B100-Présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.

Article de Henri Viaud-Murat.

La Personne et l’oeuvre de Christ doivent demeurer au centre de toutes les préoccupations de notre vie chrétienne. Le cri de notre coeur devrait être sans cesse: « Te connaître, Seigneur! » Car la vie éternelle, c’est Le connaître! Il n’y a point de perfection pratique sans connaissance de Christ.

L’apôtre Paul écrit aux Colossiens:

« C’est lui (Christ) que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi » (Colossiens 1: 28-29).

Paul annonçait Christ à tout homme dans un but bien précis: « présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. »

L’expression « devenu parfait » implique un devenir. Paul savait que nous recevons une perfection instantanée au moment de notre nouvelle naissance, dans notre esprit régénéré. Mais il savait aussi que cette perfection spirituelle doit passer dans notre vie concrète, dans notre âme, dans nos pensées, dans nos paroles, et dans tout notre comportement. C’est là que réside la progression dans la perfection.

Nous sommes, en quelque sorte, des « parfaits en voie de perfectionnement pratique »! Nous sommes des saints en voie de sanctification pratique!

Le perfectionnement des saints devrait être l’unique objectif de tous les ministères de direction spirituelle de l’Eglise. Dans une autre épître, Paul ajoute:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Ephésiens 4: 11-13).

Tous les ministères de direction spirituelle de l’Eglise doivent oeuvrer au perfectionnement des saints, jusqu’à ce qu’ils soient TOUS parvenus à l’état d’homme fait (parfait), à la mesure de la stature parfaite de Christ.

Notre perfection spirituelle ne doit pas rester « théorique, » elle doit devenir pratique. Nous devons donc savoir comment faire « descendre » notre perfection spirituelle au niveau de notre vie de tous les jours, afin que Christ puisse être vu au travers de nous.

Que de temps perdu à poursuivre des objectifs qui n’ont rien à voir avec le perfectionnement des saints! Que de regrets certains ministères éprouveront devant le tribunal de Christ, parce qu’ils ont poursuivi des objectifs charnels et vains, et qu’ils ont négligé de s’intéresser au seul objectif qui intéressait réellement le Seigneur!

Même les évangélistes, qui oeuvrent à gagner des âmes à Christ, doivent savoir qu’ils ne gagnent des âmes que pour les conduire (ou les faire conduire, par les autres ministères) à l’état d’hommes devenus parfaits en Christ!

Il en résulte une conclusion logique, et solennelle: Aucun ancien de l’Eglise ne devrait commencer son ministère, sans avoir préalablement compris ce que signifie, pour Dieu, « perfectionner les saints »! Il éviterait ainsi de provoquer bien des dégâts spirituels, et gagnerait beaucoup en efficacité!

Si l’apôtre Paul passait autant de temps, partout où il allait, à enseigner le message de la croix, et à expliquer aux Chrétiens de quelle manière ils pouvaient marcher par l’esprit, afin d’atteindre la perfection pratique en Christ, c’est qu’il avait pleinement conscience de l’importance capitale de ce message, pour le Seigneur et pour Son Eglise.

Toute la qualité de notre marche chrétienne, et toute la valeur spirituelle des oeuvres concrètes que nous allons accomplir sur cette terre, vont dépendre directement de notre pleine compréhension de l’oeuvre de Christ à la croix!

N’oublions pas que le Seigneur, devant Son tribunal, va juger les oeuvres que nous aurons accomplies en tant que Chrétiens. Tout ce que nous aurons construit avec de la paille, du bois et du foin, sera brûlé au feu divin. Ce sont les oeuvres qui auront été accomplies dans la chair. Rien de tout cela ne subsistera au jour du jugement!

Cela ne signifie pas nécessairement que nous perdrons notre salut. Mais nous serons sauvés comme au travers du feu. Toutes nos oeuvres charnelles seront consumées. Nous perdrons toutes les récompenses spirituelles que nous aurions pu recevoir dans l’au-delà, si nos oeuvres avaient été faites dans l’esprit, si nous avions construit avec de l’or, de l’argent ou des pierres précieuses!

« Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu » (1 Corinthiens 3: 10-15).

Le fondement, c’est toujours la Personne et l’oeuvre du Seigneur Jésus-Christ! Ce n’est pas la doctrine de telle ou telle église chrétienne, ou la doctrine du fondateur de telle ou telle dénomination! Ce n’est pas la confession de foi que nous pouvons proclamer dans notre église! Si Christ n’est pas notre unique fondement, tout ce que nous pourrons bâtir dessus s’écroulera! Christ seul est le Roc immuable sur Lequel nous pouvons bâtir.

