B135-Avez-vous « fait vos trois jours »?

Article de Henri Viaud-Murat.

Nous savons que le Seigneur Jésus est resté trois jours et trois nuits dans la tombe. Mais avez-vous réalisé ce que ces trois jours et trois nuits signifient pour nous Chrétiens?

A l’époque où le service militaire était obligatoire en France, tous les conscrits devaient d’abord « faire leurs trois jours. » Ils devaient passer trois jours dans une caserne, pendant lesquels ils étaient examinés sous toutes les coutures, pour décider finalement s’ils étaient « bons pour le service, » ou s’ils devaient être réformés.

Cette période de trois jours et de trois nuits, que Jésus a passée dans la tombe, revêt une signification spirituelle très importante pour tous les enfants de Dieu. Cette période représente le temps qui a séparé la mort de Jésus et Sa résurrection.

L’apôtre Paul nous enseigne que nous sommes morts et ressuscités en Christ et avec Christ. Le Seigneur nous a entraînés dans Sa mort et Sa résurrection.

En fait, le Seigneur nous a entraînés dans toutes les étapes qu’Il a dû Lui-même franchir, entre Sa crucifixion et Sa glorification à la droite du Père dans les Cieux, après Son ascension.

Nous avons donc été crucifiés avec Lui.

Nous avons été mis au tombeau avec Lui.

Nous sommes restés trois jours et trois nuits au tombeau avec Lui.

Nous sommes ressuscités avec Lui.

Nous sommes montés au Ciel avec Lui.

Nous sommes assis dans les lieux célestes avec Lui.

Parmi toutes ces étapes, celle qui est sans doute la plus méconnue est celle où nous sommes restés trois jours et trois nuits dans la tombe avec le Seigneur.

Que signifie donc, pour nous, ce séjour de trois jours et trois nuits dans la tombe?

Il représente le temps que nous devons nécessairement passer pour comprendre pleinement l’oeuvre de la croix, et pour que la croix accomplisse toute son oeuvre en nous, avant que nous puissions marcher par l’esprit sur cette terre.

De même que le corps du Seigneur a dû attendre trois jours et trois nuits avant de ressusciter, mais sans connaître la corruption, de même, nous devrons aussi attendre d’avoir compris l’oeuvre de la croix, après notre mort en Christ, avant de pouvoir vivre pleinement Sa Vie de résurrection, dans notre marche chrétienne pratique, sans connaître la corruption de la marche par la chair! Nous serons alors déclarés « bons pour le service du Seigneur »!

Cette période est donc symbolique. Mais, en même temps, ce symbole signifie que, normalement, nous ne devrions pas attendre trop longtemps pour comprendre l’oeuvre de la croix!

Pourtant, certains Chrétiens mettent beaucoup de temps avant de comprendre l’oeuvre de la croix. Certains ne la comprennent même jamais vraiment! Ils sont bien ressuscités dans l’esprit, mais leur vie chrétienne pratique n’est pas une vie de résurrection! Faute d’avoir compris la signification réelle de la croix, ils ne peuvent pas pénétrer dans ce « pays de Canaan » que représente la marche par l’esprit!

Ce séjour dans la tombe peut aussi être assimilé à la marche dans le désert, que le Seigneur a imposée aux Hébreux après leur sortie d’Egypte. Normalement, cette marche dans le désert n’aurait pas dû durer longtemps, s’ils avaient compris la signification du désert pour leur vie spirituelle. Mais la plupart sont morts dans le désert, à cause de leur incrédulité et de leur rébellion! D’une manière imagée, ils sont bien morts à leur vie passée en Egypte, mais ils ne sont jamais sortis de leur tombe pour entrer dans la vie nouvelle que Dieu leur avait réservée!

Le corps mort du Seigneur Jésus a dû rester dans la tombe pendant trois jours et trois nuits. C’était la période maximum possible, avant que Sa chair commence à se corrompre. Nous pouvons dire aussi que notre propre séjour dans la tombe, avec Christ, devrait se limiter au temps maximum qui nous est nécessaire pour comprendre la signification de la croix, avant que la puissance de péché et de mort qui est dans la chair n’ait le temps de nous corrompre!

Lorsque nous sommes nés de nouveau, nous sommes tous passés, spirituellement, par la mort et la résurrection en Christ. Tous les Chrétiens nés de nouveau ont reçu un esprit ressuscité. Mais combien marchent, concrètement, dans la puissance de cette vie de résurrection? Combien de temps faut-il, à la plupart des Chrétiens, pour commencer à marcher dans la Vie de résurrection du Seigneur? Pourtant, cette vie de résurrection leur était acquise dès leur nouvelle naissance!

