B136-Où en est le « mouvement charismatique » aujourd’hui?

Article de Henri Viaud-Murat.

Tout ce qu’on peut en dire en bref, c’est qu’il se trouve dans une grande confusion! Mais nous sommes convaincus que le Seigneur donnera le discernement à Son peuple.

Nous donnerons du « mouvement charismatique » la définition suivante: il s’agit essentiellement du courant chrétien qui met l’accent sur les « charismes, » ou « dons de l’Esprit, » tels qu’ils se sont exprimés à partir de l’effusion du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte.

Ce « mouvement charismatique » est très divers et multiforme. Il comprend les églises Pentecôtistes « historiques, » en général plus modérées que les autres, les églises charismatiques qui n’adhèrent pas à ces églises historiques, plus ouvertes aux « innovations, » ainsi que beaucoup d’églises charismatiques plus ou moins indépendantes, qui adhèrent même parfois à des dénominations non-charismatiques.

Il faut aussi préciser que beaucoup de Chrétiens individuels, qui appartiennent à des dénominations ou des églises non-charismatiques, exercent les dons spirituels, à titre personnel ou en petits groupes, malgré l’opposition de leur église.

Toutefois, malgré la grande diversité de ce « mouvement charismatique, » on peut dire que ce qui rassemble toutes les composantes de ce mouvement reste « l’exercice des dons spirituels, » ou la pratique des « charismes. »

Les églises chrétiennes non-charismatiques disent souvent qu’elles « ne sont pas contre » les dons spirituels, puisqu’ils sont enseignés par la Bible. Mais, dans la pratique, elles n’exercent pas ces dons, ou, du moins, elles ne les exercent pas du tout de la même manière que les églises charismatiques. Il peut même arriver qu’elles exercent certains dons spirituels sans même s’en rendre compte!

L’exercice des charismes, ou dons du Saint-Esprit, se traduit par toutes les manifestations décrites notamment par l’apôtre Paul dans la première épître aux Corinthiens, aux chapitres 12 et 14.

Ces dons du Saint-Esprit se manifestent essentiellement par des guérisons surnaturelles, des prophéties, la glossolalie (parler en de nouvelles langues) et par les divers miracles, signes et prodiges surnaturels, tels qu’ils sont décrits en particulier dans les Actes des Apôtres.

L’objet du présent article est, d’une part, de rappeler les fondements bibliques de ces charismes ou dons de l’Esprit, afin de montrer s’ils sont toujours valables aujourd’hui, et, d’autre part, de comparer ce que dit la Parole de Dieu à tout ce qui peut se pratiquer aujourd’hui dans le mouvement charismatique en matière de « dons de l’Esprit. »

Que dit la Bible à propos des dons de l’Esprit?

« Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits. C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème! et que nul ne peut dire: Jésus est le Seigneur! si ce n’est par le Saint-Esprit. Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; à un autre, le don d’opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Cor. 12: 1-11).

Nous pouvons remarquer en premier lieu que ces dons spirituels sont des manifestations de la puissance surnaturelle de Dieu. Tous ces dons étaient manifestes dans le ministère du Seigneur Jésus, ainsi que dans le ministère des premiers apôtres et des disciples de l’Eglise primitive.

L’apôtre ne veut pas que les Chrétiens soient dans l’ignorance à propos de ces dons. Hélas, aujourd’hui encore, beaucoup de Chrétiens sont dans l’ignorance ou dans la confusion à propos des dons de l’Esprit. Il ne doit pas en être ainsi. Nous devons connaître la vérité à propos des dons.

Paul ajoute que ces manifestations du Saint-Esprit sont donnés à chacun pour l’utilité commune. Cette utilité s’exprime sous la forme d’une édification spirituelle de tout le Corps de Christ.

Ces dons ne sont donc pas seulement donnés pour manifester la puissance de Dieu, ou pour répondre à des besoins. Mais ils sont d’abord donnés pour l’édification spirituelle du peuple de Dieu.

L’édification spirituelle consiste toujours à identifier et à éliminer de plus en plus de nos vies tout ce qui est charnel, afin de le remplacer par ce qui est spirituel.

Il faut noter que ces dons sont distribués souverainement par le Saint-Esprit, mais que c’est la volonté de Dieu de les donner à chacun, selon la volonté souveraine de l’Esprit.

