B41-Sommes-nous déjà parfaits en Christ, ou destinés à l’être ?

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

De nombreux passages du Nouveau Testament nous exhortent à rechercher la perfection, tandis que d’autres proclament que nous sommes déjà parfaits en Christ. Qu’en est-il exactement, et comment cette question peut-elle influencer notre marche chrétienne pratique ? Comment pourrions-nous définir la perfection chrétienne ?

Dans le Sermon sur la Montagne, le Seigneur Jésus nous donne ce commandement :

« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mat. 5 : 48).

Dans l’Evangile de Luc, le Seigneur dit aussi :

« Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6 : 40).

Jésus nous demande donc de ne pas nous contenter d’une perfection approximative, ou relative. Mais Il fixe la barre à la hauteur maximale : nous devons être parfaits comme Dieu Lui-même est parfait ! Nous devons être comme notre Maître ! Il nous faut bien nous pénétrer de ce commandement ! Rien de moins ne pourra jamais satisfaire notre Seigneur. Dieu vit dans la perfection. Tout ce qu’Il dit, tout ce qu’Il fait, est d’une perfection absolue. Il n’acceptera jamais la moindre imperfection dans Son Royaume.

Un tel commandement pourrait nous décourager. En fait, il devrait au contraire nous encourager et nous remplir de joie et de foi ! Car si le Seigneur nous donne un tel commandement, c’est qu’Il a nécessairement aussi prévu pour nous le moyen d’obéir ! Dieu ne nous demandera jamais des choses qui nous sont impossibles. Jésus a dit en effet :

« Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9 : 23).

Et encore :

« Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu » (Marc 10 : 27).

Tout est donc clair : Dieu nous demande quelque chose qui est impossible aux hommes. Mais tout est possible à Dieu, et tout est aussi possible à ceux qui croient.

La perfection chrétienne est donc uniquement une question de foi en la toute-puissance de Dieu, qui seul peut nous donner cette perfection qu’Il exige de nous. Non seulement Il le peut, mais Il le veut pour nous, puisque c’est ce qu’Il exige de nous.

Nous pouvons donc être pleinement assurés d’atteindre cette perfection, qui ne peut être que l’œuvre de Dieu dans la vie de tous ceux qui croient. Encore faut-il savoir si nous atteindrons cette perfection lors du retour du Seigneur, ou si nous pouvons en bénéficier dès maintenant !

Tant de Chrétiens sont dans le doute et l’incertitude à ce sujet ! Tant de Chrétiens sont même persuadés que la perfection sera toujours hors de leur portée, tant qu’ils vivront sur cette terre dans ce corps de chair ! Tant de Chrétiens considèrent même qu’il est inconvenant de croire que nous pourrions être parfaits sur cette terre. En effet, quand ils considèrent leur passé, et même leur vie présente, avec leurs chutes et leurs échecs, et le péché qui les enveloppent si facilement, ils refusent l’idée de penser qu’ils pourraient être au même niveau que leur Dieu. Ils continuent à croire que seul Dieu est Saint, et qu’ils seront toujours des pécheurs ici-bas, même s’ils ont été sauvés par grâce. Ils sont persuadés que la chair et le péché leur colleront à la peau tant qu’ils vivront. Ils aimeraient bien changer, pour plaire à leur Dieu, mais ils n’en voient pas la possibilité. Dans le fond, ils se méprisent eux-mêmes et sont résignés à vivre une vie de défaite.

Pourtant, il reste toujours au fond de leur cœur l’espoir que les choses pourraient changer. En tout cas, il y a, profondément ancrée dans le cœur de tous les enfants de Dieu, une aspiration intense à être saints et à ressembler à Jésus ! Mais, très souvent, ils ne voient pas de quelle manière ils pourraient y parvenir.

Leur frustration et leur confusion peuvent augmenter rapidement, du moins dans un premier temps, quand ils se décident à sonder les Ecritures, dans la recherche d’une solution à leur problème. Ils se rendent compte que Dieu est un Dieu très exigeant en matière de sainteté, et qu’Il n’acceptera pas de compromis dans la vie de Ses enfants.

L’étude de la Bible peut aussi augmenter leur perplexité, car ils y découvrent des contradictions apparentes : certains passages nous donnent la promesse que nous atteindrons un jour la perfection en Christ, tandis que d’autres nous assurent que nous sommes déjà parfaits en Lui. Comment concilier ces contradictions ?