Nous ne devrions donc pas « passer dans la tombe » plus de temps que le Seigneur ne voudrait que nous y passions! Si nous sommes véritablement morts en Christ à toute notre vie passée, nous ne devrions pas passer quarante ans à comprendre la signification de la croix, avant de commencer à marcher réellement par l’esprit!

Nous ne devrions passer « dans la tombe » que le temps nécessaire à la croix pour faire complètement son oeuvre en nous! Le corps de Jésus n’est resté dans la tombe que le temps nécessaire pour qu’il ne connaisse pas la corruption de la chair!

Il est intéressant de voir, dans toute la Bible, de nombreux exemples de cette période de « trois jours. » Toutes sont une préfiguration de ce « temps d’attente » qui nous est nécessaire pour que la croix fasse toute son oeuvre dans notre vie, avant de commencer (ou pas) une nouvelle période, celle d’une vie de résurrection.

Les trois jours de l’échanson et du panetier.

« Le chef des échansons raconta son songe à Joseph, et lui dit: Dans mon songe, voici, il y avait un cep devant moi. Ce cep avait trois sarments. Quand il eut poussé, sa fleur se développa et ses grappes donnèrent des raisins mûrs. La coupe de Pharaon était dans ma main. Je pris les raisins, je les pressai dans la coupe de Pharaon, et je mis la coupe dans la main de Pharaon. Joseph lui dit: En voici l’explication. Les trois sarments sont trois jours. Encore trois jours, et Pharaon relèvera ta tête et te rétablira dans ta charge; tu mettras la coupe dans la main de Pharaon, comme tu en avais l’habitude lorsque tu étais son échanson » (Genèse 40: 9-13).

« Le chef des panetiers, voyant que Joseph avait donné une explication favorable, dit: Voici, il y avait aussi, dans mon songe, trois corbeilles de pain blanc sur ma tête. Dans la corbeille la plus élevée il y avait pour Pharaon des mets de toute espèce, cuits au four; et les oiseaux les mangeaient dans la corbeille au-dessus de ma tête. Joseph répondit, et dit: En voici l’explication. Les trois corbeilles sont trois jours. Encore trois jours, et Pharaon enlèvera ta tête de dessus toi, te fera pendre à un bois, et les oiseaux mangeront ta chair » (Genèse 40: 16-19).

Nous retrouvons ici la symbolique des trois jours dans la tombe. L’échanson est le type du Chrétien qui a compris l’oeuvre de la croix. Il sort de la tombe et commence une vie de résurrection. Le panetier, en revanche, est l’image du Chrétien qui n’a pas compris cette oeuvre, qui va rester dans la tombe, et qui va connaître la corruption de la mort, les oiseaux du ciel représentant Satan et ses démons, qui se délectent de cette corruption de la chair!

Nous pouvons donc comprendre qu’il ne nous suffit pas de mourir en Christ à notre vie passée. Encore nous faut-il sortir de la tombe en nouveauté de vie, pour marcher, sur cette terre, dans la vie de résurrection qui nous a déjà été acquise par la résurrection de Christ!

Nous ne pouvons pas avoir accès à cette vie de résurrection, tant que la croix n’aura pas accompli son oeuvre en nous, et que nous n’aurons pas pleinement compris la signification de la croix.

Les trois jours devant la montagne du Sinaï.

« Et l’Eternel dit à Moïse: Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd’hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l’Eternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï » (Exode 19: 10-11).

Avant de recevoir la Parole de Dieu sur la montagne, tout le peuple devait se sanctifier pendant trois jours, laver ses vêtements, et ne pas s’engager dans des relations sexuelles. Ceci est une image du temps qu’il nous faut pour comprendre l’oeuvre de la croix dans notre vie. Cette compréhension et cette acceptation de la croix doivent nous préparer à recevoir par la suite une pleine révélation de la Parole de Dieu. Cette révélation sera impossible à recevoir, tant que la chair nous contrôlera.

Les trois jours de marche dans le désert, avant de trouver un lieu de repos.

« Ils partirent de la montagne de l’Eternel, et marchèrent trois jours; l’arche de l’alliance de l’Eternel partit devant eux, et fit une marche de trois jours, pour leur chercher un lieu de repos » (Nombres 10: 33).

Ceci est l’image d’un peuple Chrétien qui reçoit une pleine compréhension de l’oeuvre de la croix, car « l’arche de l’alliance marchait devant eux. » Au bout de trois jours, l’Eternel les conduisit vers un « lieu de repos. » Ce lieu de repos spirituel, pour nous Chrétiens, est celui du repos de la foi et de la marche par l’esprit. Nous ne pouvons marcher par l’esprit que lorsque nous avons compris l’oeuvre de la croix, symbolisée par l’arche de l’alliance qui marche devant nous.

