B38-Vaincre la dépression.

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

On dit que la dépression est le « mal du siècle. » On estime que, sous une forme ou une autre, la dépression touche près d’un Français sur cinq. Mais il peut paraître étonnant qu’un grand nombre de Chrétiens connaissent aussi cette affection grave et débilitante. Cet article est écrit pour les encourager, et leur montrer que le Seigneur Jésus est venu pour les délivrer et leur donner une parfaite guérison.

Il existe de nombreuses formes de dépressions. Toutefois, ces dépressions se caractérisent la plupart du temps par un certain nombre de symptômes communs, dont les principaux, outre l’irritabilité, la nervosité et des troubles de l’alimentation et du sommeil, sont les suivants, à des degrés divers  :

  • Sentiments de tristesse et de pessimisme, pouvant aller jusqu’à des pensées de mort et de suicide : tout est centré sur le négatif.
  • Sentiments de lassitude, d’impuissance, de passivité. et d’incapacité d’affronter les problèmes.
  • Sentiments de honte, de culpabilité, d’accusation de soi, de condamnation de soi.
  • Sentiments de ne pas être compris, de ne pas être aimé, d’être rejeté.
  • Dépendance excessive de ce que l’on ressent, des impressions et des sensations.
  • Difficulté à maîtriser et à organiser ses pensées : invasion de pensées et de raisonnements négatifs, défaut d’objectivité et d’équilibre dans les raisonnements, exagérations et généralisations hâtives, manque de réalisme.

Les causes de cette affection sont multiples. Elles peuvent être personnelles, biologiques ou psychologiques, héréditaires ou sociales. Mais elles peuvent se résumer à une réponse négative aux problèmes, aux échecs et aux déceptions de la vie.

Le dépressif s’enfonce progressivement dans un cercle vicieux aboutissant au repli sur soi, dans un désespoir toujours plus profond, face à son impuissance à trouver une solution à son problème.

Même si les médecins, les psychologues et les psychiatres ont développé toute une batterie de thérapies et de traitements, ceux-ci agissent le plus souvent sur les symptômes et non sur les causes profondes. En effet, ces causes profondes de la dépression sont spirituelles. Elles appartiennent donc à un domaine auquel la Science n’a pas accès, malgré tous ses progrès.

Si les causes profondes sont spirituelles, les remèdes le sont nécessairement aussi.

Les Chrétiens savent que, depuis la chute et le péché, une puissance de mort et de destruction est entrée dans l’homme. L’homme, coupé de son Dieu Créateur, est tombé sous la domination et la tyrannie du Malin. Comment ne pas voir, dans tous les symptômes décrits plus haut, l’une des œuvres les plus destructrices de Satan ? La dépression ronge l’âme tout comme un cancer peut ronger le corps. Le dépressif s’enfonce impuissant dans une lente descente aux enfers.

Jésus a dit :

« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10 : 10-11).

Le voleur décrit ici, c’est Satan. Le Seigneur dit bien que Satan ne pense qu’à voler, égorger et détruire. Le dépressif se voit privé inexorablement de toute espérance et de tout secours. Il se voit dépouillé de toute paix dans ses pensées et dans ses sentiments. Il ne connaît aucun répit, son ciel est d’airain, et des ténèbres de plus en plus épaisses l’entourent de toutes parts. Toutes sortes de pensées et de sentiments négatifs l’assaillent sans cesse. Il en arrive à être obsédé par la pensée que seule la mort peut le délivrer de ce cycle infernal.

Pouvons-nous douter un seul instant qu’il s’agit là de l’action directe du prince des ténèbres et de la mort ? Tandis que Jésus affirme être venu pour que Ses brebis aient la vie, et même une vie abondante ! Le Chrétien dépressif est loin d’être au bénéfice de cette vie abondante !

Pourtant, cette vie abondante, et même surabondante, est bien à sa disposition en Jésus-Christ ! Le Seigneur ressuscité est toujours le même ! Il n’a pas changé, et Sa grâce est toujours disponible. La main secourable de Dieu est toujours tendue, prête à saisir et à délivrer tous ceux qui mettront avec confiance leur main dans celle du Seigneur !