Par exemple, l’apôtre Paul dit aux Philippiens :

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Phil. 1 : 6).

« Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence, pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ » (Phil. 1 : 9-10).

Il dit aussi aux Corinthiens :

« Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Cor. 1 :8).

Et aux Thessaloniciens :

« Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous, afin d’affermir vos cœurs pour qu’ils soient irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints ! » (1 Thes. 3 : 12-13).

Tous ces passages nous donnent la promesse formelle que nous serons purs et irréprochables dans la sainteté, lors de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ. Mais il s’agit dans ces passages d’une promesse pour l’avenir, et non pour le présent : si nous sommes fidèles, si nous restons attachés au Seigneur, et si nous gardons la foi, le Seigneur nous fera atteindre la perfection, et nous serons parfaits pour le jour de Christ.

Certes, il est déjà encourageant de savoir, et de croire, que Dieu nous fera un jour atteindre cette perfection tellement désirée. Mais cela peut aussi être un sujet d’inquiétude et de découragement, quand nous comparons cet état futur de perfection absolue avec notre état présent, et quand nous constatons la lenteur de nos progrès ! Nous pouvons même nous demander si nous allons finalement atteindre le but, compte tenu de la proximité du retour du Seigneur. Il est certain que le Malin fait aussi tout ce qu’il peut pour nous faire douter, et pour nous inciter à garder nos yeux tristement fixés sur nos échecs, nos manquements et nos insuffisances !

Nous pouvons certes tendre constamment à ce qui est parfait, comme nous le demande Hébreux 6 : 1. Mais, plus nous courons vers le but, et plus il nous semble s’éloigner ! D’autant plus que le grand apôtre Paul lui-même confesse qu’il court vers le but, mais qu’il ne l’a pas encore atteint :

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3 : 12-14).

Certains pourraient penser en lisant ce passage : « Si même Paul, à qui Jésus est apparu plusieurs fois, et qui a été directement enseigné par le Seigneur, confesse qu’il n’a pas encore atteint la perfection, que puis-je espérer pour moi-même ?

Le combat de la foi peut donc être rude dans nos cœurs, et beaucoup finissent par se résigner à baisser les bras !

La perplexité de certains Chrétiens grandit encore, quand ils découvrent que certains passages très clairs affirment que nous sommes déjà parfaits ! Il n’est pas question de mettre en doute la Parole de Dieu ! Mais, dans ce cas, comment le Seigneur peut-Il promettre à ceux qui sont déjà parfaits d’atteindre une perfection future pour le jour de Christ ? N’y a-t-il pas là une contradiction difficile à expliquer ? En outre, si Dieu affirme que nous sommes déjà parfaits, comment expliquer notre imperfection présente ?

Considérez ces passages :

« Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis » (1 Cor. 2 : 6).

Les « parfaits » dont Paul parle sont les enfants de Dieu, les disciples de Christ. Paul dit aux Corinthiens qu’ils sont « parfaits. » Et pourtant, toute son épître montre que les Corinthiens étaient des hommes charnels, qui vivaient dans le désordre, et qui acceptaient fort bien le péché au milieu d’eux. Ce n’est pas ainsi que devraient se comporter des « parfaits » ! Nous pouvons nous consoler, en quelque sorte, comme le disent certains, en affirmant que « Dieu nous voit parfaits en Christ, » et qu’Il ne tient donc pas trop compte de nos nombreuses imperfections présentes… Mais un tel raisonnement fallacieux ne peut pas satisfaire le Seigneur !

Paul écrit aux Philippiens :

« Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus » (Philippiens 3 : 15).

Quelques versets auparavant, Paul venait de dire qu’il n’était pas encore parvenu à la perfection. Et voici à présent qu’il affirme que nous sommes tous parfaits ! Comment est-ce possible ? Nous pourrions nous dire : « Je n’y comprends plus rien ! »

L’auteur de l’épître aux Hébreux déclare :

« Car, par une seule offrande, il (Jésus-Christ) a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés » (Hébreux 10 : 14).

Nous savons que nous avons été sanctifiés par le sacrifice substitutif de Jésus, et par l’effusion de Son sang. Mais ici, il est bien écrit que ce même sacrifice de Jésus nous a amenés à la perfection pour toujours.

