B124-La marche par l’esprit: petit aide-mémoire pratique.

Article de Henri Viaud-Murat.

Les choses de Dieu sont simples, une fois qu’on les a comprises! Voici un petit aide-mémoire pratique de la marche par l’esprit!

« Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5: 16).

Conditions préalables pour marcher par l’esprit:

A. Être né de nouveau en Jésus-Christ. Pour cela, nous devons:

Ecouter le message de l’Évangile: « Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3: 21-24).

– Être convaincu de péché, de justice et de jugement par le Saint-Esprit (Jean 16: 8).

– Avoir le coeur vivement touché (Actes 2: 37).

– Recevoir Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel (Jean 1: 12).

La nouvelle naissance est un acte souverain de Dieu. C’est Lui qui fait passer le pécheur repentant par une nouvelle naissance. Sans cette nouvelle naissance, personne ne peut voir ni entrer dans le Royaume de Dieu (Jean 3: 3, 5).

Pour être sauvé, il n’y a qu’une seule condition à remplir: se repentir de ses péchés, et recevoir Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur. Le brigand sur la croix a eu directement accès au Paradis, parce qu’il a simplement reconnu ses péchés devant le Seigneur Jésus, et qu’il s’est tourné avec foi vers Lui pour être sauvé.

Toutefois, marcher par l’esprit est un commandement que le Seigneur Jésus adresse à Son Eglise, qui est Son Epouse, et qui doit donner, tant qu’elle est sur cette terre, un témoignage digne du Seigneur. Elle doit marcher comme Jésus a marché.

Le Seigneur Jésus veut faire de tous ceux qui ont cru en Lui des disciples, et pas seulement des convertis. Seul un disciple peut apprendre du Seigneur à marcher par l’esprit sur cette terre.

« Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8: 30-32).

Pour être sauvé, il faut donc être libéré de la culpabilité du péché, et passer par une nouvelle naissance.

Toutefois, être sauvé ne suffit pas, sur cette terre, pour marcher « automatiquement » par l’esprit. Pour marcher par l’esprit, il faut que, dans notre vie pratique, nous sachions aussi comment être délivrés de la puissance et de l’emprise du péché. Pour cela, nous devons être libérés de tous les mensonges de l’ennemi. Nous devons demeurer dans la Parole du Seigneur, qui est la Vérité.

C’est pour cela que Jésus a dit à Ses disciples:

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28: 19-20).

« Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit » (Actes 1: 4-5).

En plus du salut par la foi en Jésus, si nous voulons marcher par l’esprit sur cette terre, nous devons donc remplir deux conditions essentielles:

B. Être baptisé d’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

C. Être baptisé du Saint-Esprit.

Être baptisé d’eau et d’Esprit, c’est simplement obéir aux tout premiers commandements qui nous sont donnés par le Seigneur. Peut-on espérer aller jusqu’au bout avec le Seigneur, sur cette terre, c’est-à-dire marcher par l’esprit, si nous n’obéissons pas aux premiers commandements qu’Il nous donne pour y parvenir?

Le baptême d’eau représente notre mort et notre résurrection en Christ. En esprit, nous sommes déjà morts à notre vie passée, et entièrement ressuscités à une vie nouvelle. C’est le baptême d’eau par immersion qui représente cette réalité spirituelle qui est déjà la nôtre en Christ. Et le baptême du Saint-Esprit nous est donné pour nous permettre d’atteindre progressivement la perfection pratique qui est déjà la nôtre dans notre esprit régénéré.

Être baptisé du Saint-Esprit signifie « être rempli du Saint-Esprit. » Tous ceux qui sont nés de nouveau en Jésus-Christ ont déjà le Saint-Esprit et sont scellés de l’Esprit. Mais tous ne sont pas remplis de l’Esprit. Car tous les Chrétiens nés de nouveau n’ont pas accepté de se consacrer entièrement au Seigneur, pour faire toute Sa volonté. Tous ne désirent pas ardemment être remplis de l’Esprit.

Pour être rempli de l’Esprit, nous devons vouloir obéir à Dieu en toutes choses, demander à Dieu de nous remplir de Son Esprit, et croire qu’Il nous a remplis dès que nous Lui avons demandé. C’est aussi simple que cela!

« Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11: 13).

« Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent » (Actes 5: 32).

Ainsi, nous pouvons être remplis de l’Esprit dès que nous l’avons demandé à Dieu avec foi. Mais, par la suite, à mesure que nous avancerons fidèlement avec le Seigneur, le Seigneur continuera à nous remplir de plus en plus de Son Esprit. Le vrai baptême de l’Esprit est donc toujours permanent, progressif et évolutif.

