B111-Conscience et responsabilité.

Article de Henri Viaud-Murat.

Dieu ne nous rend pas moralement responsables des choses dont nous ne sommes pas conscients. Mais il veut mettre ces choses en lumière, pour que nous les mettions en règle devant Lui. Notre niveau de responsabilité dépend donc de notre niveau de conscience.

En français, comme dans de nombreuses autres langues, le mot « conscience » a deux sens distincts. Il définit tout d’abord la perception de soi et du monde. Tout être humain normal est conscient de lui-même et de son environnement.

Mais le mot « conscience » définit aussi le sens moral du bien et du mal. Depuis la chute d’Adam et d’Eve, tous les êtres humains, ont la « connaissance du bien et du mal » (Genèse 3: 22). Cette connaissance est plus ou moins claire ou déformée, mais elle reste inhérente à la nature humaine. L’homme est avant tout un être moral. Dieu lui a donné une conscience morale, même s’il peut parvenir à l’étouffer.

Ces deux significations du mot « conscience » sont d’ailleurs liées. C’est parce qu’il est conscient de sa propre existence, ainsi que de l’existence du monde qui l’entoure, que l’homme est également conscient de l’existence du bien et du mal.

Avant la chute, l’homme vivait dans un état de bienheureuse innocence. Il vivait dans la perfection de l’amour divin. Mais, depuis que le péché et la mort sont entrés dans le monde, l’humanité est tristement consciente du mal universel, et de la nécessité d’imposer des barrières et des limitations à ce mal implacable.

Nous savons que la seule manière radicale d’échapper au péché, au mal et à la mort, consiste à reconnaître et à accepter la solution que Dieu nous présente en Son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui, par Son sacrifice expiatoire sur la croix, peut effacer nos péchés par Son sang, et nous engager avec Lui dans une vie entièrement nouvelle, si nous nous repentons devant Lui, et si nous L’acceptons comme Sauveur et Seigneur.

Par le pardon qu’Il nous donne, et la nouvelle naissance spirituelle par laquelle Il nous fait passer, nous échappons à la tyrannie du péché, de la mort et du mal. Le Seigneur purifie notre conscience du péché. Nous devenons « justice de Dieu en Christ, » et, lorsque nous réalisons notre position céleste en Christ, nous pouvons acquérir une conscience absolument libérée de tout péché!

Dès le début de notre nouvelle naissance, le Seigneur nous engage dans un processus continuel de purification et de sanctification. Ce processus ne concerne pas notre esprit, notre homme intérieur nouveau, car il est créé dès le départ saint, juste et parfait. Mais ce sont notre âme et notre corps physique qui ont besoin de passer par ce processus de sanctification et de renouvellement.

Par l’action du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu, le Seigneur, qui demeure en nous, met progressivement en lumière tout ce qui, dans notre âme et notre corps, est encore contraire à la nature et à la volonté de Dieu.

Les enfants du Seigneur n’ont pas peur de la Lumière divine. Car c’est par Sa Lumière que nous voyons la lumière. Nous ne sommes pas de ceux qui préfèrent les ténèbres à la Lumière de Dieu. Car cette Lumière est celle de Son Amour et de Sa Sainteté!

Toutefois, nous traînons encore, après notre nouvelle naissance, des pensées, des sentiments, des idées, des conceptions, des habitudes, des désirs, et même des passions, qui restent sous l’influence de la chair et du péché. Toutes ces choses sont le résultat de notre hérédité, de l’action passée de notre vieil homme, de notre éducation, et de toutes les expériences de notre vie de péché. Notre « vieil homme » a été crucifié en Christ, mais il a laissé de nombreuses traces dans notre vie! Et, au début de notre conversion, nous n’avons pas encore pleinement conscience de ce que nous sommes en Christ. C’est pour cela que toute notre âme doit être renouvelée.

Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous convaincre de péché, de justice et de jugement. Le Saint-Esprit oeuvre avec la Parole de Dieu. Ce sont donc le Saint-Esprit et la Parole de Dieu qui agissent sur notre conscience. Ils nous rendent de plus en plus conscients, d’une part des réalités divines du Royaume de Dieu, qui sont les nôtres en Christ, et, d’autre part, des réalités de la chair et du péché auxquelles nous pouvons encore être attachés.

