B29-C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis !

Article de Henri Viaud-Murat.

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Par Son sacrifice expiatoire, Jésus-Christ nous a complètement libérés de tout ce dont nous étions esclaves. Nous devons recevoir cette liberté par la foi, et en faire bon usage !

La liberté est un bien extrêmement précieux. Nous étions tous captifs de tout ce qui dominait sur nous, à commencer par le péché. Mais Jésus-Christ est venu pour libérer les captifs !

La vraie liberté ne peut se concevoir et se vivre que si nous sommes dans une juste relation avec Dieu. Dès que nous nous éloignons de Dieu, nous tombons dans la servitude de Satan. Dès que nous nous approchons de Dieu, c’est pour être libérés. Dieu a voulu nous donner une pleine liberté dans tous les domaines, afin de nous rendre capables de Le servir dans la sainteté et la justice tous les jours de notre vie.

Jésus-Christ, le Fils éternel de Dieu, S’est incarné pour nous libérer. De quelle manière nous a-t-Il libérés ? Par Son sacrifice expiatoire, par Sa mort rédemptrice sur la croix.

« Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8 : 31-36).

Jésus parle à des Juifs qui se croyaient libres, et qui étaient en réalité esclaves du péché. Tous les hommes sont esclaves du péché par leur naissance naturelle, parce qu’ils ont hérité d’un corps de péché, dans lequel habite une puissance de péché et de mort. Nous ne pouvons être libérés de cet esclavage que si le Fils de Dieu nous affranchit. Et Il nous affranchit par la connaissance et l’acceptation de la vérité.

Esaïe avait ainsi prophétisé :

« L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Eternel » (Esaïe 61 : 1-2).

Dans l’Evangile de Luc, Jésus annonce que cette prophétie s’est accomplie en Sa personne :

« On lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie » (Luc 4 : 17-21).

Jésus-Christ est la Vie éternelle. C’est une Vie qui sauve, qui libère, qui guérit, qui sanctifie, en nous mettant en relation directe avec la source éternelle de vie, qui est Dieu Lui-même. On ne peut pas recevoir cette Vie sans recevoir en même temps une libération !

De quoi Jésus-Christ nous a-t-Il libérés ?

Par Son sacrifice expiatoire, le Seigneur Jésus nous a libérés de toutes les œuvres de Satan :

« Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3 : 8).

Si nous étudions en détail toutes les étapes du sacrifice expiatoire que le Seigneur Jésus a accompli pour nous, nous pouvons retrouver la liste de toutes les œuvres de Satan dont Il nous a libérés. Nous devons bien comprendre que non seulement Jésus a souffert toutes ces choses pour nous, mais aussi que Dieu nous a placés en Jésus, pour vivre en Lui et avec Lui toutes les étapes de Sa Passion, de Sa résurrection et de Son ascension.

Quelles sont les étapes de Son sacrifice expiatoire ?

  • Il a souffert à Gethsémané.
  • Il a été meurtri dans Son corps.
  • Il a versé Son sang.
  • Il est mort.
  • Il a été enseveli.
  • Il est ressuscité.
  • Il est monté au Ciel et S’est assis à la droite du Père.

A chacune des étapes de Son sacrifice, correspond notre délivrance de l’une des œuvres de Satan, dont nous étions esclaves.

1.Jésus a souffert à Gethsémané. C’est dans le jardin de Gethsémané qu’a véritablement commencé la Passion du Seigneur. C’est là qu’Il a commencé à verser Son sang. C’est aussi là qu’Il a remporté par avance la victoire !

« Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 36-39).

« Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre » (Luc 22 : 44).

« Gethsémané, » en Hébreu, signifie « lieu du pressoir à huile. » C’est là que Jésus a été « pressé » au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. C’est là qu’Il a vécu d’avance, par anticipation, toute Sa Passion qui allait suivre, et c’est aussi là qu’Il a, par anticipation, remporté une victoire complète, en acceptant librement toute la volonté de Son Père.