De son côté, l’apôtre Jean écrit dans sa première épître :

« Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable » (1 Jean 3 : 9-10).

Nous pouvons comprendre qu’un Chrétien, normalement, ne peut pas pratiquer le péché. « Pratiquer le péché » signifie « se livrer régulièrement au péché, » en tant qu’activité constante et régulière. Un Chrétien né de nouveau peut chuter et pécher, mais il ne se livre pas, normalement, à la pratique régulière d’un péché connu de lui. Cela, nous le comprenons très bien, est confirmé par notre propre expérience.

Mais quand Jean ajoute qu’un enfant de Dieu, qui est donc né de Dieu en esprit, « ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu, » alors nous ne comprenons plus. Parce que nous savons que nous sommes nés de Dieu en Jésus-Christ, et pourtant il nous arrive encore de pécher ! Comment comprendre ce que Jean nous dit là, quand il affirme qu’un enfant de Dieu ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu ? Jean parle d’une impossibilité de pécher ! Comment est-ce possible ? Ou, plutôt, comment peut-il être impossible de pécher, quand nous sommes Chrétiens ?

Bien-aimés, quand nous sommes en face de certaines contradictions apparentes dans la Bible, ne commençons surtout pas, comme le font certains qui sont mal affermis, à remettre en cause Dieu, ou la Parole de Dieu !

Ceux qui soulignent les contradictions apparentes de la Bible, pour en conclure que les Ecritures se trompent et ne sont pas fiables, ne se rendent pas compte qu’en réalité, ils se placent eux-mêmes au-dessus de Dieu et de la Bible, pour juger le Seigneur et Sa Parole selon les critères de leur intelligence humaine.

Comment notre faible intelligence humaine peut-elle avoir la prétention de juger le Seigneur, dont l’intelligence est infinie ? Et qui peut prétendre comprendre pleinement la Parole de Dieu par sa propre intelligence ?

La seule attitude spirituellement intelligente ne peut être que la suivante : reconnaître nos limites, et compter sur la grâce et sur la lumière divines, pour que nous puissions recevoir l’explication de toutes les contradictions bibliques apparentes. Car il y a une explication ! Mais cette explication doit être reçue dans un cœur humble qui recherche la Vérité. Dieu Se fera alors une joie de révéler Sa Vérité à un cœur épris de Vérité !

Comment concilier ce qui est apparemment inconciliable ?

Devant ce problème que nous venons de soulever, c’est-à-dire devant la contradiction apparemment insoluble, entre une perfection qui nous est promise dans le futur, et une perfection qui nous est affirmée pour le présent, quelle est donc la Vérité de Dieu ?

Cette Vérité, comme toujours, nous est clairement présentée dans les Ecritures. Mais elle est d’une telle clarté et d’une telle simplicité spirituelle que nous ne sommes pas parvenus à la voir rapidement, compte tenu de notre tendance humaine à croire que ce qui est profond doit nécessairement être compliqué ! Or, les choses de Dieu sont simples, elles sont pour les enfants ! Ce sont les théologiens qui ont tendance à compliquer les choses !

Rappelons que la « théologie » est l’étude de tout ce qui concerne Dieu. Si ce sont les hommes qui cherchent à comprendre Dieu avec leur propre intelligence limitée, il ne peut qu’en résulter la plus grande confusion ! Mais si c’est Dieu qui Se révèle Lui-même à celui qui veut honnêtement Le connaître, alors nous recevrons une connaissance spirituelle claire ! Car Dieu n’est jamais l’auteur de la confusion !

Un bon théologien devrait donc être caractérisé par son aptitude à rendre claires les choses les plus compliquées, alors que le mauvais théologien est celui qui ne manque jamais de compliquer ce qui est simple ! Autrement dit, le « bon théologien » est celui qui a reçu une claire révélation de Dieu, et le « mauvais théologien » est celui qui construit lui-même sa conception intellectuelle de Dieu.

Or nous savons que le voile de notre ignorance spirituelle ne peut disparaître qu’en Christ :

« Ayant donc cette espérance, nous usons d’une grande liberté, et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Cor. 3 : 12-18).