Dans l’Église primitive, tous les nouveaux convertis étaient baptisés d’eau et d’Esprit dès le premier jour de leur conversion. Ils restaient encore plus ou moins charnels. Mais ils possédaient tous l’équipement nécessaire pour devenir de moins en moins charnels et de plus en plus spirituels. Les disciples ne devaient donc négliger aucun des moyens d’édification spirituelle que le Seigneur mettait à leur disposition, afin de grandir dans la maturité spirituelle.

« Être édifié » signifie toujours devenir moins charnel et plus spirituel. Pour cela, les disciples devaient persévérer dans quatre pratiques fondamentales:

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2: 41-42).

L’enseignement des apôtres était destiné à leur faire connaître la Vérité en toutes choses. Cet enseignement des apôtres nous est donné tout d’abord dans les Actes des Apôtres, mais surtout dans toutes les épîtres de Paul, Pierre, Jean, Jacques, Jude, etc… Ce sont ces épîtres qui constituent l’enseignement des apôtres. Cet enseignement des apôtres n’était pas destiné aux païens, ni aux Chrétiens qui voulaient se contenter du pardon de leurs péchés par la foi en Jésus-Christ. Mais il était destiné aux disciples qui voulaient apprendre à marcher par l’esprit.

La communion fraternelle consistait à vivre une vie de famille avec tous les disciples géographiquement proches. Les Chrétiens se réunissaient en petits groupes informels, dans les maisons. Ils pouvaient parfois tous se réunir dans des bâtiments publics ou au grand air, dans certaines occasions particulières. Ils n’avaient aucune cérémonie particulière, aucun rite, aucune liturgie. Ils vivaient leur foi simplement, se soutenaient mutuellement et partageaient librement leurs ressources et leurs richesses.

La « fraction du pain » consistait tout simplement à partager ensemble certains repas. C’est à la fin de ces repas qu’ils « rompaient le pain et buvaient la coupe, » comme le Seigneur le leur avait ordonné, pour « commémorer Sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne. » Tout cela se faisait dans la plus grande simplicité.

Enfin, ils persévéraient dans les prières: prière solitaire, prière en groupe, prières avec l’intelligence (en langue intelligible), et prières par l’esprit (1 Corinthiens 14: 15). La prière « par l’esprit, » dans l’enseignement de l’apôtre Paul, est la prière en langues, faite pour l’édification personnelle (1 Cor. 14: 4). Le Seigneur Lui-même a promis à tous ceux qui croiraient en Lui qu’ils parleraient de nouvelles langues (Marc 16: 17).

C’est aussi au cours de ces réunions et de ces prières que les disciples exerçaient également tous les dons spirituels, selon la direction de l’Esprit, afin que l’Eglise en soit édifiée.

Tous ces moyens d’édification sont toujours à la disposition de tous les Chrétiens, et la volonté du Seigneur est que tous puissent les utiliser avec abondance, afin de progresser dans la vie de l’Esprit et dans l’apprentissage de la marche par l’esprit.

Les vérités fondamentales qui nous permettent d’apprendre à marcher par l’esprit.

Apprendre à marcher par l’esprit n’est pas une oeuvre humaine. C’est l’oeuvre du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu en nous. Nous ne pouvons marcher par l’esprit que par la foi en Christ et en Sa Parole.

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10: 17).

Nous devons non seulement entendre la Parole de Christ, ou de Dieu, mais aussi la comprendre. Nous devons aussi veiller à ce que cette Parole ne tombe pas dans un coeur rempli de pierres, et à ce qu’elle ne soit pas étouffée par les ronces et les épines. Mais cette Parole divine doit tomber et se planter dans une bonne terre, dans un « coeur honnête et bon » qui la retient avec persévérance, et qui lui permet de porter tout son fruit.

C’est le Seigneur qui, dans Sa grâce, nous donne ce « coeur honnête et bon, » par notre nouvelle naissance en Christ. Nous devons apprendre à reconnaître et à ne plus écouter les sollicitations de la chair, et comprendre que Christ, par Son oeuvre toute suffisante à la croix, nous a donné une pleine victoire sur le péché. Nous devons apprendre à nous saisir de la victoire de Christ, et savoir de quelle manière l’appliquer dans notre vie pratique.

Notre foi doit donc s’appuyer sur notre compréhension claire d’un certain nombre de vérités bibliques fondamentales. Si ces vérités sont floues, ou sont mal comprises, notre foi sera faible et vacillante. Si la Vérité s’impose clairement à notre compréhension spirituelle, notre foi sera forte.

Quelles sont les vérités fondamentales qu’il nous est nécessaire de comprendre pour apprendre à marcher par l’esprit? Elles sont peu nombreuses, mais absolument essentielles à connaître.

1. Nous devons bien comprendre en quoi consiste notre nouvelle naissance en Christ.

L’homme est composé de trois parties: l’esprit, l’âme et le corps. Paul a écrit aux Thessaloniciens:

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (1 Thessaloniciens 5: 23-24).

