B110-Que signifie: « Offrez à Dieu vos membres »?

Article de Henri Viaud-Murat.

Paul écrit aux Romains: « Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice » (Romains 6: 13). Nous devons bien comprendre de quelle manière nous devons obéir à ce commandement si important.

Un Chrétien qui livre ses membres au péché est un Chrétien charnel. La chair, puissance de péché qui demeure dans nos membres, est remplie de toutes sortes de convoitises. Tout ce qui vient du « monde » vient aussi de la chair: « convoitise de la chair, convoitise des yeux, et orgueil de la vie » (1 Jean 2: 16).

Ces choses ne viennent pas du Père. Elles ne viennent pas non plus de notre esprit régénéré, qui a reçu une nature semblable à celle du Seigneur.

Un Chrétien qui pèche décide, à un certain moment, de se livrer à la puissance de péché et de mort qui gouvernait son ancienne nature, et qui continue de demeurer dans ses membres. Il agit de la sorte parce qu’il n’est pas conscient de la puissance de la croix, et de sa position spirituelle en Christ, ou parce qu’il a momentanément oublié. Il ne peut alors résister à la puissance du péché.

Beaucoup de Chrétiens ignorent presque complètement la profondeur de l’oeuvre accomplie par Jésus à la croix. Ils ignorent que la mort du Seigneur les a complètement délivrés de l’emprise du péché. Ils ignorent que leur vieille nature de péché a été définitivement mise à mort en Christ. Ils ignorent surtout qu’ils ont reçu, par leur nouvelle naissance, une nature entièrement nouvelle, semblable à la nature de Jésus, sainte, pure et parfaite.

Compte tenu de cette ignorance, il est donc normal que la chair de péché continue à dominer la vie de ces Chrétiens. Même s’ils font tous leurs efforts pour essayer de dominer la puissance du péché, ils n’y parviennent pas. Car seule la compréhension de la croix nous permet de dominer le péché. Ils finissent par se décourager, et par croire qu’ils n’auront aucune victoire pratique sur le péché, tant qu’ils seront vivants sur cette terre!

Un verset comme celui que nous avons cité en introduction (Romains 6: 13) leur reste complètement incompréhensible. Il représente un but inaccessible, une volonté de Dieu impossible à respecter, une source constante de frustration et de culpabilisation. Toutefois, le Seigneur ne nous révèle pas Sa Parole en vain. Elle est une lumière sur notre sentier, et nous indique toujours la voie de la justice.

La première vérité que nous devons bien comprendre, avant de savoir de quelle manière nous pouvons offrir nos corps au Seigneur, c’est que le mot « chair » peut avoir dans la Bible deux significations bien différentes.

La première signification du mot « chair » est la plus simple: elle définit la matière dont est composé notre corps physique. Dans la pensée de Dieu, notre corps physique n’a jamais été considéré comme mauvais en soi. Quand Dieu a créé Adam, Il a d’abord formé son corps physique « de la poussière de la terre » (Genèse 2: 7). Tous les éléments fondamentaux de la matière se retrouvent dans la composition de notre corps physique.

Ensuite, « Dieu souffla dans les narines d’Adam un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant » (Genèse 2: 8).

Dieu a donc voulu, dès le départ, créer un être humain qui serait un « esprit incarné dans un corps physique. » Le corps et l’esprit d’Adam et d’Eve étaient entièrement libres de tout péché. Ce n’est qu’au moment de leur désobéissance que la mort est entrée en eux:

« C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5: 12).

A l’époque, le « monde » était limité à deux personnes, Adam et Eve. Quand ils ont désobéi, Paul nous révèle que le péché est « entré » en eux. Ils ne se sont pas contentés de pécher, mais le « péché » est entré en eux. Et, par le péché, la mort est aussi entrée en eux. Car le salaire, la conséquence du péché, c’est toujours la mort.

