B19-Les Fêtes de l’Eternel.

Article de Henri Viaud-Murat.

Article de Parole de Vie. Toujours d’actualité.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Le chapitre 23 du Livre du Lévitique présente l’ensemble des sept Fêtes solennelles que devait observer le peuple d’Israël, selon l’ordre donné par l’Eternel à Moïse. Chaque Fête représente un signe prophétique concernant la vie et le ministère du Seigneur Jésus-Christ. Ces signes s’appliquent par conséquent aussi à l’Eglise, Corps de Christ.

Tout le plan de Dieu pour l’humanité est, d’une manière extraordinaire, révélé par la nature et le calendrier exact des sept Fêtes de l’Eternel que devait observer Israël. C’est toute la destinée de l’espèce humaine qui se déroule entre la première et la septième Fête.

Le calendrier de Dieu est basé sur les phases de la lune. Chaque mois Juif commence donc immédiatement après une nouvelle lune.

Voici la liste de ces Fêtes et leur date :

1. La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

2. La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

3. La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le sabbat de la Pâque du mois de Nisan. Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un sabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier sabbat de la Pâque.

4. La Fête de Pentecôte : le 6 du mois de Sivan.

5. La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri.

6. La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

7. La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri.

Les Fêtes du Printemps :

1. Pesach (Fête de la Pâque – Lévitique 23 : 5). L’année religieuse Juive commence ce jour-là. Ce jour commémore le sacrifice de l’agneau, au pays d’Egypte, qui a marqué la délivrance finale du peuple d’Israël. Le sang de l’agneau a été appliqué sur les montants et le linteau des portes de chaque maison. L’ange destructeur, voyant le sang, passait au-dessus de la maison, sans frapper ses occupants.

Signification spirituelle pour l’Eglise : Cette fête représente la mise à mort du Seigneur Jésus, le jour même de la Pâque. L’Agneau de Dieu nous a rachetés de la servitude du péché, de la chair, du monde et du diable. Notre « maison » (notre corps) est marquée du sang de l’Agneau, ce précieux sang qui nous a rachetés.

L’année de la mort du Seigneur, le jour de la Pâque (14e jour du mois de Nisan) devait être un mercredi, pour permettre au Seigneur de rester dans la tombe trois jours et trois nuits. Le « Vendredi saint » du Catholicisme est une tradition sans fondement biblique ni historique.

La Pâque représente donc aussi notre mort en Jésus-Christ.

2. Chag HaMotzi (Fête des Pains sans Levain – Lévitique 23 : 6). Cette Fête s’observait dès le lendemain de la Pâque, le quinzième jour du mois de Nisan, et durait sept jours, du 15 au 21 du mois de Nisan. Le quinzième jour de Nisan, c’est-à-dire le premier jour de la Fête, était chômé. Pendant cette Fête, les Israélites devaient manger du pain sans levain. Le levain représente le péché. Le fait de manger pendant sept jours des pains sans levain représentait la marche dans la sainteté. On devait aussi nettoyer complètement les maisons de toute trace de levain.

Les Israélites ont franchi à sec la Mer Rouge pendant la Fête des Pains sans Levain.

Chaque pain sans levain (matzah) était strié (comme flagellé) et percé. La coutume Juive était d’enterrer, de cacher et de « ressusciter » le second des trois pains sans levain (celui du milieu, qui représente Jésus mis au tombeau).

Cela représente l’ensevelissement de Jésus-Christ. Son corps pur et sans péché fut flagellé et percé sur la croix, et Il mourut par amour pour nous. Jésus est aussi le « Pain de Vie » descendu du Ciel. Il est né à Bethlehem, qui signifie en Hébreu « la maison du pain. »

Jésus a été enseveli le soir de Sa mort, c’est-à-dire, au début du lendemain du jour de la Pâque. Si le jour de la Pâque était un mercredi (ce jour avait commencé dès le mardi soir), le quinzième jour du mois de Nisan commençait dès le mercredi soir. C’était un jour chômé, comme un sabbat.

Cette Fête représente aussi notre ensevelissement en Jésus-Christ.

3. Yom Habikkurim (Fête des Prémices – Lévitique 23 : 11). Cette Fête s’observait le premier jour de la semaine suivant le sabbat de la Pâque, c’est-à-dire le premier sabbat suivant le jour de la Pâque. Ce jour-là, les prémices des productions du pays étaient présentées à l’Eternel, pour Le remercier de la fertilité qu’Il accordait à Son peuple.

