B17-Etes-vous un Pharisien ?

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Jésus dit que nous devons soigneusement nous garder du « levain des pharisiens. » Ce levain est donc particulièrement dangereux pour l’Eglise. Hélas, beaucoup de Pharisiens ne se rendent pas compte de leur état. Voici quelques éléments qui pourront les éclairer, s’ils le désirent.

« Jésus leur dit : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens  » (Matthieu 16 : 6).

« Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens » (Matthieu 16 : 12).

« Jésus se mit à dire à ses disciples : Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie » (Luc 12 : 1).

Le mot grec « hupocrisis » signifie littéralement « rôle de théâtre. » L’hypocrite prétend posséder certaines qualités morales ou spirituelles, mais qui ne se retrouvent pas dans son comportement effectif. Il joue un rôle, s’efforçant de se persuader lui-même et de persuader les autres de ce qu’il n’est pas. Il est clair qu’un véritable enfant de Dieu ne peut pas demeurer dans cette position !

L’hypocrisie est l’une des manifestations de la chair, cette puissance de péché qui anime complètement notre nature humaine non régénérée. Cette nature humaine, depuis la chute, est dominée par les caractéristiques essentielles suivantes : l’orgueil et l’égoïsme. L’être humain, coupé de Dieu par la désobéissance et la chute, s’est replié sur lui-même, et a dû dorénavant ne compter que sur lui-même pour survivre et se développer. Une société où chacun ne se soucie, au fond, que de ses propres intérêts, ne peut aboutir qu’à la destruction mutuelle de ses membres. L’orgueil et l’égoïsme, qui sont aussi au cœur de la nature de Satan, sont des semences de destruction et de mort.

Dans la chair, tout est centré sur soi et doit revenir à soi. Le « moi » est au centre de la chair. Le « moi » est aussi au centre de la vie des Pharisiens. Mais leur cas est aggravé, car il s’agit d’un « moi » religieux. L’orgueilleux ne veut pas que sa vraie nature soit dévoilée. Il va donc tout faire, consciemment et inconsciemment, pour paraître différent de ce qu’il est réellement. Il va s’efforcer de donner de lui-même la meilleure image possible. Dans ce domaine, le pire orgueil est l’orgueil religieux, l’orgueil de ceux qui se posent en défenseurs farouches de la loi divine et de la morale, mais qui sont eux-mêmes remplis au-dedans de toutes sortes d’impuretés, de rapine et d’intempérance.

C’était le cas des Pharisiens, les plus farouches ennemis du Seigneur Jésus. Ils faisaient partie du groupe religieux qui, à leurs yeux, était le plus pur et le plus conforme aux exigences de la Loi. Ils étaient imbus de la valeur que leur procurait leur stricte observance des principales dispositions de la Loi, sans se rendre compte que seule leur apparence était touchée par cette obéissance légaliste, alors que leur cœur était dépourvu de justice, d’amour et de miséricorde.

Il en est de même aujourd’hui dans l’Eglise de Jésus-Christ. Ceux qui ne sont pas réellement passés par la mort à eux-mêmes, par un renoncement complet à leur « moi » charnel, orgueilleux et égoïste, sont responsables de grands dégâts à l’intérieur du troupeau du Seigneur. Ils sont tellement enfoncés dans leurs certitudes fausses et leurs préjugés qu’ils ne se rendent même pas compte de leur état spirituel. Très souvent, ils n’acceptent pas d’être repris à ce sujet, convaincus d’être dans leur bon droit. Seule la puissance de conviction du Saint-Esprit est capable de venir à bout de cette carapace d’hypocrisie et de propre justice.

Une question importante se pose alors : « Voulez-vous vraiment que le Saint-Esprit jette une pleine lumière sur votre vie, pour que vous puissiez réellement vous voir à la lumière de Dieu ? » Si votre réponse est « Oui ! », alors vous aurez une possibilité réelle de voir la vérité en face, et aussi de recevoir de Dieu le pardon et la délivrance dont vous avez besoin, si un ferment d’hypocrisie est encore actif dans votre vie.

Cet article est donc destiné à vous montrer si le levain des Pharisiens se trouve présent dans votre vie, même en quantité infime, et comment être délivré de ce ferment mortel qu’est l’hypocrisie.

La chair est une puissance des ténèbres. Dans la mesure où elle nous contrôle, dans cette même mesure, nous sommes encore dans les ténèbres. C’est pour cela que les Pharisiens, étant dans les ténèbres, ne peuvent pas se rendre compte de leur état réel, tant que le Seigneur ne vient pas les éclairer de Sa lumière. Mais, pour cela, il faut désirer être éclairé, et accepter la lumière quand elle vient nous éclairer.

Les Pharisiens du temps de Jésus avaient reçu Sa lumière, mais ils l’ont rejetée, parce que leurs œuvres étaient mauvaises, et qu’ils ne voulaient ni le reconnaître, ni changer.

Il y a donc de l’espoir pour vous, si vous avez quelque chose de l’esprit du Pharisien, de vous en sortir, mais à une condition : que vous désiriez recevoir la lumière du Seigneur, et que vous l’acceptiez quand elle viendra vous visiter.

Nous allons à présent examiner plus en détail les caractéristiques des Pharisiens, en nous aidant de la Parole de Dieu.