Ce que nous bâtissons sur ce fondement, représente « l’oeuvre de chacun. » L’oeuvre que Dieu veut que nous accomplissions, c’est la contribution de chacun au perfectionnement des saints. Tout effort qui ne va pas dans le sens de l’édification et du perfectionnement des saints est un effort perdu!

La « maison de Dieu, » ce n’est pas un bâtiment fait de mains d’hommes. C’est le Corps vivant de Christ. C’est l’Epouse du Seigneur!

Perfectionner les saints, c’est aider l’Epouse du Seigneur à se préparer à la rencontre de Son Epoux! C’est l’aider à se revêtir de tout ce que Son Epoux lui a déjà donné , afin qu’Il soit pleinement satisfait en la voyant! C’est aider l’Epouse à comprendre que la perfection est un don de la grâce de Dieu. C’est l’aider à se revêtir concrètement de ce que le Seigneur lui a déjà donné en Christ, dans son esprit.

Le Seigneur veut parler au coeur de tous les conducteurs spirituels de Son troupeau. Il veut que tous travaillent d’un commun accord avec Lui, dans le même Esprit, et pour atteindre le même objectif!

Il veut donc que nous nous arrêtions un moment, pour réexaminer nos oeuvres, à la lumière de Son unique objectif de perfectionnement des saints, afin que nous décidions, une fois pour toutes, de nous repentir de certaines de nos priorités qui, non seulement n’ont aucun intérêt pour Lui, mais qui, en fait, s’opposent carrément à Sa volonté.

Que nous soyons conducteurs du troupeau ou « simples brebis, » posons-nous sérieusement et honnêtement ces questions fondamentales, devant le Seigneur: « Est-ce que ce que je suis en train de faire s’intègre véritablement dans cet objectif général du perfectionnement des saints? Est-ce que cela contribue à m’édifier, et à édifier les autres? Est-ce que je n’aurais pas pu consacrer mon temps, mes efforts et mon argent, à mieux chercher à savoir en quoi consiste le perfectionnement des saints? »

Voici la mentalité qui devrait tous nous animer:

« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3: 7-21).

Il y a dans ce passage capital à la fois une glorieuse espérance, et un redoutable avertissement!

Si nous ne faisons pas « l’unique chose » dont parle ici Paul, nous risquons de faire partie de ces « ennemis de la croix » qu’il dénonce ici. Cette « unique chose » consiste à « oublier » tout ce qui nous était si cher quand nous étions dans le monde, ou quand nous étions contrôlés par la chair, pour « courir vers le but, » afin de « remporter le prix de notre vocation céleste en Christ. »

Quel est ce prix? C’est la perfection de Christ, manifestée concrètement dans notre vie! Paul reconnaît qu’il n’a pas encore remporté ce prix, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore atteint, concrètement, pratiquement, la perfection de Christ. Mais il court vers l’avant pour atteindre ce but! Et il exhorte vivement « tous ceux qui sont parfaits » (dans leur esprit régénéré) à avoir la même pensée, à ne penser qu’aux choses célestes, et à garder les yeux fixés sur le Seigneur Jésus. Il a déjà remporté le prix pour nous, mais nous ne pourrons pas nous emparer de ce prix, si nous ne sommes pas tendus vers le but!

Le message de la croix est au coeur de ce passage. Paul montre bien que ceux qui sont charnels, et qui se complaisent dans les oeuvres de la chair, ne pensent qu’aux choses de la terre, et ont pour « dieu leur ventre. » C’est-à-dire qu’ils ne pensent qu’à assouvir leurs ambitions charnelles et les désirs de leur chair.

Ils sont carrément des « ennemis de la croix de Christ, » et Paul en parle en pleurant, car il sait quelle sera la fin de tous ceux-là: la perdition!

De qui Paul parle-t-il donc? Certainement pas des païens qui ne connaissent pas Christ! Il parle de ceux qui, au milieu du peuple de Dieu, n’ont pas encore accepté de se charger volontairement de leur croix, de mourir à toute leur vie passée, afin d’accepter complètement de la pensée de Christ, et de suivre chaque jour Ses voies!

Nous ne pouvons « gagner Christ » et « connaître Christ, » que si nous avons renoncé, d’abord dans notre coeur, à tout ce qui faisait notre joie quand nous étions dans le monde et dans la chair!

Si nous voulons connaître Christ, et Sa vie de résurrection, il nous faut devenir conformes à Lui dans Sa mort. Cela signifie que nous devons pleinement accepter de renoncer à tout ce qui ne serait pas en accord avec la volonté de Christ. Nous devons être déterminés à laisser Christ agir comme Il le veut dans notre vie, afin qu’Il puisse nous conduire à cette perfection concrète, dont nous devons nous revêtir par la foi.