L’apôtre Paul explique par ailleurs que l’esprit est notre « homme intérieur, » (Romains 7: 22; 2 Cor. 4: 16; Ephésiens 3: 16).

Notre « homme extérieur » est notre corps physique visible. Notre esprit, ou notre « homme intérieur, » est le « double » exact de notre corps physique, mais sur le plan spirituel. En fait, c’est plutôt notre « homme intérieur » qui est notre être véritable, et notre corps physique qui est le « double extérieur » de notre homme intérieur.

Notre « homme intérieur, » notre esprit, possède donc une forme spirituelle qui correspond exactement à la forme de notre corps physique. Notre esprit est un homme complet, avec une tête, des bras, des jambes, des yeux, des mains, des pieds, etc… Cet « homme intérieur » possède des pensées, des sentiments, une volonté…

Notre esprit ne meurt pas. Après notre mort physique, notre esprit entre dans l’éternité. S’il est sauvé, il entre consciemment dans le Royaume de Dieu. S’il est perdu, il entre consciemment dans le royaume de Satan.

Lorsqu’un Chrétien passe par la mort physique, son esprit sort de son corps, et va immédiatement au Paradis, dans l’attente de la résurrection des corps. Ce Chrétien se retrouve aussitôt consciemment dans son esprit régénéré, et il réalise alors la perfection absolue de son esprit. Beaucoup doivent regretter de ne pas avoir eu cette révélation plus tôt, sur la terre! Cela aurait changé beaucoup de choses pour leur vie pratique!

La plupart des hommes ignorent qu’ils possèdent un esprit. Les Chrétiens le savent, par la Parole de Dieu, mais ils ignorent pour la plupart quelle est la qualité de cet homme intérieur.

L’esprit de l’homme perdu est coupé de Dieu et plongé dans les ténèbres spirituelles. Il est « mort, » au sens qu’il est coupé de Dieu, seule Source de la Vie éternelle. Il vit, mais dans la mort.

Lorsqu’un homme se repent et croit en Jésus-Christ, le sang de Jésus efface tous ses péchés. Mais, en outre, et surtout, Dieu fait passer son esprit par une nouvelle naissance. Il re-crée à neuf cet esprit, dans la sainteté, la justice et la perfection divines, à l’image même du Seigneur Jésus.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Cor. 5: 17).

C’est uniquement dans notre esprit régénéré, dans un premier temps, que toutes choses anciennes sont passées, et que toutes choses sont devenues nouvelles.

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5: 21).

C’est notre esprit régénéré, notre « homme nouveau, » qui est devenu « justice de Dieu en Christ »! L’apôtre Paul demande aux Ephésiens de se revêtir de « l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4: 24).

Notre esprit régénéré est réellement un « homme nouveau » complet, créé, au moment de la nouvelle naissance, « à l’image même de Dieu, » tout comme Adam au commencement.

Nous savons que Christ est l’image de Dieu le Père (Col. 1: 15). Dans notre esprit régénéré, qui est notre nouvelle nature en Christ, nous sommes l’image même de Christ, notre modèle parfait (Col. 3: 10)! Nous sommes créés dans une justice et une sainteté parfaites, celles que produit la Vérité! Quand Jésus crée quelque chose ou quelqu’un, Il le crée parfait!

C’est cet « homme nouveau » qui est en Christ, et qui est déjà « assis en Christ dans les lieux célestes, » à la droite de Dieu! (Ephésiens 2: 6).

Nos yeux doivent donc s’ouvrir à la grandeur de la grâce de Dieu qui, par notre nouvelle naissance, nous a donné une identité entièrement nouvelle en Christ. Il a fait de nous des êtres nouveaux, rachetés, re-créés, saints, purs, justes et parfaits en Christ! Nous sommes « un seul esprit » avec Christ, participants de la nature divine, appelés à être remplis de toute la plénitude de Dieu!

Notre esprit régénéré n’a pas besoin de se sanctifier ni de se perfectionner. Il est déjà saint et parfait. Il faut simplement que nous connaissions la vérité, que nous nous l’approprions par la foi, et que nous commencions à nous voir tels que le Seigneur Jésus dit que nous sommes en Lui, dans notre nouvelle nature et notre nouvelle identité. C’est la vérité la plus importante à connaître pour commencer à marcher par l’esprit!

2. Nous devons bien faire la différence entre le « vieil homme, » et « l’homme nouveau. »

Puisque notre esprit, notre « homme intérieur, » est notre nature réelle, nous pouvons comprendre à présent que notre « vieil homme » était notre esprit non régénéré, notre esprit tel qu’il était avant que nous passions par une nouvelle naissance. En revanche, notre « homme nouveau » est notre esprit régénéré, une fois qu’il est passé par une nouvelle naissance.

