou de leurs groupes de maisons. Ils se réunissaient entre voisins Chrétiens de la même localité ou du même quartier, et non par affinités ou par communauté de doctrines.

Paul reprend sévèrement les Corinthiens, qui ne formaient qu’une seule Eglise, répartie dans des maisons, mais qui étaient charnels. A cause de ce côté charnel, ils commençaient à créer des divisions entre eux, fondées sur leur admiration particulière pour tel ou tel homme. Ils étaient en train de créer les premières dénominations !

On est loin aujourd’hui du modèle biblique de l’Eglise !

Aujourd’hui, dans la grande majorité de l’Eglise, on est bien loin du modèle biblique. Les Chrétiens sont divisés en une multitude de dénominations plus ou moins antagonistes, souvent pour des raisons doctrinales. Les Chrétiens ne se réunissent plus dans des maisons particulières, mais dans des bâtiments spéciaux appelés « églises. » L’Eglise Corps de Christ est devenue église dénomination, ou église bâtiment. Le bâtiment lui-même est souvent considéré comme « la maison de Dieu, » alors qu’il ne s’agit que de pierres faites de mains d’hommes, et non de « pierres vivantes. » En outre, la généralisation d’un « clergé » plus ou moins séparé de la « base » rend la plupart des Chrétiens passifs et paresseux.

Comment revenir au modèle biblique ?

Le système actuel des églises chrétiennes est tellement peu satisfaisant que les mécontentements grandissent partout. Beaucoup de Chrétiens, et aussi de ministères, se rendent compte qu’ils se sont éloignés du modèle biblique, et voudraient y revenir. Beaucoup quittent les églises traditionnelles pour se réunir dans des maisons, dans le désir de revenir au modèle biblique.

Cette intention est fort louable, mais il faut éviter un piège béant. Le piège serait d’enseigner le modèle biblique (c’est-à-dire celui des églises locales réparties dans des maisons), et d’inciter les Chrétiens à revenir à ce modèle biblique, mais sans éliminer les raisons pour lesquelles les Chrétiens se sont écartés de ce modèle. Si ces causes ne sont pas éliminées, elles produiront bientôt les mêmes effets, et le problème ne sera pas résolu.

Pourquoi donc les premiers Chrétiens, et leurs descendants, se sont-ils progressivement écartés du modèle biblique de l’Eglise ? La raison essentielle est qu’ils n’étaient plus remplis du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu, et qu’ils ont cessé d’avoir la pensée du Seigneur, en esprit et en vérité. Ils (ou leurs enfants après eux) sont devenus charnels, et ont commencé à mettre en place une organisation humaine qui n’était plus dans le plan du Seigneur ni dans Sa Parole.

Si donc vous remettez ensemble, dans des maisons, des Chrétiens charnels et encore entièrement programmés par l’ancien système de l’Eglise, le problème actuel ne sera pas résolu, et ces Chrétiens apporteront avec eux, dans les maisons, la chair et les traditions humaines qui les contrôlaient dans l’ancien système.

Cela fait plus de quinze ans que nous fonctionnons dans des groupes de maisons ou que nous nous occupons de groupes de maisons. Je puis affirmer avec la plus grande vigueur que les groupes de maisons composés de Chrétiens charnels sont les pires qui soient ! Les Chrétiens charnels noyés dans la masse des grandes églises ne font pas autant de dégâts que dans des petits groupes de maisons, où leur chair peut se donner davantage libre cours !

Le fait de constituer un petit groupe de maison n’est donc aucunement la garantie que ce groupe fonctionnera mieux qu’une grande église traditionnelle. Cela ne sera le cas que si les Chrétiens qui le composent sont spirituels !

