B46-Jérémie, prophète moderne.

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Jérémie est un prophète qui vivait à une époque qui ressemble étrangement à notre époque moderne, une époque de relative prospérité, qui allait être suivie du cataclysme de la destruction de Jérusalem et du Temple. Nous pouvons en tirer de précieux enseignements pour notre temps, si proche de l’Apocalypse.

Le prophète Esaïe était peut-être encore vivant quand le fils du fidèle Roi Ezéchias, Manassé, commença son long règne de cinquante-cinq ans, de 697 à 642 avant JC environ. Ce fut le règne le plus long, mais aussi le plus impie et le plus ténébreux de tous les rois de Juda et d’Israël. Manassé mourut en 642 avant Jésus-Christ. Pendant tout son règne, le Roi de Juda était resté le vassal prudent et servile de l’empire Assyrien, voyant passer et revenir les armées assyriennes qui allaient guerroyer en Egypte, en épargnant Jérusalem.

Manassé vit ainsi régner trois rois assyriens : Sennachérib, mort en 681, Esar-Haddon, mort en 669, Assourbanipal, mort en 630. Après la mort de ce dernier, l’empire Assyrien commença à s’affaiblir et à se désagréger, lorsque les Babyloniens et les Mèdes prirent progressivement l’avantage sur Ninive et l’Assyrie.

Manassé, lui, était toujours là, profitant sans doute des troubles en Mésopotamie et de l’affaiblissement de son suzerain. Il ne put toutefois empêcher ses ennemis de s’emparer de lui et de l’emmener captif à Babylone. Là, il se repentit profondément de tous ses péchés, et Dieu le rétablit sur son trône. Toutefois, les abominations inouïes qu’il avait commises avaient entraîné la colère irrémédiable de Dieu sur son royaume. Ce n’était plus qu’une question de temps à présent.

Après la mort de son père Manassé, Amon monta sur le trône à vingt-deux ans, mais n’y resta que deux ans, de 642 à 640 avant JC. Voici ce que la Bible dit à son sujet :

« Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, comme avait fait Manassé, son père ; il marcha dans toute la voie où avait marché son père, il servit les idoles qu’avait servies son père, et il se prosterna devant elles ; il abandonna l’Eternel, le Dieu de ses pères, et il ne marcha point dans la voie de l’Eternel. Les serviteurs d’Amon conspirèrent contre lui, et firent mourir le roi dans sa maison. Mais le peuple du pays frappa tous ceux qui avaient conspiré contre le roi Amon ; et le peuple du pays établit roi Josias, son fils, à sa place » (2 Rois 21 : 20-24).

Ainsi, Ezéchias, qui était fidèle, eut un fils impie. Et Amon, qui était impie, eut un fils fidèle ! Le fait d’être fidèle ne garantissait pas toujours d’avoir des enfants fidèles, mais l’inverse était aussi vrai ! Le fidèle Josias, fils de l’impie Manassé, devient roi à l’âge de huit ans, et régna trente-neuf ans, de 640 à 609. 

« Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, et il marcha dans toute la voie de David, son père ; il ne s’en détourna ni à droite ni à gauche » (2 Rois 22 : 2).

Dès l’âge de seize ans, il commença à chercher sérieusement l’Eternel. A l’âge de vingt ans, il s’attacha à purifier tout le pays de ses idoles et de ses hauts lieux. En 622, à l’âge de vingt-six ans, la dix-huitième année de son règne, il fit engager de vastes réparations pour remettre le Temple en état. C’est alors que l’on retrouva dans le Temple un exemplaire de la Loi de Moïse, sans doute un exemplaire du Pentateuque.

Quand on eut lu le livre au roi, celui-ci comprit que la colère de l’Eternel était grande, en raison des transgressions commises depuis des décennies par les rois de Juda et la plus grande partie du peuple. Il déchira ses vêtements et s’humilia profondément. Il fit demander à la prophétesse Hulda de consulter l’Eternel, pour connaître la volonté de Dieu concernant le Royaume de Juda. 

La prophétesse confirma que la colère de l’Eternel ne s’éteindrait plus, mais qu’elle ne se répandrait pas sur le pays pendant toute la vie du Roi Josias, parce qu’il s’était humilié devant Dieu.

Josias engagea une profonde réforme religieuse, et tout lui réussit pendant un temps. Profitant de la faiblesse de l’empire Assyrien, il reconquit la Samarie et la Galilée et reconstitua un grand royaume Juif. Manifestement, le Seigneur était avec Son peuple.

Toutefois, en 609, Néco, Pharaon d’Egypte, inquiet de voir la puissance assyrienne s’effondrer, et ne voulant pas voir un seul peuple, le peuple Babylonien, dominer en Mésopotamie, monta secourir ce qui restait de la puissance assyrienne. Voulant traverser le pays de Juda, il se vit opposer le refus et la résistance du Roi Josias, qui manqua singulièrement de discernement à cette occasion. Josias n’hésita pas à attaquer les Egyptiens. Mal lui en prit, puisque son armée fut balayée, et que lui-même périt dans la bataille, dans la vallée de Meguiddo.