1. La toute première caractéristique des Pharisiens est l’orgueil spirituel.

Les Pharisiens connaissaient très bien la Bible. Ils passaient des années à l’étudier, et faisaient tout pour la mettre en pratique. Bien entendu, ils étaient loin d’y arriver parfaitement, puisque seul le Seigneur Jésus y est parvenu. La chair empêchait la Parole de Dieu de faire son œuvre en eux. Il aurait fallu, comme Jésus l’a dit à l’un d’entre eux, Nicodème, qu’ils passent par une nouvelle naissance spirituelle, et qu’ils apprennent à marcher selon l’esprit nouveau qu’ils auraient alors reçu.

Leurs connaissances bibliques étendues et leur légalisme religieux extrême leur donnaient une profonde satisfaction de soi. Ils étaient les meilleurs à leurs propres yeux, et n’avaient pas besoin qu’on les enseigne ou qu’on les reprenne. Ils dirent à l’aveugle-né qui avait été guéri : « Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent » (Jean 9 : 34).

Les Pharisiens connaissaient toute la lettre de la loi et de la doctrine. Mais celle-ci n’était pas descendue dans leur cœur, pour y produire la vie. Un Pharisien peut donc connaître toutes les doctrines bibliques essentielles, il peut vous réciter toute la doctrine de la Croix et de l’œuvre de Christ. Mais il s’est laissé séduire par cette connaissance, croyant que la connaissance seule suffisait pour le changer, sans se rendre compte qu’elle n’avait pas produit la vie en lui. Il peut vous expliquer la doctrine de la marche par l’esprit, sans marcher par l’esprit lui-même. Quel terrible piège, que celui de la connaissance qui enfle, sans l’amour qui édifie !

Pour que la connaissance biblique nous change, il nous faut le recevoir humblement dans le cœur, en désirant qu’elle nous révèle notre propre péché, et le moyen d’en être libérés.

Leur orgueil spirituel et leur autosatisfaction rendaient donc les Pharisiens incapables de se réformer spirituellement et moralement. Pourquoi l’auraient-ils fait, puisqu’ils étaient les meilleurs à leurs yeux ?

Ce même orgueil spirituel les empêchait de se mêler aux gens « de mauvaise vie » et aux pécheurs. Ils étaient scandalisés de voir Jésus manger avec des publicains et des prostituées.

« Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Matthieu 9 : 10-13).

Les Pharisiens étaient toujours prêts à faire des sacrifices pour Dieu, mais ils ignoraient ce qu’était la miséricorde. Leur attitude était la suivante : « Ne me touche pas, je suis saint ! » Mais ils ne se rendaient pas compte que, pour le Seigneur, les impuretés viennent du cœur de l’homme, de l’intérieur. Mais cela ne souille pas d’aller manger avec des pécheurs, quand on veut s’occuper d’eux pour les soigner.

« Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » (Marc 7 : 21-23).

L’orgueil des Pharisiens se manifestait aussi par le fait qu’ils aimaient les premières places dans les synagogues, et qu’ils aimaient à être salués dans les places publiques. Ce sont des manifestations charnelles typiques, : le désir d’être reconnu à sa juste valeur, le désir d’être mis en avant, le désir d’être salué ou visité. 

Vous arrive-t-il d’être dérangé ou irrité quand un frère que vous connaissez bien vient visiter l’un  de vos voisins, sans même prendre la peine de venir vous saluer en passant ? Ne pouvez-vous pas le bénir sincèrement du fond de votre cœur, qu’il vienne ou qu’il ne vienne pas vous voir ? Peut-être avez-vous fini par vous persuader que votre irritation et votre amertume sont tout à fait normales, puisque les choses ne sont pas faites comme vous le souhaitez ? Dans ce cas, vous n’êtes pas conscient que le levain de l’hypocrisie est déjà entré dans votre cœur !

L’orgueil des Pharisiens les empêchait d’avoir une confrontation directe et franche avec ceux qu’ils considéraient comme leurs adversaires, ou simplement ceux avec lesquels ils n’étaient pas d’accord. Ils calomniaient Jésus par derrière, mais ne l’affrontaient jamais en face. Ils essayaient de Le prendre par surprise, mais n’abordaient pas franchement les problèmes avec Lui.

Avez-vous le courage de dire la vérité en face ? Avez-vous la franchise de parler ouvertement des problèmes que vous discernez avec ceux qui sont concernés ? Ou préférez-vous les critiquer derrière leur dos, tout en leur faisant en face de grands sourires ? Soyez honnête, si vous voulez être débarrassé de toute hypocrisie, de cet affreux levain des Pharisiens !

L’orgueil des Pharisiens se traduisait aussi par de l’envie et de la jalousie. Le Seigneur Jésus n’avait pas fréquenté leurs célèbres écoles bibliques, mais Il faisait des miracles qu’ils étaient incapables de faire, et Il attirait des foules énormes qu’ils étaient incapables de réunir. Comme le dit Nicodème à Jésus : « Rabbi, nous (les Pharisiens) savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui » (Jean 3 : 2). Les Pharisiens savaient donc que Jésus était venu de Dieu. Mais leur orgueil, leur jalousie et leur envie les empêchaient de le reconnaître publiquement.

Comment réagissez-vous, quand vous êtes en présence d’un véritable ministère oint du Saint-Esprit ? Sous des dehors affables, ressentez-vous une certaine irritation ou une certaine animosité ? Eprouvez-vous une satisfaction secrète, quand ce ministère peut être pris en faute ? 

L’orgueil des Pharisiens les poussait aussi à persécuter le Seigneur Jésus. Caïn a toujours persécuté Abel ! La chair n’a jamais supporté l’esprit !

« Mais les pharisiens dirent : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons » (Matthieu 9 : 34).

« Alors Jésus dit à l’homme : Etends ta main. Il l’étendit, et elle devint saine comme l’autre. Les pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr » (Matthieu 12 : 13-14).

« Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple : Que vous en semble ? Ne viendra-t-il pas à la fête ? Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui » (Jean 11 : 56-57).

Vous est-il arrivé de calomnier ou de « persécuter » ceux que vous savez pourtant venir de Dieu, ceux qui sont vos frères dans la foi ? Avez-vous décidé de les mettre à l’écart, de les empêcher de parler, et de les mettre « hors d’état de nuire, » sous quelque prétexte fallacieux, mais apparemment valable à vos yeux ?

Bref, les Pharisiens étaient tellement remplis d’eux-mêmes qu’ils en étaient devenus aveugles à leur propre condition spirituelle :

« Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18 : 10-14).

Voilà le portrait parfait du Pharisien : « O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes. » Même s’il ne le dit pas, c’est en réalité ce qu’il pense. Infatué par ses connaissances bibliques et son légalisme religieux, il ne se rend même pas compte qu’il est incapable de recevoir le pardon et la justice de Dieu !

En revanche, le publicain, qui se reconnaît humblement pécheur devant Dieu, et qui Lui demande grâce, est reparti justifié, c’est-à-dire « rendu juste » par la grâce et le pardon du Seigneur. Oui, l’orgueil spirituel nous ferme la porte de la grâce. Mais quelle situation terrible que d’être dans les ténèbres et de ne pas s’en rendre compte !

« L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » (Matthieu 6 : 22-23).

L’œil des Pharisiens était en mauvais état. Ils ne voyaient pas leur condition spirituelle réelle. Pour la voir, il aurait fallu qu’ils acceptent de s’humilier devant le Seigneur. Et leur orgueil spirituel les empêchait de le faire. Ils étaient perdus, tout en croyant faire partie de la crème des sauvés !

2. Une seconde caractéristique des Pharisiens est leur légalisme et leur attachement aux traditions.

Les Pharisiens connaissaient par cœur la Bible. Mais ils n’en connaissaient que la lettre, et non l’esprit. Paul a écrit : « La connaissance enfle, mais la charité édifie » (1 Cor. 8 : 1). Les Pharisiens étaient enflés de leurs connaissances bibliques et religieuses. Ils étudiaient aussi et respectaient soigneusement les « traditions des anciens » et des sages qui avaient disserté sur la Torah et en avaient donné des interprétations qui, peu à peu, ont pris le dessus sur la Parole de Dieu elle-même.

Nous l’avons vu, les Pharisiens jeûnaient, priaient, mortifiaient leur corps, et respectaient scrupuleusement, autant qu’ils le pouvaient, le sabbat et les prescriptions de la Loi de Moïse. Mais leur cœur religieux était sec et dur, intransigeant et sans miséricorde.

« Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt » (Matthieu 23 : 1-4).

« Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? … Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Matthieu 15 : 1-3, 6-9).

Le légalisme rigide des Pharisiens traduisait leur incapacité à se réformer. Par leurs scrupules à vouloir respecter la Loi, ils pensaient être agréables au Seigneur, mais leur cœur était éloigné de Lui. Toutes leurs actions étaient inspirées par la chair, ses passions et ses mauvais désirs. Ceux qui sont contrôlés par la chair attachent plus d’importance à l’apparence qu’à la réalité intérieure. Ils sont incapables de juger selon la vérité et selon la justice.

Jésus leur a dit : « Vous circoncisez un homme le jour du sabbat. Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat ? Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 : 22-24).

Peut-être ne vous sentez-vous pas concerné par un tel légalisme religieux. Mais, en fait, le légalisme dénote une volonté d’obéir à Dieu par ses propres forces, sans compter sur la grâce de Dieu. C’est la volonté de faire les choses soi-même qui est à la racine du légalisme. L’homme spirituel a compris qu’il devait laisser le Seigneur pleinement maître de sa vie.

J’aimerais donc vous poser une question simple : « Comment réagissez-vous dans votre vie de tous les jours, quand vous avez conçu soigneusement un certain programme pour votre journée, et que quelqu’un, ou quelque événement imprévu, vient modifier votre programme ? » Restez-vous dans la paix, en vous confiant dans la direction divine pour votre vie, et en acceptant ce changement imprévu comme permis ou voulu par Dieu ? Ou commencez-vous à manifester de l’irritation devant ce contretemps, ou de l’amertume à l’égard de l’intrus qui a bouleversé votre beau programme ? Dans ce dernier cas, vous faites preuve d’un manque de souplesse, qui se retrouve dans le légalisme religieux. Car il est probable que vous réagissiez de la même manière au sein de l’Eglise.

« Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Cor. 3 : 17). L’Esprit du Seigneur souffle où Il veut et comme Il veut. Il ne s’embarrasse pas de traditions. Ce ne sont pas tellement les traditions qui sont nécessairement mauvaises, mais c’est l’attachement aux traditions, quand le Seigneur veut faire bouger les choses.

Tout réveil spirituel a commencé par un rejet de traditions religieuses qui avaient fini par remplacer la Parole de Dieu. Mais un tel rejet ne pouvait être perçu par les Pharisiens que comme une rébellion ou même un blasphème.

On peut trouver dans l’Eglise du Seigneur un tel attachement aux « traditions des anciens » dans des domaines comme le respect scrupuleux de la dîme, ou l’observance du dimanche (ou du Samedi) comme étant le « jour sacré du Seigneur. » Mais l’Esprit est libre !