Nous ne sommes pas pleinement conscients de la totalité de ce qui existe dans notre être intérieur. Nous pouvons même dire que nous ne sommes conscients que d’une toute petite partie de notre être intérieur. Ce que la Psychologie appelle le « subconscient » et « l’inconscient » représente un vaste domaine, dont le Seigneur veut nous rendre de plus en plus conscients.

Pour nous, Chrétiens, ce domaine « subconscient » et « inconscient » concerne deux parties bien distinctes, et complètement opposées:

  • Tout ce qui est contrôlé par la chair.
  • Tout ce qui est contrôlé par l’esprit.

La chair est une puissance de péché qui demeure dans nos membres. Elle a le caractère de Satan.

L’esprit est notre « homme intérieur » régénéré, qui demeure dans notre corps, tout en étant aussi « assis dans les lieux célestes en Christ. Notre esprit a le caractère de Jésus.

Le premier travail du Saint-Esprit en nous est de nous rendre conscient de ce que nous sommes en Christ, afin de nous permettre de nous revêtir de notre nouvelle identité spirituelle. Mais le Saint-Esprit veut aussi nous rendre conscient de tout ce qui est encore charnel en nous, pour que nous en soyons libérés.

Par exemple, nous pouvons encore être contrôlés par des pensées charnelles. Nous considérons ces pensées comme vraies, alors que ce sont des mensonges. Ces pensées représentent donc une source potentielle de péché pour nous. Cela signifie qu’à certains moments, ces pensées charnelles vont se concrétiser par des paroles ou des actes charnels. Nous tombons alors dans le péché.

Mais nous ne sommes pas automatiquement conscients que nous avons péché, lorsque nous nous livrons à une pensée charnelle. Pour que nous en soyons conscients, il faut que le Saint-Esprit et la Parole de Dieu aient fait leur oeuvre en nous, et nous aient éclairés sur l’origine réelle de cette pensée.

C’est alors seulement que Dieu nous rendra responsables de nos pensées, de nos paroles et de nos actes charnels, lorsque nous savons qu’ils sont charnels, et que nous nous livrons consciemment à eux.

Le Seigneur ne nous rendra pas responsables de ce dont nous ne sommes pas conscients, mais Il veut nous éclairer au plus tôt! Il sait que notre responsabilité dépend de notre degré de conscience, et Il veut nous rendre pleinement conscients de nos responsabilités.

Lorsqu’un Chrétien né de nouveau meurt, son corps retourne à la poussière, attendant la résurrection, mais son esprit sort de son corps pour aller au Paradis avec le Seigneur. Son centre de conscience est alors immédiatement installé au niveau de son esprit. Bien entendu, la chair, puissance de péché qui habitait dans ses membres, ne le suit pas au Paradis! Mais elle retourne à Satan.

Etant donné que le centre de conscience du Chrétien, après sa mort, se trouve fixé au niveau de son esprit, et qu’il n’y a plus aucune influence de la chair, toutes les pensées, toute la volonté, tous les sentiments, et tous les désirs de ce Chrétien sont parfaitement purs. Dans le Paradis, l’âme (centre de conscience) et l’esprit sont parfaitement unis et purs.

Mais cela n’est pas le cas du Chrétien qui vit actuellement sur la terre. Son esprit est pur et saint, mais son âme (son centre de conscience actuel) peut encore être partiellement souillée par les pensées, les volontés, les désirs et les sentiments qui proviennent de la chair.

Etant donné que notre centre de conscience est actuellement fixé au niveau de notre âme, le Seigneur ne nous tiendra responsables que de ce qui se passe au niveau conscient de notre âme. Si, par exemple, nous laissons volontairement entrer dans notre « zone de conscience » des pensées impures ou des sentiments impurs, pour nous en repaître, nous péchons, et le Seigneur nous en demandera compte.

Ce n’est donc pas ce qui se passe au niveau de notre esprit régénéré qui intéresse actuellement le Seigneur, mais c’est ce qui se passe au niveau de notre âme, de notre être conscient ordinaire, car notre responsabilité dépend de ce dont nous sommes conscients.

