B37-Mettre en lumière nos mortelles contradictions !

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Il y a des contradictions spirituelles qui nous tuent littéralement ! Il s’agit de doctrines que nous tenons pour justes, mais qui ne correspondent pas à la révélation biblique, et que nous faisons cohabiter avec la vérité. Non seulement ces contradictions nous bloquent spirituellement, mais elles nous empêchent de marcher dans la victoire sur le péché. Seule la vérité peut nous libérer !

Beaucoup de Chrétiens ne se rendent pas compte qu’ils croient en des doctrines qui non seulement sont absolument incompatibles entre elles, mais sont aussi contraires aux vérités bibliques. Les vérités bibliques ne sont jamais incompatibles entre elles. Or la vérité ne peut pas cohabiter avec l’erreur, sans produire un blocage complet dans notre progression spirituelle. Nous vivons alors dans l’illusion que nous avançons dans la bonne direction, alors que nous tournons en rond ou que nous faisons du surplace dans notre désert.

Par exemple, dans le désert, après leur sortie d’Egypte, les Hébreux proclamaient d’une seule voix que l’Eternel était leur Dieu et leur Sauveur, mais dès qu’une difficulté se présentait, ils laissaient la chair s’exprimer et les contrôler, prouvant par là qu’ils n’avaient pas vraiment foi en Dieu. Ils se proclamaient croyants, mais ne comprenaient pas qu’ils étaient incrédules.

La raison était simple : la vérité cohabitait dans leur cœur avec le mensonge. Ils continuaient à servir dans leur cœur les idoles de l’Egypte, tout en proclamant de leur bouche que l’Eternel était leur seul Dieu.

Dans notre vie, tout le travail de sanctification du Seigneur consiste pour Lui à mettre en lumière toutes les contradictions spirituelles et doctrinales dans lesquelles nous vivons, pour les remplacer par Sa pure Vérité. Car seule la vérité peut nous libérer. Le mélange entre le mensonge et la vérité est un mélange mortel ! Aucun mensonge ne doit subsister dans nos pensées, nos croyances et nos doctrines. Car la part de mensonge que nous gardons en nous annule la puissance de la Parole de Dieu dans notre vie.

« Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent : Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures ? Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7 : 5-9).

Les commandements, les préceptes et les traditions des hommes annulent « fort bien » la Parole de Dieu. Réfléchissez bien à cela : dans nos cœurs, la toute-puissante Parole de Dieu est annulée par nos traditions humaines ! Son action est paralysée ! Nous avons attaché notre foi à des mensonges, et ce sont des mensonges qui sont activés dans notre vie, produisant la mort et la destruction ! Alors que si nous avions attaché notre foi à la Parole de Dieu, elle aurait produit la vie, la délivrance et la victoire !

Pour quelle raison remplaçons-nous la Parole de Dieu par nos traditions ? Jésus le dit : parce que nos cœurs sont éloignés de Lui ! Si nos cœurs étaient attachés à Lui, nous aurions tout fait pour débusquer tous nos mensonges et nous en débarrasser, par l’étude attentive de la Parole de Dieu, ainsi que par notre foi en la direction de l’Esprit de Vérité.

Quand nos cœurs sont éloignés de Jésus, c’est qu’ils sont attachés à quelqu’un ou à quelque chose d’autre. Ils sont attachés au péché, à l’iniquité, au monde et à la chair. Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ! 

« Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon » (Mat. 6 : 24).

Mamon est le dieu de l’argent. C’est aussi le dieu de ce monde. Cela signifie aussi que nous ne pouvons pas à la fois être attachés à la vérité et au mensonge. C’est l’un ou l’autre. Nous ne pouvons pas être attachés en même temps à nos traditions humaines et à la pure Parole de Dieu. Mais nous pouvons être fermement attachés à nos traditions humaines, tout en faisant preuve d’un attachement formel à la Parole de Dieu. C’est là une contradiction fondamentale, et une illusion grave, qui ne peuvent que mener à la mort.

Nous allons examiner plus en détail deux de ces contradictions fondamentales, en démontrant de quelle manière ces contradictions annulent la Parole de Dieu dans la vie de ceux qui les reçoivent. Souvent ils ne se rendent même pas compte qu’il s’agit d’impossibilités spirituelles qui les enferment dans le péché et dans la mort.

Première contradiction concernant la nature humaine de Jésus.