Notre « vieil homme » est mort et enterré en Christ, et il a été remplacé par « l’homme nouveau. » Nous ne pouvons pas posséder à la fois deux esprits de nature opposée! Ou bien nous ne sommes pas nés de nouveau, et notre esprit est toujours un « vieil homme, » ou bien nous sommes nés de nouveau, et le vieil homme n’existe plus, ayant été remplacé par un homme nouveau en Christ! C’est l’un ou l’autre!

Fondamentalement, le Chrétien né de nouveau ne peut donc pas posséder deux natures opposées en même temps, une « mauvaise nature, » qui serait sa « nature humaine » corrompue et pécheresse, et une « bonne nature, » qui serait sa nouvelle nature en Christ. Le Chrétien né de nouveau ne possède qu’une seule nature, sa nouvelle nature, son « homme nouveau, » qui est son esprit régénéré.

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché » (Romains 6: 3-7).

Notre « vieil homme » a bien été crucifié avec Christ. Quand Christ est mort, nous sommes morts avec Lui, et quand Il est ressuscité, nous sommes aussi ressuscités en Lui et avec Lui.

Christ nous a acquis une résurrection complète de notre esprit, de notre âme et de notre corps. Mais, au moment de notre nouvelle naissance, seul notre esprit, notre homme intérieur, passe par cette nouvelle naissance. Qu’en est-il donc de notre âme et de notre corps physique?

3. Nous devons bien comprendre ce qu’est notre âme.

Les Chrétiens régénérés ne vivent pas encore consciemment au niveau de leur esprit. Nous devons nous approprier une réalité spirituelle, mais nous ne pouvons pas encore la voir de nos yeux terrestres! Notre âme est notre « être psychologique conscient, » qui n’est donc pas encore fixé entièrement au niveau de notre esprit. Nous pouvons donc définir l’âme comme notre « être intérieur ordinaire conscient. »

Ce n’est qu’au moment de la mort physique que nous passons consciemment au niveau de notre esprit. C’est dans notre esprit que nous devenons alors conscients de nous-mêmes, et du monde spirituel qui nous entoure. Après la mort, l’âme et l’esprit sont donc parfaitement unis, alors que ce n’est pas le cas sur la terre.

Dans le ciel, notre âme ne subit plus aucune influence négative de la chair. Tandis que, sur la terre, notre âme subit ces influences, dont elle doit être débarrassée pour pouvoir être sanctifiée.

Sur la terre, si notre esprit régénéré est saint, pur et parfait, notre âme ne l’est pas encore. Dans notre être conscient, nous sommes encore encombrés par une foule de pensées, croyances, convictions, sentiments, volontés, habitudes, etc…, qui ont été façonnés par notre vie passée de péché, par notre éducation, notre hérédité, et tout ce que nous étions dans notre personnalité, jusqu’au moment de notre nouvelle naissance.

Si le vieil homme est mort, il a eu le temps de nous façonner une « vieille » personnalité, ou encore l’identité que nous croyons encore être la nôtre au moment où nous naissons de nouveau en Christ. Le vieil homme, en d’autres termes, a laissé beaucoup de traces dans notre âme. Nous devons donc, par la foi, « changer de personnalité »! Nous ne devons plus nous regarder comme celle ou celui que nous avions toujours connu dans le passé. Nous devons découvrir quelle est notre nouvelle identité en Christ, et nous y installer par la foi!

Cela prend plus ou moins de temps, selon notre amour pour la Vérité, et l’enseignement que l’on reçoit. Mais nous devons connaître la Vérité qui nous affranchit! Nous devons absolument prendre du recul par rapport à « celui » que nous avions toujours connu, et qui est mort en Christ, pour découvrir « celui » que nous sommes à présent, et qui est vivant en Christ!

Pour cela, notre âme doit passer par une purification et un renouvellement complet. Par l’action du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu, le Seigneur met en lumière tous les mensonges auxquels nous pouvons être encore attachés, pour les remplacer par Sa Vérité. C’est ce processus que la Bible appelle « sanctification. »

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12: 2).

« Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Cor. 10: 4-5).

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 17-24).

Le « vieil homme » est mort, mais nous devons nous débarrasser de toutes les forteresses qu’il avait patiemment construites au cours de notre vie de péché passée! Nous devons nous dépouiller de tous les restes de ce cadavre! Nous devons être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence! Nous devons nous revêtir de ce nouvel homme que nous sommes véritablement en Christ!

4. Nous devons bien comprendre ce qu’est la « chair. »

Le véritable conflit que nous pouvons ressentir « en nous » ne se produit pas entre le « vieil homme » et « l’homme nouveau, » puisque le vieil homme est mort, et que nous sommes devenus un homme nouveau en Christ. Mais ce conflit que nous ressentons en nous, après notre nouvelle naissance, se produit entre la chair et l’esprit.