C’est en démontant le mécanisme profond de la dépression que nous pourrons comprendre de quelle manière le Seigneur a prévu de nous en faire sortir.

Il est tout à fait possible qu’un Chrétien né de nouveau soit touché par la dépression. Mais nous devons comprendre en premier lieu que la dépression est un mal qui touche l’âme et non l’esprit d’un Chrétien régénéré.

L’esprit d’un Chrétien régénéré a échappé à Satan et à toutes ses œuvres. Par notre nouvelle naissance spirituelle, Dieu crée en nous un esprit neuf, saint et pur, qu’Il place en Christ dans les lieux célestes, dans une position de résurrection et de victoire.

Toutefois, l’être conscient ordinaire du Chrétien régénéré n’est pas son esprit, mais son âme. Notre âme est la partie consciente de notre être intérieur. C’est au niveau de notre âme que nous sommes conscients de toutes les pensées, de tous les sentiments et de toutes les motivations de notre volonté, qui se manifestent en nous. Nous ne savons peut-être pas quelle est l’origine de toutes ces choses, mais nous sommes bien conscients de leur présence en nous.

Notre âme ne se trouve pas dans une position aussi favorable que celle de notre esprit. Si nous pouvions fonctionner au niveau de notre esprit dès le premier instant de notre nouvelle naissance spirituelle, nous n’aurions aucune possibilité de dépression ! Il n’y a aucune dépression possible au niveau de notre esprit, qui est « en Christ dans les lieux célestes » ! Comment peut-on être déprimé en présence de Christ dans les lieux célestes ?

Cette position spirituelle du Chrétien nous est révélée par la Parole de Dieu, mais nous ne la voyons pas de nos yeux humains. Nous ne la voyons, dans un premier temps, que par les yeux de la foi, grâce à la révélation que nous donne la Parole de Dieu.

Au niveau de notre âme, nous restons influencés par tout ce qui provient encore du monde extérieur, de tout notre passé, de notre hérédité, et de la puissance de péché qui continue d’habiter dans nos membres, puissance que la Bible appelle « la chair. »

Vous devez savoir que le Chrétien, même après sa nouvelle naissance, continue d’abriter dans son corps physique une puissance de péché et de mort. Cette puissance de péché et de mort s’appelle « la chair, » parce qu’elle est attachée à notre chair physique. Cette puissance est une puissance diabolique, qui possède des pensées, des sentiments et des désirs contraires à ceux de Dieu, et aussi contraires à ceux de notre esprit régénéré.

Tous ces éléments contraires se manifestent au niveau de notre âme et de notre être intérieur conscient. Si nous les acceptons, ils produiront dans notre vie les effets négatifs qui correspondent à la puissance d’où ils tirent leur origine.

En revanche, si nous acceptons dans notre âme les éléments qui nous viennent de Dieu, au travers de notre esprit régénéré, ils produiront en nous la Vie abondante de Christ.

Tandis que si nous acceptons les éléments qui nous viennent de Satan, au travers de la chair qui habite dans nos membres, ils produiront en nous la destruction et la mort.

Nous touchons ici à la cause profonde de la dépression : elle résulte de l’invasion, au niveau de nos pensées et de nos sentiments, de tous les éléments négatifs et destructeurs qui ont leur origine dans la chair de péché qui habite dans nos membres. Le dépressif laisse entrer en lui sans résistance tous ces éléments négatifs, qui ne tardent pas à produire toutes leurs conséquences destructrices.

Chez les dépressifs, on peut résumer tous les symptômes de la dépression par trois caractéristiques essentielles :

  • Une dépendance excessive de leurs impressions, de leurs sensations, de leurs émotions et de leurs sentiments, en particulier de tout ce qui est négatif.
  • Une grande difficulté à maîtriser toutes les pensées négatives qui les assaillent.
  • Une grande passivité et une absence de volonté.

Nous voyons réunis ici les principaux éléments qui permettent à Satan d’attaquer les dépressifs et de prendre position dans leur vie.

Ces principaux éléments touchent clairement tous les domaines de l’âme : sentiments, pensées et volonté. L’âme, dans tous ses domaines d’activité, est soumise à une attaque en règle de la part des puissances négatives des ténèbres.