C’est aussi là que, en Lui et avec Lui, Christ nous a donné une pleine victoire sur toutes nos peurs et toutes nos angoisses, afin que nous puissions faire la volonté de Dieu.

« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude » (Hébreux 2 : 14-15).

C’est la crainte de la mort qui est sans doute la plus forte chez l’être humain. Jésus, à Gethsémané, a éprouvé de la tristesse et des angoisses. Il voyait s’approcher l’horrible supplice de la croix, qu’Il devait accepter et affronter par amour pour nous. C’est au moment où Il l’a pleinement accepté, en renonçant à Sa volonté propre, qu’Il a véritablement remporté la victoire, et qu’Il nous l’a donnée. C’est là que nous pouvons aussi dire à Dieu : « Seigneur, non pas ma volonté, mais la tienne ! » Si nous pouvons le dire, et le faire, c’est grâce à la victoire que Jésus a remportée !

Nous aussi, nous devons connaître notre Gethsémané, et nous engager fermement à faire la volonté de notre Père, sans jamais revenir sur notre décision. C’est alors que nous aurons pleinement accès aux bénédictions que Jésus nous a acquises.

2.Jésus a été meurtri dans Son corps.

Les souffrances morales et spirituelles de Jésus ont été indicibles. Nous ne pouvons pas imaginer ce qu’a dû représenter, pour le saint Fils de Dieu, le fait de porter dans Son corps nos péchés, sur le bois de la croix. Mais Jésus a aussi atrocement souffert physiquement. Son corps a été meurtri de toutes les manières possibles :

2.1.On lui a enfoncé sur la tête une couronne d’épines. C’était en fait un vrai casque, composé de grosses épines, qui Lui a été enfoncé sur la tête.

« Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête » (Jean 19 : 2).

2.2.On Lui a donné des coups de poing et des soufflets, qui Lui ont tuméfié le visage :

« Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets » (Matthieu 26 : 67).

2.3.On L’a battu de verges :

« Alors Pilate leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié » (Matthieu 27 : 26).

La flagellation romaine n’avait rien à voir avec la flagellation Juive. Les Juifs ne devaient pas frapper plus de 39 coups. Mais les Romains flagellaient souvent jusqu’à ce que la mort s’en suive. Le supplicié était attaché face à un poteau, les bras en l’air, et deux vigoureux soldats le fouettaient dans toute la partie postérieure du corps, avec des fouets dont les lanières étaient équipées de petits morceaux de plomb ou d’os, afin de mieux déchirer les chairs.

2.4.On Lui a frappé sur la tête avec un roseau, et on lui a arraché un vêtement qui devait déjà être collé sur toutes les blessures de la flagellation :

« Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier » (Matthieu 27 : 30-31).

2.5.Il S’est chargé du lourd bois de la croix, qu’Il a dû porter péniblement sur Ses épaules jusqu’au mont Golgotha :

« Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha » (Jean 19 : 17).

Cette croix a dû meurtrir profondément les épaules déjà blessées du Seigneur. Elle était si lourde à porter que les Romains ont dû forcer un passant à la porter.

2.6.Il a été cloué sur la croix :

« Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche » (Luc 23 : 33).

Ses mains et Ses pieds ont été percés, comme l’avaient annoncé les Ecritures.

2.7.Il a eu enfin le côté percé par une lance :

« Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau » (Jean 19 : 34).

De ces nombreuses meurtrissures, le sang s’est échappé en abondance, jusqu’à la dernière goutte. Pour que le sang de Jésus se répande, Il a fallu tout d’abord que Son corps soit meurtri.

Les meurtrissures de Jésus ont donc rempli une fonction capitale dans notre rachat. Car c’est par ces meurtrissures que Son précieux sang s’est échappé. Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon des péchés. Nous verrons plus loin la fonction que le sang de Jésus a remplie.

Mais la Bible nous révèle aussi que les meurtrissures de Jésus nous ont acquis la guérison de nos maladies et de nos infirmités.