Le voile qui couvre notre entendement spirituel, et qui nous empêche de comprendre les contradictions apparentes de la Bible, ce voile ne disparaît que lorsque nos cœurs se convertissent au Seigneur Jésus ! C’est humiliant pour l’orgueil de l’homme, mais il est bon que l’orgueil de l’homme soit humilié !

Cela doit suffire pour mettre fin à toutes nos discussions intellectuelles stériles sur des points difficiles à comprendre dans la Bible, et sur ses prétendues contradictions ! Convertissons-nous sincèrement au Seigneur Jésus, de tout notre cœur, et demandons-Lui de nous éclairer ! Il le fera ! Nous comprendrons la vérité, les contradictions disparaîtront, et notre foi grandira !

La vraie nature de la perfection chrétienne.

Nous pouvons clairement comprendre le problème de la perfection chrétienne, une fois que nous avons compris en quoi consiste réellement la nouvelle naissance spirituelle, et la différence entre l’âme et l’esprit.

Nous n’allons pas reprendre ici l’étude détaillée de l’esprit, de l’âme et du corps, que nous avons déjà présentée dans un autre article. Toutefois, nous donnerons une courte explication concernant les différences entre l’âme et l’esprit, dans la perspective de la nouvelle naissance spirituelle en Christ.

Pour simplifier, nous dirons que l’âme est notre être psychologique intérieur conscient ordinaire. Tous les êtres humains sont conscients qu’ils ont un être intérieur, qui possède des facultés intellectuelles, des facultés émotionnelles et sentimentales, et des facultés volitives. C’est au niveau de notre âme que nous sommes conscients de nos pensées, de nos sentiments, de nos désirs et de nos volontés. C’est au niveau de notre âme que tous ces aspects de notre personnalité se manifestent. Mais ce n’est pas notre âme qui en est l’origine. Chez un Chrétien né de nouveau, nos pensées, nos sentiments et nos volontés peuvent avoir deux origines opposées : soit notre esprit régénéré, soit notre chair, celle-ci étant définie comme une puissance de péché et de mort qui demeure dans notre corps physique, même après notre conversion.

Notre esprit est notre être intérieur le plus profond, notre « homme nouveau » spirituel, notre nouvelle nature spirituelle que nous avons reçue du Seigneur quand nous nous sommes convertis à Jésus-Christ. Au moment où nous nous repentons de nos péchés, et où nous acceptons le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Seigneur, Dieu fait passer notre esprit par une nouvelle naissance. Notre esprit, qui était contrôlé par une puissance de mort et de péché jusqu’à notre conversion, est recréé à neuf par le Seigneur. Nous devenons une nouvelle création spirituelle en Christ. Notre esprit nouveau est alors uni à l’Esprit de Christ, qui vient demeurer dans notre esprit.

Notre âme n’est pas changée par la nouvelle naissance de notre esprit. En outre, la puissance de mort et de péché qui était dans notre esprit reste encore fixée dans notre corps physique. Cette puissance de mort et de péché, que Paul appelle « la chair, » possède des pensées, des volontés, des désirs et des sentiments contraires à ceux de notre esprit régénéré. Tout ce qui provient de notre chair et de notre esprit se manifeste au niveau de notre être intérieur conscient, de notre âme.

Le Chrétien régénéré doit apprendre à « trier » tous ces éléments qui se manifestent au niveau de son âme, de manière à éliminer tout ce qui provient de la chair, pour ne conserver que ce qui provient de l’esprit.

La difficulté, pour le Chrétien, est grande au début de sa conversion. Car, jusque-là, il était entièrement contrôlé par cette puissance de péché et de mort, qui domine l’humanité depuis la chute originelle. Toute sa personnalité et tout son caractère ont été modelés et façonnés par cette puissance de péché. Le Chrétien est donc, jusqu’à sa nouvelle naissance spirituelle, complètement identifié avec la personnalité et le caractère de son « vieil homme. » Brusquement, il devient, dans son esprit régénéré, un « homme nouveau, » dont la personnalité et le caractère n’ont plus rien à voir avec ceux de son « vieil homme. »

Le Chrétien doit donc « mourir » complètement à ce qu’il était jusque-là, dans sa personnalité ancienne, pour laisser se manifester la personnalité nouvelle que Dieu lui a donnée dans son esprit nouveau. Somme toute, le Chrétien doit rejeter et « oublier » ce qu’il était jusqu’à sa conversion, pour découvrir et manifester sa nouvelle nature en Christ. Il est puissamment aidé, dans tout ce processus, par le Saint-Esprit et par la Parole de Dieu.