La mort est d’abord entrée dans leur esprit, qui fut alors coupé de Dieu. Puis la mort s’est répandue dans tout leur être, pour se fixer finalement au niveau de leur corps physique. C’est pour cela qu’Adam et Eve ont fini par mourir physiquement. Il a pourtant fallu des centaines d’années pour que la mort se répande dans tout leur être et dans tout leur corps.

Romains 5: 12 nous révèle aussi que « la mort s’est étendue sur tous les hommes » qui sont issus de ce couple initial. C’est ainsi que tous les descendants d’Adam et d’Eve naissent dans le péché. Ils restent sous le contrôle d’une puissance de péché et de mort, tant qu’ils ne se sont pas repentis de leurs péchés, et qu’ils n’ont pas accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur.

Par notre repentance et notre foi en Jésus, le Seigneur efface nos péchés, et fait passer notre esprit par une nouvelle naissance. Nous devenons, en esprit, un homme nouveau en Christ, « créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 24).

Toutefois, la puissance de péché et de mort reste toujours fixée dans notre corps physique. C’est cette puissance de péché et de mort que Paul appelle aussi « la chair. » C’est donc la deuxième définition biblique du mot « chair. »

Mais si la « chair de péché » habite dans nos membres physiques, nous devons bien la distinguer de la chair physique proprement dite. La chair de péché demeure présente dans nos membres, mais elle peut être « déconnectée » de nos membres, quand nous avons compris l’oeuvre de la croix.

Nous ne devons jamais opposer la matière à l’esprit, et considérer, comme le font certaines religions ou certains mystiques, que la matière serait mauvaise en soi, et que seul l’esprit serait bon. Une telle attitude ne peut que nous pousser à un ascétisme religieux qui n’est absolument pas dans la pensée du Seigneur.

Ce n’est jamais en mortifiant, en flagellant ou en torturant notre corps physique que nous aurons la victoire sur le péché! Mais c’est en connaissant la signification de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus!

La terre a bien été maudite à la suite de la chute originelle. Mais le sacrifice substitutif du Seigneur Jésus nous a personnellement délivrés de cette malédiction, lorsque nous sommes nés de nouveau en Lui. La matière qui compose notre corps physique peut donc être concrètement affranchie de la malédiction du péché et de la mort, afin que notre corps physique puisse obéir à la volonté de Dieu.

« Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché » (Romains 6: 1-7).

La mort de Jésus sur la croix est aussi notre propre mort. Par Sa mort, le Seigneur nous a donc complètement délivrés de la puissance du péché et de la mort! Nous devons absolument savoir que nous avons été crucifiés avec Christ, « afin que le corps du péché soit détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. »

Nous devons bien comprendre ce que signifie « afin que le corps du péché soit détruit. » Une meilleure traduction du verbe grec devrait être la suivante: « afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance. »

Dans la pensée de Paul, cela signifie que, par la mort de Jésus, la puissance de mort et de péché qui demeure dans notre corps physique a été complètement réduite à l’impuissance. Notre corps physique peut ainsi être « déconnecté » de cette puissance de mort et de péché, afin de pouvoir être « connecté » à la puissance de Vie de résurrection qui est en Jésus-Christ, et qui est aussi dans notre esprit régénéré.

Avant d’être morts en Christ, nous ne pouvions pas échapper à la puissance du péché et de la mort. A présent que nous sommes morts et ressuscités en Lui, et que nous avons compris que Christ nous a délivrés de la puissance de la mort et du péché, il nous est possible d’offrir nos membres au Seigneur, pour qu’ils deviennent des instruments de sa justice.

« Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6: 8-14).

Si Paul nous transmet l’ordre du Seigneur de « ne pas livrer nos membres au péché, » c’est donc qu’il nous est maintenant possible de ne pas livrer nos membres au péché!

Toutefois, un Chrétien charnel qui n’a pas compris l’oeuvre de la croix, ni sa mort et sa résurrection en Christ, ne pourra jamais obéir pleinement à cet ordre. Il constatera qu’il y a dans ses membres une loi de péché et de mort, à laquelle il ne peut résister. Seule la mort de Christ a pu nous affranchir de cette loi.