Jésus est ressuscité le premier jour de la semaine. Il est les « Prémices » de la résurrection et de ceux qui vont ressusciter. La Fête des Pains sans Levain ayant commencé dès le mercredi soir, le jeudi étant chômé (premier jour de la Fête des Pains sans Levain), le vendredi était un jour normal de travail. C’est alors que les femmes ont dû préparer les aromates pour embaumer le corps de Jésus. Mais le lendemain étant un sabbat ordinaire (le premier sabbat après la Pâque), elles se sont reposées, pour aller au tombeau le matin du premier jour de la semaine. Mais ce premier jour de la semaine (le dimanche) avait commencé la veille au soir, le samedi (shabbat). Jésus était déjà ressuscité le « matin du premier jour de la semaine, » le dimanche au matin, quand les femmes sont venues au tombeau. Pour respecter les « trois jours et les trois nuits » au tombeau, le Seigneur a donc dû ressusciter dès le samedi en fin de journée, avant la nuit. Les Evangiles disent : « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine » (Marc 16 : 9). Cela ne signifie pas qu’Il est effectivement ressuscité le matin du premier jour de la semaine. Mais cela peut aussi signifier qu’Il était déjà ressuscité le matin du premier jour de la semaine, quand les femmes sont arrivées au tombeau.

Cette Fête des Prémices représente aussi notre résurrection en Jésus-Christ.

Ces trois premières Fêtes du Printemps représentent les trois étapes de notre salut en Jésus-Christ : notre mort, notre ensevelissement et notre résurrection en Christ. Ces trois étapes sont aussi représentées par le baptême d’eau par immersion : nous sommes « plongés » dans la mort de Christ, « ensevelis » sous l’eau, et « ressuscités » à une vie nouvelle par notre sortie de l’eau. Le vrai baptême chrétien ne peut donc être pratiqué que par une immersion complète, seule à même de représenter correctement et complètement notre mort, notre ensevelissement et notre résurrection en Jésus-Christ.

4. Shavu’ot (Fête de Pentecôte – Lévitique 23 : 16). Cette Fête s’observait « le lendemain du septième sabbat après le sabbat qui suit la Fête des Prémices », soit le cinquantième jour suivant.

C’est aussi le jour où les Juifs commémorent le don de la Torah à Moïse par l’Eternel, sur le Mont Sinaï.

On peut aussi remarquer que le jour où Moïse descendit du Mont Sinaï avec les Tables de la Loi, « environ trois mille hommes » moururent à cause de l’idolâtrie du peuple (Exode 32 : 28). En revanche, le jour de la Pentecôte, à la suite de la prédication de Pierre, « environ trois mille âmes » se convertirent à Christ (Actes 2 : 41)  !

C’est le jour même de la Fête de Pentecôte que le Saint-Esprit fut répandu sur l’Eglise, marquant le début du temps de la grâce, qui doit durer jusqu’au retour du Seigneur.

Deux pains tressés, cuits avec du levain, devaient être offerts lors de cette Fête. Ils représentent l’Eglise, composée de Juifs et de Gentils unis dans le même Corps.

Les quatre premières Fêtes du Printemps se sont déjà accomplies dans la vie et le ministère du Seigneur Jésus. Les trois Fêtes de l’automne sont encore à venir, dans leur accomplissement prophétique pour Christ et pour l’Eglise. Nous sommes donc toujours sous le régime de Shavu’ot, de Pentecôte, ou encore du Saint-Esprit.

Les Fêtes de l’automne :

Trois Fêtes se célébraient en automne, en septembre-octobre :

5. Yom Teru’ah (Fête des Trompettes – Lévitique 23 : 24). Cette Fête devait se pratiquer le premier jour du mois de Tishri, en septembre. Elle dure un jour en Israël, et deux jours en dehors d’Israël. L’intervalle d’environ quatre mois entre la Fête de Pentecôte et la Fête des Trompettes représente le temps de l’Eglise. C’est aussi un temps de sécheresse en Israël, mais aussi le temps du mûrissement des récoltes et de la moisson.