Ce qui manque le plus à la plupart des Chrétiens, c’est la connaissance de la nature réelle de notre esprit régénéré, de ce que nous sommes réellement dans notre être spirituel nouveau, dans notre nouvelle nature en Christ. Cette connaissance nous est donnée par une étude attentive de la Parole de Dieu.

Voici certains versets fondamentaux, qui nous permettent de comprendre à quel point l’œuvre de Christ a été magnifique.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (création). Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Cor. 5 : 17).

Notre esprit régénéré est réellement une nouvelle création. Il est entièrement libéré de toutes les « choses passées » qui pesaient sur lui depuis la chute. Toute l’hérédité de péché et de mort est coupée, nous devenons à présent des fils et des filles de Dieu par notre esprit nouveau, qui est participant de la nature divine.

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4 : 17-24).

Ce verset est capital. Il nous révèle que notre « homme nouveau, » c’est-à-dire notre esprit régénéré, est « créé selon Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » Il confirme que notre esprit est bien une nouvelle création. Mais il révèle aussi que cette création a été faite « selon Dieu, » c’est-à-dire « à l’image de Dieu. »

Dieu avait déjà créé Adam « à Son image, à Sa ressemblance. » Quand Dieu nous fait naître de nouveau, Il refait une création nouvelle, qui est aussi à Son image, à Sa ressemblance.

Nous savons que Jésus est l’image visible du Père. Notre esprit nouveau est recréé à l’image de Dieu Lui-même, c’est-à-dire à l’image de Jésus. Notre esprit est créé à l’image de Christ, dans une justice et une sainteté que produit la vérité. La justice et la sainteté de notre esprit sont réellement la justice et la sainteté de Dieu Lui-même.

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5 : 21).

Non seulement notre esprit nouveau est créé dans une justice et une sainteté que produit la vérité, mais il devient, par la grâce du Seigneur, « justice même de Dieu. »

Notre esprit régénéré ne saurait donc être plus parfait, plus juste et plus saint ! Notre être spirituel est déjà parfait et saint ! C’est cette vérité fondamentale que tant de Chrétiens ignorent, et cette ignorance les maintient dans une conscience de péché et d’imperfection qui est débilitante et paralysante.

Bien-aimés frères et sœurs, comprenez, une fois pour toutes, la grandeur du don que Dieu nous fait en Christ ! Non seulement Il a pardonné nos péchés et les a effacés par le Sang de Christ, mais Il nous a donné une nouvelle nature spirituelle qui est à l’image de Christ, une nature sainte, juste, pure et parfaite ! Il y a de la dynamite spirituelle dans cette révélation ! Il y a là de quoi nous faire changer de comportement !

« Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Col. 3 : 9-10).

Notre esprit, qui est cet « homme nouveau » en Christ, possède la faculté de se renouveler en permanence selon l’image de Celui qui l’a créé, c’est-à-dire Jésus-Christ. Dieu n’a pas besoin de Se renouveler. Il est éternel, et Il ne change pas. Mais notre esprit nouveau est une création. Il ne peut rester ce qu’il est qu’en demeurant uni en permanence à Celui qui l’a créé, et duquel il reçoit constamment sa vie et son être. Notre esprit peut ainsi toujours garder sa fraîcheur, sa jeunesse, sa sainteté, sa justice et sa perfection originelles. Il reçoit sans cesse la vie éternelle de Dieu. Il est sans cesse participant de la nature divine. Notre esprit est aussi la sainte demeure de Dieu, le tabernacle vivant du Seigneur. Comprenons-nous bien la grâce qui nous a été faite ?

« Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit » (1 Cor. 6 : 17).

Nous sommes « attachés au Seigneur » par notre nouvelle naissance spirituelle. Notre esprit est « un seul esprit » avec le Seigneur, tout en étant distinct du Seigneur !

L’Esprit de Christ est incapable de pécher. C’est absolument contraire à Sa nature divine. Mais il vous faut aussi comprendre ce que tant de Chrétiens ont du mal à accepter et à comprendre : notre esprit régénéré, participant de la nature divine, et « un seul esprit » avec Christ, ne peut pas pécher non plus, par nature !