Les Egyptiens occupèrent alors Jérusalem. Le peuple avait établi sur le trône de Josias son fils Joachaz, âgé de 23 ans. Au bout de trois mois de règne, les Egyptiens le destituèrent et mirent sur le trône son frère Jojakim, 25 ans, qui régna onze ans, de 609 à 598.

Après la mort d’Assourbanipal, en 630, les Assyriens ne parvinrent plus à repousser leurs envahisseurs. En 612, Ninive fut détruite. Malgré l’intervention des Egyptiens, les Babyloniens prirent le contrôle de la région. Le prince héritier de Babylone, Nebucadnetsar, monta sur le trône en 605, et régna jusqu’en 562. Ce fut le début de l’empire Babylonien. Nebucadnetsar arrêta le Pharaon Néco à Karkemish, sur les rives de l’Euphrate. Néco battu, plus rien n’arrêta désormais la puissance de Babylone. En 605-604, Nebucadnetsar soumit la Syrie, reprit la Samarie et la Galilée, et traversa Juda pour aller soumettre les Philistins à Ashkelon. En 601, Nebucadnetsar traversa à nouveau Juda pour aller attaquer les Egyptiens. Il fut provisoirement repoussé.

Jojakim crut le moment favorable pour se révolter contre Babylone et cesser de payer le tribut. Il espérait le secours de l’Egypte, qui ne vint pas. Mais il mourut en 598, et il fut remplacé par son fils Jojakin âgé de huit ans, qui ne règna que trois mois.

En 597, Nebucadnetsar revint mettre le siège devant Jérusalem, qui fut prise en trois mois. Le jeune roi Jojakin fut emmené prisonnier à Babylone, avec un premier contingent de déportés. Il fut remplacé par son oncle Sédécias, fils de Josias. Sédécias règna onze ans, de 597 à 587.

En 588, sur les conseils de l’Egypte, Sédécias se révolta contre le roi de Babylone, auquel il avait pourtant juré fidélité. Nebucadnetsar revint mettre le siège devant Jérusalem. Mais il dut lever le siège devant l’arrivée d’une armée de secours égyptienne. Il partit soumettre Tyr, mais revint attaquer les Egyptiens, qu’il repoussa, et refit le siège de Jérusalem. En 587, la ville fut prise et brûlée. Le Temple fut incendié et détruit.

Sédécias, les yeux crevés, après avoir vu ses fils égorgés devant lui, fut emmené captif à Babylone, avec le reste de l’élite de la population. Le gouverneur Juif laissé sur place fut assassiné, ce qui fit réagir les Babyloniens, qui revinrent en 582, et procédèrent à une troisième déportation.

Voici le cadre général dans lequel s’inscrivent la vie et le ministère du prophète Jérémie. Toute cette histoire compliquée et tragique, depuis la prospérité du règne de Josias, jusqu’à la destruction de sa ville bien-aimée, fut intensément vécue par le prophète. 

Jérémie naquit vers 650, à la fin du règne du roi Manassé. Cela faisait fort longtemps que le réveil du Roi Ezéchias, père de Manassé, s’était éteint, et que l’iniquité régnait à Jérusalem. Les hommes pieux se lamentaient en silence, impuissants, devant l’abandon du Temple et du vrai culte. 

Jérémie était originaire de la petite ville d’Anathoth, près de Jérusalem, dans le pays de Benjamin, et appartenait à une famille sacerdotale. Il fut appelé très jeune au ministère de prophète, vers l’année 627, alors qu’il avait environ 23 ans, sous le règne de Josias. Ce roi pieux avait déjà commencé ses réformes religieuses. Il s’appuya sur le ministère de Jérémie pour faire revenir le cœur du peuple à l’Eternel, mais le mal était profond.

Pourtant, le ministère de Jérémie dura quarante ans, de 627 à 587, année de la prise de Jérusalem. Le peuple eut donc le temps d’entendre la Parole de Dieu ! Outre Josias, le dernier bon roi de Juda, Jérémie connut les quatre derniers rois de Juda, tous impies : Joachaz, Jojakim, Jojakin et Sédécias. Après la prise de Jérusalem, Jérémie fut entraîné de force en Egypte par les fuyards de Juda, qui avaient décidé de désobéir aux ordres du Seigneur. D’après la tradition Juive, il aurait fini ses jours en Egypte, où il aurait été assassiné en 570, à l’âge de 80 ans.

Jérémie voyait bien, avec une profonde tristesse, et malgré les efforts énergiques du jeune roi Josias, que le réveil religieux était superficiel. Sous la férule de Josias, la prospérité était revenue, la main pesante de l’occupant assyrien s’était relâchée. Le pays était purifié des idoles, le vrai culte était rétabli. Qui aurait alors pu prendre au sérieux les avertissements et les menaces du prophète, sinon une petite minorité, un petit reste fidèle ? Jérémie était conscient de cela. Il discernait parfaitement le véritable état spirituel du peuple. Des décennies d’impiété et d’idolâtrie n’avaient pas pu déraciner le mal en profondeur.

