B108-Un peu de Psychologie!

Article de Henri Viaud-Murat.

Deux chercheurs de l’Université Américaine Cornell ont étudié scientifiquement certains aspects du comportement humain, et leurs conclusions nous permettent de mieux comprendre le comportement des Chrétiens charnels. Mais ne vous inquiétez pas pour ce petit recours à la Psychologie!

Lorsque la Psychologie se contente d’observer et de décrire des comportements humains, dans certaines circonstances bien définies, elle n’a rien de mauvais en soi. Là où nous devons nous méfier de la Psychologie, et même la rejeter complètement, c’est lorsqu’elle nous donne des conseils et des recommandations qui sont directement inspirés de la sagesse humaine, et qui n’ont plus rien à voir avec la Parole de Dieu. Ou alors, quand elle construit des théories sur la nature humaine qui s’écartent complètement de la révélation divine.

Mais la simple description de certains comportement humains nous permet d’établir des faits indiscutables, dans les conditions définies par ces observations. Et nous pouvons en tirer profit pour comprendre, d’une part, de quelle manière peuvent se comporter des êtres humains qui ne sont pas passés par une nouvelle naissance en Christ, et, d’autre part, pour expliquer le comportement des Chrétiens charnels.

En effet, lorsqu’un Chrétien, même né de nouveau, se laisse contrôler ou dominer par la chair, son comportement n’est pas différent du comportement de quelqu’un qui n’est pas converti à Christ.

Paul, par exemple, écrit aux Ephésiens:

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur » (Ephésiens 4: 17-18).

Les Ephésiens auxquels s’adressait Paul étaient nés de nouveau, baptisés d’eau et d’Esprit. Pourtant, Paul les met sérieusement en garde, et les exhorte à ne pas se comporter comme les païens. Il est donc possible qu’un Chrétien né de nouveau marche, du moins partiellement, comme un païen.

Comment marchent donc les païens? « Selon la vanité de leurs pensées. » Ils ont « l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. »

Ainsi, lorsqu’un Chrétien laisse les pensées du monde l’envahir et obscurcir son intelligence, par manque de connaissance du Seigneur, par ignorance de Sa Parole, ou par incrédulité, il devient de plus en plus étranger à la vie de Dieu qui est pourtant en lui, dans son esprit, et il endurcit son coeur par la séduction du péché et de la chair.

C’est pourquoi l’apôtre nous exhorte souvent à « penser constamment aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3: 1-2).

Lorsque la Psychologie observe et décrit le comportement de certains païens, nous pouvons donc dire que ses observations peuvent aussi s’appliquer aux Chrétiens charnels.

Pour prendre un exemple pratique, nous avons repris les expériences faites en 1999 par deux chercheurs en Psychosociologie de l’Université Cornell, aux Etats-Unis. Ils sont partis de l’hypothèse suivante: les qualités qui nous permettent d’être compétents sont les mêmes qui nous permettent d’évaluer notre compétence. Ils ont ensuite conçu diverses expériences scientifiques, que nous ne décrirons pas ici en détail, qui leur ont permis d’aboutir à des conclusions précises. On a plus tard résumé ces conclusions par l’expression « effet Dunning-Kruger, » d’après les noms de ses deux découvreurs.

Ces deux chercheurs ont ainsi pu démontrer par l’expérience les propositions suivantes:

  1. Une personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence. Plus elle est incompétente, et plus elle sous-estime son incompétence.
  2. Une personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui sont véritablement compétents.
  3. Une personne incompétente ne parvient pas à reconnaître son propre degré d’incompétence.
  4. Si, par une formation et un entrainement suffisants, une personne incompétente améliore sensiblement sa compétence, elle pourra alors reconnaître et accepter ses lacunes antérieures.
  5. Ces expériences ont également permis de démontrer que ceux qui sont réellement compétents ont tendance à sous-estimer leur propre compétence, et qu’ils ont aussi tendance à surestimer la compétence des autres.

Comme ceux qui sont incompétents sont aveuglés sur leur propre degré d’incompétence, cela entraîne un effet pervers: ils sont plus confiants en leurs capacités que ceux qui sont réellement compétents! Tout se passe comme si l’ignorance encourageait davantage la confiance en soi que la connaissance. Les « ignorants » sont remplis de (fausses) certitudes, alors que les « intelligents » sont remplis de doutes (souvent injustifiés)!

Cet « effet Dunning-Kruger » permet peut-être d’expliquer pourquoi, dans le monde économique ou politique, par exemple, ce sont souvent les plus incompétents qui progressent le plus, ou qui sont plutôt choisis à des postes de responsabilités. Ils sont plus hardis, plus entreprenants, et moins hésitants que ceux qui sont réellement compétents, parce qu’ils se croient plus compétents qu’ils ne le sont en réalité.