Certains Chrétiens, qui ne sont pas si rares, croient que le Seigneur Jésus S’est incarné dans un corps de chair identique au nôtre, c’est-à-dire dans un corps de chair qui aurait été contaminé par le péché originel, comme celui de tous les hommes, et dont Il aurait hérité dès Sa conception. Certes, Christ aurait quand même pu vivre une vie pure et sans péché, mais grâce uniquement à Sa parfaite obéissance, à Sa détermination sans faille, et à Sa ferme résistance aux tentations et aux péchés. En quelque sorte, Il nous aurait surtout montré le chemin et laissé un exemple, prouvant ainsi qu’il nous est possible de marcher sans péché comme Lui, aidé par Sa grâce, tout en ayant une chair de péché, uniquement par notre détermination et notre parfaite obéissance. Ces Chrétiens insistent notamment sur le fait que Christ « a été tenté comme nous en toutes choses, » mais sans jamais commettre de péché. S’Il a été « tenté, » c’est qu’il y aurait eu, dans sa chair comme dans la nôtre, un élément qui aurait pu être attiré par le péché.

Il y a dans cette doctrine une contradiction fondamentale avec la Parole de Dieu, un germe mortel de mensonge, et même un blasphème par rapport à la doctrine de Christ, qui empêchent ceux qui croient en cette doctrine de pouvoir marcher dans une pleine victoire sur le péché, malgré leurs prétentions. C’est remplacer le salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix par un salut personnel par les œuvres.

C’est ainsi que le salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix, qui est aussi le salut par la foi en Sa mort expiatoire, a été remplacé par le salut par la foi en l’exemple de la vie de Christ et par nos propres œuvres. La vie de Christ devient plus importante que Sa mort, et la croix perd toute Sa puissance. Une telle doctrine annule l’œuvre de la croix. Tout ce qui touche à l’œuvre de la croix ne peut qu’avoir une origine satanique.

Etudions ce que dit réellement la Parole de Dieu.

« Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Rom. 8 : 3-4).

Il est montré ici que la chair rend toujours la Loi de Dieu sans force. Si Christ avait reçu un corps de péché identique au nôtre, Sa chair de péché aurait immanquablement rendu sans force la Loi de Dieu, comme c’est le cas pour tous les hommes nés dans le péché. Sinon, comment Jésus aurait-Il pu vaincre la puissance de Sa chair de péché, s’Il en avait reçu une, alors que la Bible nous dit que la chair de péché rend toujours la Loi sans force ?

Si Jésus était parvenu, uniquement par Sa vie obéissante, à annuler la puissance de la chair de péché, pourquoi donc aurait-Il eu besoin d’aller finalement mourir sur la croix ? Il Lui suffisait de nous montrer de quelle manière nous aurions pu suivre Son exemple, et vaincre la puissance du péché comme Lui-même l’aurait fait, uniquement par Son obéissance parfaite. S’il avait pu faire mourir le péché de Sa chair uniquement par Sa vie d’obéissance parfaite, nous devrions pouvoir aussi le faire sans la croix, par notre vie obéissante, grâce à l’aide de notre Seigneur, qui nous aurait ouvert le chemin par Son exemple.

Nous le répétons avec insistance, il y a dans cette doctrine une œuvre manifeste du diable, qui hait l’œuvre de la croix, et qui veut en annuler toute la puissance ! Il veut aussi annuler l’œuvre rédemptrice du sang de Jésus. 

Ensuite, le passage ci-dessus poursuit en nous disant clairement que Jésus a été envoyé « dans une chair semblable à celle du péché. » L’emploi du mot « semblable » est de la plus haute importance. « Semblable » signifie « qui ressemble. » Jamais « semblable » n’a signifié « absolument identique. » Deux êtres humains sont semblables en tous points, mais ils ne sont jamais identiques. Ils ne sont identiques qu’en ce qui concerne la présence de la puissance de péché et de mort dans leur chair.

La chair du corps de Jésus était absolument pure de tout péché, notamment du péché originel. Comment Jésus aurait-Il pu nous libérer du péché originel, si Son corps avait hérité de ce même péché ? Il aurait fallu tout d’abord que quelqu’un meure pour Le libérer de ce péché originel ! Jésus n’aurait jamais pu être l’Agneau de Dieu pur et sans tache, s’Il était né avec le péché originel ! 

Ceux qui croient en cette fausse doctrine ne se rendent même pas compte de la contradiction absolue et mortelle qui existe entre cette doctrine et la révélation biblique ! Quand nous parlons de « contradiction mortelle, » cela signifie que cette fausse doctrine touche à la personne et à l’œuvre de Jésus, et représente donc un faux Evangile, l’un de ces « autres Evangiles » dont parle Paul aux Corinthiens.

« Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (2 Cor. 11 : 2-4).

En cette fin des temps troublée par l’apostasie, nombreux sont, hélas, les Chrétiens qui supportent fort bien toutes sortes de faux Evangiles !

Voici encore ce qui est écrit dans l’épître aux Hébreux :

« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2 : 14-18).