Voici de quelle manière, dès le début de son jeune ministère, le prophète Jérémie s’adressait au peuple de Juda, au milieu du réveil religieux conduit par Josias :

« La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots : Va, et crie aux oreilles de Jérusalem : Ainsi parle l’Eternel : Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, de ton affection lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais au désert, dans une terre inculte. Israël était consacré à l’Eternel, il était les prémices de son revenu ; tous ceux qui en mangeaient se rendaient coupables, et le malheur fondait sur eux, dit l’Eternel. Ecoutez la parole de l’Eternel, maison de Jacob, et vous toutes, familles de la maison d’Israël ! Ainsi parle l’Eternel : Quelle iniquité vos pères ont-ils trouvée en moi, pour s’éloigner de moi, et pour aller après des choses de néant et n’être eux-mêmes que néant ? Ils n’ont pas dit : Où est l’Eternel, qui nous a fait monter du pays d’Egypte, qui nous a conduits dans le désert, dans une terre aride et pleine de fosses, dans une terre où règnent la sécheresse et l’ombre de la mort, dans une terre par où personne ne passe, et où n’habite aucun homme ? Je vous ai fait venir dans un pays semblable à un verger, pour que vous en mangiez les fruits et les meilleures productions ; mais vous êtes venus, et vous avez souillé mon pays, et vous avez fait de mon héritage une abomination » (Jérémie 2 : 1-7).

N’oubliez pas que le pays connaissait alors le réveil religieux initié par Josias ! Mais le prophète voyait que le cœur du peuple n’était pas pleinement revenu à l’Eternel. Jérémie rappelait au peuple de Dieu quel était l’état de son cœur auparavant, « quand il était jeune, » et qu’il était rempli d’affection pour l’Eternel. Mais « ils L’ont abandonné pour aller après des choses de néant. » Jérémie est l’un des prophètes qui fait le plus appel à la repentance.

« Y a-t-il une nation qui change ses dieux, quoiqu’ils ne soient pas des dieux ? Et mon peuple a changé sa gloire contre ce qui n’est d’aucun secours ! Cieux, soyez étonnés de cela ; frémissez d’épouvante et d’horreur ! dit l’Eternel. Car mon peuple a commis un double péché : ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau. Israël est-il un esclave acheté, ou né dans la maison ? Pourquoi donc devient-il une proie ? Contre lui les lionceaux rugissent, poussent leurs cris, et ils ravagent son pays ; ses villes sont brûlées, il n’y a plus d’habitants » (versets 11-15).

Le prophète voyait clair ! Les faux prophètes profitaient du réveil ambiant pour annoncer un âge d’or à venir. Mais Jérémie, lui, annonçait déjà la destruction et la désolation, contre le courant dominant. Bien longtemps auparavant, Esaïe avait aussi prophétisé en ces termes :

« Le Seigneur dit : Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine. C’est pourquoi je frapperai encore ce peuple par des prodiges et des miracles ; et la sagesse de ses sages périra, et l’intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra » (Esaïe 29 : 13-14).

Ces paroles ont été ensuite reprises par le Seigneur Jésus :

« Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7 : 6-9).

N’est-ce point le même constat que l’on peut faire aujourd’hui, quand nous observons la situation spirituelle qui règne trop souvent au sein de l’Eglise visible de Jésus-Christ, en cette fin des temps ?

Parmi les centaines de millions de Chrétiens formels, combien se préoccupent réellement de la Croix et de ses implications pratiques ? Combien se soucient de crucifier leur chair, pour marcher par l’esprit d’une manière qui soit agréable au Seigneur ? Au lieu du renoncement à soi, on privilégie la recherche d’expériences gratifiantes et de tout ce qui est surnaturel ! Au lieu de la sanctification, on privilégie le compromis et le mélange !

Il en était de même au temps de Jérémie. Rien ne pouvait autant faire souffrir le cœur du prophète ! Il se rendait compte qu’il n’y avait en réalité aucun amour véritable du Seigneur, et il savait que les mauvaises tendances du peuple reprendraient le dessus dès que la main de fer de l’autorité politique se relâcherait. On ne peut pas forcer le réveil des cœurs ! Le prophète annonce donc le châtiment divin. Les raisons du châtiment annoncé sont multiples : culte des idoles, indifférence aux choses divines, impureté, impudicité, accumulation d’injustices et d’exploitations, accueil d’imposteurs et de prophètes indignes, et surtout obstination dans l’égarement spirituel. Ne reconnaissez-vous pas ce qui se passe aujourd’hui ?

Paul écrivait à Timothée, en annonçant la fin des temps :

« Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère » (2 Tim. 4 : 3-5).

Et encore :

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là » (2 Tim. 3 : 1-5).

C’est exactement ce qui se passait du temps de Jérémie, et c’est ce qui ce passe aussi en ces derniers temps qui sont les nôtres.