Les deux espions cachés pendant trois jours.

« Elle les fit descendre avec une corde par la fenêtre, car la maison qu’elle habitait était sur la muraille de la ville. Elle leur dit: Allez du côté de la montagne, de peur que ceux qui vous poursuivent ne vous rencontrent; cachez-vous là pendant trois jours, jusqu’à ce qu’ils soient de retour; après cela, vous suivrez votre chemin » (Josué 2: 15-16).

Ces deux espions, qui ont dû rester cachés pendant trois jours, jusqu’à ce que leurs poursuivants abandonnent leur poursuite, représentent les Chrétiens qui restent « cachés pendant trois jours en Christ dans la tombe, » jusqu’à ce qu’ils aient bien compris l’oeuvre de la croix. Ils peuvent alors sortir de leur cachette pour mener une vie de résurrection, sachant alors que Satan et ses démons ne peuvent plus les atteindre!

Les trois jours d’attente avant de franchir le Jourdain.

« Josué, s’étant levé de bon matin, partit de Sittim avec tous les enfants d’Israël. Ils arrivèrent au Jourdain; et là, ils passèrent la nuit, avant de le traverser. Au bout de trois jours, les officiers parcoururent le camp, et donnèrent cet ordre au peuple: Lorsque vous verrez l’arche de l’alliance de l’Eternel, votre Dieu, portée par les sacrificateurs, les Lévites, vous partirez du lieu où vous êtes, et vous vous mettrez en marche après elle. Mais il y aura entre vous et elle une distance d’environ deux mille coudées: n’en approchez pas. Elle vous montrera le chemin que vous devez suivre, car vous n’avez point encore passé par ce chemin » (Josué 3: 1-4).

En Hébreu, « Jourdain » signifie « celui qui descend. » En outre, nous savons que le Jourdain descend vers la Mer Morte. Le Jourdain est donc le fleuve de la mort, que tout le peuple devait traverser avant de pénétrer dans le bon pays où coule le lait et le miel!

Là encore, les trois jours nous parlent de l’oeuvre de la croix, que le peuple devait comprendre et accepter pleinement. Il n’y avait pas de victoire possible, dans le pays de Canaan, tant que ce Jourdain n’aurait pas été franchi, dans un esprit de consécration et d’obéissance. De même, il n’y a pas de vie de victoire sur le péché et la chair, pour un Chrétien, ni de vie de résurrection sur cette terre, tant qu’il n’a pas compris et accepté pleinement l’oeuvre de la croix dans sa vie.

D’ailleurs, la suite de ce texte nous montre bien qu’ils avaient compris la signification de leur mort et de leur résurrection à une vie nouvelle:

« Lorsque toute la nation eut achevé de passer le Jourdain, l’Eternel dit à Josué: Prenez douze hommes parmi le peuple, un homme de chaque tribu. Donnez-leur cet ordre: Enlevez d’ici, du milieu du Jourdain, de la place où les sacrificateurs se sont arrêtés de pied ferme, douze pierres, que vous emporterez avec vous, et que vous déposerez dans le lieu où vous passerez cette nuit. Josué appela les douze hommes qu’il choisit parmi les enfants d’Israël, un homme de chaque tribu. Il leur dit: Passez devant l’arche de l’Eternel, votre Dieu, au milieu du Jourdain, et que chacun de vous charge une pierre sur son épaule, selon le nombre des tribus des enfants d’Israël, afin que cela soit un signe au milieu de vous. Lorsque vos enfants demanderont un jour: Que signifient pour vous ces pierres? vous leur direz: Les eaux du Jourdain ont été coupées devant l’arche de l’alliance de l’Eternel; lorsqu’elle passa le Jourdain, les eaux du Jourdain ont été coupées, et ces pierres seront à jamais un souvenir pour les enfants d’Israël. Les enfants d’Israël firent ce que Josué leur avait ordonné. Ils enlevèrent douze pierres du milieu du Jourdain, comme l’Eternel l’avait dit à Josué, selon le nombre des tribus des enfants d’Israël, ils les emportèrent avec eux, et les déposèrent dans le lieu où ils devaient passer la nuit. Josué dressa aussi douze pierres au milieu du Jourdain, à la place où s’étaient arrêtés les pieds des sacrificateurs qui portaient l’arche de l’alliance; et elles y sont restées jusqu’à ce jour » (Josué 4: 1-9).