Le dernier mois de l’été est le mois d’Elul. Au cours de ce mois, chaque jour, retentissait un seul son du shofar (la corne de bélier), pour préparer le peuple aux trois prochaines fêtes de l’automne.

Finalement, le premier jour du mois de Tishri, qui marquait le début de la Fête des Trompettes, le shofar retentissait 100 fois, pour rassembler les fidèles et les convoquer au Temple. Tous devaient alors abandonner les travaux de la moisson pour se rendre à la Fête. 

Ce jour marque aussi le premier jour de l’année civile Juive, ou Rosh Hashanah.

Dans 1 Corinthiens 15 : 51-53, Paul parle du son de la trompette de Dieu, qui doit réveiller les morts et marquer le jour de l’Enlèvement de l’Eglise. Les Chrétiens cesseront alors de moissonner pour partir à la rencontre du Seigneur dans les airs.

Ce jour symbolise donc la résurrection de tous ceux qui sont « morts en Christ, » et le « changement en un clin d’œil » de tous ceux qui seront vivants, le jour de l’Enlèvement.

Selon la tradition Juive, ce jour sera celui du Jour du Jugement, où le Créateur jugera tous les habitants de la terre. Ce jour était aussi considéré comme étant celui du commencement de la création.

Le fait que les quatre premières étapes prophétiques du ministère de Jésus correspondent aux quatre premières Fêtes du printemps nous permet de penser que les trois dernières étapes prophétiques de Son ministère seront aussi inaugurées les jours mêmes des trois dernières Fêtes de l’automne.

L’Enlèvement de l’Eglise, qui est aussi le jour de la résurrection des morts en Christ, doit donc normalement se produire lors d’une prochaine Fête des Trompettes.

Voici les dates des prochaines Fêtes des Trompettes :

2009 : Samedi 19 septembre (jour de shabbat) (1 Tishri 5770).

2010 : Jeudi 9 septembre (1 Tishri 5771).

2011 : Jeudi 29 septembre (1 Tishri 5772).

2012 : Lundi 17 septembre (1 Tishri 5773).

(Notez que les journées juives commencent la veille au soir).

6. Yom Kippur (Fête des Expiations – Lévitique 23 : 27). Cette Fête devait se célébrer le dixième jour du mois de Tishri. C’est le jour le plus saint de l’année religieuse du peuple Juif. Ce jour était précédé, juste après la Fête des Trompettes, des « jours redoutables. » C’étaient des jours de préparation au Yom Kippur qui allait suivre, des jours d’examen de soi, de repentance, de réconciliation et de remise en ordre devant l’Eternel. Les Juifs devaient « affliger leur âme » le jour du Yom Kippur. Ils ne devaient rien manger ni boire pendant 24 heures.

C’est le jour du Yom Kippur, une seule fois par an, que le Souverain Sacrificateur avait le droit d’entrer dans le Lieu Très Saint, avec le sang des agneaux et des boucs, pour faire l’expiation pour lui-même et pour le peuple. C’est à cette unique occasion annuelle que le Souverain Sacrificateur pouvait aussi prononcer, dans le Saint des Saints, le nom imprononçable de l’Eternel.

Le Souverain Sacrificateur commençait par sacrifier un taureau pour lui-même. Puis il sacrifiait un bouc « pour le Seigneur, » et entrait dans le Lieu Très Saint pour répandre le sang sur le propitiatoire. Il plaçait ensuite les péchés du peuple sur un autre bouc, le « bouc pour Azazel, » qui était ensuite chassé dans le désert (Lévitique 16). Azazel représente Satan, qui sera lié pour mille ans pendant le Millénium.

Cette Fête symbolisait donc la réconciliation des Israélites avec Dieu.

Cette Fête s’accomplira prophétiquement lors du retour du Seigneur Jésus sur la terre, au moment de la bataille d’Harmaguédon. Ce retour se fera le jour du Yom Kippur de la septième année après la Fête des Trompettes de l’année de l’Enlèvement de l’Eglise. 

Ce jour sera celui de la reconnaissance de Jésus-Christ comme leur Messie par tous les survivants du peuple Juif. Ce sera le jour de la conversion générale d’Israël à Jésus-Christ.