Il est normal que le Malin nous attaque. Il rôde toujours autour de nous comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Si nous ne lui résistons pas avec une foi ferme, il ne s’enfuira jamais de nous, mais accentuera toujours sa pression, jusqu’à notre destruction complète.

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde » (1 Pierre 5 : 8-9).

« Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jac. 4 : 7).

Nous ne pouvons résister au diable et à ses œuvres que par une foi ferme. Cette foi vient du fait que nous nous appuyons sur la Parole de Dieu. Si le dépressif n’a pas cette foi, c’est qu’il a laissé entrer en lui tous les mensonges de Satan, au lieu de laisser entrer la Vérité de Dieu.

Ce qui n’est donc pas normal, c’est qu’un enfant de Dieu n’utilise pas les armes spirituelles toutes puissantes que le Seigneur a mises à sa disposition pour résister au diable. Cela ne peut être que l’effet de l’ignorance ou de l’incrédulité.

Nous ne faisons pas ce constat pour accabler et condamner ceux qui sont tombés en dépression. Mais nous devons regarder les choses en face, et leur dire avec amour la vérité, car c’est la vérité qui nous libère toujours. C’est en comprenant la vérité sur votre dépression que vous pourrez recevoir tout le secours que le Seigneur veut vous donner pour marcher en vainqueurs sur toute la puissance de l’ennemi.

Le dépressif, par ignorance ou incrédulité, a donc laissé ses pensées, ses sentiments et sa volonté être envahis par toutes les choses négatives qui viennent de Satan, et qui passent par sa chair de péché. Il a accepté sans réagir ces attaques de la chair et de Satan, qui veulent le conduire à la mort. Au lieu de veiller à laisser entrer dans sa vie la Vérité de Dieu, il a laissé passivement entrer les mensonges de l’ennemi. Il a accepté dans son âme une souillure spirituelle qui produit toujours la mort.

La dépression est le résultat d’un travail de sape incessant de Satan, qui ne cesse de bombarder l’âme du dépressif de pensées, de volontés et de sentiments mensongers et négatifs.

Ces pensées, ces volontés et ces sentiments sont bien réels pour la victime qui les subit passivement. Mais ils sont mensongers par rapport à la vérité de Dieu et de Sa Parole. Le dépressif accepte de croire comme vraies, pour lui, des choses que Dieu appelle mensonges. Ces mensonges empêchent le dépressif de voir et de comprendre tout ce que Dieu est, et tout ce qu’Il a accompli pour le sauver, le guérir et le délivrer.

Par exemple, le dépressif peut être envahi par le sentiment qu’il ne se sent pas aimé. Pour lui, ce sentiment de ne pas être aimé est une réalité psychologique. Mais il s’agit pourtant d’un mensonge flagrant par rapport à la Parole de Dieu, qui affirme que Dieu nous a aimés d’un amour éternel, au point de nous donner Son Fils, pour que tous ceux qui croient en Lui ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie éternelle.

On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Mais l’essentiel, c’est de bien comprendre que le dépressif a laissé des pensées, des impressions et des sentiments négatifs et mensongers contrôler et dominer son âme. Il a accepté tous les mensonges de l’ennemi. Il ignore, ou ne croit pas, ce qui revient au même, que Dieu l’aime, que Dieu l’a déjà délivré de toute la puissance du Malin, que Jésus, à la croix, a déjà dépouillé toutes les puissances des ténèbres et les a livrées en spectacle.

Le dépressif n’a pas veillé à garder ses pensées en Christ. Il n’a pas amené chacune de ses pensées captives à l’obéissance de Christ. Il a ouvert, sans réagir, ses pensées aux pensées de Satan, à ces germes de mort qui se sont implantés dans son âme, et qui sont en train de produire des fruits de destruction et de mort.

Jésus a dit :

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement » (Mat. 22 : 37-38).