Paul définit la chair comme une « loi de péché et de mort » qui habite dans nos membres, dans notre corps physique. Cette « loi de péché et de mort » doit être bien distinguée de la chair physique proprement dite. Notre corps physique n’est pas mauvais en soi, puisqu’il peut être un instrument de l’esprit. Mais c’est cette loi de péché et de mort qui est mauvaise, quand elle nous contrôle. Nous devons apprendre à être libérés de cette loi.

Marcher par l’esprit, c’est laisser le Saint-Esprit, au travers de notre esprit régénéré, nous contrôler dans tous les aspects de notre vie pratique. Pour cela, nous devons savoir de quelle manière « réduire à l’impuissance » la loi de péché et de mort qui habite dans nos membres, et qui y habitera jusqu’à notre mort physique, ou jusqu’au retour du Seigneur Jésus.

Si beaucoup de Chrétiens croient que leur « vieille nature » est encore vivante, c’est qu’ils ne comprennent pas, ou qu’ils ignorent, que ce qu’ils ressentent encore de mauvais « au-dedans d’eux, » dans leurs pensées, leurs sentiments et leur volonté (dans leur âme), ne provient pas de leur vieille nature de péché, puisque celle-ci est morte en Christ, mais provient de cette puissance de péché et de mort qui continue à habiter dans leurs corps.

La chair profite donc de leur ignorance pour leur faire croire que leur « vieil homme » est « ressuscité » ou encore vivant, et que ce « vieil homme » est toujours leur nature humaine, leur nature de péché. S’ils croient que leur nature de péché est encore vivante, et qu’elle leur appartient toujours, comment peuvent-ils donc en être délivrés?

Toutes les versions modernes de la Bible sont fautives à cet égard, en raison de l’ignorance des traducteurs. Par exemple, voici ce qui est écrit dans la version Segond 21:

« Voici donc ce que je dis: marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de votre nature propre » (Galates 5: 16).

« En effet, la nature humaine a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit a des désirs contraires à ceux de la nature humaine » (verset 17).

« Les oeuvres de la nature humaine sont évidentes… » (verset 19).

Ainsi, partout où, dans le texte grec, Paul avait écrit « la chair, » ces traducteurs bien mal inspirés ont traduit « votre nature propre, » ou « la nature humaine. » Quelle erreur tragique! Quel aveu d’ignorance de l’oeuvre de la croix! Quel scandale!

Ces traductions enfoncent les lecteurs dans l’idée fausse que la chair est toujours leur nature propre, leur nature humaine de péché! Comment, dans ces conditions, les Chrétiens peuvent-ils donc s’identifier à leur nouvelle nature sainte, pure et juste?

Dans la Psychologie des hommes, un être humain qui possède en même temps deux natures complètement opposées est un malade mental grave! Ces traductions modernes ont donc tendance à faire des Chrétiens nés de nouveau de véritables schizophrènes spirituels! Nous vivons vraiment des temps d’apostasie! Malheur à ceux qui tordent la pure Parole de Dieu!

Ainsi, la chair n’est plus notre « nature humaine, » mais elle est une « loi (ou une puissance) de péché et de mort » qui habite toujours dans notre corps physique, même après notre nouvelle naissance dans l’esprit. Mais cette loi de péché et de mort peut être complètement désactivée, ou rendue impuissante, si nous activons la « loi de l’esprit de vie » qui est en Jésus-Christ, et qui est aussi dans notre esprit régénéré!

« Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Romains 7: 22- 8: 2).

Dans le passage ci-dessus, l’expression « qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit » a été coupée dans la plupart des versions modernes. Tant que nous marchons selon la chair, nous restons sous la condamnation.

L’apôtre Paul était esclave de la loi du péché et de la mort, qui était dans ses membres. Mais, lorsqu’il a compris l’oeuvre de Christ et la puissance de la croix, il a aussi compris qu’il avait été libéré de cette loi de péché et de mort, par la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ.

5. Nous devons bien comprendre que la croix nous a libérés de la loi du péché et de la mort.

Comment Paul a-t-il été libéré de la loi de péché et de mort, et comment a-t-il activé la loi de l’esprit de vie?

En réalisant que, par Sa mort, Christ nous a fait mourir au péché et à sa loi tyrannique, et que, par Sa résurrection, Christ nous a donné un esprit nouveau, et nous a définitivement établis en Lui dans les lieux célestes, dans un Royaume divin où ni la chair ni le péché n’ont plus accès!

Nous devons connaître cette vérité, et nous installer par la foi dans notre position céleste en Christ! Nous devons savoir qui nous sommes à présent, par la grâce infinie de Dieu, dans notre nouvelle nature céleste, et nous revêtir une fois pour toutes de notre nouvelle identité!

Tout le problème des Chrétiens encore vaincus par le péché réside uniquement dans le fait qu’ils ignorent la puissance de la croix. Ils ignorent leur nouvelle identité en Christ! Ils ignorent leur position céleste en Christ! Ils continuent à se voir comme ils étaient avant leur nouvelle naissance! Ils continuent à lutter contre une puissance dont Christ les a déjà complètement libérés!