Une autre forme subtile de légalisme est le « légalisme de l’antilégalisme. » Certains groupes chrétiens sont tellement soucieux de laisser l’Esprit les diriger en toute chose qu’ils refusent obstinément toute forme d’organisation et de structure. Ils en viennent à ne plus avancer et à rester spirituellement bloqués, par crainte d’entrer dans un système humain, ou de se laisser diriger par des hommes. Ils finissent par devenir aussi rigides que les légalistes qu’ils voulaient combattre ! Ce n’est pas l’organisation qui est dangereuse en soi, c’est le refus de modifier cette organisation, quand le Saint-Esprit nous le demande. Une telle rigidité est encore du légalisme et une œuvre de la chair.

3. Une troisième caractéristique des Pharisiens est leur esprit de domination et de contrôle.

Cet esprit de domination et de contrôle est une conséquence normale de l’orgueil spirituel et du légalisme religieux. Les Pharisiens, n’étant pas conduits par l’Esprit, devaient maintenir leur système religieux par la force de la volonté humaine. A l’époque du Seigneur Jésus, les Pharisiens, les scribes et les sadducéens, gardaient la haute main sur toutes les affaires du Temple et des synagogues.

L’esprit de domination et de contrôle s’explique par la crainte de voir les choses « mal tourner. » Si l’on ne fait pas confiance au Saint-Esprit, il faut bien que l’on s’appuie sur un système humain permettant de contrôler et de diriger toute l’activité religieuse.

Mais cet esprit de domination et de contrôle ne peut qu’entraîner, par réaction charnelle, des divisions et du sectarisme. Pour qu’un système religieux charnel puisse subsister, il est nécessaire qu’il exige une soumission totale et une obéissance aveugle, à tous les étages de la pyramide, du simple « laïc » au Souverain Sacrificateur. Sans cela, c’est tout le système qui s’écroule.

Or le Seigneur Jésus faisait preuve, aux yeux des autorités religieuses, de la plus « scandaleuse » indépendance. Il refusait d’entrer dans le moule établi et respecté, et attirait donc sur Lui la haine et la vindicte des chefs religieux.

« Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire : Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? Jésus leur répondit : Je vous adresserai aussi une question ; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel, ou des hommes ? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux ; Si nous répondons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? Et si nous répondons : Des hommes, nous avons à craindre la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. Alors ils répondirent à Jésus : Nous ne savons. Et il leur dit à son tour : Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses » (Matthieu 21 : 23-27).

Voilà clairement dévoilée l’hypocrisie de ceux qui maintenaient le peuple sous leur joug. Les Pharisiens ne pouvaient résister à la sagesse divine du Seigneur. Mais, au lieu de se repentir, ils L’ont fait mettre à mort !

Jésus a dit d’eux :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » (Matthieu 23 : 13).

Voilà le comble de l’esprit de domination et de contrôle : fermer l’entrée du Royaume des cieux à ceux qui veulent y entrer, ne pas y entrer soi-même, et empêcher les autres d’y entrer ! Cet esprit de domination et de contrôle est l’esprit même de Satan ! Si vous exercez sur les autres la moindre domination et le moindre contrôle, vous êtes animé par l’esprit du Malin ! Que ce soit dans l’Eglise, ou dans votre vie privée. Vous êtes un Pharisien, parce que vous employez leurs méthodes.

Le Seigneur a toujours travaillé en touchant les cœurs, en donnant une conviction intérieure, et en montrant l’exemple. C’est pour cela qu’il a dit, à propos des Pharisiens, en paraphrasant légèrement : « Faites ce qu’ils disent, mais ne faites pas ce qu’ils font ! »

Dans l’Eglise du Seigneur, il n’est pas nécessaire d’être pasteur ou ancien pour exercer un esprit de domination et de contrôle. N’importe qui est capable de le faire ! Il suffit de « faire pression » d’une manière ou d’une autre sur les autres, de manipuler, d’exercer une contrainte, de « forcer » les choses dans le sens désiré. Cela vous arrive-t-il ? Dans l’affirmative, vous devez comprendre que vous êtes animé par l’esprit des Pharisiens.

Une autre conséquence de l’esprit de domination et de contrôle est le sectarisme. On reste fermement attaché à un groupe fermé ou à une dénomination, souvent par crainte de « se souiller » par un contact extérieur. Alors que le Seigneur a la vision de Son Corps, qui dépasse largement tous les groupes et toutes les dénominations. Car le Seigneur voit les cœurs, et ne juge pas selon les apparences. Avons-nous la vision du Corps de Christ, ou restons-nous enfermés dans notre petit groupe sectaire, parce que, finalement, il est le meilleur à nos yeux ?

Un groupe fermé, qui refuse de s’ouvrir aux autres groupes chrétiens, ou à des Chrétiens d’autres dénominations, est souvent affligé de légalisme religieux. Il ne se rend pas compte qu’il a laissé se développer en son sein ce détestable levain des Pharisiens, qui est l’hypocrisie. Car il est souvent persuadé qu’il « n’est pas comme les autres groupes, » et qu’il a « quelque chose de plus. » Reconnaissez-vous cette attitude dans votre groupe ou dans votre Eglise ?

4. Une quatrième caractéristique des Pharisiens est leur esprit de jugement.

Les Pharisiens jugeaient toujours selon les apparences, et non selon la justice et la vérité. Ils n’avaient pas le discernement spirituel qui leur aurait permis de juger les cœurs, et de porter sur les autres un jugement réellement spirituel, dans l’amour et la vérité.