On retrouve le même problème au niveau des foyers et des couples Chrétiens. Si les petites églises de maison devaient avoir une valeur en soi, il faudrait attribuer une valeur maximale au foyer chrétien ou au couple chrétien. C’est au niveau des couples Chrétiens que l’on devrait pouvoir observer les plus belles réussites, justement parce qu’ils forment une « petite unité familiale. » Or, il n’en est rien. Ce n’est donc pas parce qu’un groupe chrétien est petit que les choses iront mieux ! Rien qu’au niveau des couples chrétiens, le taux de divorces est aujourd’hui comparable, ou supérieur, au taux de divorces des foyers non-chrétiens. Pourquoi ? Parce que la chair domine dans ces foyers chrétiens, et n’a pas été crucifiée.

Certains groupes de maisons que nous avons connus se sont ainsi divisés, déchirés, séparés avec toutes sortes de blessures et dans l’amertume, parce que les Chrétiens charnels qui les composaient se sont affrontés, et n’ont pas pu régler leurs problèmes d’une manière spirituelle.

Ainsi, on peut voir émerger une règle assez juste : plus un groupe chrétien est petit, mais composé de Chrétiens charnels, et plus c’est l’Enfer sur la terre ; plus un groupe chrétien est petit, mais composé de Chrétiens spirituels, et plus c’est le Paradis sur la terre !

Cela est vrai pour n’importe quelle église, n’importe quel groupe de maison, n’importe quel couple ou famille chrétienne !

Il est donc parfaitement inutile de faire campagne pour le rétablissement des groupes ou des églises de maisons, tant que notre priorité des priorités n’est pas d’apprendre aux Chrétiens à marcher par l’esprit, et plus par la chair. Ensuite, les Chrétiens spirituels seront naturellement guidés par l’Esprit et la Parole vers la constitution de groupes de maisons. Mais tout se fera naturellement. Marcher par l’esprit, c’est marcher dans la perfection de Christ, de manière pratique. Or la mission unique confiée par le Seigneur aux anciens du troupeau, aux ministères, est claire :

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 4 : 11-15).

Les Chrétiens charnels sont des enfants spirituels. Ils ont besoin de grandir et de mûrir. C’est le rôle des anciens de les aider à grandir et à mûrir. Il est donc de la plus haute importance que ces anciens soient eux-mêmes mûrs spirituellement, et qu’ils aient bien compris quelle est leur unique mission ! Un ancien qui ne sait pas comment mener les brebis dans la perfection de Christ ne peut pas véritablement conduire le troupeau dans la direction souhaitée par le Seigneur. Si un ancien ne sait pas, pour lui-même, ce que c’est que marcher par l’esprit, dans la perfection de Christ, comment pourra-t-il aider le troupeau à le faire ?

Les dons de l’Esprit n’ont pas de rapport direct nécessaire avec le fruit de l’Esprit.

Parvenus à ce niveau de notre analyse, il nous semble nécessaire de corriger une erreur très fréquente : les Chrétiens qui exercent les véritables dons de l’Esprit ne sont pas nécessairement les plus spirituels, ni ceux qui produisent le plus le fruit de l’Esprit !

Cela nous est confirmé aussi bien par la Parole de Dieu que par l’expérience.

Les Corinthiens, dont nous avons déjà parlé, possédaient tous les dons spirituels. Pourtant, Paul leur reproche d’être charnels, au point qu’il se passait chez eux des choses dont il n’était même pas fait mention parmi les païens !

« Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? » (1 Cor. 3 : 1-3).

Un peu auparavant, Paul leur avait dit :

« Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Cor. 1 : 4-7).

Les Corinthiens étaient charnels, mais il ne leur manquait aucun don ! Il est normal de le comprendre. Un don est un don ! C’est une grâce saisie par la foi. Si un don était accordé par Dieu en fonction de notre sanctification, ce ne serait plus un don, mais un salaire !