Ce n’est pas à nous de planifier notre « programme de crucifixion »! Laissons cela au Seigneur! Ce dont Il a besoin, c’est de notre pleine acceptation de Son programme, sans murmures ni hésitations! C’est de notre totale capitulation devant Sa volonté, en réalisant que cette volonté est toujours « bonne, agréable et parfaite »!

Nous ne savons pas en général ce qui est charnel dans notre vie. Nous pouvons même être persuadés que ce que nous pensons, ou que nous faisons, est très spirituel, alors qu’aux yeux de Dieu, il s’agit d’une grossière manifestation de la chair!

Nous avons besoin de prier Dieu qu’Il nous éclaire sans cesse sur tout ce qui est encore charnel dans notre vie pratique, pour que nous puissions l’apporter à la croix, et le mettre concrètement « à mort »! Cela signifie que nous acceptons d’y renoncer, parce que nous avons compris que cela est charnel.

Cela signifie aussi que ce désir charnel auquel nous étions attachés ne vient pas de notre nouvelle nature, mais vient d’une puissance de péché qui habite dans nos membres, et qui s’appelle « la chair. »

Cela signifie que nous avons compris que nous devons nous « détacher » de ce désir charnel, en le considérant comme étranger à notre vraie nature, et que l’instrument qui nous permet de nous en détacher n’est autre que la croix.

Par Sa mort et Sa résurrection, Christ nous a déjà détachés de la chair et du péché, pour nous rattacher à Lui et à Son Esprit. Il a fait de nous de nouvelle créations, et nous a donné le pouvoir de nous détacher de tout ce qui est mauvais, charnel et pécheur à Ses yeux!

Combien de Chrétiens n’acceptent de pleinement capituler devant Dieu qu’après des années de rébellion et de souffrances inutiles! Ils ont bien accepté que le Seigneur efface leurs péchés, et c’est pour cela qu’ils se sont convertis. Mais ils n’ont pas accepté de remettre entièrement leur vie au Seigneur, pour qu’Il en fasse ce qu’Il veut. Ils n’ont pas voulu se consacrer pleinement à faire Sa volonté. Comme ils étaient dominés par les désirs et les pensées de la chair, ils se sont identifiés à la répulsion profonde que la chair éprouve pour les choses spirituelles! La chair leur a transmis une image complètement déformée du Seigneur et de Sa volonté, et cette image les a empêchés de se consacrer à Dieu avec confiance.

La volonté de Dieu n’est jamais bonne pour notre chair, tout comme la volonté de la chair n’est jamais bonne pour Dieu, ni pour notre esprit. Mais nous ne devons tenir aucun compte des protestations de notre chair! Notre chair n’est pas notre nouvelle nature! Notre nouvelle nature, c’est notre esprit régénéré! Notre esprit, lui, veut faire la volonté de Dieu! C’est aux désirs de notre esprit que nous devons nous identifier, et non à ceux de notre chair! Si nous suivons les désirs de notre chair, nous nous faisons ennemis de la croix!

Dans cette même épître aux Philippiens, l’apôtre Paul nous exhorte à avoir les sentiments de Christ:

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie; et je pourrai me glorifier, au jour de Christ, de n’avoir pas couru en vain ni travaillé en vain » (Philippiens 2: 5-16).

Si Christ a été élevé au plus haut de tous les cieux, c’est qu’Il avait d’abord accepté de d’abaisser au plus bas, jusqu’à la mort de la croix. Voilà les sentiments qui doivent nous animer!

Si nous voulons voir la perfection de Christ se manifester concrètement dans notre vie, nous devons laisser la croix faire toute son oeuvre en nous, mettre à mort tout ce qui est encore charnel, afin de pouvoir nous revêtir de la perfection que nous possédons déjà dans notre nouvelle nature.

Le Seigneur savait que nous n’aurions jamais pu atteindre un but aussi élevé par nos propres forces. Il a donc tout accompli d’avance pour nous. Il nous a déjà fait mourir en Lui et avec Lui, Il nous a ressuscités en Lui et avec Lui, et nous a déjà entraînés dans les lieux célestes, toujours en Lui et avec Lui.

Il nous suffit de croire à ce que Christ a accompli pour le voir se manifester. Mais nous ne pourrons pas croire, si nous ne sommes pas tendus vers ce but de notre perfectionnement pratique, et si nous ne sommes pas pleinement décidés de l’atteindre par la foi!

Dieu ne produira en nous le « vouloir et le faire » que si nous « travaillons à notre salut avec crainte et tremblement »! Mais nous devons bien comprendre ce que l’apôtre Paul a voulu dire par là.

