B96-« Chair, je te vois! »

Article de Henri Viaud-Murat.

Mettons encore en lumière les aspects les plus fréquents de la chair, afin de pouvoir plus facilement la reconnaître quand elle dresse sa tête hideuse!

Le Seigneur Jésus a dit:

« Quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu » (Jean 3: 20-21).

Satan et la chair ont horreur de venir à la lumière, car, dans la lumière, les ténèbres disparaissent. Et le prince des ténèbres n’aime pas cela! Rappelons que la chair est une puissance de péché qui demeure dans nos membres, même après notre nouvelle naissance (Les lecteurs de ce blog vont finir par bien le savoir)!

Pour vous donner une idée plus précise de la nocivité de la chair, vous pouvez considérer que « chair » et « péché » sont deux synonymes spirituels. Vous ne pouvez pas « lutter contre le péché jusqu’au sang, » et rester indulgents envers la chair! La chair doit être définitivement mise hors d’état de nuire. Et le seul instrument capable de mettre la chair hors d’état de nuire, c’est la croix!

Ne vous y trompez pas, ni vos jeûnes, ni vos prières, ni vos fermes résolutions, ne vous débarrasseront jamais de la domination de la chair! Nos jeûnes et nos prières peuvent nous préparer à recevoir la révélation de la croix et de la marche par l’esprit, mais jamais ils ne seront capables, par eux-mêmes, de vaincre la chair.

La marche par l’esprit est inséparable de la croix! Sans la croix, pas de marche par l’esprit possible! La seule manière biblique d’être définitivement débarrassés de la chair, c’est de mourir et de ressusciter en Christ!

En Christ, nous sommes morts à la chair, et elle est morte pour nous. Mais elle ne disparaît jamais de la circulation. Elle continue à vivre dans son domaine, car elle est membre de la famille et du royaume de Satan. Mais, si nous sommes morts et ressuscités en Christ, nous passons dans un autre domaine, le Royaume de Dieu, où la chair ne peut plus nous atteindre!

La chair est l’instrument le plus important de Satan dans notre vie. Cet instrument de contrôle des Chrétiens est bien plus important que les démons! Les démons ne pourraient RIEN faire dans la vie d’un Chrétien, si la chair de celui-ci était crucifiée! Ils n’auraient rien à quoi ils pourraient s’accrocher!

Satan, en quelque sorte, est ravi si nous sommes obnubilés par les démons, alors que notre chair continue à ne pas être crucifiée! Toute sa stratégie consiste à minimiser à nos yeux l’importance de la chair, pour nous fixer sur les démons. Il sait que nous allons nous épuiser à chasser toutes sortes de démons, qui ne se priveront pas de revenir dès qu’ils le pourront, en passant par la porte ouverte de la chair.

Cela ne veut pas dire que nous devions arrêter de chasser les démons, mais cela signifie que nous devons absolument avoir appris à fermer d’abord la porte de la chair, par la compréhension de l’oeuvre du Seigneur Jésus à la croix.

De même que les mouches sont irrésistiblement attirées par une odeur de putréfaction, les démons sont irrésistiblement attirés par l’odeur de la chair! Si nous répandons la bonne odeur de Christ, en marchant par l’esprit, ils ne supporteront pas longtemps cette atmosphère spirituelle qui est épouvantable pour eux! Ils ne supportent pas un Chrétien qui se sanctifie! Ils l’attaqueront peut-être encore plus violemment de l’extérieur, mais, au moins, ce Chrétien aura sa maison propre, balayée, ornée, et OCCUPEE par le Seigneur!

Nous allons consacrer cet article à mettre en lumière certaines des caractéristiques et manifestations les plus fréquentes de la chair. Nous parlerons surtout des manifestations les plus subtiles et les moins grossières.

Tous les Chrétiens savent que l’ivrognerie, l’idolâtrie, la magie, les meurtres ou l’adultère sont des manifestations de la chair. Ce sont des manifestations faciles à discerner. Mais d’autres manifestations de la chair sont plus subtiles à discerner.

La chair est caractérisée, dans sa nature profonde, par trois aspects essentiels: l’orgueil, l’égoïsme et la haine. Ces trois aspects sont étroitement associés. Ils forment une diabolique trinité, qui caractérise une personne unique, celle de Satan lui-même. Satan est la personnification même de l’orgueil, de l’égoïsme et de la haine. Et ces mêmes trois éléments se retrouvent au coeur de la chair.

Toutes les manifestations de la chair dans notre vie seront donc toujours caractérisées par la présence plus ou moins variable de ces trois éléments.