C’est aussi pour cela que les animaux ne peuvent pas pécher, car ils ne possèdent pas de conscience morale. Ou encore, un être humain qui est handicapé mental profond ne peut être tenu pour responsable de la même manière qu’un être humain doué de toutes ses capacités mentales et morales. Il en est de même pour un bébé ou un nourrisson.

Mais c’est dans la mesure où nous sommes pleinement conscients de nos pensées et de nos actes, ainsi que de leurs conséquences, que le Seigneur nous en rendra responsables, et que nous aurons à en répondre devant Lui.

C’est aussi pour cette raison que nous devons être déterminés à nous sanctifier, à purifier et à renouveler notre intelligence et tout le contenu conscient de notre âme, afin de ne pas être entraîné dans des péchés ou des actes répréhensibles devant le Seigneur.

Le Saint-Esprit est toujours là pour nous convaincre de péché, mais nous ne devons pas endurcir notre conscience, dans tous les sens du terme, en résistant à l’action du Saint-Esprit. Plus nous tardons à nous repentir, ou à mettre en ordre ce que le Seigneur nous demande de mettre en ordre, et plus nous risquons de voir notre conscience s’endurcir. Nous nous engageons alors sur la voie dangereuse de la rétrogradation spirituelle.

Cela pose clairement la question de la perte du salut. Un Chrétien né de nouveau peut-il perdre son salut? Ou bien, une fois qu’il a été sauvé, reste-t-il sauvé pour toujours, quoi qu’il advienne? C’est une question fondamentale, à laquelle il faut apporter une réponse équilibrée et fondée sur l’ensemble de la révélation biblique.

La Bible dit clairement qu’il est possible de renier le Seigneur.

« Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Tim. 2: 11-13).

L’apôtre Paul ne parle pas ici à des païens, mais à des Chrétiens. Il est donc possible qu’un Chrétien ne soit plus fidèle, et qu’il en arrive même à renier le Seigneur de manière définitive.

Paul savait très bien que, tant que nous sommes vivants sur cette terre, il existe toujours une possibilité d’être rejetés par le Seigneur, lorsque nous-mêmes nous Le rejetons. C’est pour cela qu’il disait de lui-même:

« Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » (1 Cor. 9: 26-27).

Quand Paul parle de « traiter durement son corps, » il ne parlait pas d’ascétisme, mais du fait qu’il était conscient que la chair de péché habitait toujours dans son corps, et qu’il ne devait jamais oublier l’oeuvre de Jésus, afin de maintenir cette puissance de péché sous la domination de la croix.

Si un Chrétien né de nouveau finit par rejeter et renier définitivement le Seigneur, cela ne se produit pas de manière brutale. C’est en général le résultat d’un long processus de refroidissement et d’endurcissement spirituel. Il se laisse tenter par le péché, il tarde à le confesser et à le rejeter, il se laisse gagner par l’esprit du monde, il ne recherche plus activement la présence du Seigneur et la sanctification. Il laisse la chair envahir son âme de pensées mauvaises et de faux raisonnements. Et il devient de moins en moins sensible à la voix du Saint-Esprit et à la Parole de Dieu.

Si ce processus n’est pas radicalement stoppé par une repentance profonde par un ferme rejet du péché, et un retour complet au Seigneur, il peut aboutir à un endurcissement définitif. Le Seigneur, après avoir longtemps averti, donne alors un dernier avertissement. Si ce dernier avertissement n’est pas écouté, il est alors possible soit de mourir dans ses péchés, soit de décider volontairement, consciemment et définitivement, de renier le Seigneur Jésus. Dans les deux cas, c’est la perdition assurée.

Il se produit alors ce qui est décrit dans l’épître aux Hébreux:

« Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie. Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu; mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu » (Hébreux 6: 4-8).

« Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce? Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple. C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10: 26-31).