Les douze pierres qui ont été dressées dans le Jourdain, puis recouvertes par les eaux du fleuve, représentent la vie passée des enfants de Dieu, qui est restée engloutie dans la mort de Jésus. Les douze autres pierres qui ont été ôtées du Jourdain, et dressées de l’autre côté du fleuve, dans le pays de Canaan, représentent la nouvelle création en Christ, qui se dresse, dans la vie de résurrection, pour conquérir le pays que Dieu lui avait déjà donné!

C’est aussi de l’autre côté du fleuve que tous les mâles ont été circoncis, à Guilgal, lieu où le Seigneur a « roulé l’opprobre » qui pesait sur Son peuple. Pour nous Chrétiens, cela signifie que nous ne pouvons recevoir tout le bénéfice de l’oeuvre de la croix que si nous acceptons de recevoir la « circoncision de notre coeur, » qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair, afin de pouvoir marcher par l’esprit.

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts » (Colossiens 2: 11-12).

Les trois jours passés auprès du fleuve Ahava, avant de « monter à Jérusalem. »

« Je les rassemblai près du fleuve qui coule vers Ahava, et nous campâmes là trois jours… Là, près du fleuve Ahava, je publiai un jeûne d’humiliation devant notre Dieu, afin d’implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait » (Esdras 8: 15, 21).

A la fin de la captivité, qui représente une nouvelle « sortie d’Egypte, » Esdras réunit tous ceux qui veulent revenir à Jérusalem, pour rebâtir le Temple de l’Eternel. Mais, avant de commencer son voyage, il publie trois jours de jeûne et d’humiliation, devant le fleuve Ahava, pour implorer la bénédiction de l’Eternel.

Le fleuve Ahava était un fleuve du pays de Babylone. « Ahava » signifie « courant d’eau. » Il fallait donc passer trois jours sur la berge de ce fleuve, traverser ce courant d’eau impur, et le laisser loin derrière!

Pour nous Chrétiens, la vraie bénédiction consiste à comprendre l’oeuvre de la croix, et à l’accepter dans notre vie. C’est grâce à la croix que nous pouvons comprendre de quoi nous avons été libérés, et laisser « loin derrière nous » le courant d’eau impur de notre vie passée.

Ne nous permettons pas de nous précipiter à vouloir « rebâtir le Temple de Dieu, » c’est-à-dire à accomplir un ministère quelconque pour le Seigneur, tant que nous n’aurons pas « effectué nos trois jours dans la tombe, » afin de laisser la croix faire toute son oeuvre en nous!

En outre, une fois parvenus à Jérusalem, Esdras et le peuple s’y reposèrent encore trois jours, avant de commencer l’oeuvre qu’ils devaient y accomplir.

« Nous arrivâmes à Jérusalem, et nous nous y reposâmes trois jours » (Esdras 8: 32).

Cette nouvelle étape de trois jours nous montre que nous devons souvent nous attarder sur l’oeuvre de la croix, afin d’en approfondir toujours plus le sens, notamment quand il s’agit d’entreprendre un ministère aussi important que celui de la « reconstruction du Temple »!

Les trois jours de Néhémie.

Néhémie, échanson du Roi Artaxerxès, avait obtenu du roi la permission de rebâtir la ville de Jérusalem. Lui aussi, parvenu à Jérusalem, passa trois jours avant de commencer l’oeuvre qu’il était venu y faire:

« J’arrivai à Jérusalem, et j’y passai trois jours » (Néhémie 2: 11).

La ville était en ruines, dans un triste état. Il en est de même aujourd’hui! Dans beaucoup d’endroits de la Chrétienté, ce n’est qu’un champ de ruines, conséquence de la rébellion et de l’incrédulité!

Avant de nous atteler à reconstruire, il faut d’abord que la croix ait accompli toute son oeuvre en nous! Il faut que, nous aussi, nous ayons « accompli nos trois jours » dans la tombe! Sinon, nous allons rebâtir dans la chair, avec du foin du bois et du chaume, et notre oeuvre sera consumée par le feu!

En revanche, si nous avons compris et accepté l’oeuvre de la croix, nous allons rebâtir dans l’esprit. Nous construirons avec de l’or, de l’argent et des pierres précieuses. Nos oeuvres seront spirituelles, ce seront celles que le Seigneur aura préparées d’avance pour nous. Elles subsisteront, et Dieu en sera glorifié!

Les trois jours d’Esther.

Le peuple Juif était menacé d’extermination, à cause de la haine du méchant Haman. La reine Esther représente l’Eglise de Jésus-Christ. Quand elle apprit le danger mortel que courait son peuple, elle décréta un jeûne de trois jours.