Sur la croix, Jésus ne S’est pas seulement chargé de nos péchés et de nos iniquités. Il S’est aussi chargé de nos maladies et de nos infirmités, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris. Il s’agit là d’une réalité que beaucoup de Chrétiens ignorent.

« Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé » (Esaïe 53 : 4).

« Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53 : 5).

Il s’agit bien de la guérison de toutes nos maladies, qu’elles soient intérieures ou physiques :

« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies » (Matthieu 8 : 16-17).

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2 : 24).

Réjouissez-vous, vous qui êtes malades ou infirmes ! Jésus S’est chargé de vos maladies et de vos infirmités, et c’est par Ses meurtrissures que vous êtes guéris ! C’est ce que la Parole de Dieu affirme ! Elle est établie dans les cieux, et ne passera jamais ! Vous n’avez plus besoin de garder vos maladies et vos infirmités ! Le Seigneur veut vous guérir maintenant, car Il vous a déjà guéris il y a deux mille ans par Ses meurtrissures !

C’est ce que nous rappelle aussi la Sainte Cène. Quand nous prenons le pain, nous nous rappelons que le corps de Jésus a été meurtri, pour que nous ayons la guérison. Quand nous prenons la coupe, nous nous rappelons que Son sang a été versé, pour que nous ayons le pardon de nos péchés !

Jésus a été meurtri avant de verser Son sang. C’est aussi pour cette raison que nous prenons le pain de la Sainte Cène avant la coupe. Le pain nous rappelle la guérison de nos maladies, et la coupe le pardon de nos péchés.

3.Jésus a versé Son sang.

Jésus a subi toutes ces meurtrissures pour que Son sang soit versé. Il fallait que Son sang soit versé pour la rémission de nos péchés. C’est parce qu’Il est l’Agneau de Dieu qu’Il devait être sacrifié, immolé, afin que Son sang pur et précieux nous rachète de tous nos péchés et de toutes nos iniquités.

« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? » (Esaïe 53 : 6-8).

« Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut » (Hébreux 9 : 22-28).

Jésus a aboli le péché par Son sacrifice. Il est entré dans le lieu Très Saint avec Son propre sang, pour faire l’expiation éternelle pour tous nos péchés ! Il nous a définitivement délivrés de la loi du péché et de la mort.

« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Romains 8 : 2).

4.Jésus est mort.

Par Sa mort, le Seigneur Jésus nous a définitivement délivrés de la mort et de celui qui avait la puissance de la mort, Satan. La mort de Jésus a la puissance de nous délivrer de la mort ! La mort de Jésus a mis à mort la mort !

Ainsi, le sang de Jésus nous a purifiés de tous nos péchés, mais la mort de Jésus nous libère définitivement de la puissance du péché.

« Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1 : 12-13).

La mort de Christ nous arrache du royaume de Satan, pour nous transporter dans le Royaume de Dieu.

Dans la vie de tous les Chrétiens, cette victoire sur le péché et la mort, que Jésus a remportée pour nous, nous permet à notre tour d’avoir une pleine victoire sur le péché, sur la chair et sur le monde qui nous entoure, et qui est toujours dominé par cette puissance de péché et de mort.

Nous devons savoir, et croire, que lorsque Jésus a été crucifié, nous avons été aussi crucifiés avec Lui. Et que, par cette crucifixion, nous sommes définitivement libérés  du péché, de la chair et du monde.

« En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6 : 5-11).

« Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8 : 3-4).

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6 : 14).

5.Jésus a été enseveli.

Jésus a été enseveli, et a passé trois nuits et trois jours au tombeau. Mais nous savons qu’Il est ressuscité le troisième jour. Son corps n’a pas eu le temps de connaître la corruption.

« Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; et même ma chair reposera avec espérance, car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption » (Actes 2 : 26-31).

Nous aussi, en Jésus-Christ, nous avons été libérés de la servitude de la corruption. Et cette libération doit un jour s’étendre à toute la création :

« Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 : 20-21).

Cette liberté que Jésus nous a acquise est une liberté glorieuse !