Il n’est pas question de « travailler » à notre salut en comptant sur nos oeuvres. Le salut ne se reçoit que par la foi. La foi nous permet de saisir ce que la grâce de Dieu a fait « descendre » à notre portée.

Nous devons donc être décidés à toujours rester dans la foi, ce qui permet au Saint-Esprit de nous donner la volonté et la capacité d’atteindre un objectif qui, autrement, nous resterait inaccessible.

La « crainte » dont parle Paul est la crainte de Dieu. Le Seigneur, en effet, fait preuve d’une bonté infinie envers ceux qui se confient en Sa grâce et en Son amour. Mais Il fait aussi preuve d’une grande sévérité envers ceux qui méprisent Sa grâce, et qui prennent à la légère l’obéissance à Sa volonté. Nous ne devons pas oublier que notre Dieu est un « feu dévorant. »

« Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté (greffé) à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. Tu diras donc: Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains; car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché. Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront entés; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau » (Romains 11: 17-23).

Paul parle ici des Juifs incrédules, qui ont rejeté leur Messie, et qui ont été coupés de leur propre olivier, à cause de leur incrédulité. L’olivier, c’est le Seigneur Jésus. En revanche, le Seigneur a greffé sur cet olivier ceux qui étaient des branches « d’oliviers sauvages, » c’est-à-dire des païens qui, normalement, n’avaient aucune part à la « racine et à la graisse de l’olivier. » Si Dieu n’a pas épargné les Juifs incrédules, qui sont les « branches naturelles, » Il n’épargnera pas non plus les « branches sauvages, » c’est-à-dire les païens qui se sont convertis à Christ et qui ont été greffées, si ces branches tombent dans l’incrédulité.

La chair est pétrie d’orgueil et d’incrédulité. Un Chrétien qui s’abandonne à la chair n’a aucune crainte de Dieu. Il défie le Tout-Puissant, en croyant que Dieu continuera à fermer les yeux sur ses compromis et sur son péché. Celui-là sera retranché, il se dessèchera, et finira par être jeté au feu, s’il persiste dans son incrédulité et sa rébellion (Jean 15: 6).

En revanche, le Chrétien qui demeure « ferme dans la bonté de Dieu » est celui qui s’est entièrement consacré, qui reste humble, qui ne compte pas sur ses propres forces, qui s’appuie sur la grâce du Seigneur, et qui fait confiance en Sa miséricorde pour lui faire atteindre le but, car il sait que c’est le Seigneur Lui-même qui le portera littéralement, pour le placer sur le rocher qu’il ne pouvait pas atteindre! Celui-là restera greffé sur l’olivier, et portera du fruit jusque dans la vie éternelle!

Voilà la seule bonne manière d’aborder le problème du perfectionnement pratique des saints! Nous devons savoir que le Seigneur Jésus, en nous faisant passer par la nouvelle naissance, nous a déjà donné une nouvelle nature parfaite, juste de la justice de Dieu, et sainte de la sainteté de Dieu. Nous devons commencer par le croire, avant de voir cette perfection se manifester de manière visible. Ensuite, nous devons être absolument déterminés à laisser le Seigneur nous conduire, par la foi, dans la manifestation pratique et concrète de cette perfection, qu’Il nous a déjà donnée dans notre esprit régénéré.

Cette détermination implique une haine profonde du péché et de la chair, et un désir ardent de sanctification. Dans le fond, le désir de sanctification, c’est le désir de vivre en permanence dans la sainte présence de Jésus. Si nous gardons dans notre coeur ce désir ardent de sanctification, nous pouvons être certains que le Seigneur Jésus Se manifestera de plus en plus dans toute notre vie. « Christ en nous, l’espérance de la gloire, » deviendra de plus en plus une réalité visible et concrète.

Le Seigneur pourra de plus en plus Se manifester au travers de nous, car la chair sera un obstacle de moins en moins fréquent à Sa manifestation. Nous aurons compris la toute-puissance de la croix pour anéantir la puissance de la chair, pourvu que nous restions en permanence dans la foi. La vie de résurrection deviendra une réalité de plus en plus concrète pour nous, et cette vie se manifestera naturellement, sans que nous ayons besoin de faire des efforts charnels pour qu’elle se manifeste.

Le seul « effort » que nous devrons faire, c’est de rester constamment les yeux fixés sur le Seigneur, pour chercher à Le connaître toujours mieux, pour méditer sur Son oeuvre grandiose, et pour nous laisser imprégner et saturer de sa Vie éternelle!

C’est ainsi que nous affermirons toujours plus solidement notre salut, et qu’une pleine entrée dans le Royaume de Dieu nous sera assurée!

« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1: 1-11).