« Esther envoya dire à Mardochée: Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi, malgré la loi; et si je dois périr, je périrai » (Esther 4: 15-16).

Et ce fut la victoire! La mort certaine se changea en vie de résurrection! Ce jeûne de trois jours représente donc encore l’oeuvre de la croix dans la vie du peuple de Dieu! Le coeur du Grand Roi notre Père ne peut être touché que par l’oeuvre de Son Fils! Quand Il voit que nous l’avons comprise, et que nous acceptons cette oeuvre de la croix dans toute notre vie, Il nous donne la victoire sur tous nos ennemis, et nous pouvons pénétrer dans la vie de résurrection, de l’autre côté de la tombe!

« Il (Mardochée) leur prescrivait de célébrer chaque année le quatorzième jour et le quinzième jour du mois d’Adar comme les jours où ils avaient obtenu du repos en se délivrant de leurs ennemis, de célébrer le mois où leur tristesse avait été changée en joie et leur désolation en jour de fête, et de faire de ces jours des jours de festin et de joie où l’on s’envoie des portions les uns aux autres et où l’on distribue des dons aux indigents » (Esther 9: 21-22).

Bien-aimés, seule notre acceptation de la croix peut nous procurer un tel repos et une telle joie! Seule la croix peut transformer la tristesse et la désolation de la chair et de la mort en liesse et en festin spirituel perpétuel!

Les trois jours de Jonas.

Nous connaissons tous l’histoire de Jonas. Dieu lui avait confié une mission, mais Jonas se rebella et refusa de l’accomplir. Dieu dut donc le châtier, et le fit avaler par un gros poisson.

« L’Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Eternel, son Dieu. Il dit: Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, et il m’a exaucé; du sein du séjour des morts j’ai crié, et tu as entendu ma voix. Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le coeur de la mer, et les courants d’eau m’ont environné; toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Je disais: je suis chassé loin de ton regard! Mais je verrai encore ton saint temple. Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, l’abîme m’a enveloppé, les roseaux ont entouré ma tête. Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes, les barres de la terre m’enfermaient pour toujours; mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse, Eternel, mon Dieu! Quand mon âme était abattue au dedans de moi, je me suis souvenu de l’Eternel, et ma prière est parvenue jusqu’à toi, dans ton saint temple » (Jonas 2: 1-8).

Nous voyons à quel point « l’oeuvre de la croix » a été profonde dans le coeur de Jonas! Alors qu’il était « dans la tombe, » il se repentit de son attitude charnelle, et implora la miséricorde du Seigneur. Dieu vit que l’oeuvre de la mort avait été complète, et le fit remonter vivant de la tombe, pour vivre une vie de résurrection, dans l’obéissance et l’humilité.

Nous savons par ailleurs que le Seigneur Jésus a dit Lui-même que ce « miracle de Jonas » annonçait Sa propre mort et Sa propre résurrection. Mais ce miracle annonce aussi la mort et la résurrection de tous les enfants de Dieu!

« Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matthieu 12: 40).

Les trois jours avant la multiplication des pains.

« En ces jours-là, une foule nombreuse s’étant de nouveau réunie et n’ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. Ses disciples lui répondirent: Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert? Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils. Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya. » (Marc 8: 1-9).

Ici encore, ces trois jours passés auprès de Jésus représentent le temps nécessaire pour que la croix ait accompli son oeuvre en nous, pour que nous ayons compris et accepté cette oeuvre.

Lorsque ces trois jours furent achevés, alors le Seigneur put les nourrir surnaturellement. Cette multiplication des pains, cette nourriture surnaturelle, nous parle de notre connaissance spirituelle du Seigneur Jésus et de Sa Parole.

Jésus est bien le « pain du Ciel, » et le « pain des enfants de Dieu, » c’est la bénédiction qui est attachée à l’oeuvre de la croix, c’est-à-dire le salut, le pardon de nos péchés, la guérison de nos maladies, la délivrance de tous les liens de l’ennemi, et la marche par l’esprit! Tout cela nous est pleinement accordé une fois que nous avons accompli nos « trois jours dans la tombe »!

Les trois jours de Paul.

« Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur, et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem. Comme il était en chemin, et qu’il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Tremblant et saisi d’effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. Les hommes qui l’accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas. Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but » (Actes 9: 1-9).

Combien ces trois jours « dans la tombe » ont été efficaces et puissants dans la vie de celui qui devait devenir le grand apôtre Paul!

Ces trois jours représentent bien une crucifixion complète de Paul. Toute sa vie passée, à laquelle il tenait tant, est mise à mort, et il comprend qu’il est introduit dans une vie entièrement nouvelle en Christ.