Jérémie avertit encore le peuple que la prospérité apparente des méchants n’était aucunement le signe d’une approbation divine, mais simplement celui de la patience de l’Eternel, qui espérait toujours une réforme des cœurs, réforme qui n’allait pas venir.

Le prophète Jérémie était déchiré entre son amour pour son peuple, ainsi que son désir de le voir être béni, et la nécessité où il se trouvait d’accomplir sa mission et d’annoncer les jugements à venir. Après la mort prématurée du Roi Josias, Jérémie fut condamné à une vie solitaire, entouré d’une petite poignée de fidèles, en butte constante aux persécutions et aux dangers de toutes sortes, alors que de sombres nuages s’accumulaient à l’horizon de Babylone.

Pourtant, en dépit de tous ces cataclysmes annoncés, le cœur du message de Jérémie demeure un message d’espoir. Le sommet de son ministère prophétique reste ce magnifique passage où il annonce la restauration future d’Israël, et une « nouvelle alliance » avec le Seigneur :

« En ce temps-là, dit l’Eternel, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et ils seront mon peuple. Ainsi parle l’Eternel : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple de ceux qui ont échappé au glaive ; Israël marche vers son lieu de repos. De loin l’Eternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. Je te rétablirai encore, et tu seras rétablie, Vierge d’Israël ! Tu auras encore tes tambourins pour parure, et tu sortiras au milieu des danses joyeuses. Tu planteras encore des vignes sur les montagnes de Samarie ; les planteurs planteront, et cueilleront les fruits. Car le jour vient où les gardes crieront sur la montagne d’Ephraïm : Levez-vous, montons à Sion, vers l’Eternel, notre Dieu ! Car ainsi parle l’Eternel : Poussez des cris de joie sur Jacob, éclatez d’allégresse à la tête des nations ! Elevez vos voix, chantez des louanges, et dites : Eternel, délivre ton peuple, le reste d’Israël ! Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre ; Parmi eux sont l’aveugle et le boiteux, La femme enceinte et celle en travail ; C’est une grande multitude, qui revient ici. Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications ; je les mène vers des torrents d’eau, par un chemin uni où ils ne chancellent pas ; car je suis un père pour Israël, et Ephraïm est mon premier-né. Nations, écoutez la parole de l’Eternel, et publiez-la dans les îles lointaines ! Dites : Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et il le gardera comme le berger garde son troupeau. Car l’Eternel rachète Jacob, il le délivre de la main d’un plus fort que lui. Ils viendront, et pousseront des cris de joie sur les hauteurs de Sion ; ils accourront vers les biens de l’Eternel, le blé, le moût, l’huile, les brebis et les bœufs ; leur âme sera comme un jardin arrosé, et ils ne seront plus dans la souffrance. Alors les jeunes filles se réjouiront à la danse, les jeunes hommes et les vieillards se réjouiront aussi ; je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai ; je leur donnerai de la joie après leurs chagrins. Je rassasierai de graisse l’âme des sacrificateurs, et mon peuple se rassasiera de mes biens, dit l’Eternel » (Jér. 31 : 1-14).

Plus loin, il ajoute :

« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l’Eternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Eternel : je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : connaissez l’Eternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (versets 31-34).

Cette prophétie a sans doute souvent dû consoler Jérémie de tous ses malheurs, même s’il n’a pas eu la joie de la voir s’accomplir. Plus tard, le prophète Ezéchiel reprit la même pensée :

« Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. Je vous délivrerai de toutes vos souillures. J’appellerai le blé, et je le multiplierai ; je ne vous enverrai plus la famine. Je multiplierai le fruit des arbres et le produit des champs, afin que vous n’ayez plus l’opprobre de la famine parmi les nations. Alors vous vous souviendrez de votre conduite qui était mauvaise, et de vos actions qui n’étaient pas bonnes ; vous vous prendrez vous-mêmes en dégoût, à cause de vos iniquités et de vos abominations » (Ezéchiel 36 : 24-31).

Toute la nouvelle alliance en Jésus-Christ est annoncée ici : promesse de la régénération de notre esprit, promesse du don de l’Esprit Saint, qui devait venir demeurer dans les disciples à partir de la Pentecôte, et promesse de pouvoir marcher par l’esprit, d’une manière digne du Seigneur. Mais le retour de Jésus-Christ sur la terre devait être précédé d’une époque très sombre, qui ressemble étrangement à celle que Jérémie avait connue.

Pour cette fin des temps, le Seigneur nous a prophétisé une grande apostasie. L’amour du plus grand nombre se refroidira, et l’iniquité grandira. Le Seigneur S’est même demandé s’Il allait trouver la foi sur la terre à Son retour ! Dans le même temps, nous assistons cependant à une grande moisson d’âmes dans le monde entier, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. De grandes foules se convertissent au Seigneur Jésus. Mais nous sommes obligés de constater, quand on connaît la réalité concrète de ces pays, que cette grande moisson d’âmes ne s’accompagne pas d’un réveil spirituel profond et généralisé. L’Antichrist est à la porte, et les grands jugements de l’Apocalypse sont imminents.