Ce Chrétien charnel sera comme Paul, avant qu’il ait reçu la révélation de la croix:

« Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? » (Romains 7: 16-24).

Paul avait bien compris que le problème venait de cette loi de péché qui demeurait dans ses membres. Dans son désir ardent d’être éclairé, il a crié sa misère à Dieu, et le Seigneur lui a révélé que la mort de Christ l’avait délivré de cette loi de péché qui était dans son corps.

A partir du moment où nous connaissons l’oeuvre de la croix, nous pouvons décider, par la foi, de ne plus livrer nos membres au péché, parce que nous en avons le pouvoir. Notre corps physique devient alors disponible pour servir le Seigneur en esprit.

La présence du péché et de la mort dans nos membres n’est plus un obstacle pour marcher par l’esprit, car nous avons compris, et nous avons cru, que la « loi de l’esprit de vie qui est en Jésus-Christ nous a affranchis de la loi du péché et de la mort » qui est dans la chair.

« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8: 2-4).

Marcher selon l’esprit, cela signifie marcher selon la justice de Dieu, par la foi en Christ.

N’oublions pas que nos corps sont aussi des membres du Corps de Christ (1 Cor. 6: 15). Il est donc normal que le Seigneur nous ait donné le moyen d’utiliser notre corps comme un instrument de la justice de Dieu.

La seule chose à laquelle demeure soumis notre corps physique, c’est la mort physique. Si Jésus ne revient pas auparavant, nous devrons passer par la mort physique. Toutefois, tous ceux qui sont morts en Christ ont précieusement gardé la promesse de la résurrection de leur corps physique. Cette résurrection s’accomplira lorsque Jésus-Christ reviendra enlever Son Eglise.

« Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ! » (1 Corinthiens 15: 50-57).

Nous recevrons alors un corps physique glorieux, dans lequel le péché ne demeurera plus. Aujourd’hui, nous sommes délivrés de la puissance et de l’emprise du péché. Au moment du retour du Seigneur, nous serons éternellement délivrés de la présence du péché dans notre corps physique incorruptible!

Dans cette attente, nous devons savoir que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, nous a aussi été donné pour guérir et maintenir en bonne santé notre corps physique, afin de lui permettre d’accomplir toutes les oeuvres de justice que le Seigneur a préparées pour nous. C’est pour cela que le Seigneur Jésus S’est chargé, sur la croix, non seulement de nos péchés, mais aussi de nos maladies et de nos infirmités. C’est par Ses meurtrissures que nous avons été guéris.

Nous avons la promesse formelle que le Saint-Esprit qui demeure en nous, et qui est un Esprit de Vie éternelle et de Résurrection, veut transmettre cette Vie éternelle en permanence à notre corps physique. Comment pourrions-nous en effet livrer notre corps comme un instrument de la justice de Dieu, s’il était malade et infirme?

Voici ce que Paul nous révèle:

« Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8: 10-11).

Le verbe grec traduit ici par « rendra la vie » signifie en fait « vivifier, » ou encore « transmettre la vie. »

Tout le contexte de ce passage nous prouve que Paul nous parle de la victoire sur le péché, et de la marche par l’esprit. L’apôtre ne nous parle donc pas ici de la résurrection de notre corps physique. Mais il affirme que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, veut transmettre en permanence à nos corps physique la vie de Christ, afin de nous permettre de marcher, non plus selon la chair, mais selon l’esprit.

Bien-aimés, pénétrons-nous de cette idée divine que la guérison et la santé de notre corps physique font aussi partie de notre marche selon l’esprit! Si nous devons accomplir les oeuvres de Christ, marcher comme Lui, et offrir nos corps comme des instruments de la justice de Dieu, il est nécessaire, dans la pensée de Dieu, que nos corps soient guéris et en bonne santé! Et c’est pour cela que le Saint-Esprit veut « vivifier » en permanence notre corps physique, tant que nous vivrons sur cette terre, ou jusqu’au moment béni du retour du Seigneur!