C’est aussi après ces trois jours qu’Ananias lui est envoyé pour le conduire dans le baptême d’eau et le baptême de l’Esprit (versets 17 et 18).

Les « quatre jours » de Lazare.

Ce dernier exemple nous est donné pour encourager les Chrétiens qui ont passé « plus que trois jours dans la tombe, » c’est-à-dire ceux qui n’ont pas compris rapidement l’oeuvre de la croix, et dont la chair a été contaminée par la corruption. Combien est grande la miséricorde du Seigneur!

« Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. Et il dit: Où l’avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait. Et quelques-uns d’entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point? Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Jésus lui dit: Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. Ayant dit cela, il cria d’une voix forte: Lazare, sors! Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller » (Jean 11: 32-44).

Un Chrétien qui « sent déjà, » c’est un Chrétien qui n’a pas compris l’oeuvre de la croix, et dans la vie duquel la corruption de la chair est déjà à l’oeuvre. Il n’a pas compris comment annuler la loi de péché et de mort qui est dans la chair, et il ne sait pas marcher par l’esprit.

Bien-aimé, si c’est ton cas, réjouis-toi, car il y a encore et toujours de l’espoir pour toi! Même si la corruption de la chair a commencé à agir dans ta vie, parce que tu as laissé cette puissance de péché te contrôler, le Seigneur pourra toujours te ressusciter, dès que tu auras compris et accepté la croix! Il peut encore t’apprendre à marcher par l’esprit, dans Sa vie de résurrection! Car Jésus est toujours la Résurrection et la Vie!

Jésus peut encore te dire: « Sors du tombeau! » Il faudra seulement t’enlever les quelques « bandelettes de la mort » qui pourraient encore t’enserrer. Mais tu pourras toi aussi marcher, sur cette terre, dans la puissance d’une vie nouvelle, la puissance de la Vie de Résurrection de Christ!

Tu auras juste perdu le temps que tu aurais pu éviter de perdre, si tu avais compris plus tôt la signification de la croix!

Sachons donc ne pas rester trop longtemps dans la tombe, pour ne pas perdre trop de temps à marcher par la chair! La vie de l’esprit nous attend!

80 Responses to B135-Avez-vous « fait vos trois jours »?

  1. Alain dit :

    Amen frère Henri!
    Je viens tout juste de découvrir ce blog et je bénis le Seigneur qui m’a conduit dessus. J’ai aussi eu l’occasion de lire cet article qui est le premier que je lis et les commentaires qui suivaient. A priori, la question de la magie revient beaucoup, et il y a des personnes dans la Bible qui l’on pratiquée, et après, ils ont rencontré le Seigneur Jésus comme leur SEIGNEUR ET SAUVEUR PERSONNEL. Qu’est-ce que la Bible nous relate donc à leur sujet? « Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. Et un certains nombre de ceux qui avaient exercé des arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde: on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent. C’est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force » (Actes19: 18-20). Ce magnifique texte, nous présente un très beau tableau du dépouillement des nouveaux nés, nous savons tous très bien que ce sont des oeuvres des ténèbres, et que nous nous devons, en plus de ne pas les pratiquer, de même les dénoncer …. Dans Deutéronome 9-12, l’Éternel dit qu’Il prend en horreur ces choses, et Il ajoute qu’on ne doit même pas retrouver chez toi quelqu’un qui pratique de telles choses… Ma prière c’est que, la Parole de Dieu, qui a le pouvoir de séparer même l’âme et l’esprit, continue son oeuvre au travers de ce blog, et que des âmes soient touchées pour la seule gloire de notre Seigneur Jésus.
    Shalom.

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  2. Majorie dit :