Le Seigneur nous ordonne ici d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos pensées. Il nous demande donc de remplir notre âme d’un amour pur pour Lui. Cet amour pur ne peut résulter que de notre connaissance et de notre acceptation de la Vérité de Dieu ! Au lieu de cela, le dépressif a laissé son âme se remplir d’amertume, de mensonge et, finalement, de ce qu’il faut bien considérer comme étant de la « haine » pour Dieu. Le dépressif finit même par croire que Dieu l’a abandonné ou que Dieu ne l’aime pas. Est-ce ainsi que l’on peut aimer de toute son âme Celui qui a tout fait pour nous donner un salut complet, au prix du sang précieux de Son Fils ? Bien-aimés, nous sommes grandement coupables devant Dieu si nous laissons le mensonge envahir notre âme ! L’amour de la vérité consiste d’abord à rejeter le mensonge !

Paul a écrit :

« Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Cor. 2 : 12-16).

Regardons les choses en face : la dépression est une œuvre de la chair et du diable. Le dépressif a accepté passivement dans sa vie une œuvre de la chair et du diable. Le dépressif est donc un Chrétien dominé par la chair. Il est cet homme « animal, » c’est-à-dire dominé par une âme contrôlée par la chair. Cet homme « animal » ne reçoit pas les vérités de Dieu, parce qu’il est obsédé par les mensonges de l’ennemi. Or Paul dit que nous, Chrétiens, nous avons la pensée de Christ. Nous avons la pensée de Christ, parce que Christ habite tout entier dans notre esprit régénéré.

Au lieu de laisser cette pensée de Christ remplir ses pensées, le dépressif a choisi de se laisser envahir par les pensées mensongères de Satan.

Paul a aussi écrit :

« Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Cor. 10 : 3-5).

Le dépressif a laissé Satan bâtir dans son âme des véritables forteresses spirituelles. Ce sont toutes les pensées et tous les raisonnements qui s’élèvent contre les vérités de Dieu. Ces forteresses ont été bâties quand nous avons accepté dans nos pensées tous les mensonges de Satan. Ces forteresses ne peuvent être renversées que par des armes spirituelles, c’est-à-dire, essentiellement, par la Vérité de Dieu et de Sa Parole ! Le dépressif ne sera libéré et affranchi que par la Vérité ! Nous devons traquer toutes les pensées mensongères, et les amener captives à l’obéissance de Christ ! Cela signifie que nous ne devons pas accepter dans nos pensées la moindre pensée mensongère, qui constituerait aussitôt une « forteresse » pour l’ennemi de nos âmes ! Nous devons donc ardemment connaître la Vérité, afin d’en remplir notre âme. Le dépressif qui ne fait pas cet effort de connaissance de la vérité, pour en remplir son âme, restera sous la domination de Satan.

Esaïe nous parle également de ces forteresses ennemies qu’il nous faut renverser, et aussi d’une autre forteresse, celle de Dieu, dans laquelle nous pouvons nous réfugier :

« En ce jour, on chantera ce cantique dans le pays de Juda : nous avons une ville forte ; il nous donne le salut pour murailles et pour rempart. Ouvrez les portes, laissez entrer la nation juste et fidèle. A celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. Confiez-vous en l’Eternel à perpétuité, car l’Eternel, l’Eternel est le rocher des siècles. Il a renversé ceux qui habitaient les hauteurs, Il a abaissé la ville superbe ; il l’a abaissée jusqu’à terre, il lui a fait toucher la poussière. Elle est foulée aux pieds, aux pieds des pauvres, sous les pas des misérables. Le chemin du juste est la droiture ; toi qui es juste, tu aplanis le sentier du juste » (Esaïe 26 : 1-7).

Le passage précédent de Paul pourrait presque être un commentaire de ce passage d’Esaïe ! L’Eternel a renversé ceux qui habitaient sur les hauteurs, c’est-à-dire nos ennemis spirituels, et qui dominaient sur nous, au point de nous rendre misérables. Mais si Dieu les a renversés, c’est parce que nous avons accepté d’être fermes dans nos sentiments, et de nous confier en Dieu, qui est le rocher des siècles, et qui nous aime. Nous allons pouvoir retrouver la paix du cœur, et nous aurons la victoire sur nos ennemis ! Nous pourrons jouir de notre salut, qui sera pour nous une muraille et un rempart !