Nous étions tellement habitués à posséder une nature de péché, qui était par nature incapable de faire autre chose que de pécher, qu’il nous est difficile de concevoir que nous pouvons avoir une nouvelle nature spirituelle qui soit « justice de Dieu en Christ », et incapable de pécher par nature !

Tant que nous marchons selon cet esprit, nous ne pouvons pas pécher ! Mais si c’est la chair qui nous contrôle, nous péchons, c’est évident !

Combien nous devons apprendre au plus vite à marcher par l’esprit, et non par la chair !

Nous pouvons à présent résoudre toutes ces contradictions apparentes. Nous pouvons comprendre maintenant ce que disait Paul aux Philippiens :

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus » (Phil. 3 : 12-15).

Paul savait qu’il était parfait dans son esprit régénéré, comme nous le sommes tous. Mais il savait aussi qu’il n’avait pas encore atteint la perfection dans sa vie concrète. Sa perfection spirituelle n’était pas encore parfaitement manifestée ! Il n’y a donc aucune contradiction dans ces déclarations. Mais Paul était tendu vers le but à atteindre, et il avait la foi qu’il l’atteindrait, puisque c’était une promesse de Dieu :

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (1 Thes. 5 : 23-24).

Dieu ne le fera que si nous sommes dans la foi, et si nous croyons qu’Il va le faire, selon Sa promesse !

Nous pouvons à présent comprendre aussi ce que disait l’apôtre Jean :

« Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable » (1 Jean 3 : 6-10).

La seule partie de notre être actuel qui est née de Dieu est notre esprit. Notre esprit ne peut donc pécher, parce qu’il est né de Dieu, et il est juste comme Lui-même est juste.

Tout le problème du Chrétien né de nouveau, c’est d’apprendre à marcher selon cet esprit régénéré, et de ne plus marcher selon la chair, qui cherche à le pousser constamment à pécher !

« Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez » (Galates 5 : 16-17).

Dans le texte grec, il n’y a pas de majuscule au mot « Esprit. » Paul nous demande donc de marcher selon l’esprit régénéré que nous avons reçu, et qui est lui-même contrôlé par l’Esprit de Dieu, dont il a le caractère et la nature. Pour ne plus faire ce que nous voudrions faire, quand c’est la chair qui nous contrôle, nous devons faire nôtre la volonté de notre esprit, et marcher par l’esprit !

Pourquoi continuer à marcher dans l’imperfection permanente de la chair, alors que nous possédons une nouvelle nature pure, sainte et parfaite en Christ ?

Il suffit de croire ce que nous sommes déjà en Christ pour que, par la foi, nous puissions laisser se manifester notre nouvelle nature ! Et nous grandirons ainsi dans la manifestation de notre perfection en Christ, qui est aussi la perfection de Christ en nous.

Comprenez-vous à présent que nous n’avons pas à choisir entre une perfection présente et une perfection future, mais que nous possédons les deux ? Nous possédons dans notre esprit régénéré une perfection totale en Christ, et nous avons aussi l’assurance que le Seigneur manifestera cette perfection dans notre vie pratique, pour le jour de Christ.

La perfection de notre esprit est un fait déjà accompli, alors que la perfection de notre vie pratique est un processus graduel. Notre esprit n’a pas besoin de se sanctifier, ni de se perfectionner. Mais nous avons besoin de nous sanctifier et de nous perfectionner dans tous les domaines de notre vie pratique, c’est-à-dire dans tout ce qui touche notre âme et notre corps. Nous devons éliminer tout ce qui est impur, tout ce qui vient de la chair et de notre vie passée, et qui souille encore nos pensées, nos sentiments, nos volontés, nos habitudes, etc…

Mais quelle libération de savoir que notre vraie personnalité nouvelle, notre « homme intérieur, » notre être nouveau en Christ, est déjà parfait et saint !

Nous devons donc devenir concrètement ce que nous sommes déjà en Christ ! Nous devons faire passer dans la réalité pratique ce que notre esprit est déjà, dans sa réalité spirituelle !

C’est le fait de croire que Dieu nous a déjà donné une nouvelle nature parfaite qui nous permet de la manifester concrètement par la foi. Jésus a bien dit : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ! » C’est notre foi qui permet à Dieu d’agir en nous, et de réaliser Ses promesses dans notre vie. Et Ses promesses sont nombreuses à ce sujet :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé » (Eph. 1 : 3-6).

« Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Eph. 5 : 25-27).

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » (1 Pierre 5 : 10).

Nous pourrions multiplier les citations, mais nous pouvons simplement dire que Dieu a multiplié Ses promesses, afin que nous sachions avec certitude qu’Il manifestera parfaitement, dans notre marche et notre comportement pratiques, la nature parfaite qu’Il nous a déjà donnée en Christ, si nous le croyons.

C’est toute la discipline divine de sanctification et de perfectionnement à laquelle le Seigneur nous demande de nous soumettre avec joie, sachant quelle en sera le résultat : manifester de plus en plus ce Christ qui vit en nous, et qui demeure dans notre esprit.

Dans cette optique, nous pouvons considérer tout ce qui nous arrive, et, en particulier toute expérience négative, toute épreuve, toute difficulté, toute affliction, comme une occasion d’observer tout ce qui se manifeste dans notre comportement pratique, et aussi comme une occasion de manifester de moins en moins la chair et de plus en plus l’esprit !

Nous pouvons alors réellement comprendre de quelle manière toutes choses peuvent concourir au bien de ceux qui aiment Dieu. Nous savons ce que Dieu nous a donné en Christ, et nous désirons ardemment que Sa volonté s’accomplisse dans notre vie. Nous acceptons toute épreuve comme une occasion de nous sanctifier et de crucifier complètement la chair.

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » (Jacques 1 : 2-4).

Prise dans ce sens, nous pouvons considérer l’épreuve comme le révélateur de notre état spirituel, et aussi comme le moyen de nous faire avancer dans la perfection pratique !

Ce que Dieu veut, c’est notre perfectionnement. C’est aussi ce que nous devons demander dans nos prières.

C’est aussi ce que les ministères sont appelés à faire : travailler au perfectionnement des saints.

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Eph. 4 : 11-15).

Voici le but unique que Dieu donne à tous les ministères : travailler à perfectionner les saints ! Tout ministère qui ne travaille pas à perfectionner les saints ne répond pas à son appel divin.

Il est évident que nous ne pouvons pas aider les saints à se perfectionner, si nous n’avons pas nous-mêmes compris les vérités fondamentales que nous avons rappelées dans cet article. Nous devons être capables d’exposer clairement l’œuvre de Christ aux enfants de Dieu, et les aider à comprendre en quoi consiste la marche par l’esprit.

Dieu est fidèle, et Il nous éclairera si nous le Lui demandons ! Il nous aidera à comprendre Sa Parole en esprit et en vérité !

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Tim. 3 : 16-17).

« Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! » (Jude 24-25).

36 Responses to B41-Sommes-nous déjà parfaits en Christ, ou destinés à l’être ?

  1. arthur dit :

    Bonjour Frère Henri,
    Est-il juste de penser que, bien que nous sommes parfaits dans notre esprit par le Seigneur Jésus, nous avons l’obligation de demeurer en Lui afin de manifester toujours cette Perfection? Il est en effet écrit qu’Il est le Cep et nous les sarments. SI nous demeurions en Lui par Sa foi véritable, l’intensité de notre Lumière sera plus grande, car sans Lui nous ne pouvons rien faire.
    Demeurer en Lui serait-il Demeurer dans une foi pratique en Lui ? Lui donner tout notre coeur ?
    Reçois mes salutations, mes meilleurs voeux les plus sincères.
    Merci Seigneur Jésus Pour Tout.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Arthur, Dans la mesure où nous marchons selon la chair, dans cette même mesure, notre perfection spirituelle ne pourra pas se manifester. Si nous demeurons en Lui, par la foi, et que nous apprenons à marcher de plus en plus par l’esprit, là encore, notre perfection spirituelle se manifestera de plus en plus. Et pour cela, comme tu le dis, nous devons avoir un coeur tout entier pour le Seigneur, une consécration totale, une confiance absolue.

  2. FARAH dit :

    Merci, grand frère!