    Cher Henri, je permets de revenir à la question de frère Maty concernant la pratique de la sorcellerie: je viens d’entendre des prédicateurs nous parler pendant 3 heures de sorcellerie chrétienne, expliquant que l’on pratique de la sorcellerie à chaque fois que l’on essaye de manipuler les gens autour de nous, soit volontairement ou involontairement, parce que nous sommes conditionnés par la crainte, le rejet etc. Tous les fruits de la chair ont été enfermés dans cette appellation. L’un des orateurs à reconnu que c’était des fruits de la chair, mais il a continué à parler de sorcellerie pour les définir. L’autre orateur est convaincu que la sorcellerie est liée à l’autorité, celle qui tend à dominer sur les autres. Bref, j’ai très mal vécu cette soirée, car j’avais l’impression que l’on déculpabilisait la chair pour se focaliser sur un autre coupable…, j’avais le sentiment que ce genre de message incitait les gens à partir en guerre contre un ennemi déjà vaincu et à développer toutes sortes de stratégies humaines…et à aucun moment les gens n’ont pu entendre le message de ce qui a été déjà accompli à la croix par Jésus.
    Malgré tout cela, je ne suis pourtant pas tout à fait au clair. Tu nous dis: « Quand notre esprit est né de nouveau, notre âme ne pratique pas la sorcellerie! ». Premièrement, pourrais-tu m’expliquer qu’est-ce que la définition de magie selon Galate 5? Deuxièmement, nous avons été sanctifiés une fois pour toute dans notre esprit, cependant nous continuons tous les jours à amener cette perfection à notre âme (si j’ai bien compris tes messages). Cela implique que nous sommes confrontés encore aux oeuvres de la chair dans notre marche, même si nous aspirons à ressembler de plus en plus à Jésus. S’il nous arrive d’avoir encore parfois des jalousies ou autres fruits de la chair, pouvons-nous aussi parfois pratiquer de la magie à notre insu? Si nous ne nous repentons pas d’un fruit de la chair que le Saint Esprit nous a révélé, nous n’héritons pas du Royaume de Dieu. Est-ce bien cela?
    Merci cher frère pour tes réponses et sois béni.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Marjorie, Il faut garder une juste perspective! Effectivement, Paul place la magie dans les oeuvres de la chair. Si l’on sait que la « chair » est une puissance de péché qui demeure encore dans nos membres, nous savons donc qu’une puissance de péché, si on lui donne libre cours, est capable de n’importe quoi dans le domaine du péché et de la rébellion. Mais si la magie fait partie des oeuvres de la chair, toutes les oeuvres de la chair ne sont pas de la magie! Cela me semble évident! Les excès de table sont des oeuvres de la chair, mais ce n’est pas de la magie ni de la sorcellerie! Fondamentalement, la magie est un art occulte destiné à dominer, influencer, contrôler ou détruire les autres, mais en faisant appel à des esprits mauvais et des puissances sataniques. Ceux qui manipulent les autres par des moyens non occultes, sans faire consciemment de la sorcellerie, ne se rendent peut-être pas compte qu’ils utilisent des techniques qui peuvent aussi être employées dans la sorcellerie, mais il y a quand même une différence entre celui-là, et le sorcier conscient qui invoque des esprits. On peut effectivement faire de la magie à son insu, par exemple en allant brûler un cierge et invoquer l’esprit d’un mort pour obtenir des bénédictions, ou en employant des techniques New Age de « développement personnel ». Mais ce qui intéresse le malin, c’est qu’on aille beaucoup plus loin, et qu’on fasse consciemment de la magie. Il y en a qui font consciemment de la « magie blanche, » soi-disant différente de la magie noire, mais qui ne se rendent pas compte que ce sont les mêmes esprits méchants qui sont à l’oeuvre. Mais de là à dire que toutes les oeuvres de la chair sont à ranger dans la magie, c’est exagéré, déséquilibré et inexact. Si nous avons une crise de jalousie charnelle, ce n’est pas de la magie, c’est de la chair en action! Et, que ce soit la magie ou la jalousie, le remède est le même: la croix!

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  3. beskylar dit :

    Merci Mr Viaud-Murat pour le temps que vous prenez pour répondre à nos questions.
    Je suis une sœur…
    Grâce à vos enseignements sur la Croix et tout ce qu’elle implique dans notre vie ; ma vie a changé. Je sais néanmoins que je n’ai pas encore eu une révélation spirituelle de cette oeuvre salvatrice. Je sais et je crois mais peut être que la méditation sur l’oeuvre de la Croix m’apportera la lumière divine.

    Merci encore.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Beskylar, A partir du moment où nous avons compris une vérité biblique, nous avons déjà la révélation! Il nous faut encore l’approfondir. Mais, dès que nous comprenons, nous recevons une révélation!

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  4. beskylar dit :

    Mr Viaud-Murat,
    Tout d’abord merci d’avoir répondu à ma question (sur un autre article). Mr, que veut dire méditer la parole de Dieu ? Je sais qu’en tant que chrétien, nous avons des obligations ; comme la prière, la lecture de la Bible, l’obéissance aux commandements… Mais que veut dire méditer ? Merci d’avance pour votre réponse.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Beskylar, « Méditer » la Parole de Dieu veut dire réfléchir en profondeur à la signification spirituelle de cette Parole, pour que le Saint-Esprit nous révèle la Vérité!

