B130-Savoir n’est pas croire!

Article de Henri Viaud-Murat.

Il ne nous suffit pas de connaître La Parole de Dieu. Nous devons tout d’abord être absolument convaincus que cette Parole que nous connaissons est la Vérité absolue et incontestable. Nous devons ensuite la croire dans notre coeur, sans douter. C’est alors que nous pourrons agir sans crainte en nous appuyant sur cette Vérité, et que nous la verrons s’accomplir, car Dieu veille sur Sa Parole!

Une chose devrait être considérée comme indiscutable par tous les Chrétiens: la Bible est la Parole de Dieu, parfaitement et entièrement inspirée, du premier mot de la Genèse au dernier mot de l’Apocalypse!

La Vérité n’est pas à rechercher dans la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est la Vérité!

Tous les auteurs de la Bible, qu’ils l’aient su ou non au moment où ils ont écrit, ont été parfaitement inspirés par le Seigneur, dans les moindres détails des textes qu’ils ont écrits!

Il est extraordinaire de constater de quelle manière miraculeuse Dieu a Lui-même veillé sur Sa Parole! Les textes autographes originaux, qui n’existent plus aujourd’hui, ont été recopiés des milliers de fois au cours des siècles, et les manuscrits des livres de la Bible se comptent par milliers. Et pourtant, les variantes constatées entre ces manuscrits sont infimes. Pour la quasi totalité des cas, elles ne concernent que des détails minimes, qui ne changent pas le sens profond du texte.

Il est vrai qu’il existe un tout petit nombre de manuscrits, plus anciens que les autres, qui présentent un texte plus corrompu que celui des très nombreux manuscrits plus récents, qui constituent le « texte reçu, » c’est-à-dire l’immense corps des manuscrits considérés de tout temps par l’Eglise de Jésus-Christ comme inspirés.

Mais ce n’est pas parce que des manuscrits sont plus anciens qu’ils sont plus fidèles, surtout s’ils se distinguent de la masse des manuscrits plus récents, mais plus fidèles.

Ce qui est extraordinaire, c’est que les Juifs, auxquels a été confiée la Parole de Dieu, sont toujours restés unanimes, au cours des millénaires, pour définir et conserver le canon des Ecritures saintes exactement tel qu’il est aujourd’hui!

Satan n’est jamais parvenu à convaincre les Juifs d’ajouter le moindre livre apocryphe au canon des Ecritures qui constituent « l’Ancien Testament »! Il a fallu que ce soient certains théologiens Catholiques qui ajoutent ces livres apocryphes à l’Ancien Testament admis par les Juifs.

Toutefois, les Réformateurs ont compris que seul le canon admis par les Juifs devait être conservé, tel que nous le retrouvons aujourd’hui dans toutes les Bibles Protestantes.

Mais Dieu veillait tellement sur Sa Parole que ces mêmes théologiens Catholiques ont été incapables d’ajouter le moindre texte apocryphe au canon du Nouveau Testament! Pourtant, nombreux furent ceux qui, au cours des siècles, ont tenté de modifier ce canon! Mais ils n’y sont jamais parvenus!

Aujourd’hui, le canon du Nouveau Testament est rigoureusement le même pour toutes les églises chrétiennes! Cela ne peut être que le résultat de la volonté de Dieu Lui-même!

Ainsi, malgré les problèmes soulevés par les versions, surtout modernes, plus ou moins fidèles aux textes originaux hébreux et grecs, nous pouvons dire que nous possédons actuellement une Bible qui, à au moins 99.9%, est fidèle au texte inspiré des manuscrits autographes originaux.

Même si certains passages ont pu être coupés ou tronqués, on peut toujours trouver, dans tout le reste de la Bible, suffisamment d’autres passages permettant de rétablir ou de confirmer ce qui a été coupé ou tronqué. Nous pouvons donc connaître avec une fidélité quasi parfaite la pensée de Dieu, telle qu’Il nous l’a révélée dans les Saintes Ecritures.

Ceci, en soi, est un miracle unique dans l’histoire de l’humanité!

C’est ainsi que tous les auteurs inspirés de la Bible ont pu parler des choses de Dieu « non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles » (1 Cor. 2: 13).

Nous pouvons donc nous appuyer avec confiance sur la Parole de Dieu, et l’utiliser comme un luminaire divin qui éclaire notre route terrestre.

Paul écrivait ceci à Timothée:

« Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre » (2 Timothée 3: 14-17).

De son côté l’apôtre Pierre a écrit:

« C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine. Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, mettez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! Amen! » (2 Pierre 3: 14-18).