7. Sukkot (Fête des Tabernacles – Lévitique 23 : 34). Cette Fête commençait le quinzième jour du mois de Tishri, et durait sept jours. Le 22e jour, ou huitième jour, était aussi un jour saint distinct, et constituait le « dernier grand jour de la Fête. » 

De même que la Pâque inaugurait les Fêtes du printemps, et était suivie par les sept jours de la Fête des Pains sans Levain, ainsi, la dernière des Fêtes de l’Eternel comprenait les sept jours de la Fête des Tabernacles, suivis d’un huitième jour distinct, le « dernier grand jour de la Fête. » Ce grand jour final marque la consommation finale des Fêtes de l’Eternel et du cycle religieux.

Elle célèbre le fait que Dieu avait pourvu des abris pour Son peuple pendant la traversée du désert, après la sortie d’Egypte. 

Cette Fête aura son plein accomplissement prophétique quand le Seigneur reviendra avec Son Eglise « tabernacler, » habiter au milieu de Son peuple, après Son retour sur la terre, pour y instaurer Son Royaume millénaire. Son grand Tabernacle sera situé à Jérusalem, qui sera le centre du monde futur. Chaque année, les nations du monde entier monteront à Jérusalem pour la Fête des Tabernacles (Zacharie 14 : 16-17).

Cette Fête des Tabernacles de la septième année après le début de la Tribulation marquera donc l’inauguration officielle du Millénium.

Le « dernier grand jour de la Fête, » le huitième jour, représente ce qui se passera à la fin du Millénium, au moment du Jugement dernier, celui du « Grand Trône Blanc, » qui précède la nouvelle création, le nouveau ciel et la nouvelle terre, sur laquelle descendra la Nouvelle Jérusalem. La mort ne sera plus. L’histoire de cette terre se terminera, et l’éternité avec le Seigneur commencera.

Ainsi, nous pouvons constater que ce cycle des sept Fêtes de l’Eternel données au peuple Juif revêt une grande signification prophétique pour l’Eglise du Seigneur Jésus, comme pour le monde entier. Il ne s’agit pas, pour l’Eglise de la Nouvelle Alliance, de revenir à la pratique obligatoire de ces Fêtes. Les Chrétiens qui désirent les célébrer peuvent le faire librement, en tant que commémoration. Mais il ne s’agit plus d’une ordonnance légale, comme sous la Loi de Moïse.

Il s’agit toutefois, pour l’Eglise, de comprendre le sens spirituel de ces Fêtes, et de les observer d’une manière spirituelle. Chaque Fête révélait l’un des aspects essentiels du caractère de Dieu, et préfigurait un aspect capital de la vie et du ministère du Messie, Jésus-Christ notre Seigneur.

La grande leçon à retirer de ces Fêtes, c’est que nous devons toujours être prêts, en permanence, à servir et à célébrer le Seigneur, en L’aimant de tout notre cœur, de toutes nos pensées, de toute notre âme et de toutes nos forces.

Il ne s’agit pas de surveiller de loin d’arrivée de la prochaine Fête des Trompettes, pour nous préparer à la sauvette ! Nous n’en aurions certainement pas le temps. Il s’agit de mener une vie qui soit en permanence à la gloire du Seigneur, comme si chaque jour de notre vie devait être celui de l’Enlèvement ! Chaque jour doit être pour nous un grand jour de Fête pour l’Eternel ! Alors, quand la dernière trompette retentira, nous bénéficierons pleinement de la grâce de Dieu pour partir à la rencontre du Seigneur. Amen !

19 Responses to B19-Les Fêtes de l’Eternel.

  1. marguerita dit :

    Bonjour Henri,
    Quelques éclaircissements, si ce n’est trop tard, je viens de découvrir votre blog et m’interresse aux fêtes de l’Eternel.
    1 -Les juifs messianiques invitent les croyants gentils que nous sommes à repartir à la racine de notre foi en Yeshua (Jésus Christ). Ce qui implique célébrer aussi les fêtes de Dieu comme ils le font, respecter les lois alimentaires, sur le pur et l’impur (Cf livre de Lévétique). Si je le fais, suis-je légaliste ?
    2 – Vous répondez à Lebret que « dans la nouvelle alliance nous n’avons plus obligation de respecter les sabbats et fêtes car Dieu nous appelle à marcher par l’esprit ». Célébrer les fêtes de l’Eternel, qui sont du reste des lois perpetuelles (Cf Lévétique 19) serait marcher encore par les désirs de la chair ?
    Et comment alors comprendre Zacharie 14:16-19 ?