Paul ajoute aussi, au début du chapitre 14:

« Recherchez la charité (l’amour divin). Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langue s’édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l’Eglise. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Eglise en reçoive de l’édification. Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine? Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe? Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites? Car vous parlerez en l’air. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment » (1 Cor. 14: 1-12).

Notre priorité absolue doit être la recherche de l’amour divin (défini ici comme la « charité »). En effet, au chapitre 13, Paul insiste abondamment sur le fait que, sans l’amour, tous ces dons spirituels ne servent à rien. Ils n’édifient pas l’Eglise.

Cet amour a été déversé dans nos coeurs par le Saint-Esprit. Mais il doit se manifester dans notre vie, par le fruit de l’Esprit, que Paul décrit par ailleurs de la manière suivante:

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5: 22-23).

Normalement, l’exercice des dons spirituels, prévus pour édifier le peuple de Dieu, est destiné à le faire grandir dans l’amour et la sainteté.

Détourner les dons spirituels de leur usage prévu par Dieu, pour en faire uniquement des manifestations de puissance surnaturelle, revient donc à pervertir l’usage normal de ces dons, qui doivent être exercés dans l’amour, afin de nous faire grandir dans l’amour.

Tout l’accent placé par Paul sur les dons spirituels, dans ce passage précédent de 1 Cor. 14, consiste à mettre constamment en avant l’édification du peuple de Dieu, que ce soit l’édification individuelle, par le parler en langues, ou l’édification collective, par tous les autres dons. Paul rejette résolument tout ce qui ne contribue pas à l’édification.

Nous devons conserver précieusement ce critère d’édification spirituelle dans l’examen critique que nous ferons plus loin des pratiques charismatiques actuelles.

Nous n’étudierons pas en détail dans cet article les dons spirituels exposés par Paul dans 1 Cor. 12: 8-10. Nous dirons seulement qu’il s’agit de dons surnaturels, et non de dons simplement humains. C’est le Saint-Esprit qui Se sert des hommes pour leur faire prononcer des paroles ou accomplir des actes surnaturels, qui sont hors de portée de l’homme ordinaire: paroles de connaissances ou de sagesse, miracles, guérisons, prophéties, parler en langues inconnues, etc…

Ces dons de l’Esprit sont-ils toujours pour nous aujourd’hui?

Dans certains milieux chrétiens, on affirme que ces dons spirituels ont été donnés à l’Eglise primitive, pour confirmer le « lancement » du message de l’Evangile, mais qu’ils ne sont plus d’actualité aujourd’hui. Ils s’appuient en particulier sur la fin du chapitre 13 de 1 Corinthiens:

« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité » (1 Cor. 13: 8-13).

Ceux qui affirment que les dons spirituels ne sont plus pour aujourd’hui disent que les premiers Chrétiens n’avaient qu’une révélation très partielle des Ecritures. A présent que le Canon de tout le Nouveau Testament est complet, nous aurions tout ce qu’il nous faut pour nous édifier, et nous n’aurions plus besoin des dons spirituels.

Cette interprétation est très partielle et même très partiale! En effet, si la prophétie, les langues, la connaissance, et les dons spirituels en général, nous sont donnés pour notre édification spirituelle, nous pouvons poser la question suivante: « Aujourd’hui, pensez-vous que l’Eglise de Jésus-Christ ait toujours besoin d’être édifiée? »

La réponse est évidemment « oui! » L’Eglise n’aura plus besoin d’être édifiée lorsque le Seigneur Jésus reviendra pour l’enlever avec Lui dans les cieux. C’est à ce moment précis que « nous serons changés en un instant, » et que ce corps corruptible revêtira l’incorruptibilité (1 Cor. 15: 51-57). Ce n’est qu’à ce moment précis que viendra « ce qui est parfait »! Jusque-là, nous aurons besoin d’être édifiés, et nous aurons besoin de tous les moyens d’édification qui nous sont présentés par le Seigneur, et notamment des dons spirituels.

Il en est exactement de même pour les cinq ministères de direction spirituelle de l’Eglise. En effet, Paul nous dit ceci:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 4: 11-15).