De son côté, Jérémie a écrit :

« Ainsi parle l’Eternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n’y marcherons pas. J’ai mis près de vous des sentinelles : Soyez attentifs au son de la trompette ! Mais ils répondent : Nous n’y serons pas attentifs. C’est pourquoi écoutez, nations ! Sachez ce qui leur arrivera, assemblée des peuples ! Ecoute, terre ! Voici, je fais venir sur ce peuple le malheur, fruit de ses pensées ; car ils n’ont point été attentifs à mes paroles, ils ont méprisé ma loi » (Jér. 6 : 16-19).

Ce sont des paroles très fortes ! Elles nous révèlent que le peuple de Dieu a perdu le repos de son âme, parce qu’il a rejeté et méprisé les paroles du Seigneur. Il a préféré produire le mauvais fruit de ses pensées charnelles. A cause de cela, il a attiré lui-même sur lui le malheur et la destruction, mais le Seigneur l’appelle à retrouver les anciens sentiers, à s’engager à nouveau dans la voie de la vérité, de la justice et de la foi.

Comprenez-vous qu’il s’agit de quelque chose de bien plus profond qu’un simple désordre psychologique, dont pourraient venir à bout quelques médicaments bien choisis, ou quelques entretiens avec un bon psychologue ?

Quand un Chrétien laisse entrer en lui, par ignorance ou incrédulité, des choses qui viennent de Satan, que ce soient la rébellion, la maladie, le mensonge ou la mort, de quelle manière faut-il qualifier cela ?

Ne serait-il pas juste d’appeler cela tout simplement un péché ?

Oui, il s’agit bien d’un péché, provoqué le plus souvent par l’ignorance et l’incrédulité. Mais Paul a pu dire, en parlant de lui-même :

« Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ » (1 Tim. 1 : 13).

Bien-aimés dépressifs, vous pouvez commencer à recevoir la guérison de votre dépression, quand vous comprenez que votre passivité devant les mensonges de Satan, votre ignorance et votre incrédulité devant la Vérité de Dieu, que tout cela n’est rien d’autre qu’un péché devant Dieu ! Il s’agit d’une transgression le plus souvent inconsciente et involontaire, car la plupart des Chrétiens dépressifs aiment Dieu et veulent faire Sa volonté. Mais ils ne se rendent pas compte qu’ils n’ont pas veillé à remplir leurs pensées des pensées de Dieu, ou qu’ils ont laissé leur intelligence « vide » et inerte. N’oublions pas qu’en grec, le sens premier du verbe « pécher » est « manquer la cible, s’égarer, se tromper. »

Mais, gloire à Dieu, le Seigneur Jésus est venu pour sauver les pécheurs, et pour nous laver par Son sang de toutes nos iniquités ! Dieu a compassion des ignorants et des incrédules, et Il veut leur faire grâce. Mais nous devons d’abord prendre conscience de la réalité de notre état spirituel devant le Seigneur, et L’invoquer pour qu’Il nous fasse grâce.

Un traitement spirituel pour résoudre un problème spirituel.

La victoire sur la dépression nous est assurée, quand nous acceptons d’adopter la bonne attitude, de changer notre manière de penser, et d’employer les armes spirituelles que Dieu nous offre en Christ.

  • Nous devons traiter la dépression comme une conséquence de l’ignorance et de l’incrédulité.

Dieu nous offre la solution : décider de ne plus rester dans notre ignorance, nous repentir de notre incrédulité, et accepter la vérité de Dieu.

En d’autres termes, le « négatif » de Satan doit être combattu par le « positif » de Dieu !

  • Nous devons nous fixer des objectifs stimulants !

L’objectif le plus stimulant qu’un Chrétien puisse se fixer, c’est sans aucun doute de chercher à manifester Christ dans toute sa vie ! Cet objectif est d’autant plus possible à atteindre que Christ a déjà tout accompli par nous, qu’Il nous a déjà recréés à Son image dans notre esprit régénéré, dans notre « homme intérieur » nouveau, et qu’Il est venu habiter en nous par Son Esprit Tout-Puissant.

Nous ne pouvons atteindre cet objectif que par la foi en la Vérité. C’est la Parole vivante de Dieu qui peut séparer en nous ce qui est charnel de ce qui est spirituel, et qui nous permet de faire le tri entre le mensonge et la vérité.