L’apôtre Pierre commence par nous affirmer que nous avons tous reçu une foi du même prix que la foi de tous les apôtres de Christ! Plus nous connaissons Dieu et Jésus-Christ, et plus la grâce et la paix nous sont multipliées! La foi ne peut manquer de nous remplir de grâce et de paix, dans la joie!

Pierre ajoute que Dieu nous a déjà donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de Jésus! Plus nous connaissons le Seigneur, et plus nous réalisons que nous avons tout reçu en Lui! Nous contemplons alors Sa gloire et Sa vertu, et nous comprenons que cette gloire et cette vertu nous assurent, de la part de Dieu, les plus grandes et les plus précieuses promesses! Ce sont ces promesses qui alimentent notre foi, et qui nous font comprendre que nous avons été rendus participants de la nature de Dieu Lui-même!

N’est-ce pas grandiose, bien-aimés! Quand nous savons tout cela, y a-t-il encore place pour la tristesse et la déprime? Seule l’ignorance de ces glorieuses réalités peut nous plonger dans la crainte, le doute et le désespoir! Mais pourquoi ignorer de telles réalités, quand Dieu à pris la peine de nous les révéler dans Sa Parole!

Si nous connaissons toutes ces choses, nous n’aurons aucune peine à « faire tous nos efforts » pour produire le fruit de l’Esprit qui est décrit ensuite! « Faites tous vos efforts » peut d’ailleurs aussi être traduit par « Soyez toujours pleins de zèle. »

Car ces « efforts » ne seront pas des efforts charnels! Ce seront les efforts confiants du champion qui sait qu’il est « taillé pour vaincre, » ou les efforts « naturels » de l’aigle qui sait de quoi il est capable quand il s’élance puissamment vers les cieux!

Dieu nous a rendus capables! Dieu nous a « taillés pour vaincre! » Nous sommes une nouvelle création de Sa grâce, créée à Son image, pour de « bonnes oeuvres » qu’Il a préparées d’avance pour que nous les accomplissions pour Sa gloire!

Le Seigneur a déjà tout prévu pour que nous puissions marcher sur cette terre comme Jésus a marché! Si nous en sommes convaincus, nous le verrons s’accomplir!

Bien-aimés, cessons de murmurer et de nous plaindre de notre sort! Mais levons les yeux vers Celui qui a tout accompli pour nous, le Seigneur Jésus, et qui nous a appelés à Sa gloire! Soyons décidés à Le glorifier sur cette terre jusqu’à notre dernier souffle, et dans les cieux pour toute l’éternité!

40 Responses to B100-Présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.

  1. arthur dit :

    Bonjour chers frères et soeurs en Christ,
    Nous ne pouvons pas ne pas « évangeliser » les païens sous prétexte qu’ils n’aiment pas cela. L’évangélisation a lieu d’être (tout à côté du Bon fruit de L’Esprit que décrit la sœur Patricia) pour les raisons suivantes :
    1- D’abord c’est un ordre explicite de la bouche Seigneur: « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24: 14).
    Alors quand le Seigneur l’ordonne, pourquoi ne pas le faire, sous prétexte que les paiens ne l’aiment pas? La bonne nouvelle doit être prêchée partout (de Jérusalem, en passant par nos lieux de travail, jusqu’au fin fond du monde). Les Paiens n’ont jamais aimé la Verité, car ils aiment les ténèbres (il est écrit: « La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue », Jean 1:5). Mais c’est par la prédication de l’Evangile que peut agir le Saint-Esprit pour la conviction de péché , de justice et de jugement.
    2- L’apôtre Paul encourage le jeune Timothée à prêcher l’Evangile en toute occasion: « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant » (2 Tim 4:2). Cela, dans l’église et hors de l’église, car nous devons travailler « tant qu’il fait jour ». Les païens ne distinguent pas rapidement le bon fruit du St-Esprit et le faux fruit du monde (politesse, sympathie, savoir-vivre) qui ne compte pas au yeux du Père, car étant souillé par le péché. C’est avec l’Evangile prêché que la conviction peut venir. On ne prêche pas la parole de Dieu lorsque les gens nous sont aimables, nous aiment et nous apprécient, car sinon, nous ne serons pas « serviteurs de Christ ».
    Quant aux miracles et prodiges, ils s’inscrivent presque dans la même perspective. Quand le Seigneur faisait des miracles aux Païens, c’étaient pour qu’ils « croient en Lui ». Le Seigneur lui-même la dit: « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point » (Jean 4:48). Plus tard, parlant à ceux qui étaient appelés à croire en Lui, I dit: « Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas (Jean 10:38) Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces oeuvres , afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père  » (Jean 10: 37-38).
    Si nous aimons vraiment ce monde perdu, nous n’allons leur donner ce qu’ils veulent bien entendre, mais mettre les toutes chances de leur côté en accentuant:
    – Sur le Fruit du Saint-Esprit.
    – Sur la prédication de l’Evangile
    – Sur les miracles et les prodiges.
    Que le Seigneur vous bénisse en toutes choses.