Cela fait partie intégrante de la volonté de Dieu pour nous sur cette terre. Lorsque nous prions: « Père, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel, » nous ne devons pas oublier que ni le péché, ni la maladie, ni la mort, n’exercent leur puissance dans le Royaume de Dieu!

Notre connaissance de la volonté de Dieu implique que nous avons compris comment livrer nos corps physiques comme des instruments de la justice de Dieu. Car ce n’est pas la volonté du Seigneur que nous livrions nos corps comme des instruments d’iniquité! Ce n’est pas non plus Sa volonté que la maladie ou l’infirmité nous empêchent de livrer nos corps comme des instruments de justice!

De même que la maladie et l’infirmité accompagnent le péché, nous pouvons dire que la guérison et la santé accompagnent la justice divine.

Cela ne signifie pas que les Chrétiens malades sont malades parce qu’ils pratiquent l’iniquité! Mais cela signifie que le Seigneur veut puissamment encourager Ses enfants malades à croire de tout leur coeur que le Saint-Esprit, qui demeure en eux, veut vivifier, fortifier et guérir leurs corps malades, afin qu’ils puissent être pleinement utilisés par le Seigneur comme des instruments de Sa justice.

Dieu est fidèle. Il accomplira toujours ce qu’Il a promis. De même que le pardon des péchés nous a été acquis par le sacrifice du Seigneur Jésus, la guérison de nos maladies nous a aussi été acquise. Nous pouvons également être pleinement convaincus que nos corps physiques peuvent à présent être des instruments qui peuvent pleinement manifester la justice du Seigneur. Connaissant la vérité, nous pouvons donc livrer hardiment nos corps physiques au Seigneur dans ce but.

« Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6: 11-14).

Que Dieu soit béni pour la perfection de l’oeuvre accomplie par Son Fils Jésus-Christ! Nous aurons toute l’éternité pour Le remercier et Le glorifier!

39 Responses to B110-Que signifie: « Offrez à Dieu vos membres »?

  1. Brissy dit :

    Salut Cher frère Henri,
    Ce que je voudrais dire s’adresse d’abord à nos frères et sœurs qui visitent ton site. Les Chrétiens m’étonnent toujours car ils ont tendance à glorifier le serviteur du Seigneur puis, se rappellant que c’est Dieu qui donne la révélation, on ajoute derrière la louange qu’on fait au serviteur du Seigneur, Gloire à Dieu pour Son onction sur toi. Le frère Henri exerce un ministère que Dieu lui a permis de faire, s’efforçant d’agir selon la vérité. Je pense que si nous devons prier pour lui alors faisons-le, si nous devons lui poser des questions, faisons-le, mais évitons de tresser des lauriers de louanges à notre frère. Ce que nous avons fait dans nos communautés, à savoir tresser des lauriers de louange à nos prédicateurs, jusqu’en en faire des êtres supérieurs, évitons de le faire sur le frère Henri. Le message qu’il donne est inspiré par le Saint Esprit alors gloire soit rendu à Dieu qui permet celà et non pas  »Merci frère Henri pour ton message édifiant. » Le message qu’il prêche vient de Dieu, alors Gloire à Dieu et non pas  »Merci Pasteur Henri pour tous vos messages qui m’édifient et éclairent mon Esprit. »
    Je veux attirer l’attention sur le fait que nous avons un site où le serviteur donne des enseignements inspirés de Dieu. Glorifions d’abord Jésus pour cette grâce et posons les questions qui nous préoccupent. Nous avons déjà eu cette attitude par le passé dans nos communautés et nous avons fait de nos prédicateurs des Demi-Dieux. Évitons cette erreur avec le frère Henri.
    NB: Je reviens à toi, frère Henri: Tu as parlé de la malédiction du sol et tu en as fait une relation avec notre malédiction, suite au fait que nous avons été tiré de la poussière et notre libération en Christ. Tu as dit: La terre a bien été maudite à la suite de la chute originelle. Mais le sacrifice substitutif du Seigneur Jésus nous a personnellement délivrés de cette malédiction, lorsque nous sommes nés de nouveau en Lui. La matière qui compose notre corps physique peut donc être concrètement affranchie de la malédiction du péché et de la mort, afin que notre corps physique puisse obéir à la volonté de Dieu.
    J’aimerais que tu puisses expliquer cette relation.
    Baisers fraternels, cher frère.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Brissy, Merci pour ta sollicitude. Rassure-toi, j’ai appris à ne tenir aucun compte ni des louanges ni des critiques, quand je sais qu’elles ne sont pas justifiées! Et si je reçois une louange, je sais que je dois la transmettre aussitôt au Seigneur! Pourquoi se glorifier de ce que l’on a reçu? Ce n’est qu’en Christ que nous pouvons nous glorifier. Le problème réel ne concerne pas essentiellement les Chrétiens qui mettent un ministère sur un piédestal, mais ce sont plutôt les ministères qui se laissent installer sur un piédestal, et qui s’y trouvent bien!
      Concernant ta question, je crois que le sacrifice de Jésus nous a complètement délivrés de toute malédiction. Notre corps est encore soumis à la mort physique, jusqu’au retour de Jésus. Mais notre compréhension de la croix et de la marche par l’esprit nous permet de faire de ce corps physique un instrument de la justice de Dieu, puisqu’il est délivré de l’emprise et du contrôle de la loi du péché et de la mort, qui est dans la chair.