Paul, dans Galates 5: 19-21, a dressé une liste bien connue des « oeuvres de la chair »:

« Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’adultère, l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, les meurtres, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. »

Il y a là une liste, non limitative, de 18 caractéristiques (3 fois 6!), qui dénotent toutes, à des degrés divers, la présence de l’orgueil, de l’égoïsme et de la haine. Toutefois, de ces trois choses, la plus grande, c’est l’orgueil. Tandis que, sur le plan divin, les trois choses qui demeurent éternellement sont l’amour, l’espérance et la foi, et que la plus grande de ces trois choses, c’est l’amour.

Dans la première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul fait une célèbre description de l’amour divin (appelé aussi « charité »):

« La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout » (1 Corinthiens 13: 4-7).

Cette liste décrit exactement le caractère de Christ. Mais elle décrit aussi le caractère que nous avons reçu dans notre esprit régénéré! Le Chrétien qui marche par l’esprit est celui qui manifeste de plus en plus, dans sa vie pratique, tous ces aspects de l’amour divin.

En revanche, le Chrétien qui marche selon la chair produira, dans une mesure relative et variable, tout le contraire de ce qui est décrit ici. Nous pourrions donc, afin de vous aider à mieux « repérer » les manifestations de la chair dans votre propre vie, la décrire de la manière suivante:

  • La chair est impatiente.
  • La chair est envieuse.
  • La chair se vante.
  • La chair s’enfle d’orgueil.
  • La chair ne fait rien d’honnête.
  • La chair cherche son intérêt.
  • La chair s’irrite.
  • La chair soupçonne le mal.
  • La chair se réjouit de l’injustice.
  • La chair ne se réjouit pas de la vérité.
  • La chair n’excuse rien.
  • La chair ne croit rien.
  • La chair ne supporte rien.

Nous pouvons comprendre immédiatement que la « dose » de chair présente dans nos comportements est plus ou moins grande. Quand la « concentration » de la chair est très forte, nous avons affaire à des comportement extrêmes, où l’orgueil, l’égoïsme et la haine se manifesteront pleinement.

Si la présence de la chair est plus « diluée, » ses manifestations seront plus subtiles. Mais la chair sera quand même présente. Et ce que le Seigneur veut, c’est « boucher » complètement la source impure de la chair, afin que l’eau pure de l’esprit puisse jaillir au travers de tous nos actes et de toutes nos paroles.

La chair, quand elle n’est pas crucifiée, joue le rôle d’une « lentille déformante » dans notre perception de la réalité. Un Chrétien charnel est incapable de voir la réalité des choses et des hommes telle qu’elle est. Mais il la percevra au travers du « verre déformant » de la chair.

Il aura donc tendance à percevoir les choses et les hommes non pas tels qu’ils sont, mais tels que la chair les lui présente. Autrement dit, si la chair rend un Chrétien orgueilleux et égoïste, il aura tendance à percevoir les autres comme orgueilleux et égoïstes. En tout cas, il aura tendance à interpréter l’apparence des choses et des hommes d’une manière qui ne correspond pas à leur vérité. Il sera incapable de juger selon la vérité et la justice.

C’est ce que le Seigneur reproche aux Juifs qui Le rejetaient:

« Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir? Jésus leur répondit: J’ai fait une oeuvre, et vous en êtes tous étonnés. Moïse vous a donné la circoncision, non qu’elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, et vous circoncisez un homme le jour du sabbat. Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat? Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7: 18-24).

Ces Juifs disaient que Jésus avait un démon! Ils parlaient de leur propre chef. Ils jugeaient selon les apparences, car ils étaient aveuglés par la haine, l’orgueil et l’égoïsme. Ils étaient incapables de juger selon la justice et la vérité. Et le Seigneur Jésus ne Se prive pas de leur dire la vérité.

Nous devons tirer une conclusion importante de ces constatations: nous devons toujours être très prudents en ce qui concerne les jugements que nous portons. Nous devons prendre le temps d’examiner soigneusement les FAITS, sans nous laisser aveugler par les apparences, par nos éventuels préjugés, par nos généralisations hâtives, et par nos idées toutes faites ou préconçues.

De même, nous devons nous méfier de nos impressions et de nos sentiments. Ils peuvent être influencés par la chair.

L’amour de la Vérité doit caractériser tout enfant de Dieu né de l’esprit. C’est par cet amour de la Vérité que l’Esprit de Vérité peut nous révéler tout ce qui est encore charnel en nous.