    PS. Je ne suis qu’un bébé spirituel. Merci de vos réponses.
    Marguerita.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Marguerita, Peux-tu lire, sur ce même blog, le (long) article que j’ai écrit sur le Judaïsme Messianique? Tu auras la réponse à tes questions!

  2. patricia dit :

    Cher frère Henri,
    La nuit dernière, j’ai visité quelques sites parlant du nouvel an juif. J’ai trouvé l’information suivante: les esclaves qui devaient être libérés l’étaient le jour de la fête des trompettes, mais n’étaient pas renvoyés ce jour-là. Jusqu’au jour des expiations, ils restaient encore chez leur maître, … pour faire la fête; ensuite ils retournaient dans leur propriété!!!
    Je n’ai pas (encore) vérifié cette information, mais je trouve le symbole fort. Les « jours redoutables » étaient un temps de réjouissances, chez le maître, pour l’esclave libéré! J’y ai vu une image de ce qui arrivera bientôt à l’église, avec l’enlèvement, et le retour avec Celui que nous aimons, parce qu’Il nous a aimés le premier.

  3. Kilou dit :

    Merci pour votre réponse frère Henri,
    cela devient beaucoup plus clair pour moi
    soyez bénis abondamment
    Kilou

  4. Kilou dit :

    Bonjour Frère Henri,
    Je suis véritablement bénie par la qualité de vos enseignements car beaucoup de chrétiens ne sont pas enseignés sur les fêtes de l’Eternel et ne s’intéresse pas non plus au peuple juif.
    J’ai une question qui me tient à coeur et je serais vraiment heureuse que vous puisiez y répondre. Le Seigneur nous a dit pendant son ministère terrestre qu’il ne venait pas abolir la loi mais la rendre « parfaite », si nous avons été greffés pourquoi ne pouvons nous pas nous assujettir à la loi et commandements de l’Eternel?
    En effet, j’ai très souvent remarqué que l’on respecte la majorité des dix commandements de l’Eternel mais nous mettons de cotés « le saint shabbat » pourquoi?
    Merci d’avance pour votre réponse, que Dieu vous bénisse.
    Kilou

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Kilou, Je ne veux pas me lancer dans un débat sur le sabbat! Ce que nous devons bien comprendre, c’est que les Fêtes de l’Eternel étaient inclues dans la Loi de Moïse, tout comme les sabbats hebdomadaires. Et la Loi de Moïse forme un tout indissociable. Elle ne se limite pas au Décalogue. Elle comprend 613 commandements. Si nous voulons commencer à obéir à un commandement de la Loi, nous devons obéir à tous! Or Jésus nous a délivrés de toute obligation d’obéir à une Loi quelconque, pour nous faire entrer dans une marche par l’esprit semblable à la marche du Seigneur Jésus. Matthieu 12: 1-8 résume parfaitement l’attitude de Jésus face à la Loi: les sacrificateurs, dans le Temple, ne se rendaient pas coupables de violer en permanence le sabbat, parce qu’ils servaient le Seigneur dans le lieu saint. Or, nous sommes en Christ, et nous sommes, en esprit, le lieu très saint du Seigneur. Il y a dans notre position céleste quelque chose de bien plus grand que le Temple et la Loi! En marchant par l’esprit, nous marchons dans l’amour et la sainteté de Christ, et nous satisfaisons pleinement le coeur de notre Père céleste, en accomplissant Ses deux plus grands commandements, dans lesquels sont inclus toute la Loi et tous les prophètes! Ne nous laissons pas remettre sous un joug qu’aucun Juif n’a jamais pu porter!

  5. Jean-Jacques Gagné dit :

    Enseignement très apprécié

  6. Sile dit :

    Frère Henri, merci pour votre réponse. J’ai lu l’enseignement C109 qui confirme la réf que j’avais proposée: Esaïe 58 à partir des versets 6-7.Et je me réjouie des promesses qui en découlent.

    Merci encore pour cette petite précision qui a eu l’importance capitale de me délivrer d’un joug supplémentaire, a savoir que nous sommes libre de jeûner ou non.

    J’aime beaucoup les écrits d’Esaïe, j’y trouve selon les périodes beaucoup de consolations, d’espérances et d’expériences salvatrices pour moi-même et les autres.