  2. chrislain dit :

    Henri, Nathalie merci beaucoup pour vos conseils et exhortations. Que le seigneur vous bénisse. Bonne journée

  3. Nathalie dit :

    Cher Chrislain, j’ai fait des erreurs au début de ma conversion avec les païens. Ils ne veulent pas être « évangélisés » et d’ailleurs moi-même j’ai fermé la porte à ceux qui essayaient de me convertir. C’est ton attitude et tes prières qui auront un impact et c’est Dieu qui sauve, pas notre démarche d’évangélisation ou de guérisons, miracles, etc. Avec nos voisins, collègues, proches, il faut attendre le moment de Dieu pour leur présenter notre foi.

    C’est pourquoi il faut beaucoup prier pour eux.
    Le rejet est inévitable. Avec mes proches non convertis, j’ai eu souvent droit à « C’est sa religion qui lui interdit! » (dit d’un ton ironique) lorsque je ne veux pas rester à voir un film avec eux, par exemple. Mais il y a 1 ou 2 ans, ils avaient mis une vidéo de Charlie Chaplin le jour de Noël et je suis restée avec eux et je n’ai pas besoin de leur donner d’explications, ils savent ! Il ne faut pas tomber dans le sectarisme.

    Jésus ne s’est jamais laissé « coincer » par les pharisiens, alors avec la sagesse de Dieu, on doit se sentir libre de répliquer ou non, de donner son avis ou non ou de changer le cours de la conversation s’il le faut. Une de Ses tactiques était de poser une question à ces pharisiens qui lui en posaient une pour tenter de l’avoir.

  4. Chrislain dit :

    Merci pour ce beau témoignage Nathalie. Je me suis rendu compte hier en parlant à d’autres frères de ma génération que c’est vraiment un problème récurrent. Nous passons plus de la moitié de notre temps au travail donc notre vie chrétienne est « étroitement liée » aux rapports qu’on a avec nos collègues.Au delà de l’acceptation de notre identité chrétienne par nos collègues doit on aussi avoir une démarche de partage souvent perçue souvent comme de l’évangélisation? Au milieu de conversations ou le respect de l’autre n’est pas toujours une priorité comment devenir un imitateur de notre seigneur (Ephesiens chap 5) sans devenir aux tables celui qui passe pour être un juge ou un accusateur? Dans proverbes Chap 9 v7à9 il est écrit « Celui qui reprend le moqueur s’attire le dédain, Et celui qui corrige le méchant recoit un outrage. Ne reprends pas le moqueur de peur qu’il ne te haisse; Reprends le sage et il t’aimera » Doit on effectivement garder sa réserve et s’en remettre au seigneur par la prière?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Chrislain, Comme nous ne pouvons pas être conduits par des règles rigides, il nous faut la sagesse et la direction de l’Esprit pour savoir de quelle manière nous comporter dans chaque situation pratique. En Christ, Dieu nous a rendus capables de le faire!

  5. Nathalie dit :

    Cher Chrislain, Je me permets d’intervenir et t’encourager à remercier Jésus de t’avoir donné toute Son autorité. Sans entrer dans le combat spirituel, je voudrais dire que les païens (et les chrétiens charnels) « sentent » s’ils ont affaire à quelqu’un qui a de l’autorité spirituelle. Demande-Lui Sa sagesse avant de mettre posément les points sur les « i » et Il te donneras les paroles que tu dois dire et éventuellement fais un suivi par écrit (circulaire ou autre).

    D’autre part, bénis ceux que tu dois encadrer et tu verras des fruits. Il y a parmi les païens des gens honnêtes et d’autres paresseux. Ces derniers peuvent changer ou s’en iront d’eux-mêmes s’ils ne veulent pas changer.

    J’ai récemment eu un client qui m’a accusée injustement de mauvaise gestion de mes factures, des chèques perdus dans la poste (ou qu’il n’a jamais envoyés, seul Dieu sait), lorsque après plusieurs relances, j’ai utilisé la formule classique de menace de tribunal pour le faire payer mais cela n’a rien fait. Je l’ai alors appelé pour savoir quand il allait me payer et c’est alors qu’il m’a accusée.