Le baptême d’eau par immersion est une image de notre ensevelissement dans la mort du Seigneur. Et c’est pour cette raison que le baptême chrétien doit être pratiqué par immersion :

« Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts » (Colossiens 2 : 12).

Le baptême chrétien est un ensevelissement. Les Juifs enterraient leurs morts tout de suite après leur décès, en général dans la journée même. C’est la raison pour laquelle les premiers Chrétiens baptisaient d’eau par immersion tous ceux qui se convertissaient à Jésus, dans la journée même de leur conversion. Car l’immersion dans l’eau représente notre enterrement en Jésus à toute notre vie passée, et la sortie de l’eau représente notre entrée dans une vie de résurrection en Christ. Car Christ n’est pas resté dans la tombe, mais Il est ressuscité !

6.Jésus est ressuscité.

La résurrection de Jésus est la preuve éclatante de la victoire absolue, éternelle, définitive, qu’Il a remportée sur Satan, sur la mort, sur le péché, sur la chair et sur le monde.

C’était le message essentiel des premiers Chrétiens : « Il est ressuscité ! »

Nous sommes aussi ressuscités en Christ et avec Lui. Par Sa résurrection, nous héritons nous-mêmes de la vie de résurrection du Seigneur. Cette vie de résurrection nous permet d’avoir accès à tout l’héritage céleste qui nous est donné en Jésus. C’est le Saint-Esprit qui nous permettra d’entrer dans la plénitude de cet héritage.

Maintenant que Jésus est ressuscité, la mort n’a plus de pouvoir sur Lui. Elle n’en a donc plus pour nous.

« Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui » (Romains 6 : 8-9).

« Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11 : 25-26).

Cette vie de résurrection nous permet à présent de marcher par l’esprit, parce que nous sommes libérés du joug de la Loi :

« De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli » (Romains 7 : 4-6).

La mort et la résurrection de Jésus nous permettent de porter du fruit pour Dieu. Nous n’avons plus besoin du carcan de la Loi. Nous n’avons plus besoin d’obéir selon une lettre qui a vieilli. Mais nous pouvons à présent servir dans un esprit nouveau.

7.Jésus est monté au Ciel et S’est assis à la droite de Dieu.

Avant sa crucifixion, Jésus avait dit à Ses disciples :

« Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean 16 : 7).

Jésus est monté au Ciel pour pouvoir nous envoyer le Saint-Esprit, qui devait demeurer en nous, pour nous introduire dans tout notre héritage céleste.

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16 : 13-15).

C’est le Saint-Esprit qui doit nous conduire dans toute la vérité, nous rappeler tout ce que Jésus a dit, et nous annoncer tout ce que Jésus fera, tout ce que le Père tient en réserve pour nous en Jésus-Christ.

Après Sa résurrection, le Seigneur a dit encore :

« Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut » (Luc 24 : 49).

« Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1 : 4-8).

Quand Jésus est monté au Ciel, Il S’est assis à la droite du Père. Il nous a entraînés dans Son ascension, puisque nous occupons avec Lui la même place :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! » (Ephésiens 1 : 3).

« Nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ » (Ephésiens 2 : 5-6).

Mais si notre esprit est dans les lieux célestes avec Christ, il est aussi en nous, dans notre corps. Et Jésus est aussi présent en nous par Son Esprit. En effet, si Jésus est monté au Ciel, c’est pour répandre Son Esprit avec abondance, afin que Son Esprit demeure pour toujours dans Ses disciples :

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous » (Jean 14 : 16-17).

Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est descendu, et Il a rempli ceux qui étaient assemblés pour Le recevoir. Nous aussi, afin de pouvoir recevoir tout notre héritage céleste, nous devons être remplis du Saint-Esprit et de Sa puissance.

C’est le Saint-Esprit, par Sa puissance qui demeure en nous, qui nous permet d’accomplir les mêmes œuvres que celles de Jésus, si nous croyons.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14 : 12-13).

Les œuvres de Jésus, qui nous sont accessibles par la foi et par la puissance de l’Esprit, comprennent le fruit de l’Esprit, et les dons de l’Esprit.