Ceux qui ont ici « chuté » et « péché volontairement » ne sont pas les Chrétiens à qui il arrive encore de pécher, même consciemment. Ce sont ceux qui ont chuté volontairement et définitivement dans le péché, sans aucun désir de se repentir. Par leur endurcissement dans le péché et leur refus de se repentir, ils finissent par renier le Seigneur, par le « fouler aux pieds, » par « tenir pour profane le précieux Sang de Jésus, » et par « outrager l’Esprit de la grâce. »

Ceux qui parviennent à cette triste fin ont bien fait partie du peuple de Dieu, puisqu’il est ici écrit que Dieu « jugera Son peuple. » Il est parlé de ceux qui ont été éclairés, qui ont goûté au don céleste du salut, qui ont eu part au Saint-Esprit, et qui ont goûté à la bonne Parole de Dieu et aux puissances spirituelles du siècle à venir!

On ne parle pas ainsi de ceux qui n’ont jamais reçu le salut! Il est bien écrit qu’il s’agit de ceux qui ont été sanctifiés par le sang de la nouvelle alliance! Un païen ne peut jamais être sanctifié sans avoir reçu la nouvelle naissance!

D’ailleurs, ce même chapitre 10 des Hébreux dit clairement que ceux qui ont été sanctifiés ont aussi été amenés à la perfection:

« Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés » (Hébreux 10: 14).

Ceux qui ont été sanctifiés par le sang de Jésus ont donc aussi été amenés à la perfection dans leur esprit régénéré. Et pourtant, ils finissent par être jugés et condamnés définitivement par le Seigneur, à cause de leur rébellion persistante.

Que se passe-t-il dans ce cas extrême? Dieu décide alors de retirer Son Esprit de l’esprit de celui qui avait été sanctifié, et cet esprit retombe alors définitivement dans la mort spirituelle, sans plus aucun espoir de renouvellement ou de nouvelle repentance.

Dieu est un feu dévorant, et c’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant! Cela doit entretenir en nous une saine crainte de l’Eternel, car on ne joue pas avec le péché en présence du Seigneur du Ciel et de la terre!

En revanche, tous ceux qui aiment le Seigneur de tout leur coeur, et qui veulent rester avec Lui, n’ont aucune crainte de perdre leur salut! Nous ne pouvons jamais perdre notre salut de manière fortuite! Nous ne perdons jamais notre salut quand il nous arrive de pécher. Mais nous perdons notre communion avec le Seigneur.

Le Saint-Esprit est aussitôt à l’oeuvre pour nous convaincre de péché. Nous devons alors accepter de nous repentir devant le Seigneur. Le sang de Jésus nous purifie aussitôt de tout péché, et nous reprenons notre position en Christ.

Nous pouvons comprendre à présent comment l’apprentissage de la marche par l’esprit est de nature à affermir notre salut, et à nous assurer une pleine entrée dans le Royaume!

Un Chrétien qui ne sait pas marcher par l’Esprit conserve toujours la possibilité de se repentir des péchés dont il est conscient. Mais il ne pourra pas avoir une pleine victoire sur le péché. Il va connaître un cycle incessant de péchés et de confessions des péchés. Sans doute va-t-il constater une amélioration, s’il demeure fidèle, et s’il continue à avancer avec le Seigneur.

Mais il n’obtiendra une pleine victoire sur le péché et sur la chair que s’il comprend pleinement l’oeuvre de la croix, et s’il apprend à marcher par l’Esprit.

Celui qui a appris à marcher par l’Esprit peut accomplir des progrès spirituels bien plus rapides. Il sait comment produire de plus en plus le fruit de l’Esprit. Il pense constamment aux choses d’en haut. Il est fermement attaché au Seigneur et à Sa Parole. Il aime la Vérité. Il ne se laisse pas ébranler par les persécutions, les calomnies, les incompréhensions et les rejets. Ses yeux sont fixés sur les choses invisibles et éternelles, et sur la Cité Céleste qui l’attend!

Voici ce qu’écrit l’apôtre Pierre:

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1: 3-11).

Si nous faisons ce qui est juste, il est bien écrit que « l’entrée dans le Royaume éternel » nous sera alors « pleinement accordée »! Il n’est donc pas question de perdre leur salut, pour ceux qui font « tous leurs efforts » pour rester attachés au Seigneur et à Sa Parole!