Imaginons que nous allons visiter un grand Aquarium, où nous pouvons contempler toutes sortes de créatures hideuses et dangereuses dans leurs aquariums respectifs. Nous pouvons même voir, au travers d’un couloir en verre ou en plastique blindé, de gros requins passer autour de nous! Ces grosses bêtes sont toujours aussi impressionnantes, mais il y a entre elles et nous un épais blindage qui nous protège et les rend inoffensives!

Il en est exactement de même pour la chair! La chair est cette « grosse bête » toujours aussi dangereuse! Mais entre elle et nous, il y a « l’épais blindage » de la croix et de la mort de Jésus!

Les Chrétiens qui ignorent la Vérité sont toujours comme ces petits enfants qui circulent dans ce tunnel blindé, et qui sont cependant toujours terrorisés par ces requins, parce qu’ils s’imaginent à tort que ces derniers pourraient leur faire du mal!

Regardons la Vérité en face! Christ nous a transportés dans un Royaume divin où rien de ce qui provient de Satan, des démons, de la chair et du monde ne peut nous détruire, si nous savons quelle est notre nature nouvelle et notre position en Christ!

La chair peut nous faire sentir, de l’intérieur, des pensées, des passions, des volontés ou des désirs impurs. Mais, si nos yeux spirituels sont fixés sur Jésus et sur Son oeuvre, si nous connaissons la Vérité, nous SAVONS, avec une certitude absolue, que RIEN de ce qui vient de la chair ne peut nous contrôler, pourvu que nous ne livrions pas nos membres à cette puissance de péché, pour lui obéir!

« Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6: 11-23).

Conclusion.

Voilà, bien-aimés, les quelques simples vérités de base que nous avons besoin de connaître, avant de nous lancer concrètement dans l’apprentissage de la marche par l’esprit. Sans la connaissance de ces vérités, nous ne pourrons que nous lancer à la conquête de moulins à vent, et nous perdrons beaucoup de temps!

Une fois ces vérités bien comprises, l’apprentissage de la marche par l’esprit se fait ensuite toujours « sur le tas, » de manière pratique. Le but de cet apprentissage, c’est d’abord que nous soyons éclairés sur tout ce qui est encore contrôlé par la chair dans tous les aspects de notre vie, afin de laisser toute la place à l’esprit. Le Seigneur veut nous éclairer sur tout cela. Dès qu’Il nous a éclairés sur quelque chose de charnel, nous sommes aussitôt libérés de l’emprise de la chair dans ce domaine. La chair nous tenait captifs à cause de notre ignorance, et la connaissance de la vérité nous libère.

Toutes les épreuves que nous pouvons rencontrer, absolument toutes, sont destinées à nous éclairer sur la manière dont nous réagissons dans l’épreuve, et à nous apprendre à ne plus réagir selon la chair, mais à réagir selon l’esprit.

Je répèterai en conclusion trois vérités toutes simples, que je répète souvent, et qui peuvent nous aider à prendre un peu de recul lorsque nous sommes confrontés à de nécessaires épreuves et difficultés.

Première vérité:

« Ce n’est pas ce qui nous arrive qui compte le plus, mais la manière dont nous réagissons à ce qui nous arrive. »

L’épreuve est le moyen idéal pour voir si nous réagissons mal, c’est-à-dire selon la chair, ou si nous réagissons bien, c’est-à-dire selon l’esprit.

Seconde vérité:

« Quand le Seigneur nous montre que nous avons mal réagi, nous devons savoir que nous sommes TOUJOURS responsables à cent pour cent de notre mauvaise réaction. »

La chair refuse de se remettre en question, et a toujours tendance à rendre « les autres, » ou « les circonstances, » responsables de ses mauvaises réactions. Mais, en fait, si nous sommes contrôlés par la chair, nous devons accepter le fait que nous en sommes toujours entièrement responsables. Nous devons le reconnaître honnêtement devant Dieu et devant les hommes. Ce sera plus simple, et cela évitera bien des disputes!

Troisième vérité:

« Le Seigneur nous a déjà rendus parfaitement capables d’avoir toujours la bonne réaction! »

Cela, c’est une bonne nouvelle! Par notre nouvelle naissance, et par la présence du Seigneur Jésus et de Son Esprit en nous, nous avons été rendus capables de toujours marcher par l’esprit, donc de marcher comme Jésus! Nous devons le CROIRE, afin de libérer au travers de nous la puissance du Saint-Esprit, et permettre au Seigneur Jésus de Se manifester de plus en plus au travers de nous, c’est-à-dire au travers de notre nouvelle nature!