Une telle attitude entraînait les Pharisiens à penser le mal dans leur cœur. C’est logique, car ils ne discernaient pas la vérité. En outre, ils pratiquaient ce que la Psychologie des hommes appelle la « projection. » Cela signifie que l’être humain a tendance à penser que les autres font ce que lui-même est disposé à faire, et à attribuer aux autres ses propres sentiments et ses propres motivations.

« Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse » (Lic 7 : 36-39).

Le Pharisien est incapable de juger le cœur de cette femme pécheresse, ni de lui prêter de bons sentiments. Il projette sur elle les mauvaises pensées de son mauvais cœur, et Jésus doit le reprendre pour lui montrer son manque d’amour et de miséricorde. Il voit le péché de cette femme, mais il ne voit pas le sien.

« Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit  : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus » (Jean 8 : 3-11).

Quelle différence immense entre la réaction des Pharisiens et celle du Seigneur Jésus ! L’apôtre Paul a écrit :

« Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne » (1 Cor. 2 : 12-15).

Pour juger de manière spirituelle, il faut avoir reçu l’Esprit de Dieu, et Le laisser nous conduire. Les Pharisiens n’étaient pas des hommes spirituels. Sans doute se considéraient-ils comme des hommes spirituels, et en tiraient-ils prétexte pour « juger de tout. » Mais ils étaient animés en réalité par un esprit de jugement charnel. « La miséricorde triomphe du jugement » (Jacques 2 : 13).

5. Une cinquième caractéristique des Pharisiens était leur esprit de condamnation.

L’esprit de condamnation accompagne souvent l’esprit de jugement. Avez-vous déjà remarqué combien il est facile de voir la paille qui est dans l’œil de notre prochain, et combien il est difficile de voir la poutre qui est dans le nôtre ? 

L’esprit de condamnation cherche toujours à mettre en lumière ce qui ne va pas chez les autres. Il est à l’affût du moindre détail qui est de travers, pour pointer aussitôt un doigt accusateur.

« Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau » (Matthieu 23 : 24).

L’esprit de condamnation cherche aussi constamment à prendre les autres en faute et, s’ils sont pris, à les condamner sans miséricorde. « Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. » (Jean 8 : 6).

Les Pharisiens cherchaient la moindre occasion de pouvoir accuser Jésus et le faire condamner. Mais ils n’y sont jamais parvenus. Comment des hommes charnels auraient-ils pu résister à la Sagesse divine incarnée ?

Une telle impuissance à parvenir à leurs fins ne pouvait manquer de provoquer en eux de l’amertume et de l’animosité.

Un esprit de condamnation se manifeste toujours par des critiques, de l’amertume et de l’animosité chez un Pharisien. Il se justifie toujours en se persuadant qu’il a raison de réagir ainsi, parce que les autres ont tort. Mais il ne comprend pas que ces reproches amers sont autant de flèches spirituelles acérées qui blessent ceux qui les reçoivent. Paul n’a-t-il pas écrit :

« Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Eph. 4 : 31 – 5 : 2).

Si toute amertume, toute animosité, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté doivent disparaître du milieu des enfants de Dieu, c’est parce que toutes ces choses constituent le levain des Pharisiens, qui est l’hypocrisie. 

Si vous gardez la moindre amertume, la moindre animosité contre quelqu’un, si vous vous laissez aller à la calomnie ou à la médisance, à l’envie ou à la jalousie, c’est que ce levain mortel des Pharisiens est encore présent dans votre cœur. Il est vital, pour vous et pour l’Eglise, que vous le réalisiez et que vous en soyez débarrassé !

L’amertume et l’animosité sont deux excellents indicateurs de la présence du levain des Pharisiens dans un cœur. Pouvez-vous reconnaître honnêtement si vous manifestez de l’amertume et de l’animosité envers quiconque vous aurait négligé ou offensé, selon vous ? N’est-ce pas la preuve de l’existence d’un ego non crucifié et d’une chair à vif ?

Conclusion.

Nous pourrions dire encore bien des choses sur ce thème de l’hypocrisie, qui est le levain des Pharisiens. Mais nous croyons que ce qui vient d’être exposé doit suffire à vous ouvrir les yeux, au moins partiellement, sur l’état de votre cœur, pour que vous puissiez discerner s’il s’y trouve un peu (ou beaucoup) de ce levain impur.

Soyez convaincu que ce levain est mortel pour votre vie spirituelle, comme pour la vie spirituelle de l’Eglise. Il faut absolument que vous en soyez libérés. Car « un peu de levain fait lever toute la pâte » (Galates 5 : 9). Ce levain fait peser sur vous et sur les autres un joug de servitude qui vous fait souffrir, mais qui fait aussi souffrir tout le monde autour de vous. L’hypocrisie encourage la dissimulation chez ceux qui ne sont pas bien affermis, par la crainte d’être jugés ou d’être condamnés. L’hypocrisie bloque la liberté spirituelle, et produit véritablement la mort spirituelle d’une église.

Jusque-là, vous avez eu tendance à penser que votre cas n’était pas si grave. Vous étiez en réalité aveuglé sur votre état spirituel réel. Mais le Seigneur, dans Sa miséricorde, veut vous aider et vous délivrer.

Pour cela, il faut que vous appeliez les choses telles qu’elles sont devant Dieu. L’hypocrisie est un péché grave, car c’est un péché d’orgueil et d’égoïsme. C’est la manifestation la plus odieuse de la chair, car elle se cache derrière une apparence respectable. 

C’est contre les Pharisiens que le Seigneur Jésus a prononcé Ses paroles les plus dures, car Il connaissait parfaitement le danger mortel de leur levain.