Il ne s’agit pas d’un salut par nos propres oeuvres, mais simplement d’un effort constant pour rester « concentrés » sur le Seigneur Jésus et sur Sa Parole, et pour ne nous laisser distraire par rien ni par personne!

Bien-aimés, nous devons savoir que Dieu nous a déjà donné, en Christ, et par notre nouvelle naissance, « tout ce qui contribue à la vie et à la piété »! Les plus grandes et les plus précieuses promesses nous sont assurées! Jésus-Christ nous a déjà donné une pleine victoire sur la chair et le péché, sur Satan et sur le monde! Nous n’aurons aucune excuse si nous ne faisons pas partie des vainqueurs qui seront enlevés et qui règneront avec Christ! Car la volonté de Dieu, c’est que Ses enfants soient tous des vainqueurs! Pour la bonne raison que Jésus-Christ a déjà vaincu pour nous, et nous a donné Sa victoire!

Réjouissons-nous donc du prochain retour du Seigneur! Sachons conserver jusqu’au bout une conscience pure! Nous serons alors absolument certains que le Seigneur nous perfectionnera Lui-même entièrement, et nous serons prêts pour le jour béni de Son avènement!

71 Responses to B111-Conscience et responsabilité.

  1. Georgette dit :

    Merci beaucoup frère Henri.
    Bonne soirée en jésus !

  2. Georgette dit :

    Bonsoir frère Henri,
    Dans une réponse plus haut, je lis que les petits enfants des païens ne seront pas enlevés. Il y a t-il un passage qui le confirme? Enfin, qu’est-ce qui te permet de dire ça?
    Merci davance! Que Dieu te bénisse !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Georgette, Les petits enfants des habitants de la terre, au moment du déluge, n’ont pas été épargnés, ni les petits enfants des habitants de Sodome et Gomorrhe! Et Dieu a aussi écrit: « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants » (Osée 4: 6).
      Encore une fois, ne confondons pas salut et enlèvement! Les tout petits enfants qui meurent sont sauvés. Mais ces tout petits enfants ne seront pas enlevés, à moins d’avoir au moins l’un de leurs parents enlevés!

  3. kevin dit :

    Cher Henri, vous pouvez m’expliquer Romains 5:13 ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Kevin, Paul explique que, pour avoir une claire conscience du péché, et une claire responsabilité devant le péché, il faut qu’il y ait connaissance de la Loi de Dieu. S’il n’y a pas de Loi, le péché existe toujours, et la mort règne tout autant (verset 14), comme conséquence du péché, mais toutes les conséquences pratiques ne seront pas aussi graves que quand on a une pleine connaissance de la Loi de Dieu. Quand Paul dit que le péché n’est pas « imputé », cela ne signifie pas qu’il était effacé, mais cela signifie qu’il n’était pas mis sur leur compte, pour que Dieu leur en demande compte comme s’ils avaient eu connaissance de la Loi. Mais cela ne libérait pas les pécheurs de leur nature de péché. Les gens étaient tout aussi perdus, mais ils avaient toujours la possibilité d’invoquer la grâce de Dieu, et de la recevoir par la foi, selon la lumière qu’ils avaient reçue. Plus tard, Dieu a donné la Loi, afin que la conscience du péché devienne claire, mais aussi pour manifester pleinement le péché (Romains 7: 7-13), et pour pousser les pécheurs convaincus de péché dans les bras de Christ.