Ces trois simples vérités nous aident à ne jamais nous décourager dans ce processus d’apprentissage de la marche par l’esprit! Nous avons été rendus capables de réussir notre vie spirituelle! Nous sommes motivés pour apprendre! Nous avons un Maître parfaitement compétent, qui nous aime, et dont la pédagogie est merveilleuse! Il a conçu, pour nous personnellement, un enseignement parfaitement individualisé et adapté à chacun de nous! Il a promis de nous faire arriver au but, et de nous faire remporter le prix de notre vocation céleste en Jésus-Christ! Gloire à Son Nom!

A présent, bien-aimés, au travail!

62 Responses to B124-La marche par l’esprit: petit aide-mémoire pratique.

  1. Priscille LB dit :

    Bonjour Henri,
    Cela fait longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelle. La dernière fois, c’était quand je voulais arrêter mes études d’infirmière à trois mois de la fin de la formation, vous m’aviez conseillé de les terminer (puisque le Seigneur m’avait permis d’aller jusque là). Alors voilà je voulais vous donner de mes nouvelles et en même temps vous poser une question sur quelque chose qui me dérange.
    Par rapport à mes études, je les ai terminées et réussies. Mais j’ai entrepris de faire autre chose (à cause de toute la souffrance que ce métier me fait éprouver, car c’est un métier dans lequel je ne me retrouve pas vis-à-vis de mes convictions, et je ne possède pas encore les armes nécessaires pour me débarrasser de l’anxiété qui est attachée à moi et qui me dévore chaque jour, et qui m’empêche d’exercer ce métier en paix) je me suis donc inscrite dans un IUT à une licence qui accepte mon diplôme d’infirmière pour accéder à cette année de licence (qui commencera en sept 2011), mais rien n’est sûr pour le moment, je n’ai pas encore la réponse du jury. Sinon, ayant une période de temps libre entre la fin de la formation d’infirmière et la licence, cela m’a permis de m’approcher du Seigneur comme jamais je n’aurai pu m’approcher. J’ai beaucoup appris de lui, j’ai compris ce qu’était la grâce de Dieu dans sa simplicité, j’ai entrevu ce qu’était l’amour de Dieu pour moi (quelque chose d’immense que l’on ne peut pas expliquer avec des mots et qui n’existe pas dans ce monde), j’ai compris beaucoup de choses par rapport à avant, mais toujours trop peu par rapport à ce que le Seigneur veut me révéler.
    Dans tout ce que j’ai appris du Seigneur, il y a quelque chose dont je voudrais parler avec vous, et avec ceux qui me lisent s’il le souhaitent. En fait, depuis que je m’intéresse au Seigneur, j’ai lu pas mal de commentaires, de livres, d’enseignements d’hommes de Dieu (Ralph Shallis, JN Darby, Louis Chaudier, dernièrement vos enseignements, et pleins d’autres que j’ai oubliés) et il y a une idée qui semble revenir dans chacun de ces enseignements et qui à force de la lire est devenue comme vraie pour moi, à tel point que je ne m’étais jamais posé la question de savoir ce que Dieu en disait dans Sa Parole, une idée qui est aussi partagée par mon entourage. Voilà vous dites que la chair est une puissance de péché et de mort qui habite dans le corps, et qu’elle n’est pas à confondre avec la matière physique de notre corps. J’ai réalisé que je n’avais jamais été convaincue par la Bible de cette pensée. J’ai donc cherché des versets qui viendraient soutenir cette pensée, mais je n’en ai pas trouvé. J’ai aussi demandé à mon père de m’expliquer au moyen de versets bibliques ce qui lui permettait de comprendre que la chair n’est pas simplement la matière physique. Dans tout ce qu’il m’a dit, j’ai été frustrée car rien n’était clair et établi sur la Bible. Alors je me permets de vous le demander aussi à vous : quels sont les versets bibliques qui vous permettent de croire que la chair n’est pas seulement la matière physique de notre corps ? Depuis que je lis la Bible avec la pensée que la chair est la matière physique de notre corps douée de pensées et de volonté, ce que je lis est devenu beaucoup plus simple, tout s’harmonise, alors qu’avant il y avait pleins de zones d’ombre dans ce que je lisais, il y avait toujours un verset qui bloquait, qui n’allait pas avec le reste.
    Il y a aussi d’autres enseignements, sur des choses importantes, pour lesquels ma compréhension est différente de la vôtre. Mais pour le moment, j’en reste à l’enseignement sur la chair. Je ne veux pas vous contredire ou vous faire du mal, je recherche seulement la vérité, et j’ai peut-être tort de penser ça sur la chair, c’est pourquoi je souhaite en discuter avec vous.
    Pour mes frères et soeurs qui veulent savoir un peu plus qui je suis, j’avais écrit d’autres commentaires sous d’autres pseudonymes (j’ai changé de pseudo à deux reprises voyant qu’ils étaient déjà utilisés) dans « demandes et sujets de prières » le 31/03/2010 à 0:12, le 5/05/2010 à 16:12 et le 6/05/2010 à 19:20 (pseudo : Priscille) ; et dans « A propos de la grippe a » le 13/09/2009 à 14:12 (pseudo : Prisca).
    Je vous remercie d’avance.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Priscille LB, La Bible est pourtant remplie de versets qui nous montrent que le mot « chair » peut être compris soit comme « chair physique », neutre en soi, et « chair de péché » qui habite dans notre chair physique. Si l’on ne fait pas cette différence, c’est alors qu’on a du mal à interpréter de nombreux passages, et que tout devient confus. Par exemple, si notre chair physique était toujours, en soi, une chair de péché, comment interpréter ce que Paul dit dans Colossiens 1: 24: « Et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise ». En quoi une chair qui serait toujours une chair de péché pourrait nous être utile pour « achever ce qui manque aux souffrances de Christ »? Ce serait même blasphématoire! Il est clair que Paul parle ici de son corps physique, et non pas de la puissance de péché qui habite dans la chair physique. Autre exemple: « Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli » (Romains 7: 5-6). Paul dit qu’il était dans la chair « autrefois », mais que maintenant, il a été libéré de la loi de péché qui agissait dans ses membres. N’est-ce pas clair? Quand il écrivait cela, il était toujours dans son corps de chair physique. Et pourtant, il parle au passé, en disant « qu’autrefois » il était « dans la chair ». Il parle là de la « chair de péché ». Encore un exemple: « Mais s’il est utile pour mon oeuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés: j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair » (Philippiens 1: 22-24). Si notre chair physique était toujours une chair de péché, comment Paul pourrait-il dire qu’il serait utile pour son oeuvre qu’il demeure dans la chair, et qu’il est « plus nécessaire qu’il demeure dans la chair »? La chair dont il parle ici est sa chair physique, et si sa chair physique était en permanence une chair de péché, elle ne pourrait jamais être un instrument au service de la justice de Dieu! Paul nous demande « d’offrir à Dieu nos membres, comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté » (Romains 6: 19). Si nos membres (notre chair physique) était en permanence une chair de péché, en quoi Dieu serait-Il intéressé à ce que nous Lui offrions ces membres de péché? Mais, par la croix, c’est-à-dire par Sa mort, Jésus a « rendue impuissante » la puissance du péché qui habite dans nos membres, afin de permettre justement à nos membres de servir l’esprit!
      Je pourrais multiplier les exemple, mais je crois que cela suffit. Distinguer donc la chair physique de la puissance de péché qui habite dans nos membres, mais qui est distincte de nos membres, est au contraire une clef qui nous permet de mieux comprendre comment nous pouvons faire de nos membres physiques des instruments de la justice de Dieu sur cette terre, dès maintenant! La puissance de péché qui demeure dans nos membres physiques n’est pas physique, c’est une puissance spirituelle, on peut même dire que c’est un esprit, et cet esprit dépend de l’esprit de Satan!