C’est pour cela qu’un pécheur peut saisir le don du salut ou le don de la guérison divine, alors qu’il est encore pécheur. Jésus a passé son temps à guérir et à délivrer des pécheurs, sans leur demander de remplir auparavant une condition quelconque, sinon celle de la foi, pour que ce soit par grâce ! Et encore, bien souvent, il s’agissait de la foi de Jésus, et non de la foi du malade !

Si nous voyons donc un Chrétien commencer à exercer un don spirituel, n’en déduisons pas trop vite qu’il s’agit nécessairement d’un Chrétien spirituel ! Nous pourrions être déçus !

Jésus Lui-même nous a clairement dit que nous reconnaîtrions les faux prophètes et les faux apôtres non pas à leurs dons, mais à leurs fruits ! C’est-à-dire à la manière dont ils peuvent refléter la nature et le caractère de Jésus, le fruit de l’Esprit. « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5 : 22-23). Un faux prophète peut donc avoir le don et pas le fruit.

Pour produire un tel fruit, il faut que la chair soit crucifiée dans la vie du Chrétien : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (versets 24-25).

Ainsi, ne nous trompons pas de cible ! Ne cherchons pas tout d’abord à restaurer les groupes ou les églises de maisons dans l’Eglise de Jésus-Christ ! En tout cas, ne cherchons pas à le faire de la mauvaise manière !

Cherchons à démasquer la chair et ses œuvres mauvaises, partout où elles se manifestent et partout où elles règnent ! Cherchons à crucifier tout ce qui est charnel en nous et dans l’Eglise ! Apprenons aux Chrétiens à marcher, non plus selon la chair, mais selon l’esprit ! Alors, dans sa vie pratique, l’Eglise retrouvera tous les anciens sentiers, et les groupes de maisons seront heureux !

62 Responses to B1-Eglises de maison ou pas ?

  1. Bruno dit :

    Bonjour Henri,
    Je viens de lire le livre de Frank A Viola sur l’église-maison qui est très interessant sur son fonctionnement, mais la 2eme partie est beaucoup plus stricte, sur le rôle des femmes par exemple, car non seulement elles doivent porter le voile mais aussi garder le silence, il nous motive à manger le repas pascal le dimanche seulement, suivant l’exemple des apôtres, et la définition ainsi que la qualification de l’ancien est différente de la tienne: entre autres, il doit être marié, puisqu’il doit avoir une seule femme et avoir des enfants, car il est ecrit dans Timothée que ces derniers soient obéissants.
    Comme toujours, lorsqu’on lit un auteur différent, on a besoin du Saint Esprit, car où s’arrête la sanctification et où commence le légalisme? Nous voulons obéir, mais le contexte de ces versets n’est pas simple à résoudre…

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Bruno, Viola n’est pas la Parole de Dieu, pas plus qu’aucun autre enseignant! C’est le Saint-Esprit qui doit nous permettre de discerner s’il y a du légalisme ou des traditions humaines dans un enseignement. Par exemple, interdire aux femmes de parler, c’est du légalisme et une tradition humaine, puisque Paul leur permet de prier et de prophétiser (donc d’exercer aussi les autres dons spirituels vocaux). Par ailleurs, il n’est pas écrit que les apôtres ne prenaient la Cène que le dimanche! Dans Actes 20: 7, il est bien écrit qu’ils se sont réunis le premier jour de la semaine pour rompre le pain, mais il ne faut pas en faire une règle absolue! Et d’ailleurs, Paul a parlé tellement longtemps qu’ils n’ont finalement rompu le pain qu’après minuit, c’est-à-dire, déjà, le lundi matin! Quant aux dispositions concernant les anciens, là encore, il s’agit de règles générales, et pas d’une règle absolue. Sinon, Paul qui n’était pas marié et n’avait pas d’enfants, n’aurait eu aucune qualification pour être apôtre! Quel dommage de dire des choses intéressantes, et, par ailleurs, de tomber ainsi dans le légalisme religieux ou des traditions humaines, qui finissent par brider ou supprimer la liberté de l’Esprit!