Seize fois, dans les Evangiles, le Seigneur a dit : « Malheur à vous, Pharisiens hypocrites ! » Et Il ajouta, dans Matthieu 23 : 33 : « Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? »

Ces fortes paroles doivent suffire à vous inciter d’urgence à régler ce problème devant le Seigneur. Ne vous séduisez pas en disant : « Ce n’est pas si grave dans mon cas ! Je ne suis pas réellement comme ces Pharisiens que fustige Jésus. Ce n’est pas une petite animosité ou une petite amertume de temps en temps qui suffit à me ranger dans la catégorie des Pharisiens ! » 

Vous vous trompez. Il suffit d’un peu de ce levain pour faire lever peu à peu toute la pâte. « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » (Hébreux 12 : 15).

Il suffit d’un petit trou au fond d’un bateau pour finir par le faire couler !

Mais si avons compris la gravité de ce péché, et si nous voulons en être libérés devant le Seigneur, nous pouvons nous approcher de Lui avec confiance pour recevoir Sa grâce.

La première chose à faire est donc d’implorer la grâce du Seigneur, pour qu’Il nous révèle l’état réel de notre cœur. « Oh, Dieu, fais la lumière sur ma vie et sur mon cœur ! Mets en lumière tout ce qui Te déplaît dans ma vie ! Etale-le devant les yeux pour que je voie clair ! »

Ce qui vous manquait peut-être, c’est cette vraie lumière de l’Esprit, pour que vous puissiez vous voir à la lumière de cette lumière divine, à laquelle rien n’échappe. A présent que le Seigneur vous a fait la grâce de réaliser qu’il y avait de l’hypocrisie dans votre cœur, il veut vous en libérer.

La seconde chose à faire, c’est de vous repentir profondément d’avoir si longtemps gardé ce levain des Pharisiens dans votre cœur, sans même vous en être rendus compte. « Seigneur, je reconnais mon péché ! Je reconnais devant toi mon orgueil spirituel, mon légalisme religieux, mon esprit de domination et de contrôle, mon esprit de jugement et de condamnation ! je ne veux rien Te cacher, Seigneur, car j’ai besoin d’avoir Ton pardon complet ! »

Notre repentir peut être profond, à partir du moment où nous avons compris la gravité de notre péché et de ses conséquences. Si nous avons compris le prix infini qu’a dû payer le Seigneur pour nous délivrer de notre péché, nous n’accepterons plus d’en être les esclaves !

Nous devons ensuite saisir le pardon complet qui nous a été offert et gagné par le sacrifice de Jésus à la croix.

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1 : 9).

Oh, la puissance merveilleuse du précieux sang de Jésus, seul capable de nous purifier de toute iniquité, pour nous faire paraître devant le Seigneur plus blancs que la neige !

Nous devons enfin demander au Seigneur de nous garder constamment dans Sa lumière, pour que nous puissions immédiatement nous rendre compte quand ce monstre hideux de la chair et de l’hypocrisie cherche à relever la tête pour nous contrôler à nouveau. Gardons les yeux fixés sur le Seigneur Jésus et sur Sa Parole, dans la foi et l’humilité.

Nous nous appuyons sur l’œuvre parfaite de Jésus-Christ, pour demeurer « assis en Christ dans les lieux célestes, » respirer en permanence l’air pur de la présence divine, et toujours répandre la bonne odeur de Christ, qui est le parfum de Son amour.

Alors le levain des Pharisiens sera complètement éliminé de notre vie, et nous pourrons laisser s’échapper à flots les fleuves d’eau vive du Saint-Esprit. Nous pourrons être une ressource divine dans l’Eglise, au lieu d’être un problème, et nous verrons l’œuvre de Dieu s’épanouir, en nous et au travers de nous, pour la gloire de Jésus-Christ !

« La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie » (Jacques 3 : 17).

« Que l’amour soit sans hypocrisie » (Romains 12 : 9).

18 Responses to B17-Etes-vous un Pharisien ?

  1. L'épouse de l'Agneau dit :

    Frère Henri,
    Je suis bénie par les enseignements que tu nous partages. Beaucoup de gens me prennent pour une extraterrestre, c’est pas grave, je profite de cette liberté le Seigneur m’a donnée pour poser les questions qui me viennent à l’esprit. Je bénis Dieu parcequ’Il t’as mis sur ma route et pour ta disponibilité à répondre. Voilà, concernant le levain des pharisiens, c’est-à-dire des personnes qui se considèrent comme trop pures et considèrent les autres comme étant trop impures. Comment devons-nous réagir lorsque nous sommes en contact avec une personne dont la tenue vestimentaire est dépourvue de pudeur et de décence? Est-ce que c’est normal de fuir ce genre de situations? Parfois ce sont des personnes qui sont rejetées surtout les femmes parcequ’on se dit qu’elles sont pleines de séduction et qu’elles font ça exprès pour être des occasions de chute. Que faut-il faire? Est-ce qu’accuser les autres de chercher à nous séduire ressemble au levain des pharisiens?
    Pour ma part, le Seigneur permet que je rencontre constamment un garçon que j’ai fréquenté (tu comprends) avant que je ne sois née de nouveau en Christ. Apparemment, je ne suis pas prête de ne plus le croiser sur ma route. Quand je le vois, je sens comme un parfum de séduction, je ne sais pas si c’est mon imagination. Alors je fais en sorte d’éviter sa route mais ce n’est franchement pas évident, c’est comme s’il s’arrangeait à ce qu’on se retrouve à un même endroit. Suis-je normale si je considère cela comme de la persécution?
    N’oublies pas de visiter mon blog et de me donner ton avis, merci mon frère.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur « Epouse de l’Agneau, » nous devons absolument apprendre à être conduits par l’Esprit en toutes choses, et Dieu veut nous apprendre à réagir comme Jésus aurait réagi. C’est passionnant comme formation! Car toutes les situations sont différentes! C’est ainsi que Dieu peut nous demander de reprendre quelqu’un sévèrement, alors que, dans une autre situation similaire, Il nous demandera de nous taire ou de faire preuve de patience. Concernant ce garçon dont vous parlez, c’est sans doute la malin qui le remet copnstamment sur votre route. Mais, même là, vous devez rester à l’écoute du Seigneur! Il veut nous donner un plein discernement, et nous devons le croire!