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5 : 22-25).

La marche par l’esprit nous permet de porter le bon fruit de l’Esprit, qui est le caractère même du Seigneur Jésus. Vous voyez de quelle manière le fruit de l’esprit est étroitement associé à la crucifixion pratique de notre chair. Nous pouvons la crucifier, c’est-à-dire ne plus lui permettre de nous contrôler, par la foi en la puissance de la mort et de la résurrection de Jésus. Car nous sommes aussi morts et ressuscités à une vie nouvelle en Jésus.

« Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Cor. 12 : 7-11).

Le fruit, et les dons, voilà ce qu’il nous faut !

« Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie » (1 Cor. 14 : 1).

Tout cela nous est à présent accessible par la foi, pour que ce soit par grâce, depuis que Jésus a été glorifié dans les cieux !

La grandeur de notre liberté !

Pouvons-nous mesurer la grandeur de la liberté que le Seigneur Jésus nous a acquise par Son sacrifice expiatoire ? Il est possible que nous ayons du mal à la mesurer ! Que le Seigneur nous ouvre les yeux spirituels, pour que nous voyons et que nous comprenions, afin d’avoir la foi et de pouvoir saisir tout cet héritage !

Nous étions esclaves du péché et de la mort. Nous voici à présent esclaves du Seigneur et de la Justice ! Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui ! Puisse Jésus triompher dans la vie de tous Ses enfants !

« Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l’Ecriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre. C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates 4 : 26 – 5 : 1).

Si nous ignorons quel est notre héritage d’enfants de la liberté, nous resterons esclaves de la chair et du péché. Mais si nous connaissons notre héritage, nous pouvons nous en emparer par la foi, et chasser notre ancien maître, Satan, de tous les domaines de notre vie où il essaye encore de s’accrocher, en profitant de notre ignorance ou de notre incrédulité.

C’est pourquoi la prédication de la croix et de la marche par l’esprit est si importante dans la vie du Chrétien, pour sa libération concrète ! Car le ministère de l’Esprit nous donne une grande liberté en Christ :

Nous avons la liberté de nous approcher de Dieu (Ephésiens 3 : 12).

Nous avons la liberté d’entrer dans le sanctuaire, dans la présence même de Dieu (Héb. 10 : 19).

Nous pouvons exercer notre ministère de l’esprit dans la liberté, en étant libres nous-mêmes, et en libérant les autres.

« Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ! Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure. En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc cette espérance, nous usons d’une grande liberté, et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Cor. 3 : 5-18).

La nouvelle alliance dans le sang de Jésus est l’alliance de l’esprit. C’est le ministère de la justice et non celui de la loi. C’est un ministère qui nous permet d’user d’une grande liberté dans l’esprit. Car, partout où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté !

Nous sommes à présent gouvernés par une loi de liberté ! C’est d’ailleurs cette loi de liberté qui nous jugera.

« Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement » (Jacques 2 : 13-14).

Comme la miséricorde de Dieu nous a entièrement libérés, nous aussi, nous devons répandre la miséricorde de Dieu. Nous aurons à rendre compte devant le Seigneur de la manière dont nous aurons fait usage de la liberté qu’Il nous a donnée.

De quelle manière devons-nous user de cette liberté ?

Nous ne devons pas faire de notre liberté un prétexte pour vivre selon la chair.

« Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5 : 13-14).

« Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés, étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu » (1 Pierre 2 : 15-16).

Notre libération du péché et de Satan ne doit pas être une raison pour nous laisser aller à marcher selon la chair, sous prétexte que nous sommes sous la grâce. La vraie grâce de Dieu ne consiste pas à nous permettre de rester dans le péché ! Mais elle consiste au contraire à nous rendre capables de répondre pleinement aux exigences les plus absolues de Dieu.

Notre liberté doit à présent être mise au service des autres. La chair ne nous permettait pas d’aimer les autres comme nous-mêmes. A présent que nous sommes libérés de la loi du péché et de mort, et que nous avons reçu une nouvelle nature spirituelle semblable à celle de Jésus, nous pouvons aimer comme Il a aimé, et pardonner comme Il a pardonné.