  7. Sile dit :

    Cher frère Henri, merci pour votre réponse. Par amour….c’est poussé par amour que l’on jeune, c’est donc par amour que l’on se prive pour remettre par amour des sujets de prières, c’est vraiment un acte de consécration comme par exemple Esaïe 58v 6-7, n’est-ce pas ? Je ne sais pas si je comprends bien les choses, mais ce jeûne là m’apparaît comme un des plus bel acte d’amour.

    Que penser des jeûnes qui se déroulent comme un combat, ou des gens qui disent « je vais jeûner pour obtenir ça et ça comme résultat ? » Ou bien encore des jeûnes et prières d’Eglises ?

    Y-a t-il différentes manières de jeûner dans l’amour ?

    le verset suivant Romain 14v6, a t-il un rapport avec le jeûne ?
    (….Celui qui mange, c’est pour le Seigneur; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas; il rend aussi grâces à Dieu.)

    Je sais bien que je vous poses beaucoup de pourquoi, et je vous en remercie de tout cœur de toutes vos réponses. Que le Nom de Jésus soit glorifié !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, Dieu ne Se laisse pas impressionner par nos jeûnes, nos cris et nos lamentations, si nous n’avons pas la foi (Jacques 1: 6-7). Le Seigneur est plein d’amour et de compassion, mais on ne pourra pas changer Sa Parole par nos jeûnes! C’est le jeûne qui nous change! Il y a de nombreuses façons de jeûner, mais nos intentions doivent toujours être pures. Il y a sur le site Source de Vie des enseignements plus détaillés sur le jeûne.

  8. Sile dit :

    Bonjour frère Henri. vous dites :
    Il n’y a plus aucune obligation de jeûner non plus.

    POURQUOI ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, Le Chrétien est libéré de toute obligation, mais il jeûne par amour! Le fait qu’il n’y ait plus d’obligation ne signifie pas que l’on ne fait plus ce que l’on était obligé de faire auparavant. mais on le fait de bon coeur, sans obligation! C’est cela, la vraie mentalité d’un fils de Dieu, alors que, quand il y a obligation, c’est une mentalité d’esclave ou de serviteur. Nous ne sommes plus esclaves ni serviteurs, au sens de l’Ancien Testament, mais nous sommes fils et filles de Dieu.

  9. lebret dit :

    Cher Henri, pouvez-vous me dire quelles sont les fêtes que nous devons observer de nos jours ? Devons-nous jeûner régulièrement pour honorer le Seigneur ? Merci à vous.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Dans la nouvelle alliance, nous n’avons plus aucune obligation de respecter « les sabbats » et les « fêtes » ! Car Dieu nous appelle à marcher par l’Esprit. Il n’y a plus aucune obligation de jeûner non plus. Mais c’est nous qui décidons librement de le faire, pour nous rapprocher du Seigneur sans distraction. Là où est l’Esprit, là est la liberté !

  10. FARAH dit :

    Merci, grand frère!

  11. FARAH dit :

    Bonjour, grand frère!
    Je voudrais vous demander: « Lors de la fête de Pentecôte, deux pains tressés, cuits avec du levain, devaient être offerts. Ils représentent l’Eglise, composée de Juifs et de Gentils unis dans le même Corps ». Pourquoi deux pains puisque la tresse représente bien l’image de l’union de deux ou plusieurs rubans ou lanières ou cordes… Ou bien chaque pain représente-t-il un peuple (Juif ou Gentil)?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Traditionnellement, chez les Juifs, les deux pains représentent en fait les deux tables de la Loi, données à Moïse par Dieu. La Loi est venue par Moïse, la « grâce et la vérité » sont venues par le Seigneur Jésus ! Pour nous, Chrétiens, ces deux pains, tressés de Juifs et de Gentils, pourraient donc les représenter unis dans la grâce et la vérité !

  12. yeitau dit :

    Est-ce un péché d’observer les fêtes qui ne sont pas encore accomplies ?
    Merci de votre réponse.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Ce n’est pas un péché d’observer les fêtes Juives ! Mais nous, Chrétiens, en sommes dispensés, puisque nous ne sommes plus sous la Loi de Moïse. Mais tous ceux qui veulent les observer peuvent le faire, pourvu que ce ne soit pas par légalisme religieux.