  2. arthur dit :

    Chèr frère Raphael,
    Nous prions pour le Seigneur Jésus te donne la possibilité de pouvoir vivre une excellente communion
    fraternelle spritiuelle, qu’Il te fasse rencontrer des frères et soeurs (pas parfaits, mais…) ayant le désir de plaire au Seigneur en toutes choses et assoiffés de Sa Parole.
    D’une autre part, que le Seigneur Jesus te guérisse de tes blessures passées (de la part des fidèles et des dirigeants chrétiens), qu’il te remplisse de Sa grâce, afin de tu aies la force supporter les faibles dans la foi, et qu’Il te prépare selon Lui, afin de permettre d’exercer un ministère dans la double portion.
    Arthur

  3. raphael.k dit :

    Bonjour, ce texte et vos commentaires me parlent beaucoup car, durant l’année scolaire 2008-2009, j’ai fréquenté trois assemblées chrétiennes différentes. Au début, ils paraissent gentils mais, quand on approfondit les relations, on remarque que qquechose ne va pas. Lorsqu’on y entre on ressent un énorme poids, une oppression et c’est seulement quand on y sort qu’on sent ce poids se dégager de nos épaules progressivement. On se sent bien uniquement lorsqu’on est loin de ce genre de personnes.
    Actuellement j’en fréquente brièvement une autre, et ça a l’air d’aller, mais je me montre méfiant, mes expériences m’ont rendu parano, je trouve ça triste de presque perdre la foi à cause de ces soi-disant « chrétiens ».
    Je suis un sans église fixe et j’ai des amis chrétiens dans ce cas, mais j’aimerais tellement en rencontrer plus avec qui je puisse partager ma foi.
    J’ai reçu par Dieu la conviction que mon ministère consiste à venir en aide aux personnes souffrant de difficultés relationnelles et sexuelles à cause des abus familiaux, je prie pour que le Seigneur me guide vers la bonne église qui a cet amour des coeurs blessés, sinon je ferai tout moi-même et j’acceuillerais des gens chez moi pour prier et faire des travaux de restauration.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Raphael K., Notre foi ne doit pas dépendre de la qualité des Chrétiens qui nous entourent, mais d’abord de notre relation avec le Seigneur Jésus. Noé était tout seul à être juste en son temps, et il est bien resté fidèle. Et nous avons bien plus que Noé ! Que le Seigneur te guide dans Sa volonté pour ta vie, et te remplisse toujours de Son Esprit et de Sa sagesse !

  4. Simone dit :

    C’est bien cela le problème, comme vous dites plus haut : le manque de miséricorde et qui peut détruire notre relation avec Dieu !… Pour avoir fréquenté 3 groupes de maison, les 3 sont devenus sectaires « nous, on est dans la vérité, tous les autres sont dans l’erreur, beaucoup de difficulté à fréquenter une assemblée, le refus de l’autorité… » Ca, j’en ai fait mon expérience, et j’ai beaucoup appris. Il m’a fallu près de trois années pour retrouver une relation avec Dieu et surtout Son Amour que j’avais complètement perdu de vue en fréquentant des Chrétiens sans miséricorde. L’absence de douceur aussi, ça c’est terrible !… J’ai retrouvé une assemblée évangélique qui prêche la saine doctrine, et surtout des frères et soeurs pleins de gentillesse. Comme ça fait du bien !…

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Réponse à Simone : je me réjouis que vous ayez pu trouver un groupe où vous vous trouvez bien ! Le Seigneur nous demande de nous tenir en garde contre les méfaits de la chair, chez nous-mêmes et chez les autres ! Il faut aussi veiller avant tout à la qualité de notre relation personnelle avec le Seigneur. Normalement, les persécutions que nous pouvons subir ne devraient pas nous éloigner du Seigneur, mais nous rapprocher au contraire de Lui, pour que nous puissions toujours être remplis de Son Esprit, afin de bien réagir à chaque fois. Nous sommes appelés à supporter les Chrétiens qui sont sans miséricorde !

  5. Stef dit :

    Quels sont les versets de l’Ecriture qui nous disent de parler sans réserve ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Dans bien des passages de la Bible, le Seigneur demande à tous Ses enfants, et notamment à Ses prophètes, de proclamer hardiment la Vérité et Sa Parole, sans craindre les hommes. Je peux citer quelques références, mais il y en a bien d’autres : Jér. 1 : 7, 17-19; Ezé. 2 : 5-7; 3 : 11; 33 : 2; Ac. 4 : 20; 18 : 9-10; Rom. 10 : 14; Gal. 2 : 11-14; 2 Tim. 4 : 2… Mais nous devons toujours être remplis de l’Esprit, pour savoir aussi quand nous devons nous taire !