Bien entendu, nous devons éviter toute généralisation hâtive. Mais nous pouvons retenir certains principes simples, que nous pouvons appliquer au comportement des Chrétiens charnels. Ces principes peuvent être confirmés par nos propres observations effectuées sur une longue durée. Ils sont également confirmés par la Parole de Dieu, qui déclare, par exemple:

« Quand l’insensé marche dans un chemin, le sens lui manque, et il dit de chacun: Voilà un fou! » (Ecclésiaste 10: 3).

En d’autres termes, l’insensé est aveuglé sur son propre état, et il a tendance à être aussi aveuglé sur l’état réel de ceux qu’il rencontre. Il ne se rend pas compte de sa propre folie, mais il l’attribue aux autres.

« Ne parle pas aux oreilles de l’insensé, car il méprise la sagesse de tes discours » (Proverbes 23: 9).

« La sagesse est trop élevée pour l’insensé; Il n’ouvrira pas la bouche à la porte » (Proverbes 24: 7).

Un Chrétien charnel est un « insensé » spirituel. Non seulement il ne se rend pas compte de son état spirituel, mais il n’écoute pas en général les conseils de sagesse spirituelle qu’on peut lui donner, du moins tant que le Seigneur ne lui a pas ouvert les yeux.

« Que tes oeuvres sont grandes, ô Eternel! Que tes pensées sont profondes! L’homme stupide n’y connaît rien, et l’insensé n’y prend point garde » (Psaume 92: 5-6).

Celui qui est spirituellement « stupide » et « insensé » ne s’intéresse qu’aux choses de la terre. Il ne connaît pas les oeuvres et les pensées profondes de l’Eternel. Mais Dieu est puissant pour parler à son coeur, et pour le rendre intelligent, s’il écoute Sa voix!

Nous dirons par conséquent que le Chrétien qui marche selon la chair fait preuve d’une certaine « incompétence » spirituelle, par ignorance ou incrédulité. Voici donc quelques principes simples, inspirés des observations de Dunning et Kruger, et qui nous permettent de mieux comprendre le comportement des Chrétiens charnels:

  1. Un Chrétien charnel tend à sous-estimer son état charnel. La chair le pousse à se surestimer. Nous pouvons même ajouter que, plus il est charnel, et plus il aura tendance à se surestimer, et à sous-estimer son degré de contrôle par la chair.
  2. Un Chrétien charnel ne parvient pas à reconnaître ceux qui sont plus spirituels que lui. La chair l’aveugle aux choses spirituelles.
  3. Un Chrétien charnel ne parvient pas à se rendre compte de sa situation spirituelle réelle. La chair l’aveugle aussi à sa situation spirituelle réelle.
  4. Si l’on parvient à aider un Chrétien charnel à devenir plus spirituel, il pourra alors reconnaître et accepter ses lacunes antérieures.

En revanche, peut-on dire qu’un Chrétien spirituel aura tendance à sous-estimer son niveau de spiritualité, et qu’il aura aussi tendance à surestimer le degré de spiritualité des autres Chrétiens?

Nous pouvons répondre en disant que cela dépend de ce que l’on entend par « niveau de spiritualité. » Tous les Chrétiens sont en voie de progression spirituelle. Nous commençons tous, le plus souvent, par être des Chrétiens charnels. Ensuite, nous devenons de moins en moins charnels, pour devenir de plus en plus spirituels. Enfin, nous atteignons un certain état de maturité spirituelle, où nous marchons de moins en moins par la chair, et de plus en plus par l’esprit. Nous atteignons enfin l’état « d’homme spirituel. »

« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Cor. 2: 9-16).

« L’homme animal, » c’est l’homme charnel. Il ne peut pas recevoir les choses de Dieu. Il est lié par la sagesse humaine. Il est incapable de comprendre le langage spirituel. Tandis que l’homme spirituel a été entraîné à « juger de tout, » parce qu’il a reçu le discernement spirituel.

Nous pouvons rapprocher ce passage de ce qu’écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux:

« Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5: 11-14).

Un enfant ne peut pas absorber de la « nourriture solide. » Un Chrétien charnel est encore un enfant spirituel. Mais, en grandissant, par l’usage, par les expériences de la vie que lui fait traverser le Seigneur, par les enseignements de l’Esprit et de la Parole de Dieu, il devient de plus en plus exercé à discerner ce qui est bien de ce qui est mal. Il devient donc, de plus en plus, un « homme spirituel. »

Toutefois, cet « homme spirituel » doit soigneusement se garder de croire qu’il est parvenu au but, tant qu’il vit sur cette terre! Nous avons toujours à apprendre du Seigneur. Plus nous « savons, » et plus nous réalisons que nous avons encore beaucoup à apprendre!