    J’ai donc prié que le Seigneur règle son problème de trésorerie et l’ai béni (pourtant, je pensais qu’il n’a pas agi intelligemment car il fait tourner le dos à ses clients de la sorte donc pour moi, notre relation était terminée).
    Quelque temps plus tard, je reçois une offre d’un nouveau client, un ancien collègue à ce client qui m’avait recommandée ! Je téléphone à mon client pour le remercier et lui dire ma surprise. Franchement, je m’attendais pas à cela après toutes les paroles injustes qu’ils m’avaient lancées et je n’ai guère pu répliquer. J’avais affaire à un autre « homme » qui me dit d’un ton agréable que je serais payée la semaine prochaine.
    J’ai un autre client qui fait la sourde oreille.
    Merci Seigneur pour Ta sagesse !

  6. Chrislain dit :

    Bonjour Père Henri (Il est plus aisé pour moi de dire père).
    Je te remercie pour ta réponse. Merci d’édifier ainsi l’Eglise du seigneur. Je comprends qu’il est vraiment nécessaire de marcher par l’esprit et de mettre toujours en avant la volonté de Dieu. J’ai tellement de choses dont je voudrais témoigner, les changements que sûrement nous avons tous vécu dans nos vies par la grâce du Seigneur. Je ne voudrais pas focaliser cet échange sur mes expériences. j’espère vivement de tout mon cœur et par la grâce du Seigneur qu’un jour je pourrai vous rencontrer. Que le Seigneur te bénisse papa Henri!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Chrislain, Tu peux nous donner ton témoignage sur ce blog si tu le veux. Tu peux aussi m’écrire en privé sur mon adresse personnelle, que je t’envoie par courrier séparé!

  7. Chrislain dit :

    Bonjour Frère Henri,

    Je tenais déjà à te remercier et glorifier le seigneur pour tes enseignements. Par sa grâce il m’a permis de naître de nouveau. Aujourd’hui je m’attache pleinement à marcher par l’esprit et je viens vers toi te demander conseil:

    Voila j’ai 26 ans je travaille et comme tu le sais les relations au boulot ne sont pas toujours faciles. Il arrive des fois qu’il faille pousser une petite gueulante afin de faire avancer les choses ou manifester son mécontentement par rapport à certaines situations. par rapport à ces points justement je ne sais plus trop quelle position adopter. Exemple. Quand faut il se défendre? ou se valoriser sans tomber dans la chair? Or les lois du « monde » du travail demandent parfois à ne pas subir certaines situations. Doit-on en qualité de chrétien et souhaitant complètement revêtir le christ refuser le conflit et toujours ménager les autres même quand on pense qu’ils sont dans l’erreur? Merci beaucoup pour ta réponse

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Chrislain, Ta question me permet de remettre l’accent sur la nécessité d’être conduits par l’Esprit en toutes choses, car c’est la seule manière de faire pour l’Eglise de Jésus-Christ! Tu dois croire que le Seigneur veut donner à Son Epouse, par Son Esprit, exactement tout ce qu’elle doit faire et dire, devant n’importe quelle situation! Nous entrons alors dans le repos de l’Esprit, et dans toutes les oeuvres que notre Père a préparées d’avance pour Ses enfants! Oui, le fardeau du Seigneur est léger, et Son joug est doux!

  8. Sile (Sylvie) dit :

    Serge, je ne sais pas quoi te dire si ce n’est : Merci.
    Sois fortement béni dans le nom de notre Seigneur Éternel.
    Notre Père est un Dieu Puissant.Il connaît tes voies, il connaît tes besoins. Sois en paix. Dans l’amour fraternel, Sile.

  9. Kenda dit :

    Bonjour à tous,
    Merci Serge, c’est une joie de communier de connaitre des frères et soeurs en Christ et ce fut une joie de te rencontrer d’ailleurs, grâce à ce même site quand je suis allée étudier au Québec.
    Merci Henri, le Seigneur à permi que j’aille étudier au Canada, et je n’aurais jamais penser me trouver dans la même ville que le frère Serge, dont je lisais les commentaires depuis chez moi à Paris il y a plus d’un an. Arrivée au Québec, je n’avais pas de frères et soeurs avec qui communier, et je me rappelle des paroles ou tu encouragais les gens seuls à prier pour que le Seigneur leur fasse rencontrer des frères chrétiens fidèles.
    Et ce fut le cas pour moi: je t’ai un jour demandé son mail en pensant qu’on habitait peut-être à une ou deux heures l’un de l’autre et qu’on pourrait se rencontrer occasionnellement… et finalement on était à quelques pas l’un de l’autre!!
    Et avec Serge on a pu se fortifier en Christ, s’encourager et être dans l’amour fraternel.
    Franchement c’était un baume au coeur de rencontrer des chrétiens fidèles! Tu vois Henri, Serge et moi, on est pas de la même génération, on n’a pas les même origines, et ce qui est formidable, c’est qu’en Christ, tout cela est effacé. Peu importe l’âge, peu importe d’ou l’on vient ou ce qu’on fait, qu’importe toutes les différences, quand on est en Christ la communion fraternelle fait vraiment que l’on soit un en Lui, et efface toutes les différences terrestres.
    C’est merveilleux! Merci au Seigneur. Il à vraiment été fidèle en tout.
    Et merci pour ton travail dans ce site. Qu’Il continue à te fortifier!