  6. Ibrahim dit :

    Bonjour Cher Frère Henri,
    Ce message est une lampe à mes pied. Je suis entrain de m’examiner sérieusement. Je voudrais parler d’un point de ce message, vous dites: « Pourtant très souvent je me retrouve avec un frère pour parler des problème de l’église à la lumière de la Parole de Dieu. » Comment puis-je en parler à des pasteurs et des anciens qui n’acceptent pas de se remettre en cause ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère, Qu’ils acceptent ou non de se remettre en cause, c’est leur problème. Le Seigneur nous dit : « Qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas, parle, ne te tais pas ! » Si nous avons quelque chose à dire, nous devons avoir la liberté de parler, quelles que soient les conséquences pour nous. S’ils n’écoutent pas, il nous reste la prière !

  7. Idalia dit :

    Shalom!
    Je vous remercie cher frère pour ce message très bénissant. Je bénis le Seigneur qui, par l’action de Son Esprit, m’a accordée la grâce de me voir sans voile aujourd’hui, afin que je puisse, avec beaucoup de peine et en toute humilité, réaliser la présence de cette semence répugnante du pharisianisme en moi. Je Lui rends grâce car en cela Il confirme encore Sa fidélité à vouloir nous conduire à la stature parfaite de Christ. Je vous transmets mes encouragements les plus sincères pour votre disposition à participer au perfectionnement des Saints par la grâce surabondante de Dieu.
    Frère Henri Viaud-Murat, soyez fortifié en Jesus Christ.

  8. simone dit :

    Bonjour Cher Frère,
    Je lis le paragraphe concernant l’esprit de jugement ou de condamnation. Il est dommage que souvent, ce soient justement nos conducteurs eux-mêmes qui nous accusent de cela, lorsque nous tentons de les reprendre ou de leur signaler un dysfonctionnement. J’ai quitté une précédente assemblée car il y était impossible de s’y faire entendre, beaucoup sont partis également, ceux qui restent sont en souffrance. Et dans l’assemblée que je fréquente actuellement, je retrouve la même attitude. Le message de la semaine dernière était tout entier basé sur le « Qui suis-je pour m’opposer à ce qui ne me convient pas…? » A partir de là, tout est permis, les participants n’ont plus qu’à se taire et puisqu’il faut se soumettre, tous se soumettent, sous peine d’être sévèrement repris publiquement. Lorsque nous sommes accusés de cela, comment pourrions-nous résister à la culpabilité, au fait de se dire que nous sommes les méchants ? « Ne touchez pas à l’oint de l’Eternel », c’est ce que j’ai entendu encore très récemment. Quelle parole abusive et qui nous enferme ! Que Dieu vous bénisse largement..

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Nous pouvons très bien résister à la culpabilisation, quand nous sommes sûrs de notre position devant le Seigneur. Aucune crainte des hommes ne doit nous troubler! Les paroles abusives ne pourront pas alors nous enfermer, parce que nous restons libres dans l’Esprit du Seigneur. C’est Caïn qui était enfermé, et Abel qui était libre, comme le Seigneur Jésus! C’est toujours Caïn qui persécutera Abel. Un Chrétien rempli de l’Esprit ne sera jamais un persécuteur, sous aucune forme que ce soit, ni un dominateur. En cultivant notre relation avec le Seigneur Jésus, nous seront de plus en plus transformés de manière concrète à Son image, ce qui ne pourra que faire grincer les dents des membres du Sanhédrin! Mais nous devons aussi accepter d’être persécutés, tout en priant pour nos ennemis!

  9. Patrice dit :

    Je ne peux que bénir le Seigneur après la lecture d’un tel message: tant pour la véracité des propos que pour leur profondeur. Aussi, je suis attristé de remarquer avec fracas que la quasi-totalité de l’Eglise en général et des leaders en particulier (et ce malgré la multitude des révélations), possèdent cette semence. Que le Seigneur nous vienne en aide! Soyez manifestement béni, Frère Henri Viaud-Murat.

  10. Christy Phumbi dit :

    Bonjour frère Henri,
    Suite à lecture de cet article je ne peux que remercier le Seigneur, car ce que vous dites est tellement vrai, j’étais pharisienne et Dieu dans Sa grâce continue Son processus de purification dans ma vie.
    Du moins je voudrais juste ajouter que cet esprit de pharisien se caractérise aussi par ce que j’appellerai « l’esprit de soupçon. » Cela est un véritable combat, c’est le fait de toujours penser que l’autre pense ainsi ou aurait pensé cela, de se forger une pensée sans laisser la place au Saint d’Esprit pour faire la lumière sur ce que l’on observe. Je crois que ce esprit de pharisien est une porte très grande que l’ennemi utilise, car il produit les mauvaises relations entre frères et soeurs, les murs qui se créent dans des relations, et on ne sait d’où cela vient ou comment tout cela a commencé, et même dans l’église, la présence des clans. Ceux qui sont là depuis longtemps sont toujours entre eux, une personne nouvelle dans ce contexte a réellement des difficultés à s’intégrer et à s’épanouir dans un milieu de frères et de soeurs. Que le Seigneur nous vienne en aide et nous donne des coeurs humbles afin que nous puissons toujours considérer les autres plus grands que nous.
    Dans la paix

  11. dardde dit :

    Bonsoir, pasteur Henri,
    Merci pour le travail que vous faites, car vous faites partie de ceux qui attendent le Seigneur dans la simplicité de Sa Parole, et en tirer la vérité, qui ne dépend pas du siècle présent, mais de Celui qui était, qui est, et qui sera .
    Merci encore, car je suis heureux de voir que, tel que je le crois, l’amour supporte tout, et avec la sagesse de Dieu, nous saurons nous laisser transformer par Sa révélation .
    Fraternellement.