Mais, tant que nous ne sommes pas pleinement éclairés sur notre état réel, nous devons rester très prudents pour tout ce qui concerne nos discernements et nos jugements. Nous ne devons jamais oublier que la chair nous pousse à juger et à percevoir les autres au travers de ce que nous sommes nous-mêmes. Si nous sommes charnels, nous tendrons plus facilement à accuser les autres d’être charnels. Si nous sommes orgueilleux, nous tendrons à accuser les autres d’être orgueilleux, etc… La Psychologie des hommes connaît bien ce processus de « projection. » Mais elle est incapable de régler ce problème. Car, pour le régler, il faut être né de nouveau et marcher par l’esprit!

Un autre problème important de la chair est son incapacité à se remettre en cause. Il est normal que la chair ne puisse pas se remettre en question, quand nous nous rappelons que le coeur de la chair, c’est l’orgueil, l’égoïsme et la haine. La chair aura toujours tendance à rendre « les autres » responsables de ses problèmes. Elle refuse de reconnaître ses torts et sa part de responsabilité personnelle.

C’est la raison pour laquelle, dans n’importe quelle situation, notamment dans des situations de tensions et de problèmes avec les autres, nous devons toujours, quand nous apprenons à « détecter » la chair, chercher à découvrir la part éventuelle de responsabilités qui nous revient.

Nous devons être convaincus que, lorsque nous réagissons selon la chair dans une situation donnée, nous sommes TOUJOURS responsables à cent pour cent de notre réaction charnelle!

Cette vérité est très difficile à « avaler, » au début, pour un Chrétien charnel. Mais, une fois que l’on a compris cette règle spirituelle fondamentale, nous apprenons à faire la lumière immédiatement sur tout ce qui peut être charnel en nous, avant de braquer le projecteur de notre discernement sur ce qui est charnel chez les autres!

Nous aborderons à présent un dernier domaine où la chair opère des ravages. C’est le domaine du rejet.

A la racine de la chair, il y a aussi le rejet: rejet de soi, rejet des autres, rejet de Dieu, rejet de la vérité. Ce rejet est entré dans l’homme au moment même de la chute. Le rejet est étroitement associé au péché.

N’oublions pas qu’Adam et Eve, après avoir péché, ont été « rejetés » du jardin d’Eden et de la présence de Dieu. Il est écrit: « Et l’Eternel Dieu chassa (l’homme et la femme) du jardin d’Eden » (Genèse 3: 23).

En fait, pour être plus juste, l’homme et la femme se sont rejetés eux-mêmes loin de la présence de Dieu par leur désobéissance et leur rébellion. Dieu ne pouvait plus les garder dans Son Jardin, dont la porte leur a été fermée. C’est à partir de là que cet esprit de rejet est entré dans l’humanité, pour y opérer les ravages que l’on connaît.

Sous cet aspect, la crainte n’est qu’un aspect de cet esprit de rejet. Celui qui craint cherche à se préserver lui-même, en rejetant tout ce qui représente un danger pour lui.

La chair se sent donc toujours rejetée, et rejette elle-même tout le monde. Le rejet est aussi le contraire de l’amour. Dieu aime l’humanité. En lui envoyant Son Fils, Jésus-Christ, Il est allé chercher l’humanité perdue, afin d’expier son péché et de la ramener dans le sein du Père.

Un Chrétien charnel aura donc toujours tendance à se sentir rejeté, et à rejeter lui-même les autres, toujours pour de « bonnes » raisons, puisqu’il ne se remet pas facilement en question.

Ceux qui sont contrôlés par cet esprit de rejet (qui est donc encore un signe de la présence de la chair) auront tendance à tout interpréter comme une manifestation de rejet à leur égard.

Par exemple, vous leur demandez un petit service, et ils vont penser que vous les traitez « en domestiques. » Vous les laissez tranquilles, et ils vont penser que vous refusez de vous occuper d’eux. Vous n’avez pas le temps de répondre immédiatement à une demande qu’ils vous font, et ils vont penser que vous les méprisez ou que vous les négligez.

Celui qui est ainsi victime de cet esprit de rejet ne se rend pas compte qu’il est fixé sur son propre EGO charnel. Il est aveuglé à son nombrilisme. Et il en souffre d’autant plus qu’il est aveuglé à la vraie cause de son problème et de sa souffrance, c’est-à-dire à la cruelle domination de la chair sur sa vie.

Nous devons donc apprendre à distinguer soigneusement les souffrances de la chair, qu’elle ne se prive pas de nous faire ressentir, et les souffrances de notre esprit régénéré.

La chair a des souffrances qui ne sont pas celles de l’esprit. Etant donné que la chair habite dans nos membres, elle peut nous faire ressentir ses propres souffrances « de l’intérieur, » dans l’espoir que nous allons nous les approprier, pour croire que ces souffrances sont les nôtres, alors qu’elles proviennent d’une source qui est complètement étrangère à notre véritable nature, c’est-à-dire à notre esprit.