Ainsi, on peut dire que si vous vous jugez vous-même moins spirituel que la moyenne, vous êtes probablement plus spirituel que vous ne le pensez! Inversement, si vous êtes persuadé que vous êtes plus spirituel que la moyenne, c’est que vous ne l’êtes probablement pas!

Tout est donc relatif! Mais le but du Seigneur, c’est tout de même de faire de nous des fils et des filles de Dieu spirituels et mûrs, qui produisent le bon fruit de l’Esprit, et qui ont appris à crucifier la chair et à renoncer par la foi à toutes ses oeuvres mauvaises.

Nous sommes donc tous engagés dans un processus graduel d’apprentissage spirituel, comme l’écrit aussi Paul dans la même épître aux Ephésiens:

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 20-24).

Paul parle bien ici d’un « apprentissage » de Christ, et d’une « instruction » que nous devons recevoir. Cet apprentissage et cette instruction se font sous la direction du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu. Ils nous permettent d’élever notre degré de « compétence spirituelle, » ce qui nous permet de nous rendre compte de nos lacunes passées, et d’en tirer les conséquences nécessaires pour l’avenir.

Dans le monde, celui qui est vraiment compétent, dans une discipline donnée, c’est celui qui finit par ne plus s’apercevoir qu’il est compétent. Sa compétence est devenue comme une seconde nature. Il en est de même sur le plan spirituel. Le Chrétien vraiment spirituel, c’est celui qui ne se rend même plus compte qu’il est spirituel! Il marche par l’esprit naturellement et sans « forcer, » parce qu’il laisse le Saint-Esprit et sa nouvelle nature spirituelle le conduire naturellement.

Ainsi, au fur et à mesure qu’un Chrétien charnel devient de plus en plus spirituel, jusqu’à devenir un « homme spirituel, » il traverse normalement les étapes suivantes, tout au long de son apprentissage spirituel:

  1. Au début de sa vie spirituelle, le Chrétien charnel n’est pas conscient qu’il est charnel.
  2. Peu à peu, il prend conscience de son état de Chrétien charnel, parce qu’il désire être éclairé sur son état spirituel, et parce que le Saint-Esprit et la Parole de Dieu l’éclairent progressivement, au travers de toutes les expériences de sa vie chrétienne.
  3. En grandissant et en mûrissant, le Chrétien charnel devient de plus en plus spirituel. Mais il doit faire des efforts constants pour rester « concentré » sur le Seigneur et sur Sa Parole.
  4. Le Chrétien charnel finit par devenir un « homme spirituel, » jusqu’au point où il a appris à marcher par l’esprit de manière naturelle et sans effort. Il sait que sa nouvelle nature est sa vraie nature. Il marche naturellement dans une pleine connaissance de sa nouvelle identité en Christ.

Ce processus est un processus idéal, qui devrait être le processus normal de la progression spirituelle de tout Chrétien. Toutefois, ce n’est pas un processus automatique, ni un processus obligatoire. La progression spirituelle du Chrétien ne peut être « normale » que s’il désire sincèrement avancer dans la connaissance de la Vérité. Nous ne devons jamais nous satisfaire de notre état spirituel présent. Mais nous devons toujours demander au Seigneur qu’Il nous révèle tout ce qui est encore charnel en nous. Nous devons aussi demander au Seigneur qu’Il nous montre de quelle manière nous pouvons devenir spirituels.

Nous ne pouvons devenir véritablement spirituels que si nous avons une pleine connaissance de l’oeuvre du Seigneur Jésus, de la signification de Sa mort et de Sa résurrection, et aussi de la réalité de notre mort et de notre résurrection en Christ. Nous devons avoir une pleine connaissance de la réalité de la nouvelle nature que nous avons reçue en Christ, afin de pouvoir nous identifier à elle par la foi, avant même de la voir se manifester dans notre comportement de tous les jours.

Nous touchons ici les limites des apports que peut nous faire la Psychologie. Si la Psychologie nous aide à observer et à décrire des comportements humains, elle est, en tant que discipline simplement humaine, impuissante à nous aider à modifier nos comportements charnels. Dans le monde, la Psychologie tente d’améliorer le comportement des hommes en leur donnant toute une série de « conseils pratiques » qu’ils doivent s’efforcer d’appliquer. Mais il n’en est pas ainsi dans la vie chrétienne!