Quand il est dit que Jésus a participé « au sang et à la chair, » il n’est pas parlé ici de la chair de péché, mais de la nature humaine qui était celle d’Adam lors de sa création. Adam avait reçu un corps formé de « chair et de sang, » et de tous les éléments de la terre. Puis Dieu avait soufflé un esprit dans ce corps de chair, qui avait été créé sans péché. Le péché et la mort ne sont rentrés dans l’esprit et le corps d’Adam qu’après la désobéissance et la chute.

Jésus, le dernier Adam, a reçu un corps qui Lui a été formé par le Saint-Esprit, corps semblable à celui d’Adam, formé de tous les éléments de la terre, mais sans péché. Jésus n’a reçu dans ce corps aucune hérédité du péché d’Adam. Sinon, Il aurait été souillé dans Son corps dès le départ, et n’aurait pas été qualifié pour nous racheter.

En effet, c’est dans Son corps, sur le bois de la croix, que Christ a porté nos péchés. Auparavant, et durant toute Sa vie terrestre, le péché ne L’a jamais touché.

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2 : 24).

Hébreux 2 : 14 dit bien que c’est par la mort, par Sa mort, que Jésus a anéanti celui qui avait la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. Jésus ne nous a pas délivrés par Sa vie, mais par Sa mort, par la mort de la croix et par Son sang versé !

En revanche, tout au long de Sa vie, Jésus a bien été tenté en toutes choses, comme tous les hommes, mais sans jamais commettre de péché.

Le mot « tentation,  » en Grec comme en Hébreu, signifie à la fois « tentation » et « épreuve, » au sens de « épreuve de qualité. » Quand on veut contrôler la qualité d’une pièce, on la soumet à des épreuves, pour voir si elle va tenir. La « qualité » de Jésus était parfaite, et c’est pour cela qu’Il a pu tenir bon dans toutes les épreuves et toutes les tentations. Il n’avait absolument rien dans Sa nature, ni dans Son corps de chair, qui était attiré par le péché !

Toutefois, même en ayant une nature pure et sans péché, la perspective de la mort de la croix avait rempli Jésus d’angoisses dans le jardin de Gethsémané, et Il a dû penser à ces moments bien souvent tout au long de Sa vie. Ce n’était pas une perspective réjouissante, et Il a désiré que cette coupe puisse s’éloigner de Lui, « s’il était possible. » Mais Il savait bien que ce n’était pas possible, et Il a volontairement accepté d’aller au supplice par amour pour nous.

Dans le désert, le diable a tenté d’éloigner Jésus de la croix, en Lui offrant tous les royaumes du monde, s’Il voulait bien l’adorer. Il s’agissait d’une réelle tentation pour le Seigneur. Mais Il a résisté victorieusement par la Parole de Dieu. On peut donc être tenté sans avoir de péché dans sa chair, comme l’ont été avant Lui Adam et Eve.

L’épître aux Hébreux déclare aussi que Jésus « a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb. 5 : 8).

Cela ne signifie pas que Jésus était désobéissant dans Sa nature humaine, comme tous les hommes, et qu’Il a dû apprendre l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes ! Jésus a toujours eu une nature parfaitement obéissante. Mais Il a dû apprendre à manifester Son obéissance dans tous les domaines de Sa vie. Il a dû prouver, par Sa vie pratique, qu’Il était déjà obéissant dans Sa nature. Avant de Se trouver dans des situations concrètes où Il Lui a fallu obéir, Il ne savait pas, concrètement, ce que c’était qu’obéir, de manière pratique. C’est donc dans les épreuves et les souffrances que Jésus a « appris, » constaté, réalisé, prouvé, que Sa nature était une nature obéissante.

Nous tous qui sommes devenus de nouvelles créations spirituelles en Christ, nous avons été délivrés, par la mort de Jésus, de la puissance de la loi de péché qui habite pourtant encore dans notre corps physique. Nous pouvons à présent être obéissants et marcher par l’esprit comme Jésus a marché, dans une complète victoire sur le péché.

La chair de Jésus était sans péché, ce qui Lui a permis de marcher sans péché. Tandis que notre chair reste une chair de péché, même après notre nouvelle naissance spirituelle. Mais la mort de Jésus a rendu impuissante, a « déconnecté » cette puissance de péché dans notre corps mortel, pour nous permettre de marcher par l’esprit dans la sainteté de Jésus. C’est ainsi que nous pouvons « offrir nos membres à Dieu comme des instruments de justice. »

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit (ou « réduit à l’impuissance), pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché » (Rom. 6 : 3-7).

La puissance de péché et de mort qui habite dans notre corps mortel, et qui s’appelle « la chair, » a été « réduite à l’impuissance » par la mort de Jésus, ce qui nous permet à présent d’utiliser nos corps mortels comme des instruments de justice, et non plus comme des instruments d’iniquité !

« Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice » (Rom. 6 : 13).

Jésus n’avait pas de péché dans Sa chair. Nous gardons le péché dans notre chair, mais sa puissance est anéantie, « déconnectée », rendue inopérante, annihilée, par la puissance de la croix, c’est-à-dire par la puissance de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus !

Comprenez-vous à présent la nécessité absolue de la mort de Jésus sur la croix ? C’est dans Sa mort qu’Il a entraîné notre nature de péché, après S’en être chargé sur le bois de la croix. C’est par Sa mort que nous avons été délivrés définitivement de la puissance du péché et de la chair !

L’épître aux Philippiens nous présente la même vérité :

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philip. 2 : 5-8).

Jésus a pris une forme humaine absolument semblable à la nôtre, mais sans le péché originel. Il S’est rendu obéissant jusqu’à la mort de la croix, sachant que c’est cette mort infamante qui allait nous libérer pleinement de la puissance de la chair et du péché.

En conclusion, ceux qui ont adopté la fausse doctrine de la nature de péché du corps de Jésus sont dans l’incapacité de marcher concrètement dans une victoire complète sur le péché. Ils gardent simplement cette victoire complète comme un objectif à atteindre, mais qui ne pourra jamais être atteint. Ils restent dans la situation lamentable de la fin de Romains 7 : « Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » Ils ne comprennent pas qu’ils en ont déjà été délivrés ! Ils ne sont jamais passés à la victoire de Romains 8 ! Ils sont condamnés à tourner en rond dans le désert de la chair ! Quelle tristesse pour leur Seigneur ! Quelle honte pour l’Eglise !

Deuxième contradiction concernant notre nature réelle en tant que Chrétiens.

Innombrables sont les Chrétiens qui continuent à croire que leur nature est toujours une nature humaine de péché, ou qui continuent à croire qu’ils possèdent deux natures : une nature humaine, charnelle, tournée vers le péché, et une nature spirituelle tournée vers l’obéissance à Dieu.

En Psychologie, il existe un désordre mental appelé « schizophrénie. » Il s’agit, entre autres symptômes, d’une dissociation ou d’un dédoublement de la personnalité. Les Chrétiens ne souffrent pas de dédoublement de la personnalité ! Ils n’ont pas deux personnes, une bonne et une mauvaise. Ils ne sont pas des schizophrènes spirituels ! Ils n’ont pas deux natures opposées ! Ils n’en ont qu’une, la nouvelle nature que Dieu leur a donnée en Jésus-Christ !

De telles croyances représentent des contradictions absolues avec la Parole de Dieu. Ces contradictions enferment les enfants de Dieu dans une défaite permanente, et les gardent sous la domination du péché. Elles annulent la puissance de la Parole de Dieu dans leur vie.

Ces contradictions viennent essentiellement du fait que l’on n’a pas compris la véritable nature de la nouvelle naissance, ni la véritable nature de la chair.

Par la nouvelle naissance spirituelle, l’homme qui s’est repenti et qui s’est converti à Jésus-Christ change littéralement de nature. Avant sa conversion, sa nature était une nature de péché, qui faisait de lui un pécheur par nature. Après sa conversion, Dieu fait de ce pécheur une nouvelle création et un saint en Christ, par sa nouvelle nature spirituelle

Le cœur de notre ancienne nature de péché était notre esprit plongé dans la mort spirituelle. La mort est entrée dans l’homme par son esprit, dès l’instant de la désobéissance originelle. La mort est une puissance de péché qui a la même nature que celle de Satan. C’est lui qui est le « prince de la mort. » C’est lui qui règne sur l’humanité déchue par la mort.

Quand la mort est entrée dans l’esprit d’Adam et d’Eve, ils ont été coupés de Dieu. Leur nature pure et sainte est devenue une nature de péché, c’est-à-dire de désobéissance et de rébellion. C’est cette nature de péché, de mort et de rébellion, que Paul appelle « le vieil homme. » 

Ce vieil homme est irrécupérable. Il ne peut être réformé ni amélioré. C’est pour cela que Dieu a voulu faire du neuf, et transformer cet homme déchu en une création nouvelle, par une nouvelle naissance spirituelle. Cette nouvelle naissance spirituelle est l’œuvre de Dieu, et ne concerne que notre esprit dans un premier temps. Dieu fait mourir notre « vieil homme » et recrée en nous un « homme nouveau. » Cet « homme nouveau » est notre esprit régénéré. Il est recréé saint, pur et juste, à l’image du Seigneur Jésus-Christ.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Cor. 5 : 17).