Nous devons donc nous méfier comme de la peste des souffrances que nous ressentons dans notre âme. Ces souffrances sont bien réelles pour nous, puisque nous les ressentons. Mais ces souffrances peuvent être « mensongères » par rapport au Seigneur, si elles viennent de la chair. Elles n’ont rien à voir avec les souffrances spirituelles de Jésus!

Les souffrances de la chair sont toujours motivées par l’orgueil, l’égoïsme et la haine, à des degrés divers. La chair souffre toujours « parce qu’on ne s’occupe pas assez d’elle, » « parce qu’on ne la reconnaît pas assez, » « parce qu’on la néglige, » « parce qu’on la rejette, » « parce qu’on ne l’aime pas, » etc…

Il nous faut reconnaître la source égoïste de cette souffrance charnelle. Elle est en permanence tournée vers le MOI, mais vers le « moi » de la chair. Tandis que notre nouveau « moi, » celui de notre esprit régénéré, est créé à l’image de Christ. Et, dans notre nouveau moi, rien de charnel n’est présent! Notre nouveau moi est d’origine divine! Notre nouveau moi est toujours sincèrement tourné vers Dieu et vers les autres. Notre nouveau moi n’a qu’un seul désir, faire la volonté de notre Père!

Les souffrances de notre esprit n’ont donc rien à voir avec les souffrances de la chair. Mais les souffrances de notre esprit sont les mêmes que les souffrances de Christ.

Quelles étaient, et quelles sont encore, les souffrances de Christ? C’est la souffrance de voir les ravages causés par le péché. C’est la souffrance de constater l’aveuglement spirituel. C’est la souffrance de voir la Vérité rejetée et bafouée. C’est la souffrance de voir des âmes rejeter le salut et préférer le plaisir momentané du péché. C’est la souffrance de constater une telle incrédulité. C’est la souffrance de voir tant de malades et d’infirmes. C’est la souffrance de voir tant de brebis sans berger. C’est la souffrance de voir l’Apocalypse s’approcher, dans l’indifférence quasi générale. C’est la souffrance de voir tant de Chrétiens négliger de se sanctifier, devant l’imminence de l’enlèvement de l’Epouse de Christ…

Ne croyons donc pas qu’en marchant de plus en plus par l’esprit, nous allons souffrir de moins en moins! C’est exactement le contraire qui va se produire. Mais notre souffrance va changer complètement de nature! Nos souffrances charnelles et égoïstes vont disparaître. Et nous allons de plus en plus communier aux souffrances de Christ.

Toutefois, si nous avons de plus en plus part aux souffrances de Christ, nous aurons aussi de plus en plus part à la consolation que nous donnera le Père des consolations, notre Père Céleste!

« Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore, vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet » (2 Cor. 1: 5-11).

Voici ce que dit par ailleurs l’apôtre Pierre:

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom » (1 Pierre 4: 12-13).

Bien-aimés, nous commencerons à atteindre le sommet de notre « promotion spirituelle, » quand nous accepterons avec joie de souffrir injustement, pour Christ! Et c’est à cela que nous sommes appelés. Paul ira même jusqu’à dire:

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1: 24).

Lorsque Paul persécutait les Chrétiens, c’était le Seigneur Jésus Lui-même qu’il persécutait sans le savoir! A présent, c’est Paul qui était à son tour persécuté, pour Christ. Il savait que c’était aussi Christ qui était persécuté en lui. Et il se réjouissait d’avoir été jugé digne de participer aux souffrances de Christ.

Quand Christ était sur terre, Il n’avait pas encore connu les persécutions qu’Il avait maintenant à subir au travers de Paul. C’est ainsi que, chaque fois que nous sommes persécutés ou injustement traités, en tant que Chrétiens, quand nous n’avons rien fait de mal, nous complétons ce qui manquait encore aux souffrances de Christ. Quand l’Eglise sera enlevée dans les airs à la rencontre de son Seigneur, les souffrances de Christ seront achevées!

Demandons au Seigneur, bien-aimés en Christ, de continuer à nous révéler tout ce qui est charnel en nous, afin de l’apporter à la croix. Lorsque nous aurons « repéré » la chair, nous pourrons alors la crucifier. « Crucifier la chair » signifie « savoir que nous avons à présent le pouvoir de ne plus la laisser nous contrôler, » grâce à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, en Qui nous sommes, nous aussi, morts à la chair et ressuscités à la vie de l’esprit!