Connaître la vérité, c’est connaître Christ et la vraie nature du Dieu d’amour. C’est connaître l’œuvre de la croix. C’est connaître, surtout, la réalité magnifique de notre nouvelle naissance spirituelle. C’est connaître tout ce que Dieu a déjà accompli en Christ pour nous pardonner, nous donner une nouvelle nature à Son image, et nous asseoir en Christ dans les lieux célestes, dans une position de victoire absolue sur Satan, sur la maladie et sur la mort.

Connaître la vérité, c’est aussi repérer et pourchasser tout ce qui est contraire à la vérité. C’est veiller attentivement à nos sentiments et à nos pensées, pour ne laisser aucun mensonge pénétrer en nous. C’est chercher à être toujours plus remplis de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit.

  • Nous devons rejeter toute passivité et passer à l’attaque de l’ennemi.

Dans la dépression, nous avons affaire à des ennemis spirituels, qui sont des esprits méchants dans les lieux célestes. Nous devons nous revêtir de toutes les armes spirituelles de Dieu pour leur résister activement. Satan profite en effet toujours de notre passivité. Nous devons pleinement obéir au commandement que Dieu nous donne :

« Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté » (Eph. 6 : 10-13).

Nos frères peuvent prier pour nous et nous encourager, mais c’est à nous de nous fortifier nous-mêmes et de nous revêtir nous-mêmes des armes que Dieu a déjà mises à notre disposition.

Les armes spirituelles dont Paul parle ne sont rien d’autre que les différentes facettes du fruit de l’Esprit : la vérité, la justice, le zèle, la foi, le salut, la Parole de Dieu et les prières persévérantes. En produisant ce bon fruit de l’Esprit, nous forgeons donc les armes spirituelles qui nous permettent de combattre Satan d’une manière à laquelle il ne peut résister.

Parmi ces armes toutes puissantes, il faut aussi citer le Nom glorieux et victorieux de Jésus, qui a reçu toute autorité dans le ciel, sur la terre et sous la terre, et le Sang précieux de Jésus, par lequel nous avons été rachetés.

Quand nous nous servons activement de toutes ces armes, nous pouvons résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté ! Nous pouvons rejeter les mensonges de Satan, et lui ordonner avec foi de quitter notre vie. Voilà l’assurance d’une victoire parfaite ! Nous serons à nouveau remplis de joie et de louange pour notre Dieu !

En conclusion, nous devons insister sur le fait que les dépressifs ont aussi besoin que nous les entourions de notre amour et de nos prières. Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls dans le combat spirituel qu’ils ont à mener, et que des frères et des sœurs en Christ combattent pour eux et avec eux. C’est pour cela que Paul ajoute aussi, à la fin de ce passage sur les armes spirituelles su Chrétien :

« Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi … » (Eph. 6 : 18-19).

Quand nous prions ainsi, nous devons être remplis de la certitude que nous prions conformément à la volonté de Dieu. Le Seigneur veut toujours sauver, guérir et délivrer les captifs. Les dépressifs sont des captifs de Satan qui ont besoin d’être délivrés par la Vérité. Ils doivent accepter de prendre eux-mêmes leurs responsabilités personnelles dans ce combat de la foi, mais nous ne devons pas les laisser seuls, car ce combat est celui de tout le Corps de Christ. Quand un membre souffre, c’est tout le corps qui souffre. Et quand un membre obtient la victoire, c’est aussi tout le corps, qui l’a aidé à obtenir cette victoire, qui bénéficie de cette victoire !

Le Seigneur Jésus n’est pas venu pour condamner les pécheurs. Il est venu pour les sauver et les délivrer. Il n’est pas venu pour condamner ceux qui sont malades et attaqués par la dépression. Mais Il est venu pour leur accorder Son pardon, pour les délivrer et pour les guérir ! En Lui, nous avons une pleine assurance que nous pouvons être guéris et délivrés !

Si nous nous confions en Sa grâce et en Son amour, Il nous fera sortir de la dépression, et nous établira sur le rocher que nous ne pouvions pas atteindre. Mais cela doit passer par un abandon complet de notre vie entre les mains du Seigneur, et une collaboration active et spirituellement intelligente avec Lui. Il pourra alors agir et nous faire sortir de la fosse où nous étions plongés, pour nous remettre sur le chemin de la lumière et de la paix.