Si nous sommes « en Christ, » nous sommes une nouvelle création ! Sachons-le une fois pour toutes : nous sommes une nouvelle création dans notre esprit ! Notre esprit devient notre nouvelle nature en Christ. Par la grâce de Dieu, notre nouvelle nature reçoit la justice parfaite de Christ. Elle n’a plus rien à voir avec notre ancienne nature de péché. Elle est complètement libérée de toute l’hérédité de péché et de mort qui remontait à Adam et Eve. Elle fait de nous des fils et des filles de Dieu, à l’image de notre « grand frère, » Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Nous devenons participants de la nature divine, « un seul esprit » avec Christ !

Voici ce que Paul dit aux Ephésiens :

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4 : 20-24).

Beaucoup de Chrétiens n’ont pas entendu la vérité sur Christ et sur Son œuvre ! Paul révèle dans ce passage que les Chrétiens sont des « hommes nouveaux, » et que ces hommes nouveaux ont été créés « selon Dieu, » c’est-à-dire « à l’image de Dieu, » dans une « justice et une sainteté que produit la vérité. » La justice et la sainteté de notre « homme nouveau » sont nécessairement parfaites. Elles nous sont données par le Seigneur en vertu de Sa grâce en Jésus-Christ.

Qu’est devenu le « vieil homme » ? Il est mort en Christ et avec Christ. Mais nous devons nous dépouiller de tout ce que ce « vieil homme » avait construit et bâti dans tous les domaines de notre vie, quand nous étions entièrement contrôlés, formatés, conditionnés, par la puissance de mort et de péché qui était en nous depuis la chute de nos premiers parents.

Cette puissance de péché contrôlait, avant notre conversion, notre esprit, notre âme et notre corps physique. Après notre nouvelle naissance spirituelle, notre esprit régénéré échappe complètement au contrôle de la puissance de péché. Mais celle-ci reste fixée au niveau de notre corps physique, d’où elle s’efforce d’exercer son influence comme auparavant.

C’est cette puissance de péché et de mort que Paul appelle « la chair, » car elle est fixée au niveau de la chair de notre corps physique. 

Mais nous devons bien comprendre qu’il y a une différence fondamentale entre la chair physique de notre corps, et la puissance de péché qui habite dans notre chair physique, et qui s’appelle aussi « la chair. » Mais la chair de péché, qui est une puissance spirituelle, ne doit pas être confondue avec notre corps physique ! C’est un point absolument fondamental de la doctrine chrétienne.

Notre corps physique sera un jour libéré de la présence de la chair de péché, le jour où Christ enlèvera Son Eglise. La mort sera alors engloutie dans l’immortalité, et notre corps physique deviendra un corps immortel et glorieux, comme le corps du Seigneur Jésus. En attendant, nous devons nous contenter des « arrhes » de l’Esprit. Même si notre corps reste mortel, il ne peut pas nous empêcher de manifester la vie de l’esprit, puisque la mort qui l’habite a été réduite à l’impuissance par la mort de Jésus. Que le Seigneur soit glorifié pour Son œuvre parfaite !

Il faut donc être parfaitement clair, et comprendre une fois pour toutes que « la chair, » la chair de péché, n’est pas notre « nature humaine, » ni notre « vieille nature. » Cette chair est une puissance de péché et de mort, qui n’a plus rien à voir avec notre nouvelle nature sainte et pure. La chair est une puissance étrangère, terrestre, satanique, qui continue d’habiter dans nos membres après notre nouvelle naissance.

Mais cette puissance de péché a été réduite à néant, désactivée, réduite à l’impuissance, par la mort de Jésus-Christ. C’est là que réside toute la puissance de la croix et de la prédication de la croix. Quand on parle de « croix » dans la Bible, on parle nécessairement de la mort de Christ. Car c’est au moment de Sa mort qu’Il nous a fait mourir à cette puissance de péché. Il n’y avait que la mort de Christ qui pouvait nous en libérer. Relisons ce passage de Paul :

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés (plongés) ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché » (Rom. 6 : 3-7).

N’est-ce pas clair ? Notre « vieil homme » a été crucifié avec Christ. Notre ancienne nature de péché a été mise à mort avec Christ ! Cela, afin que le « corps du péché » soit détruit, ou réduit à l’impuissance. Paul parle ici, non pas du corps physique lui-même, mais de la puissance de péché qui habite dans notre corps physique. Ce n’est pas notre corps physique qui est le problème, puisqu’il peut devenir un instrument de justice pour Dieu. Mais c’est la puissance de péché qui habite dans le corps physique, quand celle-ci n’est pas réduite à l’impuissance, et qu’elle contrôle encore nos pensées, nos sentiments et nos volontés et, par conséquent, notre comportement.

Paul nous dit clairement que nous pouvons, une fois que nous avons compris la vérité, livrer nos corps au Seigneur pour qu’ils deviennent des instruments de justice.

« Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté » (Rom. 6 : 11-19).