C’est la connaissance spirituelle des Ecritures, et des Ecritures seules, qui nous permet de croître dans la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Lorsque nous parlons de « connaissance spirituelle » des Ecritures, nous parlons d’une révélation de la Vérité dans notre coeur, révélation qui est accordée par le Saint-Esprit de Vérité à ceux qui aiment et recherchent la Vérité.

En effet, nous ne devons pas nous contenter d’une connaissance intellectuelle et théologique des Ecritures. Cette connaissance n’est qu’une connaissance qui enfle, mais qui n’édifie pas. Elle ne nous permet jamais de pénétrer dans l’esprit des Ecritures.

Celui qui se contente d’une connaissance intellectuelle des Ecritures ne cherche qu’à acquérir une culture biblique aussi large que possible. Mais il n’a pas reçu cette culture dans son coeur, parce qu’il n’aime pas le Seigneur, qui l’a aimé le premier. il ne se préoccupe donc pas de mettre cette culture en pratique dans sa vie. Il ne désire pas que cette culture biblique transforme sa vie, pour la rendre de plus en plus conforme à la volonté de Dieu. Il ne possède qu’une lettre qui reste morte pour lui, même si elle peut toujours transmettre la Vie à ceux qui la reçoivent dans leur coeur.

Cette connaissance intellectuelle des Ecritures était celle des Scribes et des Pharisiens, qui passaient leur vie à apprendre et à enseigner les Ecritures, mais qui ne les appliquaient pas de manière concrète dans leur vie, si ce n’est pour sauver hypocritement les apparences.

Voici ce que le Seigneur Jésus disait d’eux:

« Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des homme » (Matthieu 23: 2-5).

En un mot, ils savaient, mais ne faisaient pas, parce qu’ils ne croyaient pas ce qu’ils savaient!

Seule leur intelligence était touchée par les Ecritures. Mais leur coeur ne l’était pas. Or c’est dans notre coeur que se trouve la foi véritable, et non dans notre intelligence!

Si nous croyons seulement avec notre intelligence, nous n’aurons qu’un consentement intellectuel, un simple accord formel, mais qui n’engagera pas notre vie pratique. Notre foi ne sera pas activée, et la Parole de Dieu n’aura aucun effet dans notre vie.

Ces Scribes et ces Pharisiens affirmaient bien que leurs Ecritures étaient bien inspirées par le Seigneur. Mais ils accordaient encore bien plus d’importance aux commentaires de leurs sages. Voici ce qui est écrit dans le Talmud de Jérusalem:

« La Loi est du sel; la Mishna (opinions et conclusions des rabbins), du poivre; les Talmuds, des aromates. » – « L’Ecriture est de l’eau; la Mishna, du vin, la Gémara (commentaire de la Mishna), du vin épicé. » – « Mon fils, dit Rabbi Isaac, apprends à donner plus d’attention aux paroles des scribes qu’aux paroles de la Loi. » – « Détournez vos enfants (disait, sur son lit de mort, Rabbi Eléazar à ses disciples, qui lui demandaient le chemin de la vie), détournez vos enfants de l’étude de la Bible, et mettez-les aux pieds des sages. » – « Apprends, mon fils, dit Rabbi Jacob, que les paroles des scribes sont plus aimables que celles des prophètes! » (rapporté par L. Gaussen dans son livre: « La pleine inspiration des Saintes Ecritures, » Editions PERLE, Emmaüs, Suisse).

Dans ces conditions, comment s’étonner que la plupart des chefs religieux Juifs n’aient pas reconnu le Seigneur Jésus comme le Messie d’Israël, quand Il S’est présenté à eux? Leurs traditions avaient fini par les aveugler à la pure Parole de Dieu!

Mais il en a été exactement de même pour les Pères, les Papes et les Conciles successifs de l’Eglise Catholique Romaine, dotés d’une infaillibilité qui les mettait bien au-dessus du Seigneur Jésus Lui-même et de la Sainte Parole de Dieu, au point que la Tradition de l’Eglise Catholique a fini par supplanter complètement la Bible!

Pendant des siècles, la Bible a été interdite de lecture et d’étude aux simples fidèles de l’Eglise Catholique. Seuls les clercs et les théologiens officiels pouvaient la lire et l’interpréter. D’ailleurs, les simples Ecritures ne pouvaient leur suffire. Il a fallu qu’ils leur ajoutent tout ce qui permettait à cette Eglise d’exercer son emprise sur ses fidèles, et qu’ils leur retranchent tout ce qui risquait d’ouvrir les yeux du peuple sur la fausseté et la tromperie calculée du système religieux romain.