Mais, comme Jérémie, nous avons aussi la consolation de savoir que ces temps ténébreux ne dureront pas toujours, et que la terre sera bientôt remplie de la gloire et de la connaissance de l’Eternel. Le Seigneur Jésus reviendra établir avec Son Epouse Son Royaume millénaire de justice et de paix, et ce sera le temps du rétablissement de toutes choses.

Nous aimerions, nous aussi, comme sans doute Jérémie, nous trouver au milieu d’un peuple nombreux qui marcherait dans la connaissance de l’Eternel et dans l’obéissance de cœur à Sa Parole. Nous savons, hélas, qu’il n’en sera pas ainsi pour le moment. Comme Habakuk, qui, lui aussi, annonçait de terribles jugements, nous pouvons dire : 

« J’ai entendu… Et mes entrailles sont émues. A cette voix, mes lèvres frémissent, mes os se consument, et mes genoux chancellent : en silence je dois attendre le jour de la détresse, le jour où l’oppresseur marchera contre le peuple. Car le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien, le fruit de l’olivier manquera, les champs ne donneront pas de nourriture ; les brebis disparaîtront du pâturage, et il n’y aura plus de bœufs dans les étables. Toutefois, je veux me réjouir en l’Eternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Eternel, le Seigneur, est ma force ; Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes lieux élevés » (Hab. 3 : 16-19).

Bien-aimés, comme Habakuk, et malgré de nombreux sujets de tristesse et d’inquiétude, l’Esprit de Dieu nous exhorte à rester fidèles et à garder la foi, car le Seigneur ne change pas, et Il accomplira ce qu’Il a promis ! Les ténèbres ne dureront pas, et la gloire de Dieu finira par se manifester pleinement.

« J’étais à mon poste, et je me tenais sur la tour ; je veillais, pour voir ce que l’Eternel me dirait, et ce que je répliquerais après ma plainte. L’Eternel m’adressa la parole, et il dit : Ecris la prophétie : grave-la sur des tables, afin qu’on la lise couramment. Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi » (Hab. 2 : 1-4).

Tenons-nous sur nos lieux élevés, dans la présence du Seigneur, veillons pour rester fidèlement à l’écoute de l’Eternel, gravons Sa Parole sur les tables de nos cœurs, pour la mettre en pratique, même si, là où nous sommes, nous pouvons parfois être les seuls à le faire. Soyons assurés que la Parole de l’Eternel s’accomplira certainement, et soyons déterminés à toujours faire partie de ceux qui vivent par leur foi, parce qu’ils gardent dans leur cœur la pleine assurance des choses qu’ils espèrent !

18 Responses to B46-Jérémie, prophète moderne.

  1. Mbita Mbita Didier dit :

    Cher frère, Merci de nous aider à affermir notre foi dans le précieux nom de Jésus Christ, nous sommes vraiment frappés par la véracité de ce message du Prophète Jérémie et l’illustration de son temps à nos jours. En prennant le cas de l’Afrique, cher frère, que faire où des milliers d’individus vivent sur le seuil de la misère et dans cette misère, s’est installée l’apostasie en ce jour. Les foules des faux prophètes, prophétisent pour leurs ventres. Et le problème est si requérant qu’ils arrivent à diviser des familles, et unir des faux mariages pour leurs ventres (parce que l’homme a de l’argent, épouse une jeune fille, vice-versa).

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Mbita Didier, La pauvreté n’est en aucun cas une raison pour marcher dans la désobéissance et l’apostasie! Dieu a promis de pourvoir, même d’une manière surnaturelle, (comme pour Elie,) à tous nos besoins fondamentaux de nourriture et de vêtement, afin que nous ne soyons pas dans la misère. La pauvreté ne nous empêchera jamais de connaître la Vérité et de marcher selon la Vérité! Ces faux prophètes dont tu parles n’auraient aucun succès s’ils n’avaient personne pour les suivre! Nous devons donc marcher très près du Seigneur Jésus, être prudents comme des serpents et simples comme des colombes, tout contrôler soigneusement dans la Parole de Dieu, et être toujours plus remplis du Saint-Esprit! Nous serons alors gardés par le Seigneur Lui-même, et conduits jusque dans la vie éternelle!