Paul parle ici d’une victoire absolue sur la puissance de péché qui habite dans nos membres. Cette victoire absolue est déjà la nôtre dès à présent. Quand nous avons compris que la mort de Jésus nous a délivrés de la puissance du péché, nous pouvons reprendre le contrôle spirituel de nos membres, et les offrir à Dieu pour qu’ils soient des instruments de Sa justice. Car le péché n’a plus de pouvoir sur nous, même s’il demeure tapi dans nos membres, prêt à ressurgir si nous « oublions » la croix et ce que nous sommes en Christ.

Le fait de pouvoir « livrer nos membres » à Dieu nous fait entrer dans la sainteté pratique, au niveau de notre vie de tous les jours. Le péché qui habite dans nos membres, mais qui est vaincu par la croix, ne peut plus nous empêcher de manifester la sainteté et la perfection qui sont celles de notre esprit régénéré ! Et nous pouvons dès lors manifester cette sainteté et cette perfection « naturellement, » sans nous forcer. Car c’est alors notre vraie nature spirituelle qui peut librement s’exprimer. C’est en réalité Christ Lui-même qui peut s’exprimer au travers de notre nouvelle nature spirituelle.

Bien entendu, tout cela ne peut se faire que par la foi en la vérité. Mais si nous croyons en des mensonges, des fausses doctrines et des traditions humaines, nous ne pourrons pas libérer la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, et nous resterons esclaves de la loi de péché qui est dans nos membres. Aucune bonne résolution, aucune fausse espérance, aucune détermination humaine, ne pourront venir à bout de cette loi de péché. La seule puissance qui peut en venir à bout, c’est la puissance de la croix et de la mort du Seigneur Jésus ! 

« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu » (1 Cor. 12 : 18).

Un Chrétien qui ignore l’œuvre de la croix reste sous le contrôle de cette puissance de péché qui habite dans ses membres, et il ne peut s’en dégager. Car ce n’est que par la foi dans la mort de Jésus, et par la foi dans la mort de notre vieille nature de péché en Christ, que nous pouvons avoir une pleine victoire sur cette puissance de péché qui demeure dans notre corps, et qui s’appelle aussi « la chair. » 

Cette victoire nous est donnée par la résurrection de Jésus. Il n’est pas resté dans la tombe, mais Il est ressuscité, et la mort n’a plus de pouvoir sur Lui. Comme nous sommes en Christ, la mort, cette puissance de péché, n’a donc plus de pouvoir sur nous non plus, à condition que nous sachions, et que nous croyons ! En ressuscitant, Christ nous a ressuscités en Lui et avec Lui. Notre nouvelle nature sainte et juste nous a déjà été acquise dès le moment de Sa résurrection, et nous est donnée au moment de notre nouvelle naissance spirituelle.

« Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Rom. 6 : 8-11).

La connaissance de la vérité nous permet de nous regarder comme morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Cela signifie que nous devons, par la connaissance de la vérité, changer complètement notre vieille manière de penser. Nous devons nous considérer nous-mêmes à la lumière de Dieu et de Sa Parole.

Nous ne pouvons plus, et nous ne devons plus, continuer à nous considérer comme si nous avions toujours notre ancienne nature de péché, qui serait toujours la nôtre après notre nouvelle naissance. Cette ignorance est fatale, car elle ne nous permet pas de marcher par l’esprit. Mais elle nous maintient sous la dépendance de la chair. D’autant plus facilement que l’ennemi est parvenu à nous faire croire que « la chair » est toujours notre vieille nature humaine, liée au péché et à la mort !

Chrétiens, ouvrez vos yeux spirituels ! Contemplez l’œuvre parfaite de Christ, et voyez-vous tels que vous êtes dans votre nouvelle nature d’enfants de Dieu ! Changez de mentalité et de comportement, maintenant que vous avez changé de nature ! Réalisez qui vous êtes en Christ, par la grâce souveraine de Dieu ! Comment allez-vous réussir à marcher dans la victoire sur le péché, si vous continuez à croire que vous avez toujours en vous une nature de péché ? Ne voyez-vous pas cette contradiction mortelle ? Vous ne pouvez pas être à la fois enfant de Dieu et enfant du diable ! C’est l’un ou l’autre ! Ou bien vous êtes nés de nouveau en Christ, et vous n’avez qu’une nature, votre nouvelle nature, sainte, juste et parfaite, que Dieu vous a donnée dans votre esprit régénéré, ou bien vous n’êtes pas nés de nouveau, et vous avez toujours une nature de péché et de mort ! Vous devez alors vous repentir et croire au Seigneur Jésus. Mais si vous êtes nés de nouveau, vous êtes une nouvelle création ! Pourquoi n’acceptez-vous pas de croire ce que Dieu dit que vous êtes en Christ ? C’est cette incrédulité qui bloque en vous la vie de l’Esprit et qui vous garde sous la domination de la chair !