Nous devons prendre garde à ce que notre liberté ne devienne pas une pierre d’achoppement pour ceux qui sont faibles dans la foi, et qui ne jouissent donc pas encore pleinement de cette liberté.

« Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort ! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère » (1 Cor. 8 : 10-13).

Il est clair que Paul avait la liberté de manger des viandes sacrifiées aux idoles. Il avait été obligé d’accepter le compromis provisoire proposé par Jacques dans Actes 15, comme l’avait jugé bon le Saint-Esprit, afin d’éviter un schisme dans l’Eglise. Mais il avait une connaissance spirituelle qui lui permettait d’avoir lui-même la liberté de manger des viandes sacrifiées aux idoles. Toutefois, il n’aurait jamais usé de cette liberté devant les autres, sachant qu’il pouvait être en compagnie de Chrétiens dont la conscience était faible. Il ne voulait pas être une pierre d’achoppement pour les autres.

« Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme. Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice ! n’en mangez pas, à cause de celui qui a donné l’avertissement, et à cause de la conscience. Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l’autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d’une chose dont je rends grâces ? Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Eglise de Dieu, de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » (1 Cor. 10 : 23-33).

Voilà comment doit s’exercer la loi de la liberté !

Nous devons répandre la liberté de Christ autour de nous.

Tous les Chrétiens devraient être des instruments de liberté, tout autour d’eux. Pour cela, il ne faut certes pas qu’ils soient des Chrétiens charnels, mais ils doivent apprendre à marcher par l’esprit. Un Chrétien charnel ne peut qu’augmenter les fardeaux de ceux qui l’entourent. Un Chrétien spirituel ne peut que les alléger, parce qu’il répand la grâce et la liberté en Christ.

Rappelons ici que la vraie liberté spirituelle consiste à recevoir de Christ la capacité d’obéir parfaitement par l’esprit. Notre obéissance est un puissant facteur de libération pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui nous entourent.

Le joug du Seigneur est toujours doux, et Son fardeau léger (Matthieu 11 : 29-30). Ne faisons pas commis Pharisiens, qui mettaient sur le dos des croyants des fardeaux pesants, alors qu’eux-mêmes ne remuaient pas le petit doigt pour les soulager.

Les anciens du troupeau, ceux qui dirigent l’Eglise de Dieu, doivent tout particulièrement donner l’exemple, et ne jamais dominer sur les brebis.

« Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5 : 2-3).

Nous connaissons les méthodes de Satan. Ce sont l’intimidation, les menaces, la peur, la manipulation, la domination et les pressions diverses. Nous qui sommes des ministres de la liberté de Christ, nous ne devons plus jamais utiliser les méthodes du diable, qui sont si faciles à utiliser pour la chair ! Mais nous devons faire comme le Seigneur : proclamer hardiment la vérité, transmettre les ordres du Seigneur, exhorter les autres à obéir, et donner l’exemple, en nous efforçant de toujours renvoyer libres les opprimés.

Voici comment le grand apôtre Paul parlait à Philémon :

« C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c’est de préférence au nom de la charité que je t’adresse une prière » (Philémon 8-9).

Paul n’use pas de son autorité d’apôtre pour imposer aux autres sa volonté. Mais il les exhorte, et compte sur l’action du Saint-Esprit pour les persuader, si son exhortation est conforme à la volonté de Dieu.

Vis-à-vis de ses collaborateurs, il agissait de même :

« Pour ce qui est du frère Apollos, je l’ai beaucoup exhorté à se rendre chez vous avec les frères, mais ce n’était décidément pas sa volonté de le faire maintenant ; il partira quand il en aura l’occasion » (1 Cor. 16 : 12).

Paul faisait confiance au Saint-Esprit pour diriger l’Eglise, et il n’avait aucun désir de bâtir son petit empire personnel !

Il y a certes une place pour la discipline chrétienne dans l’Eglise, mais elle doit s’exercer dans l’amour et dans la miséricorde, avec pour objectif la repentance et la restauration du pécheur.