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  5. Patricia dit :

    Cher Guy Ndobe, tu as laissé ton adresse dans un autre commentaire. Pour ne pas prendre trop de temps au frère Henri, je te ferai un e-mail car je ne comprends pas bien ta question.
    A bientôt.

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  6. Frère Guy Ndobe dit :

    Ma soeur Patricia salut! Si frère Daudet Dechrist est éclairé dans sa lanterne, moi par contre suis confus. Puisses-tu être plus explicite? Par exemple en utilisant un tableau des événements si possible avec versets y afférant. Dieu te benisse!

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  7. Daudet Dechrist Diyoka dit :

    Merci bien ma sœur Patricia pour ces explications.En col.3:16 la Parole de Dieu nous recommande de nous instruire et de nous exhorter les uns les autres car nous sommes complémentaires, étant chacun membre du corps de Christ. Pour l’article, je ne l’ai pas encore lu car j’attendais que tu me l’indiques comme promis dans ton premier commentaire. Sois bénie ma sœur au nom de Jésus-Christ, notre Seigneur.

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  8. Patricia dit :

    suite et fin.
    Gardons en mémoire que tout jour chômé est appelé « sabbat ». Il y a le 7è jour de la semaine, mais aussi les sabbats des fêtes de L’Eternel.
    On se rend compte que les deux sabbats mentionnés dans Luc ne peuvent pas désigner le même jour, ni deux jours consécutifs. Lévitique 23 parle des fêtes de L’Eternel. Le 14è jour du 1er mois, c’est la pâque (v5). Le 15è jour, c’est la fête des pains sans levain, pendant 7 jours. Le 15è jour est un sabbat (v7). D’après le contexte, le premier sabbat désigne donc le 15è jour du 1er mois. Le Seigneur Jésus est descendu de la croix, peu de temps avant ce sabbat .[ Il y a lieu de penser que Joseph a manqué de temps et a enseveli Le Seigneur au début du sabbat, mais ça, c’est un autre sujet]. Le dernier sabbat mentionné dans Luc est le 7è jour. Il a lieu après que les femmes aient préparé les aromates. Pour que des femmes de Galilée aient pu préparer des aromates, il fallait nécessairement un jour entre les deux sabbats. En conclusion, samedi soir, le Seigneur avait « fait ses 3 jours et 3 nuits au tombeau ».
    As-tu lu l’article du frère Henri sur ce site relatif aux fêtes de L’Eternel?
    Sois béni.

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  9. Patricia dit :

    Cher Daudet Dechrist, voici la suite annoncée de mon commentaire.
    Pour commencer, on relève dans la Bible une différence avec notre façon de compter les heures et de séparer les jours. Pour nous, les heures sont comptées à partir du changement de date, à minuit. Dans la Bible, les heures sont comptées à partir du matin, et le changement de date a lieu le soir, après les 12 heures de la journée. Le 7è jour, sabbat (hebdomadaire), va donc du vendredi soir au samedi soir; nous voyons bien actuellement les Juifs faire « shabbat » à ce moment-là. Le 1er jour va de samedi soir à dimanche soir.
    Luc 23: 52-56: « Cet homme se rendit vers Pilate et demanda le corps de Jésus. Il le descendit de la croix, l’enveloppa d’un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n’avait encore été mis. C’était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis, elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi [version Segond revue].
    Une lecture attentive de ce texte nous donne « les 3 jours et 3 nuits au tombeau ». Je fais un autre commentaire, à la suite.

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  10. Aurélien dit :

    Merci Henri pour l’info.
    A bientot.
    Aurélien

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  11. Francine dit :

    Un grand merci cher frère Henri ; inutile de vous dire combien je suis très attentive à tous ces enseignements et je ne suis pas la seule bien entendu! Que le Seigneur vous renouvelle dans tout votre être et soyez heureux dans votre appel.

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  12. frère Maty dit :

    Merci pour ta réponse. Ce que tu affirmes là est appuyé par quel verset ?

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Maty, Il y aurait beaucoup de passages, mais je cite seulement celui-ci: « Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu » (Galates 5: 19-21). Tu peux voir ici que ceux qui commettent la magie (ou la sorcellerie, c’est la même chose), n’hériteront point le Royaume de Dieu!

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  13. Isaac dit :

    Gloire à Jésus! et merci à toi Henri. Puisses le Seigneur dans sa fidélité continuer à nous donner la capacité par son Esprit d’être déterminé de passer ces 3 jours avec lui dans sa tombe.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Isaac, Le passage dans la tombe n’est pas le but final, mais le passage obligé, avant de vivre la vie de résurrection!

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  14. Flo dit :

    Amen pascal ! Shalom à toi, sois béni. Flo.

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