143 Responses to B38-Vaincre la dépression.

  1. lise dit :

    Bonjour cher frère Henri. Merci pour tes éléments . Amitiés en Christ

  2. Christine S.G. dit :

    Chère Marie-Noëlle, je me réjouis que mon témoignage t’ait édifiée, mais je dois avouer humblement qu’un noyau de cerise a eu raison de mes incisives, et je suis revenue de chez le dentiste bien penaude, édentée comme lorsque j’avais 6 ans(cela m’a rajeunie de 70 ans !)
    Ce n’est pas grave, on s’habitue à tout, en remerciant le Seigneur pour les progrès dans le domaine des prothèses dentaires.
    Sylvie S. a raison, les messages de notre frère Henri nous font bien progresser en matière de sanctification. Il faut voir ma fille, ma chère petite Marina qui est, d’après les normes de la neuropsychiatrie, « handicapée mentale » (elle a 47ans)
    Il faut voir comment elle écoute les messages d’Henri sur son MP3 ! Au lieu de regarder la télévision avec son papa. Elle a été délivrée de ronger ses ongles, en même temps qu’elle était délivrée de la télévision. Et lorsqu’elle a des problèmes dus à la ménopause, elle compte absolument sur le Seigneur. Quant aux problèmes circulatoires elle ne veut plus les bas de contention, et n’a pas eu besoin d’être opérée des varices en 2009. Nous vivons toutes les deux une communion fraternelle super.
    Amitié fraternelle à vous tous, en commençant par Henri.

  3. lise dit :

    Bonjour à tous. Voilà, je connais un chrétien qui était dans la dépression, plutôt seul, ayant peu de contact avec le pasteur de son assemblée, qui a mis fin à ses jours. Il ne connaissait pas la croix. est-ce-que à votre avis, son esprit est avec le Seigneur, bref j’aimerai avoir des éclaircissements. Merci

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Lise, Le suicide n’est pas le meilleur moyen d’entrer au Paradis, puisque c’est une désobéissance directe au commandement de Dieu de ne pas tuer. Mais on ne sait jamais ce qui peut se passer au dernier instant, car il suffit de peu de temps pour invoquer le nom de Jésus. Tant qu’on n’a pas de certitude, il vaut mieux ne rien dire, et s’en remettre à la sagesse et la miséricorde du Seigneur!

  4. Marie-Noëlle dit :

    Chere Christine S.G, je crois que c’est toi qui a témoigné au sujet de tes dents. Suite à ce témoignage, j’ai renoncé à racheter du dentifrice spécial gencives sensibles. Depuis ce jour, plus de douleurs dentaires ou gingivales, plus de saignements. Merci d’avoir témoigné, je n’avais pas idée de demander au Seigneur de me guérir de ça, mais c’est vrai qu’Il nous fait rajeunir comme l’aigle.

  5. Sylvie S. dit :

    Que l’Eternel soit glorifié de tous les commentaires que je peux lire et qui sont enrichissants ! Je trouve que quelque chose a changé chez tout le monde sur ce blog, et je perçois que cela va vers le haut ! Loué soit l’Eternel, ô merci Seigneur ! Je crois que c’est l’amour de Dieu en chacun(e) qui grandit, qui s’approfondit ! Vraiment je suis encouragée, et veux aussi vous remercier toutes et tous de votre persévérance en Christ, ô merci, merci de cet exemple à suivre !
    J’aimerais dire à Jean-Marc que nous pensons à toi sur ce blog dans nos prières, et n’oublie pas aussi la plus merveilleuse intercession pour toi, c’est celle de Jésus qui t’aime comme la prunelle de Ses yeux ! Prends bon courage cher frère et fortifie-toi dans la Parole ! Après avoir demandé des mots d’encouragement pour toi, voici la parole sur laquelle je suis arrivée: Deutéronome 29:29. (Intéressée, je suis allée lire aussi le chapitre 30, mais c’était là une initiative perso). Voilà, sois béni, ainsi que toute ta famille. Que Son épée vous fortifie dans la foi au Fils de Dieu ! Amen !

  6. Jean-marc dit :

    Merci pour vos prières j’en ai bien besoin.