C’est ainsi que ce système religieux a pu maintenir, depuis près de seize siècles, « les doctrines les plus contraires à la Parole de Dieu, sur le culte des images, sur l’exaltation des prêtres, sur leur célibat forcé, sur leur confession auriculaire, sur l’absolution qu’ils y osent donner; sur le pouvoir magique qu’ils attribuent, même au plus impur d’entre eux, de créer son Dieu par trois paroles latines, opere operato; sur un sacerdoce ecclésiastique dont l’Ecriture n’a jamais parlé; sur l’invocation des morts; sur la prééminence spirituelle de la ville que l’Ecriture a nommée Babylone; sur l’usage d’une langue inconnue dans le culte; sur l’empire céleste de la femme bienheureuse, mais humble, à qui Jésus a dit lui-même: « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi? » sur la messe; sur le retranchement de la coupe; sur l’interdiction des Ecritures au peuple; sur les indulgences; sur le Purgatoire; sur l’épiscopat universel d’un prêtre d’Italie; sur l »‘interdiction des viandes; – en sorte que, de même qu’on annule l’unique sacerdoce du Fils de l’Homme en établissant d’autres sacerdoces par milliers; de même qu’on annule sa divinité en reconnaissant des milliers de demi-dieux ou d’hommes morts, présents en tous lieux, entendant sur toute la terre les plus secrètes prières des êtres humains, accomplissant des miracles en faveur de leurs adorateurs; … de même aussi on annule l’inspiration de l’Ecriture, en reconnaissant des milliers d’autres écrits qui partagent avec elle l’autorité divine, et qui surpassent et engloutissent son éternelle infaillibilité » (L. Gaussen, ouvrage cité).

Cet extrait du livre de L. Gaussen date déjà de 1842, mais il n’a que très peu perdu de son actualité! L’Eglise Catholique a consenti à modifier certaines formes de son culte, mais n’a jamais renoncé à ses dogmes et à ses doctrines!

Que de dégâts irrémédiables ont été commis dans la vie de millions d’êtres, qui ont été privés de la connaissance de la Vérité! Oui, au jour du Jugement, c’est la colère irrémédiable de l’Eternel qui s’abattra sur tous les faussaires de Sa Parole éternelle!

Ne faisons jamais passer la Parole de Dieu devant le tribunal de notre jugement humain! Si nous y trouvons des contradictions apparentes, ne nous établissons pas juges de cette Parole divine! Mais humilions-nous plutôt devant Son Auteur infaillible, et demandons-Lui d’éclairer notre ignorance!

Nous serons toujours les seuls responsables de notre manque de compréhension de la Parole de Dieu! Mais nous devons aussi savoir que Dieu éclairera toujours ceux qui recherchent sincèrement et humblement la Vérité!

Si le Seigneur nous demande de sonder sérieusement les Ecritures, dans un esprit de recherche de la Vérité, ce n’est pas d’abord pour les comprendre parfaitement, dans leurs moindres détails. Quel est l’homme qui peut prétendre comprendre, par sa seule intelligence, toutes les profondeurs de l’intelligence divine? Il y a des vérités que nous ne parvenons pas à comprendre. Nous devons donc commencer par croire dans notre coeur, non seulement tout ce que nous parvenons à comprendre, mais aussi tout ce que nous n’avons pas encore compris, en gardant ce coeur ouvert à la révélation continue que le Saint-Esprit veut faire en nous des Ecritures.

Parlant des Juifs, l’apôtre Paul a écrit:

« Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi: L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton coeur: Qui montera au ciel? c’est en faire descendre Christ; ou: Qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts. Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture: Quiconque croit en lui ne sera point confus. Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Esaïe dit-il: Seigneur, qui a cru à notre prédication? Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Mais je dis: N’ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Mais je dis: Israël ne l’a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence. Et Esaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas. Mais au sujet d’Israël, il dit: j’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle et contredisant » (Romains, chapitre 10).

Dans ce passage remarquable, l’apôtre Paul nous révèle quelle doit être notre attitude devant la Parole de Dieu, qui est la Vérité:

  • Cette Parole de Dieu doit être prêchée dans la Vérité, telle que Dieu nous l’a donnée, par tous ceux qui ont été appelés à la prêcher.
  • Nous devons l’entendre, et la recevoir telle qu’elle nous a été annoncée.
  • Nous devons faire confiance au Saint-Esprit pour nous la faire comprendre, et pour nous conduire dans toute la Vérité.
  • Nous devons la croire dans notre coeur.