  2. Sile dit :

    Frère Henri, j’attendais de votre part des réponses précises, j’ai été exaucée.Pardonnez-moi si ma façon d’écrire a pu paraître « alarmiste », car au fond de moi je ne suis pas inquiète. (En effet, pendant 6 mois précédents, il m’a été donné de vivre une multitude d’expériences émerveillées en France et à l’Etranger sans trop me poser de questions, car tout avait tant changé. Depuis ces 6 mois suivants,je comprends tant de choses que je me poses des questions sur tout ce que j’ai pu vivre, je suis en train de faire le tri) Certainement que ma chair à ce niveau là n’est pas encore bien sous contrôle de Jésus, car je me rends compte maintenant que je n’ai pas remis (en acte)ce domaine à Dieu, comme la parole et mes attitudes gestuelles.
    S’il y un domaine où je suis aveugle, c’est peut-être bien celui de reconnaître, ou peut-être de ne pas vouloir reconnaître les ou certains aveugles, que le Seigneur m’ouvre l’esprit, car je ne sais pas.
    Concernant l’onction de louange, comme on ne peut pas forcer Dieu heureusement, et si j’ai bien compris il peut être créer une fausse présence de Dieu, et ceux qui ne sont pas aguerri, n’y verront que du feu, et pensant adorer en chantant Dieu, chanteront pour une idole, une contrefaçon ? Cependant, si un cœur sincère pense sincèrement qu’il chante pour Dieu dans une telle ambiance qu’il ignore (et ça été mon cas dans bien des fois)Dieu regarde quand même au cœur, et agrée sa louange n’est-ce pas ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, Dieu voit les coeurs, et on peut Lui faire confiance pour savoir reconnaître les Siens!

  3. Sile dit :

    Bonjour frère Henri, je ne sais pas ou poster mes interrogations suivantes. Dans la Bible il est parlé de voleur qui ne passe par la porte de la bergerie, mais par d’autre moyens.
    La louange, la 1/2h ou même l’heure !de louange en entrée de culte m’apparaît de plus en plus comme un rituel pour incliner les cœurs, pour faire entrer les gens dans une présence « théorique? » de Dieu ou encore pour faire venir la présence de Dieu, en Suisse comme en France du nord au sud. Des foules se déplacent en masses pour des séminaires, conférences de guérisons et de délivrances, les écoles diverses se multiplient. J’ai vu Jésus relégué au fond de la salle, les gens lui tournent le dos, mais adulent celui rempli de puissance sur l’estrade. Sur internet, sur des sites chrétiens réputés, les pubs de « faiseurs de miracles » se multiplient comme des petits pains et annoncent tels les prophéties bibliques, « Jésus est ici », vous serez richement béni, entrez dans la présence de Dieu qui sera forte ce WE, etc….sauf que la Parole nous met en garde sur ceux qui crient cela. Frère Henri, j’ai vu et entendu dans ces séminaires, églises diverses que la repentance y est quasiment inexistante. J’en viens donc à la conclusion que tous ceux qui prêchent un autre évangile (louange, guérison, délivrance, miracles etc sans la repentance, croix) sont donc des voleurs qui entrent dans la bergerie par la fenêtre ?
    Un jeune pasteur suisse à même construit son église sur une base unique de louanges, après s’être rendu à un concert rock !!!!!!!! et il rassemble 100 nouveaux membres par mois, des banquiers multimillionnaires !!!! partout ces missionnaires du faux évangile annoncent un réveil pour la Suisse et la France !!! même dans l’assemblée que je fréquente, il y est vu un réveil pour Haiti ! Et je suis troublée, car depuis 3 semaines, l’assemblée en question réclame sans cesse de louer le Seigneur (en chantant) et n’admet que peu ceux qui prient le cœur lourd, et voici que coup sur coup, voilà des prophéties qui incitent à louer Dieu, et l’assemblée qui chante de plus belle. Est-il possible, frère Henri, d’une assemblée qui ne se repent pas, que le Seigneur la voue à ses désirs (de chants), avec la bénédiction « prophétique » ? Peut-il la vouer à cette séduction ? Quand vous êtes dans pareille ambiance pour prêcher lors de vos déplacements, que demandez-vous à Dieu pour eux et pour vous à leur égard ? »
    Une autre question qui me taraude: est-on aussi « voleur » quand on cherche à entrer dans la présence de Dieu UNIQUEMENT par le chant ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sile, Nous sommes dans des temps d’apostasie, et ce que vous décrivez ne fera que se développer! D’une part, nous devons éviter de tomber dans une généralisation hâtive. Ce qu’il nous faut, c’est un plein discernement du Saint-Esprit, pour savoir ce qui est inspiré par le Saint-Esprit et ce qui vient de la chair. C’est toujours ce que je demande au Seigneur, avec la grâce de marcher toujours par l’esprit. Quand nous avons discerné ce qui se passe, nous savons aussi ce que nous devons faire! Nous ne sommes jamais obligés de nous associer à ces pratiques religieuses ou charnelles! D’autre part, chère Soeur, je crois que vous devriez cesser de vous tourmenter pour ces choses. Jésus n’a-t-Il pas dit: « Laissez-les, ce sont des aveugles… »! Prions pour ceux que le Seigneur mettra sur notre coeur, et consacrons-nous à ce qui est important pour notre Dieu: nous sanctifier pour Lui, être remplis de foi et d’Esprit, accomplir les oeuvres de Christ, et témoigner! Si nous proclamons et si nous vivons le véritable Evangile, tout le monde verra la différence avec le faux!
      Concernant votre question sur la louange, il est clair que certains cherchent à « faire descendre l’onction » par le moyen de la louange. Mais on ne peut pas manipuler Dieu, ni Le forcer en quoi que ce soit! Personne n’entrera en Sa présence en forçant Sa porte! Ceux qui cherchent à « faire descendre l’onction » ont oublié qu’ils ont déjà l’onction en eux, par la présence de l’Esprit. Jésus n’avait jamais besoin de « chauffer la salle » pour « faire descendre l’onction »! Nous n’avons pas besoin de « sentir l’onction » pour croire que nous l’avons!