Si vous savez la vérité, si vous connaissez la vérité, la vérité vous affranchira ! La vérité, c’est que nous avons déjà été libérés de la chair, de la puissance de péché et de mort qui nous dominait auparavant ! Nous pouvons maintenant marcher comme Christ, par Sa grâce et par la foi !

« (Jésus) dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 : 31-32).

Ces Juifs avaient bien cru en Jésus, mais ils restaient loin de la vérité, et ils étaient toujours esclaves du péché. Ils ne demeuraient pas dans la Parole du Seigneur. Ils ne connaissaient pas la vérité, et la vérité ne les avait donc pas affranchis.

C’est la situation de nombreux Chrétiens, qui restent esclaves des traditions des hommes et des doctrines de démons. Ils continuent à croire qu’ils ont deux natures en eux, une nature humaine et une nature divine. Cette fausse doctrine les maintient dans la confusion spirituelle, et ils sont incapables de se dégager de l’emprise du péché et de la chair.

Le Seigneur veut que la vérité de Sa Parole soit pleinement reçue par Ses enfants, sans mélange, sans rien qui soit ajouté ou enlevé !

Si nous insistons tellement sur ces vérités, si nous les exposons inlassablement sous tous leurs angles et dans tous leurs aspects, c’est que nous connaissons la puissance de libération de la Vérité ! Dieu veut que Ses enfants connaissent la Vérité ! C’est ainsi que ces contradictions mortelles seront éliminées, et que la vie abondante de Dieu pourra faire irruption, pleinement, dans tous les domaines de notre vie, pour nous permettre de marcher par la foi sur les traces de notre Seigneur Jésus ! Que Son Nom soit exalté et glorifié !

38 Responses to B37-Mettre en lumière nos mortelles contradictions !

  1. Sile dit :

    Merci Seigneur de me conduire dans ta vérité. Frère Henri, merci de rester proche de notre Dieu.
    Votre réponse et explication concernant l’expression « il faut qu’Il croisse et que je diminue » confirme ce que le Seigneur à déposé ce jour-même dans mon cœur.

    J’ai réalisé une fois de plus, quand le Seigneur nous révèle sa Parole, le combat à mener pour refuser « en esprit et en actes » (en actes = en vérité ?) ces nombreuses pratiques et habitudes erronées (croyances, traditions, culture, doctrines, etc)….et qui ont tendance à vouloir rester plus ancré encore, alors qu’elles-mêmes ont été dévoilés, mises à nu par la lumière de Dieu.Les ténèbres n’aiment décidément pas La Lumière, mais gloire à Dieu elles ont déjà été toutes vaincues !!

    Je ne sais plus ou j’ai lu ça, que Jésus était obéissant par nature, mais qu’il fallait que cette obéissance se soit manifestée en acte. Et qu’il en va de même pour moi, que j’ai tout reçu et que je dois veiller à laisser manifester maintenant et notamment l’obéissance. Cependant, je me sens concerné par le verset qui parle de lutte dans mes membres… si j’ai bien saisi, il s’agit de cette chair de péché qui guerroie dans nos membres, chair de péché qui s’oppose à l’esprit ?

    Je rends Gloire à Dieu de ce que sa Parole est vivante. Je m’excuse de ce post un peu long.Je ne peux pas taire que Dieu est grand, si merveilleux, il opère dans ma vie des choses si merveilleuses. Ma reconnaissance est si faible et Son Amour si grand, je suis confondue…………..Il y a un Dieu, oui, et il bien vivant !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, la chair est une puissance de péché fixée au niveau de nos membres, de notre chair physique. Mais elle n’est plus notre vraie nature en Christ, qui est notre « homme nouveau,  » notre esprit régénéré. Entre la chair et notre esprit, il y a la croix, qui st un obstacle infranchissable pour la chair, si, dans notre être conscient, nous savons quelle est notre position spirituelle en Christ! Ce qui fait que, quand nous sommes consciemment dans cette position, nous n’avons plus à lutter contre la chair. Nous avons à rester dans cette position par la foi, et à laisser la vie de Christ s’exprimer naturellement en nous et au travers de nous!