Dans la vie chrétienne, nous changeons de comportement par la foi, et non par l’apprentissage de règles. C’est le Seigneur qui change d’abord notre nature, en faisant mourir notre ancienne nature de péché, et en nous donnant une nouvelle nature semblable à la Sienne. Il nous donne une nature nouvelle déjà parfaite. Nous avons reçu, dans cette nouvelle nature, une parfaite compétence pour obéir à Sa volonté et nous comporter comme le Seigneur Lui-même, par la puissance du Saint-Esprit qui demeure en nous. Mais, pour cela, nous devons apprendre à crucifier la chair et à marcher par l’esprit.

Ainsi, le Seigneur travaille en nous par la révélation de la Vérité, Vérité sur l’oeuvre accomplie par le Seigneur Jésus, et Vérité sur notre situation présente. Il nous demande de croire en la Vérité qu’Il nous révèle et, en croyant, nous pouvons voir l’oeuvre de Christ se manifester dans notre vie.

En conclusion, nous pouvons donner quelques conseils pratiques, pour nous aider à progresser sur le chemin spirituel du Seigneur:

  1. De nous-mêmes, nous ne sommes pas nécessairement les meilleurs juges de notre propre état spirituel. Nous devons donc être très prudents dans l’appréciation que nous portons sur notre propre état spirituel, mais aussi sur l’état spirituel de nos frères et soeurs. Nous parlons ici de notre état spirituel pratique, concret, et non pas de la perfection de notre être spirituel régénéré. Nous devons savoir quel degré de notre perfection spirituelle est effectivement manifesté dans notre vie pratique.
  2. Notre modèle doit toujours rester le Seigneur Jésus. Si vous voulez savoir de quelle manière doit se comporter quelqu’un qui manifeste pleinement la perfection de sa nature spirituelle, il vous suffit de regarder au Seigneur Jésus, tel qu’Il est décrit dans les Evangiles. Et nous savons que le Seigneur veut que nous nous comportions comme Lui! (Jean 14: 12). C’est donc qu’Il nous a rendus capables de le faire!
  3. Nous devons aussi observer la vie et le comportement de tous les Chrétiens qui nous sont désignés par le Seigneur comme étant des femmes et des hommes spirituels. Même si cela reste encore difficile pour des Chrétiens charnels, ils ne peuvent manquer de constater la différence qui existe entre eux-mêmes et ceux qui sont réellement des « modèles, » comme l’apôtre Paul pouvait l’être par exemple.
  4. Nous devons toujours rechercher activement la lumière du Seigneur sur notre état spirituel réel. Le Seigneur ne manquera pas de nous éclairer, par Son Esprit et Sa Parole.
  5. Nous devons aussi rechercher activement l’opinion de nos frères et soeurs, et écouter attentivement ce qu’ils ont à nous dire sur notre état spirituel, tel qu’ils le perçoivent. Même s’ils ne nous le disent pas toujours avec amour, ce qui compte, c’est que nous puissions discerner la part de vérité qu’ils nous communiquent dans leur appréciation! Et le Seigneur nous confirmera toujours dans notre coeur cette part de vérité.
  6. Enfin, cela doit nous inciter à être plus indulgents envers les autres! La chair, dans son orgueil, nous poussera toujours à nous surestimer, mais l’Esprit du Seigneur nous poussera toujours à plus d’humilité! Et, nous le savons, si l’orgueil précède la chute, l’humilité précède toujours la gloire!

29 Responses to B108-Un peu de Psychologie!

  1. Sylvie S. dit :

    Cher frère Etienne, permets-moi de t’encourager grandement : mouille-toi pour Jésus, si cela n’est pas encore fait! Et que Dieu continue à te conduire dans toutes Ses oeuvres! Amen.

  2. etienne dit :

    Merci pour ce texte qui m’a éclairé, en effet je me sous-estimais, lorsque je voyais les plus fidèles que moi au Seigneur, ceux qui avaient une foi ferme et pas entre deux mondes, (car on peut servir Dieu et Mammon, » car j’ai souvent été découragé!! et je me suis éloigné de Dieu!! J’admirais ceux qui se sont engagés dans les eaux du baptême plus rapidement ou facilement que moi. Ou lorsqu’on me demandait pourquoi mets-tu tant de temps à prendre ton baptême?? J’en souffrais, car je me disais que je ne suis pas digne, ou je ne serai pas capable de suivre Jésus, car il fallait être parfait, du moins c’est ce que je percevais, ne jamais douter, jamais être découragé, etc… Je me disais que cela n’est pas pour moi, je ne suis pas parfait, et ne le serai jamais, seul Jésus est parfait. Tout cela était trop dur pour moi, je me disais que je ne pourrai jamais être « à la hauteur » de Dieu, car je percevais tout cela si difficile.
    A ce jour, je chemine, je laisse le Saint-Esprit faire, car sans Lui je ne peux rien faire.
    Que Dieu vous bénisse tous et toutes, car Il est le centre de nos vies.
    Merci pour ce partage de texte.