  4. Jérémie dit :

    Merci d’honorer la mémoire de Jérémie, parole d’un autre Jérémie, mais beaucoup moins inspiré que le premier moi ce ne sont que des Jérémiades, par contre avec Jérémie il en était pas toujours ainsi.

    Je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai ; je leur donnerai de la joie après leurs chagrins. (Jér. 31 : 1-14).

  5. DIANE dit :

    BONJOUR MON FRERE, JE SUIS HEUREUSE DE LIRE SUR JEREMIE CE QUE TU AS ECRIT ET MERCI POUR L’ENCOURAGEMENT A TRAVERS CET ENSEIGNEMENT. MALGRE TOUT CE QUI S’EN VIENT DE TERRIBLE SUR LA TERRE, NE PERDONS PAS COURAGE ET GARDONS LA FOI, LA CONFIANCE EN NOTRE DIEU. BIENTOT, NOUS ALLONS TOUS ETRE REUNIS AU FESTIN DE L’AGNEAU, BIENTOT LE MILLENIUM DE PAIX.
    MERCI MON FRERE, CET ENSEIGNEMENT M’A FAIT DU BIEN, JE SUIS INQUIETE POUR MA FAMILLE, POUR CEUX QUI VONT RESTER APRES L’ENLEVEMENT, MAIS JE NE PEUX PAS CROIRE A LEUR PLACE. JE LES AIME ET PRIE POUR EUX ET ESPERE POUR LEUR SALUT. UNE ETERNITE DE GLOIRE ATTEND TOUS CEUX QUI SONT SAUVES PAR JESUS.

  6. arthur dit :

    Bonjour une fois de plus, Frère Henri.
    J’aimerais savoir quel regard faut-il porter sur la façon moderne de louer le Seigneur dans nos assemblées (aussi bien francophones, anglophones, que germaniques). Je remarque que la louange est devenue dans nos assemblées l’occasion de se défouler, de prendre du bon temps et d’être « joyeux ». Sous pretexte d’être « joyeux en tout temps », on a fait de nos assemblées des vraies discothèques du dimanche. Lointains sont les actions de grâces au Seigneur pour Sa bonté dans notre quotidien.
    La grâce n’est plus seule source d’inspiration des louanges (Col 3:16, Eph 5:19), mais ce sale désir charnel de s’amuser et d’avoir une « bonne atmosphère ».
    J’ai vu des Chrétiens nés de nouveau choisir un concert « chrétien » à la place d’une bonne réunion de prière, où les mets succulents de la Parole de Jésus -Christ sont servis, accompagnés du vrai vin de l’Esprit et de ce parfum d’Amour que le monde envie.
    Je te demande alors, cher frère, d’amples précisions sur le domaine de la louange, afin de nous édifier.
    Arthur.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Arthur, Tu décris fort bien, hélas, ce qui peut se passer dans un certain nombre d’assemblées chrétiennes. Cela vient uniquement du fait que l’on n’a pas assez appris aux Chrétiens à crucifier leur chair, pour que leur louange vienne vraiment de leur esprit ! Ce que recherche le Père, ce sont des adorateurs en esprit et en vérité, et, certainement aussi, ceux qui Le louent en esprit et en vérité. Mais, pour cela, il faut pénétrer dans le domaine de l’esprit, et en laisser sortir ce qui est vraiment inspiré par l’Esprit du Seigneur ! Tant que les Chrétiens seront charnels, il n’y aura pas vraiment de louange spirituelle. Notre louange ne devient spirituelle que dans la mesure où nous devenons nous-mêmes spirituels ! Alors, il faut davantage prêcher et expliquer l’oeuvre de la croix, ainsi que la marche par l’esprit. Ce sont des thèmes sur lesquels il faudrait revenir sans cesse, jusqu’à ce que l’assemblée ait compris et mis en pratique ! Certains comprennent plus vite que d’autres, mais tous ceux qui sont réellement nés de nouveau sont appelés à comprendre, tôt ou tard, et ils comprendront ! Tout ce qui est charnel doit finir par dégoûter un véritable enfant de Dieu qui veut plaire à Son Seigneur ! Notre esprit ne peut se nourrir que de ce qui vient du Ciel !