  3. FARAH dit :

    Grand frère!
    Dans mon pays, la plupart des églises évangéliques prennent du pain sans levain à la Sainte Cène. D’où tirent-elles cet enseignement ? Je me rappelle pourtant, quand j’étais encore petite, une communauté grecque venait, de temps en temps, dans notre église (bâtiment) pour prendre la Sainte Cène et ces Grecs prenaient du pain de campagne (bien levé) et du vin.
    Autre chose, j’ai lu sur La Trompette le livre « Recevoir la guérison de Jésus » de Peter Scothern. On lit au chapitre 17: Les Ecritures disent: « Il veille sur Sa Parole, dans ton coeur et sur tes lèvres, pour l’accomplir », mais la référence biblique n’est pas marquée. Ma concordance est limitée à la version Louis Second, aussi bien en français que dans ma langue maternelle, et je n’ai pas trouvé. Pourriez-vous me dire où se trouve cette citation dans la Bible?
    Merci beaucoup, grand frère!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cette coutume de beaucoup d’églises évangéliques, de prendre du pain sans levain (ou azyme) vient sans doute de l’influence des Juifs Messianiques. Tandis que les Grecs dont vous parlez connaissaient bien, par définition, le texte grec du Nouveau Testament, qui parle, à propos de la Cène, de pain ordinaire et non de pain sans levain.
      Concernant la référence dont vous parlez, il s’agit sans doute d’une association de deux ou trois versets bibliques, ceux qui disent par exemple : « Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Rom. 10 : 8-10). (Voir aussi Deut. 30 : 11-14). Et encore : « Et l’Éternel me dit: Tu as bien vu; car je veille sur ma parole, pour l’exécuter » (Jér. 1 : 12).

  4. arthur dit :

    Salutations chaleureuses à Stef, Que le Seigneur Jésus te bénisse ! Cela fait longtemps que l’on ne t’a pas vu sur le blog. Je voulais juste avoir de tes nouvelles et te souhaiter une bonne fin de semaine remplie de l’Amour du Seigneur Jésus-Christ.
    PS: J’espère que je ne fait pas mauvaise usage du blog avec ce message. Je suis ouvert à toute correction.

  5. muriel dit :

    J’ai beaucoup aimé votre article, qui m’a ouvert sur une autre dimension, si je peux employer cette expression, sur l’Esprit. Il est vrai qu’il était difficile de discerner la différence. J’ai néanmoins une question : Je ne comprend pas vraiment (j’ai un peu honte, non, vraiment honte !) la Cène, je veux dire de quelle manière la fait-on ? En quelles circonstances, et comment ?
    La question paraît peut-être idiote, pourtant, après des années de lecture, de recherche sur la Parole de Dieu, dont je m’imprègne chaque jour, je ne saisi pas encore cette « Cène ». Un reste catholique, certainement. Pouvez-vous m’éclairer ? Merci d’avance pour votre réponse et votre compréhension.
    Muriel

    • Henri Viaud-Murat dit :

      La Cène est une commémoration de la mort de Jésus, « jusqu’à ce qu’il vienne. » Jésus nous demande de faire cela en mémoire de Lui. La Cène peut être prise à tout moment par un groupe de Chrétiens qui se réunissent pour prendre le pain et le vin en mémoire de la mort du Seigneur. Le pain que nous rompons, qui est du pain ordinaire, représente Son corps meurtri, par lequel nous avons la guérison de nos maladies. Le vin que nous versons dans la coupe représente Son sang précieux, versé pour notre rédemption et la purification de nos péchés. En prenant la Cène, nous sommes spirituellement en communion avec le corps et le sang de Jésus. La Cène doit être prise dignement, comme l’explique Paul dans 1 Cor. 11 : 23-34. Nous devons avoir conscience, en la prenant, de ce que représente la mort du Seigneur, Ses souffrances, Son sacrifice expiatoire, et aussi de ce que représente la grande bénédiction que Sa mort nous a procurée ! Le sang de Jésus est le sang d’une nouvelle alliance, bien meilleure que l’ancienne alliance ! Par Son sang, Il nous a ouvert une « route nouvelle et vivante » jusque dans le lieu très saint de la présence divine ! Le moment de la Cène est donc l’occasion non seulement de commémorer le sacrifice de Jésus, mais aussi de recevoir une grande bénédiction !

  6. arthur dit :

    Que la grâce du Seigneur et que son Amour soit avec vous, frères, et que Son Esprit Se manifeste de plus en plus dans vos vies. Le Seigneur JESUS vous aime.
    Dans son Amour.