  2. julie dit :

    Cher Henri, j’ai appris DANS l’article qui a été publiée le 5 juin 2009, l’article dit que le viel homme est la partie de notre être qui n’est pas régénérée à la nouvelle naissance. Il s’agit de l’âme et du corps. MA QUESTION EST: QUE c’est l’âme ou c’est notre esprit encien qui est le vieil homme ? MERCI de m’éclairer.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Julie, Le « vieil homme » est notre esprit non régénéré, avant notre nouvelle naissance. Après notre nouvelle naissance, notre esprit devient un « homme nouveau » en Christ. Mais le vieil homme a laissé des traces profondes dans notre âme (notre être intérieur conscient ordinaire) et notre corps, qui ne sont pas régénérés lors de notre nouvelle naissance. Ces traces profondes se trouvent dans notre mémoire, nos souvenirs, nos habitudes, nos pensées, nos convictions, nos valeurs, etc… Notre âme a besoin d’être renouvelée, purifiée, sanctifiée. Notre corps aussi a besoin d’être purifié et guéri… Mais, dès à présent, nous devons nous installer par la foi dans notre véritable être intérieur, qui est notre « homme nouveau », notre esprit régénéré. C’est lui qui est notre vraie personne à présent. C’est lui qui est le « temple saint » du Saint-Esprit. C’est à partir de notre esprit que le Saint-Esprit nous éclaire et nous conduit. Lorsqu’un Chrétien meurt, il transfère son centre de conscience immédiatement dans son esprit. Son âme et son esprit sont alors parfaitement joints. Tandis que sur la terre, notre âme n’est pas forcément unie à notre esprit, si elle est encombrée de choses charnelles. Lorsque Jésus reviendra prendre Son Eglise, Il fera disparaître de notre corps la puissance de péché qui s’appelle la chair, et notre corps deviendra incorruptible. Notre âme sera alors parfaitement purifiée de tout ce qui peut encore y être charnel, et nous monterons dans la gloire!