  7. DOMINIQUE BERTRAND dit :

    Amen pour cet article.
    Mais je me réjouis de savoir que je ne suis pas seul à aimer sincèrement et en vérité notre Seigneur Jésus, le Christ du Dieu trois fois saint. Un jour, le prophète Elie dit à l’Eternel: « J’ai déployé mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie » (1 Rois 19:14). Mais l’Éternel lui répondit: « Et je laisserai de reste en Israël sept mille [hommes], tous les genoux qui n’ont pas fléchi devant Baal, et toute bouche qui ne l’a pas embrassé » (1 Rois 19: 18).
    Dans ces temps de la fin, je me réjouis encore de savoir que Dieu, par Son Fils Jésus le Christ, Se préserve un reste saint et caché, amen ! Des saints de Dieu qui seront employés pour la grande moisson de la fin des temps, et seront prêts à mourir pour leur Dieu s’il le faut, amen ! Malgré les fortes ténèbres qui couvrent le monde, restons dans la joie et la foi en Celui qui nous préservera de tout mal, et saura nous sortir de toute situation dramatique, amen !
    Frère Henri, je suis toujours encouragé par vos enseignements, soyez béni. Je vous aime de Son Amour.

  8. DANIEL YAMBUJI dit :

    Bonjour NORMAND, dis à ta femme de ne plus pleurer concernant son album, car l’oeuvre est à DIEU, qui est Lui-même patron et propriétaire! Il en prendra soin. N’est-ce pas Lui que est le maître des circonstances et des temps? N’est-ce pas le Saint-Esprit qui est capable de convaincre tout le monde? Je vous aime bien.

  9. normand proulx dit :

    Bonjour, frère Henri. Oui je crois que tout va se réaliser un jour. C’est vrai qu’il y a beaucoup de tristesse et d’iniquité. On le vit dans nos églises. Mon épouse a fait un album, et elle se fait dire, partout où elle chante, qu’on est béni et qu’on ressent la présence de Dieu. Mais on ne lui laisse pas la chance de chanter à l’église. Dès qu’elle chante, il y a des personnes qui ont peur de perdre leur place à cause de cela. Et elle pleure souvent en prière devant le Seigneur. Oui, je crois, comme Habakuk, oui les ténèbres ne dureront pas, et la gloire de Dieu finira par se manifester pleinement. Merci encore pour vos leçons!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      C’est le Seigneur qui ouvre et qui ferme les portes. Les vraies brebis du Seigneur savent toujours reconnaître ce qui vient de Dieu ! N’oublions pas aussi que c’est une grâce de subir des injustices pour le Seigneur, quand on n’a rien fait de mal ! Courage, Jésus revient bientôt !

  10. arthur dit :

    Merci beaucoup.
    Arthur.

  11. vincent dit :

    Merci frère Henri, et gloire au Seigneur Jésus, qui t’utilise une fois de plus pour nous faire grandir!
    Nous ne sommes que des sarments (ou devrions l’être) qui n’ont d’utilité que s’ils produisent et portent des fruits. La gloire seule revient à la racine et à l’olivier qui nous portent.
    Si l’arbre est saint, tout sarment en lui, s’il est réellement greffé, ne peut que l’être également (saint, juste, parfait et efficace à 100%)! Et l’un donne 10, 30, ou 100 pour un, selon ce que chacun a reçu.
    Si nous ne portons et ne donnons pas de fruits, après le temps naturel accordé pour que le sarment soit bien greffé (notre maturité spirituelle), il ne peut qu’y avoir un blocage quelque part. Peut-être le fondement, la manière dont nous avons reçu JÉSUS, ou le cœur à demi convaincu des fautes commises, un évangile corrompu, les baptêmes…, DIEU le sait.
    Confions-nous en notre PERE (avec un cœur ouvert, sincère et attristé), comme des enfants font confiance à leurs parents (si imparfaits soient-ils). Quand ils sont accablés ou perdus, qu’Il nous montre la cause du blocage, Il ne demande que ça.
    Notre Seigneur JÉSUS a soif de voir Ses serviteurs parfaitement revêtus de l’ESPRIT SAINT DE DIEU et de la plénitude de CHRIST. Ne nous contentons pas de miettes (ou nous servons et manifestons DIEU, ou nous servons le camp ennemi, finis les compromis !) Tel Il a été sur terre, tel nous devons être aussi, voici quelle doit être notre priorité en ce temps.
    Gloire à DIEU pour ce qu’il nous donne un serviteur, notre frère Henri, qui prêche encore la croix et la vie de résurrection, qui est la perfection déjà ici-bas (l’EGLISE sainte, pure, vierge et parfaite).
    Soyons tous des éponges trempées en CHRIST. Que DIEU te bénisse, frère Henri.

  12. Patricia dit :

    Bonjour cher frère,
    Il se trouve qu’en ce moment, je lis « Jérémie ». J’étais au chapitre 52. Une question banale m’est venue à l’esprit. Pourquoi parle-t-on du 9 Av quand la Parole, au verset 12, donne le 10e jour comme celui de la destruction du temple? J’allume mon ordinateur, et voilà que je trouve un nouvel article, justement sur Jérémie! Alors, je saute sur l’occasion.
    Merci pour vos messages, par lesquels notre Seigneur bien-aimé nous encourage.
    Sa petite brebis.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      D’après la tradition historique Juive, le Temple a bien été incendié le 9 Av, mais l’incendie s’est prolongé jusqu’au lendemain en milieu de journée, ce qui explique la mention du verset 12. Il a bien commencé à être incendié le 9. Merci pour vos encouragements !