Cette foi en la Parole de Dieu, que nous avons dans notre coeur, nous poussera naturellement, non seulement à proclamer à notre tour cette Parole de notre bouche, mais aussi à produire dans notre vie les oeuvres correspondantes. Nous serons conduits à mettre en pratique cette Parole de Dieu, non pas pour atteindre la justice de Dieu, mais parce que cette foi en la Parole de Dieu nous aura rendus justes!

Le fait de « croire du coeur » doit infailliblement produire dans notre vie l’accomplissement de la Parole de Dieu. Si cela n’est pas le cas, c’est que notre foi n’était pas pure dans notre coeur, parce que nous gardions aussi des doutes mêlés à cette foi.

Le Seigneur Jésus nous met en garde contre ces doutes:

« Ayez foi en Dieu (mot à mot: Ayez la foi de Dieu). Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Marc 11: 22-26).

Si nous doutons dans notre coeur, c’est que nous ne croyons pas que cette Parole soit absolument vraie, ou que nous croyons qu’elle ne s’applique pas à nous de manière absolue. Il se peut encore que nous n’ayons pas sincèrement pardonné une offense. Dans tous les cas, nous ne croirons pas que nous avons reçu ce que nous avons demandé, et nous ne le verrons donc pas s’accomplir dans notre vie.

Mais n’allons jamais nous imaginer, après cela, que la Parole de Dieu comporte quelque défaut! Si défaut il y a, c’est en nous-mêmes que nous devrons le trouver! C’est toujours à nous-mêmes que nous devons nous en prendre, si nous ne voyons pas la Parole de Dieu produire ses effets, et non point au Seigneur et à Sa Parole!

Si nous sommes sincères dans notre recherche de la Vérité, le Saint-Esprit de Vérité nous convaincra toujours de nos erreurs et de nos manquements!

Jésus a dit à Ses disciples:

« Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16: 7-15).

Le travail spirituel du Saint-Esprit est en tout premier lieu un travail de conviction de la Vérité. La conviction de Vérité s’accompagne toujours aussi de la conviction du mensonge. Une fois que nous avons compris que la Parole de Dieu est la Vérité, nous sommes aussi convaincus que tout ce qui n’est pas conforme à la Parole de Dieu est un mensonge.

« Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. »

Le verbe grec traduit par « convaincre » est un verbe très riche, qui signifie à la fois: prouver, démontrer, dévoiler, mais aussi reprendre, reprocher, réfuter, convaincre d’erreur, confondre, et encore: rechercher, s’enquérir de la vérité, se renseigner.

Ce verbe décrit et résume magnifiquement l’action du Saint-Esprit, qui oeuvre dans le coeur des hommes pour dévoiler et mettre à nu devant eux tous leurs mensonges et toutes leurs erreurs, pour les confondre, pour les reprendre, pour les pousser à rechercher la Vérité, à s’enquérir, à se renseigner, et aussi pour les convaincre de cette Vérité, afin qu’ils en aient la certitude absolue dans leurs coeurs.

Sans cette action profonde et glorieuse du Saint-Esprit, nous n’aurions aucune possibilité d’abandonner nos erreurs et nos mensonges, et de connaître la Vérité de Dieu! Que Dieu soit béni pour Sa grâce et Son amour!

Si nous voulons connaître la Vérité, si nous travaillons avec Dieu pour la Vérité, cela signifie que nous avons la crainte de Dieu dans nos coeurs, et que nous aussi, nous chercherons à convaincre les hommes de la Vérité.

Pour convaincre les hommes de la Vérité de Dieu, nous ne nous appuierons jamais sur la sagesse des hommes, qui est folie pour Dieu. Mais nous nous appuierons exclusivement sur la Parole de Dieu, qui nous révèle la sagesse de Dieu:

« Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Aussi est-il écrit: Je détruirai la sagesse des sages, Et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur » (1 Cor. 1: 17-31).

L’un des signes de l’apostasie de la fin des temps, c’est que la sagesse des hommes a envahi la proclamation de l’Evangile, annulant ainsi la puissance de la prédication de la croix.

Ce n’est plus Christ crucifié qui est prêché. Mais c’est ce qui est tenu en considération par le monde qui est de plus en plus tenu en considération par les églises chrétiennes. Pourtant, Jésus a dit aux Pharisiens:

« Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Luc 16: 15).

Nous avons la conviction que les brebis du Seigneur ne tiendront jamais aucun compte de ce qui est élevé parmi les hommes, car elles savent que ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu! Mais elles fuiront la sagesse des hommes, pour se confier uniquement dans la sagesse de Dieu, manifestée dans la croix de Christ.

« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen! » (Romains 11: 33-36).

« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car Qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Cor. 2: 9-16).

Oui, bien-aimés, si nous sommes unis à Christ par la foi, si nous sommes une nouvelle création en Christ, nous sommes tous destinés à connaître, par l’Esprit qui vient de Dieu, toutes les choses que Dieu nous a données par sa grâce! Oui, nous avons l’Esprit de Christ!

28 Responses to B130-Savoir n’est pas croire!

  1. The Hello Friend's team dit :

    Bonjour chers frères et sœurs dans le Seigneur.
    Beaucoup d’entre nous se trouvent dans des combats pour leurs corps, âme et esprit qui depuis un certain temps durent sans s’être soldés par une victoire finale. Pour combattre, nous avons vu ce que Christ a fait pour nous (nouvelle naissance, baptême de l’Esprit, et promesse de vie éternelle). Nous avons aussi vu ce que nous sommes dans le Seigneur, des nouvelles créatures, vases de Sa gloire. Mais lorsque nous voulons acquérir la réalisation des promesses dans des domaines précis, comme la guérison du corps, de l’âme (par exemple dépression ou troubles psychiques), nous sommes prêts à prendre les armes de bataille qui sont souvent:
    – le jeûne
    – la prière
    – la méditation
    – etc…
    mais nous pouvons dans le processus parfois agir comme si c’est par notre force que ces victoires nous seront accordés… et que pour acquérir des bénédictions, nous devons nous « appliquer » plus : plus de jours de jeûne, plus de moments de méditation, plus de « consécration »… Alors on commence à « travailler » notre bien-être en Christ, on devient un petit Caïn, essayant d’obtenir la faveur de Dieu par ses œuvres… et le résultat est toujours le même: frustration et manque d’exaucement…. Ensuite, pour essayer de pallier cette frustration, on se donne (encore) une autre liste de choses à faire pour obtenir la solution. Peut-être aurions nous dû nous poser la question: « Seigneur , est-ce à moi, par mes bonnes oeuvres, d’apporter la solution à mes problèmes ? Ou suis-je appelé à Te laisser combattre par les armes que tu m’as données ? » Réapprenons, comme au jour de notre conversion, à dépendre du Seigneur… Le laisser par Sa Parole et Son Esprit combattre nos combats… Réapprenons à Lui donner le volant de nos combats. Faire confiance à quelqu’un, c’est d’abord laisser cette personne exprimer ses capacités pour notre bien.
    Laissons, chers frères et soeurs, le Seigneur être Seigneur de nos situations. Que nos jeûnes , nos chants , nos louanges et nos prières soient le moyen d’appeler le Seigneur et de Lui confier nos situations en Le laissant agir, au lieu d’être le moyen de prendre nous-même « le taureau par les cornes ». « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance »(Esaie 17:7).

  2. Carole k dit :

    Merci frère Henri. C’est tellement vrai que ont peut savoir mais ne pas croire. Que le Seigneur nous aide à discerner le vrai du faux. Que Dieu nous garde. Je vous garde tous dans mon coeur. xx

  3. Guylou dit :

    Frère Liongo Blaise, J’ai fait une petite recherche rapide au sujet du chapitre 4 du livre de Joël dans votre Bible. Vous avez possiblement la version Louis Segond de 1910? C’est ce que j’ai trouvé sur le site de Wikipédia (livre de Joël) qui réfère à Wikisource lorsqu’il parle du chapitre 4 de ce livre. J’ai regardé rapidement, et il semble au premier abord que le livre soit divisé en 4 au lieu de 3 chapitres. Le chapitre 4 étant en fait le 3 d’autres versions. (J’ai moi-même une version plus récente de Louis Segond 1975, et n’ai que 3 chapitres). Je n’ai pas le temps de vérifier davantage mes dires. S’il s’avère que j’ai tort, lorsque j’aurai vérifié de plus près, je m’empresserai de vous le dire. OK?

  4. Guylou dit :

    Joël 4 (suite): Je viens seulement de voir que vous aviez mentionné la Bible Segond 21. Alors, voilà ce qu’ils ont fait. Ils font un chapitre 3 à partir du verset 28 du chapitre 2 dans d’autres versions. Et le fameux chapitre 4 est en fait le même que le 3 de ces autres versions. Le contenu de livre entier est le même, seule la division est changée. Voilà!
    Que la grâce du Seigneur soit avec vous, cher frère.