  2. passy dit :

    Je n’ai jamais su que le Seigneur Jésus avait résolu le problème du péché dans ma vie comme ça, je savais juste que Son sang est disponible pour mon pardon, une fois de plus merci, et du coup cette oppression que j’avais a cessé, au nom puissant de Jésus

  3. Ibrahim dit :

    Pasteur! Marcher selon l’esprit, c’est aussi se voir comme Dieu nous voit, non?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Ibrahim, Oui, c’est nous voir DANS L’ESPRIT comme Dieu nous voit, et comme nous sommes en tant que nouvelles créations. Mais nous ne devons pas non plus oublier de nous voir tels que nous sommes dans notre vie pratique, afin de comparer la réalité pratique à la réalité spirituelle!

  4. Ibrahim dit :

    Excusez-moi, je ne sais pas où poster ce message. Dans ce verset, l’étoile du matin, c’est quoi? : 2 Pierre 1: 19: « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos coeurs. »

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Ibrahim, Il faut sans doute mettre ce verset en parallèle avec Luc 1: 78 et Apoc. 2: 28. L’étoile du matin peut représenter Christ Se manifestant dans Sa gloire, et nous associant à Sa gloire. Il est le Soleil de Justice, le Soleil Levant, qui apparaîtra après les ténèbres des temps de la fin. C’est Lui que nous attendons, et c’est vers Lui que nous serons enlevés!

  5. Ibrahim dit :

    Pasteur ! Que faire quand un sentiment d’inquiétude ne nous quitte pas après avoir résisté? Puisqu’il est dit ne vous inquiétez pas.
    Par exemple, il m’arrive de voir monter un sentiment d’inquiétude ou de gène lié à des bourdonnement d’oreille, et quand je résiste ces sentiment ne partent automatiquement, il un certain temps pour que ça disparaisse.
    La présence de ce sentiment signifie-t-il que j’ai chuté?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Ibrahim, Ce sentiment d’inquiétude vient de la chair. Et, comme tout ce qui vient de la chair, nous ne péchons pas, si nous sentons simplement « monter » en nous ce sentiment. Mais nous devons réaliser qu’il vient de la chair, et pas ne nous, de notre vraie nature en Christ. Nous péchons quand nous acceptons ce qui vient de la chair, en sachant que cela vient de la chair, et quand nous le laissons rentrer pour qu’il nous contrôle. Le mieux, c’est de ne pas perdre de temps à lutter contre ce sentiment charnel. C’est de n’en tenir aucun compte quand il apparaît dans notre conscience, et de nous tourner vers Jésus, pour nous remplir de tout ce qui vient de l’Esprit, de la Parole de Dieu et du Seigneur.