Nous pouvons être absolument certains que le Seigneur ne cessera jamais de nous éclairer, par Son Esprit et Sa Parole. S’Il veut nous éclairer, ce n’est jamais pour nous condamner, mais c’est toujours pour nous libérer!

Nous sommes déjà libres en Lui, mais Il veut que nous puissions pleinement jouir de notre liberté, et aussi que nous puissions aider tous nos frères et soeurs à jouir de leur propre liberté. Gloire au Nom de Jésus!

67 Responses to B96-« Chair, je te vois! »

  1. vivion dit :

    Frère,
    C’est avec le plus grand intérêt que je lis les différents articles de votre blog, notamment ceux de la marche par l’esprit (à cet égard, votre classement de l’article 155 est très utile). En ce moment je lis les articles sur la chair (35, 50, 96)
    Peut-être est-ce un point de détail, mais je me demande si dans l’article 96 (contrairement à l’article 35), c’est intentionnellement que vous avez ajouté l’adultère et les meurtres à la liste de Gal 55: 16-21 pour passer de 16 à 18 occurrences ?
    Encore merci pour votre précieux travail
    Didier

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Vivion, J’ai pris dans l’article 96 le texte de la version Segond non révisée (Esaïe 55), que l’on retrouve aussi dans la version Martin ou les bonnes versions complètes du textus receptus.

  2. julie dit :

    Dieu soit loué pour ta réponse, frère Henri, j’ai maintenant la paix dans mon coeur à ce sujet, merci encore, que Dieu vous bénisse.

  3. julie dit :

    Bonjour frère Henri, j’ai entendu dire que le mariage civil ne compte pas pour Dieu, est-ce que c’est vrai? Merci pour ta réponse.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Julie, Tout mariage est parfaitement valable pour Dieu, qu’il soit conclu entre non-Chrétiens ou Chrétiens, pourvu que l’on respecte les procédures légales ou coutumières établissant le mariage. La Bible ne parle ni de « mariage civil », ni de « mariage religieux »!

  4. kevin dit :

    Cher Henri, c’est la chair d’être amoureux de quelqu’un?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Kevin, Tomber amoureux de quelqu’un n’est pas nécessairement un péché! Ce n’est donc pas nécessairement de la chair, mais cela le peut! Ce qui serait charnel, ce serait de s’engager avec quelqu’un dans des relations d’intimité qui sont réservées, pour Dieu, au couple marié. Un Chrétien (célibataire) sait qu’il doit rester prudent quand il est amoureux, qu’il doit rechercher la direction du Seigneur, qu’il ne peut pas s’engager avec quelqu’un qui n’est pas converti, et qu’il doit se laisser diriger par le Saint-Esprit dans toute la volonté de Dieu. Nous ne devons pas nous laisser contrôler par nos sentiments, ni par nos pensées, mais nous devons les amener captifs à l’obéissance de Christ!

  5. sandra s dit :

    Je suis comblée par cet enseignement, plus je les lis et relis, tout ça devient plus clair et réel, je suis vraiment bénie, que la lumière chasse les ténèbres, et je désire, plus que tout, toujours rester dans cette conscience de ma nouvelle identité, comme Kevin, j’ai ses combats et incompréhensions, et je dois réaliser qu’en Christ je suis plus que vainqueur par Celui qui me fortifie. Amen, soyez tous richement bénis, QDVB.

  6. Serge G. dit :

    Mais bien sûr Kevin! J’ai hâte de tes nouvelles! Frère Henri donne lui donc mon adresse et à Sylvie S. également! Et le tout en Jésus-Christ seulement!
    Serge

  7. kevin dit :

    Merci cher Serge.
    C’est donc pour ça que je me sentais un peu mal tout à l’heure. La chair est allergique à l’Esprit. La chair déteste l’Esprit comme les chats détestent l’eau. J’étais donc toujours dans l’Esprit, puisque les pensés cochonnes étaient loin. Mais il y avait ce mal être de la chair qui souffre. C’est bon à savoir.
    Si tu le veut bien cher Serge. J’aimerai qu’on puisse correspondre par E-mail. Et toi aussi, chère Sylvie.

  8. Serge G. dit :

    Et c’est là! Et c’est précisément là qu’est la révélation de Jésus-Christ dans toute sa grandeur et toute sa puissance. Il n’y a plus de plafond pour la connaissance de Celui qui est mort et ressuscité pour nous! Tout revient à sa juste place. Tout devient plus clair et plus vivant… Il devient réel! Mais mais mais mais… La chair avec ses oeuvres auxquelles nous obéissons doivent débarasser le chemin, pour que cela puisse devenir effectif… Voilà!
    Serge