  4. Joseph dit :

    Dans ces temps qui sont les derniers et où nous nous approchons davantage de la venue du Seigneur, il me presse de mettre ma vie en règle, dans tous les domaines de ma vie devant Dieu. Je veux me repentir toujours plus en profondeur de toutes mes fautes. Je veux mois aussi vivre cette vie parfaite, dans le beau nom de notre Seigneur Jésus. Il est vrai qu’en relisant cet article et l’article sur Source de Vie, en ce qui concerne la repentance, cela donne une certaine crainte et le désir de tout mettre devant Lui. Il y a eu une période de ma vie, où j’avais été nommé ancien, je voyageais beaucoup, je prêchais la Parole dans tous ces pays, et cela, très peu de temps après ma conversion, avec une personne soit disant Pasteur, et je sais aujourd’hui que tout cela était faux, avec tout ce que je sais aujourd’hui sur la Parole, que ma vie ne reflétait pas la lumière, car je vivais dans le péché, reprenais les fidèles, voire même me permettais de reprendre des pasteurs, quitte à faire des rapports. Je n’ai pas eu l’occasion de demander pardon de vive voix. Je ne sais plus où sont tous ces pasteurs, ni même leurs noms, car cela fait un certain nombre d’annés. En tous les cas, je demande pardon pour tout le mal que j’ai pu faire à toute ces personnes. Pardon Seigneur, et pardon au Saint Esprit pour toutes les fois où je ne L’ai pas écouté. Il est vrai que j’étais dans une grande ignorance et une forte incrédulité, mais je m’en tiens tout de même responsable devant Dieu. Depuis que je suis sur ce blog, les témoignages des uns et des autres, et surtout tes messages, frère Henri, car ils sont en phase avec la Parole de Dieu, et inspirés du Saint Esprit. Tout cela me pousse à vouloir me laisser complètement transformer par notre Seigneur. Je demande toujours de l’aide dans la prière, car je reconnais que vous êtes des frères et sœurs fidèles. Merci.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Joseph, Je suis certain que le Seigneur t’a tout pardonné! Dans Sa grâce, Il te laissera tout le temps nécessaire pour tout mettre en ordre, car, avec Lui, tout va vite quand on est bien disposé! Qu’Il continue donc à ta guider, à t’éclairer et à te bénir, avec tous les tiens!

  5. Majorie dit :

    Merci cher frère, comme tu le dis à certaines occasions, il faut parfois aller au marteau piqueur pour enlever les couches de faux raisonnements qui obstruent notre compréhension de la Vérité. Grâce à Dieu, la Lumière finit par rentrer…le Seigneur me demande de me reposer sur l’oeuvre qu’Il a déjà accompli à la croix.

  6. Majorie dit :

    Bonjour cher frère,
    Ces dernières semaines, le Seigneur m’a interpelée par le verset dans Hébreux 10:22. En effet, après avoir demandé au St-Esprit de me guider sur le chemin de la sanctification, j’ai commencé à vouloir me battre contre tout ce qu’Il me montrait et qui ne glorifiait pas mon Seigneur. Je me suis retrouvée alors avec des sentiments d’impuissance, un manque de joie et de paix qui ne correspondait pas avec les promesses que le Seigneur nous donne. Plus je m’efforçais d’avoir une attitude juste vis-à-vis de Dieu, plus je me trouvais à agir de manière injuste. Dans le verset d’Hébreux, le Seigneur nous demande de nous approcher de Lui, le coeur (les pensées) purifiées d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. Cela signifie-t-il que le Seigneur nous a purifiés (aspergés) par Son sang une fois pour toutes, pour que la chair ne puisse plus nous accuser? Qui est cette mauvaise conscience et qu’est-ce que cette eau?
    Dans un message audio, tu nous dis qu’il suffit que le St-Esprit nous montre un péché en nous pour que nous en soyons débarrassés. J’ai de la peine à m’approprier cette réalité. Pourrais-tu me donner des versets correspondants? Cher Henri, merci d’avance et sois béni.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Marjorie, Peut-être que ton découragement vient du fait que tu as essayé de lutter contre le péché par tes propres forces, au lieu de t’installer d’abord dans la position de victoire sur le péché, position qui est déjà la tienne dans le Seigneur. Ton esprit régénéré est déjà entièrement pur. C’est ensuite notre âme (où se manifestent à notre conscience nos pensées, sentiments, volonté) qui doit être renouvelée et purifiée de tout mensonge, par notre acceptation de la Vérité. L’eau pure est d’abord l’eau du baptême, qui a « lavé » notre corps. Mais l’eau représente aussi le Saint-Esprit, qui nous conduit dans la sanctification pratique. C’est lorsque nous nous approprions une Vérité divine que nous sommes libérés d’un mensonge! C’est Jésus Lui-même qui le dit (Jean 8: 32, 36), et cela nous est répété par les apôtres (Romains 8: 2, par exemple).