Nous devons soigneusement veiller à ne pas nous laisser remettre sous un joug.

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates 5 : 1).

Christ nous a libérés de toute forme de crainte, et tout particulièrement de la crainte des hommes. La crainte des hommes pousse à la timidité et à l’hypocrisie. Alors que la crainte du Seigneur nous pousse à chercher à convaincre les hommes, sans les craindre.

« C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien ; que peut me faire un homme ? » (Hébreux 13 : 6).

Paul a dû constamment et vigoureusement lutter contre les Juifs convertis à Christ, qui voulaient continuer à imposer la Loi aux nouveaux convertis, que ceux-ci soient Juifs ou Gentils. Paul a répandu l’Evangile de la grâce et de la liberté en Christ. C’est lui qui a reçu la révélation la plus profonde de la croix et de la marche par l’esprit. Il n’a cessé de répandre cet enseignement, et de lutter contre les légalistes de tout bord.

« Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Evangile fût maintenue parmi vous » (Galates 2 : 3-5).

Notre liberté spirituelle est trop précieuse, et elle nous a été trop chèrement acquise, pour que nous acceptions le moindre compromis à ce sujet, au point d’accepter de nous laisser remettre sous un joug quelconque, ou de chercher à imposer quoi que ce soit aux autres !

Nous devons rester soumis au Seigneur, à Son Esprit, et à Sa Parole. Nous devons aussi nous soumettre les uns aux autres, dans la crainte de Christ. Nous devons être soumis aux anciens et aux conducteurs, selon le Seigneur. Mais nous n’avons aucune obligation de nous soumettre à ceux qui veulent nous imposer un joug qui n’est pas du Seigneur.

Paul a même dû reprendre en public l’apôtre Pierre, qui avait été gagné par l’hypocrisie de faux docteurs qui avaient réussi à le remettre momentanément sous la loi :

« Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » (Galates 2 : 11-14).

Il est clair que nous ne pouvons véritablement être des défenseurs de la liberté que si nous sommes nous-mêmes libres !

En conclusion, nous aimerions rappeler ce magnifique hymne à la liberté entonné par l’apôtre Paul. Si nous avons été libérés, c’est pour avoir une parfaite communion avec le Seigneur Jésus-Christ, et pour pouvoir Le servir comme Il le désire. Car tout ce qui nous séparait de Lui, et qui nous rendait esclaves, a été ôté.

« Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8 : 31-39).

Jamais un esclave ne pourrait jouir de toutes ces bénédictions ! Mais nous avons été pleinement libérés par Christ, pour pouvoir hériter de tout ce que Dieu avait dans Son cœur pour nous ! Nous jouirons éternellement de cette précieuse liberté ! Que le Nom du Seigneur soit glorifié ! Amen !

6 Responses to B29-C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis !

  1. Marie-Hélène 35 St Malo dit :

    Merci Seigneur, pour Ton oeuvre d’amour, d’avoir supporté toutes ces horribles souffrances pour nous, merci pour notre liberté en Toi. Que Ton Saint Nom soit sanctifié, glorifié et honoré de tous.
    Merci Frère,
    Que Dieu vous bénisse.

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  2. FARAH dit :

    Merci pour votre réponse, grand frère!

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  3. FARAH dit :

    J’ai oublié une chose: c’est juste pour rectifier « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant ls modèles du troupeau ». Ceci se trouve dans 1 Pierre 5:2-3 et non 1 Pierre 4:2-4 comme il est écrit sur ce communiqué.

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  4. FARAH dit :

    Grand frère!
    Je voudrais vous demander: la Sainte Cène, c’est bien le pain et le vin, n’est-ce pas? A quoi correspond la fraction du pain dans les Actes?

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Les premiers Chrétiens prenaient la Cène au cours d’un repas fraternel, comme Jésus et Ses apôtres lors du dernier repas. Je crois donc que la « fraction du pain » dont il est parlé dans les Actes correspond à la Cène, prise au cours d’un repas.

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