  2. Sile dit :

    (en réponse à une demande de témoignage ci-dessus, j’ai eu envi de partager une « petite » expérience, si vous acceptez)

    Comment peut-on identifier la nouvelle nature ou la « manifestation » de la nouvelle nature de Jésus en nous ? Par exemple :
    Manifestations de réactions calmes et saines dans une situation délicate que par mes propres moyens je n’aurai jamais pu exprimer ni contrôler. Que je n’aurai jamais eu idée de présenter ainsi, ni avec douceur et respect, sans précipitation aucune, sans honte aucune tout en restant ferme.
    Et une conviction solide de vivre quelque chose qui dépasse mes propres moyens humains, mon propre entendement humain.
    Un sentiment fort d’avoir laissé s’exprimer le caractère et le témoignage de Dieu au travers de soi pour les autres(dans quelle mesure, je n’en ai aucune idée, n’y voyez aucune prétention, svp)

    Il faut qu’Il (Jésus) grandisse (en moi), et que je diminue.(c’est rarement agréable, car cela peut faire mal, mais quels trésors inestimables en découlent!)

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, l’expression » il faut qu’il croisse et que je diminue » est employée par Jean-Baptiste, qui était toujours dans l’ancienne alliance. Mais pour nous, c’est différent! Dieu nous a donné une nouvelle nature à Son image. Cette nouvelle nature n’a pas besoin de diminuer, mais elle doit au contraire se manifester pleinement, car elle est créée à l’image de Jésus, et conçue par Dieu pour permettre à Christ de Se manifester au travers de nous! Ce qui doit diminuer et disparaître, c’est l’emprise de la chair, et ses manifestations dans notre vie!

  3. Sile dit :

    Gloire à Dieu, au plus haut des cieux ! J’ai envie de résumer que l’expression : »chassez le naturel, et il revient au galop » fait définitivement parti du passé quand on est en Jésus-Christ amen !!!

    Je rends gloire à l’Éternel Mon Père 3x Saint, d’avoir conduit mes lectures ce soir de diverses manières et d’y avoir répondu itou. Je m’écrie « Loué soit L’Éternel et je suis délivrée de tous mes ennemis », car ce soir j’ai saisi une nouvelle délivrance.Sa Parole est une lampe à mes pieds, Jésus est ma lumière sur mon sentier et je le bénis de tout mon être, de toute ma force, alléluia !!!

  4. diane dit :

    Cher frère Henri,
    J’ai à coeur de partager ce que j’ai expérimenté au début de ma conversion. j’avais trente-cinq ans, lorsque j’ai connu le Seigneur. J’ai commencé à fumer à l’âge de quinze ans, donc, cela faisait vingt ans que je fumais, et, à plusieurs reprises, j’avais cessé de fumer, mais c’était toujours un combat, et je recommençais. J’avais arrêté pendant quatre ans, une fois, mais j’avais toujours le goût de fumer, puis un jour, j’ai recommencé. Par la suite, j’ai fumé encore plus qu’avant, (2 gros paquets par jour).
    Donc, AU DÉBUT DE MA CONVERSION, J’AI CRIÉ A Dieu, je voulais cesser de fumer, et je me souviens tres bien d’avoir dit au Seigneur, tu sais Seigneur que j’ai souvent cessé de fumer. mais que j’ai toujours recommencé, je te demande s.v.p. aide-moi, je n’y arrive pas par mes forces, si tu ne m’aides pas, je n’y arriverai pas, tu dis que tu m’as délivrée à la croix de l’esclavage du péché, c’est correct, j’arrête, mais avec ton aide, s.v.p., merci que tu enlèves le goût et le besoin de la cigarette. » J’ai cessé de fumer, j’ai gardé mon paquet de cigarettes pendant une semaine : j’ai connu, alors, la vraie délivrance. j’avais eu à coeur de jeûner quelques jours. Cela va faire vingt ans bientôt que je suis libre. J’ai connu la liberté DE D’AUTRES ESCLAVAGES, ET JE RENDS GRACE AU SEIGNEUR POUR LA LIBERTÉ QU’IL M A ACQUISE A LA CROIX.
    (J’aime beaucoup le verset (EPHE 4 : 24) qui dit que notre homme nouveau a été créé dans une sainteté et une justice que produit la vérité. Oui, créé à l’image de Jésus-Christ. Nous sommes parfaits en Jésus).
    C’est certain que dans ma vie, même encore, il y a la chair qui contrôle parfois, mais par la grâce et par la foi, je désire marcher par l’Esprit . Et C’EST BIEN DE ME RAPPELER ce qui s’est passé au début de ma conversion, DE CROIRE QUE JE SUIS LIBRE, QUE JESUS, à la croix, m’a affranchie. COMME TU DIS, MON FRERE, C’EST PAR LA FOI. JE PRIE LE SEIGNEUR POUR UNE RÉVÉLATION ENCORE PLUS GRANDE DE QUI JE SUIS EN LUI.
    SOIS BENI MON FRERE.

  5. FARAH dit :

    Eh oui, effectivement, la vieille nature est morte et enterrée avec Christ. J’ai compris l’enseignement et j’aurais dû dire « qualités » provenant de la tromperie de la chair. Mais vous avez bien répondu: il nous faut l’esprit de discernement. Merci, grand frère!