  10. Alain Brice dit :

    Cher frère Serge,
    Je suis rempli d’allégresse en lisant ton message de salutation. Je me dois de te dire que tu livres là un exemple d’amour fraternel, car tu ne te laisses influencer ni par la distance ni par le fait que nous ne nous connaissons que de nom et ce, au travers du blog d’Henri. Que dire de plus, si ce n’est de rendre grâce à notre Dieu de ce qu’Il ait fait de nous une famille nombreuse en Christ. Ma prière est que toutes les demandes que nous Lui formulons les uns pour les autres sur ce blog, concernant en particulier notre préparation pour Sa venue, soient exaucées. Nous devons tous nous retrouver là-haut pour ce qui constituera pour nous le summum de la réjouissance.
    Recois aussi toute l’expression de mon amour fraternel, et que le Seigneur te garde toujours auprès de Lui.

  11. Serge G. dit :

    J’avais aussi oublié de faire mes saluts à Kevin dont j’aime bien ses interventions sur le blog. Bonne semaine Kevin, et ensemble, prenons courage dans cette course vers la cité céleste!
    Serge

  12. Serge G. dit :

    Oh mais c’est aussi à mon tour de faire mes saluts à tous mes frères et soeurs en Christ. Je veux faire mes saluts à Sylvie, Marie-Hélène, Bernadette, Alain, Laurent, Boris, Olivier, Henri, Sile et j’en passe…
    Figurez-vous que Arthur et Kenda m’ont appelé par téléphone d’un café de Paris directement ici au Québec! Oh la la, quelle surprise! J’étais en train d’écouter des enseignements du frère Henri sur la marche par l`Esprit. J’étais tellement heureux de les entendre tous les deux! En fait, je vous remercie de votre appel et d’avoir pensé à moi! Que Dieu vous bénisse richement en stature et en oeuvres ainsi que tous ceux de ce blog.
    Salut à toi Henri, et continue ton beau travail sous la conduite du Saint-Esprit, en attendant notre réunion dans les cieux avec Celui qui est notre Chef, Christ! Notre chef à toujours et pour toujours!
    Serge

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Merci, cher frère Serge! Oui, c’est tout ce qui nous attend bientôt qui nous motive ici-bas à rester fidèles et à travailler pour le Seigneur, à gagner des âmes et à édifier les saints! Que le Seigneur soit béni pour la grâce qu’Il nous fait de pouvoir participer à Ses oeuvres!

  13. Boris dit :

    Bien aimé Olivier,

    Merci pour ton message. C’est toujours une joie d’entendre ce genre d’encouragement. Oui, sachons réaliser la grandeur de la grâce qui nous est offerte en Christ, et tâchons de la saisir par la foi afin de glorifier Dieu notre Père !
    Que le Seigneur de nos vies te fortifie toi aussi frère Olivier, et toutes les personnes de ce blog, afin que nous paraissions tous irréprochables à son avènement.
    Soyons transformés à l’image du Seigneur ! A lui soit le règne, la puissance, et la gloire ! Alléluia !

  14. arthur dit :

    Très cher frère Olivier,
    Je te remercie pour ma part pour tes encouragements qui me vont droit dans le cœur. Force m’est néanmoins de t’avoir que je ne considère pas ‘spécial’ ce que je vis, tout au contraire -simple sourire-.
    J’aurais personnellement voulu être sauvé ‘plus tôt’, si je n’avais pas été aussi dur de coeur et rebelle pendant ce temps avant. Mais Sa patience a triomphé sur mon entêtement. Je Lui suis vraiment reconnaissant d’être compté parmi Ses enfants, Ses serviteurs … et les membres de son Epouse.
    Le verset que tu as donné nous révèle l’immense cadeau que nous avons aujourd’hui en Christ: Nous avons maintenant, par le Sacrifice du Seigneur Jesus, le voile de la chair enlevé, nos yeux sont ouverts à sa Parole, qui nous révèle Sa Gloire. Gloire que nous contemplons de + en + quand Christ habite en nous puissamment par la foi et par l’Esprit. Alors notre ‘changement’ est la manifestation de ce que nous avons été crée pour être: La gloire et l’image de Dieu pour nos frères et sœurs, pour ce monde.
    Que Le Seigneur nous bénisse tous.