Tant que le Seigneur ne sera pas revenu, les saints de l’Eglise auront toujours besoin d’être édifiés, jusqu’à ce que tous soient parvenus à l’état d’hommes faits, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

Ces cinq ministères seront donc indispensables jusqu’au retour de Christ! Il est impossible de dire que le temps des apôtres, des prophètes ou des docteurs est terminé. Ce qui est terminé, c’est le temps des premiers apôtres, des premiers prophètes et des premiers docteurs. Cela signifie que Dieu S’est servi de ces premiers apôtres, prophètes et docteurs pour nous donner des révélations de Sa Parole, jusqu’à ce que le Canon des Ecritures du Nouveau Testament soit complet.

Aujourd’hui, aucun apôtre, aucun prophète ni aucun docteur n’a plus le droit de nous apporter de « nouvelles révélations » doctrinales. Tout ce qui est écrit dans la Bible représente la révélation finale et suffisante de la Parole de Dieu pour nous. Les apôtres et prophètes modernes ne peuvent que nous expliquer ce qui est déjà écrit dans la Parole de Dieu, sans rien ajouter ni retrancher. Tous ceux qui nous apportent de « nouvelles révélations » sont de faux apôtres dont nous devons nous détourner!

Notre unique fondement biblique: la Personne et l’oeuvre de Jésus-Christ.

Toute édification consiste à bâtir sur un fondement. Or, notre unique fondement ne peut être que le Seigneur Jésus-Christ.

« Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu » (1 Cor. 3: 9-15).

Une fois ce fondement posé, nous devons édifier le peuple de Dieu avec des matériaux spirituels, et non humains ou charnels. Ceci est un autre argument puissant en faveur de l’utilité aujourd’hui des dons spirituels. Si nous permettons au Seigneur de manifester au milieu de nous Ses authentiques dons de l’Esprit, nous pouvons être certains qu’il se produira dans l’Eglise une oeuvre d’édification vraiment spirituelle.

Notez bien à nouveau que Paul affirme que personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Il nous faut donc toujours revenir à la Personne et l’oeuvre de Jésus-Christ, pour vérifier d’abord si nous bâtissons sur le bon fondement, et ensuite si nous édifions les brebis de la bonne manière, c’est-à-dire en leur apprenant à marcher par l’esprit.

Que dit la Bible sur la « doctrine de Christ »?

La Bible nous dit que Jésus-Christ est le Fils Unique de Dieu, et qu’Il est aussi Dieu le Fils, Parole Vivante de Dieu le Père:

« Personne n’a jamais vu Dieu; (Dieu) le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1: 18).

Le Fils de Dieu S’est fait connaître à nous pour nous racheter du péché et de la condamnation du péché. Il a expié nos péchés, et nous a rachetés par Son sang. Sur la croix, Il a porté nos péchés, nos iniquités, nos maladies, nos infirmités, et la mort que nous devions subir. Il est ressuscité pour notre justification. Tous ceux qui se repentent de leurs péchés et qui croient en Lui sont pardonnés de tous leurs péchés, et Dieu leur accorde une nouvelle naissance spirituelle, qui fait d’eux des fils et des filles de Dieu, créés à l’image de Dieu dans une justice et une sainteté que produit la Vérité.

« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53: 3-5).

« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies » (Matthieu 8: 16-17).

« Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2: 22-24).

« Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui » (Actes 10: 38).

« Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable » (1 Jean 3: 8).

Quelles sont les oeuvres du diable? Ce sont le péché, l’iniquité, la maladie, l’infirmité et la mort. Le Seigneur Jésus est venu afin de détruire toutes ces oeuvres du malin. Sur la croix, Il a remporté sur le diable une victoire absolue, totale et définitive!

Tout le ministère du Seigneur Jésus illustre parfaitement cette volonté du Seigneur de détruire toutes les oeuvres du malin: Il a constamment pardonné les pécheurs, guéri tous les malades qui s’approchaient de Lui pour être guéris, délivré les captifs et ressuscité les morts. Puis Il a envoyé Ses disciples pour faire de même, d’abord les douze, puis soixante-dix autres disciples, et enfin « tous ceux qui croient. »

« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité » (Matthieu 9: 35-10: 1).

« Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient » (Marc 16: 15-20).

Après l’ascension de Jésus-Christ dans les cieux, l’Eglise primitive a continué à exercer le même ministère que celui de Jésus:

« Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, et aucun des autres n’osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement. Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris » (Actes 5: 12-16).

Près de quarante ans plus tard, à la fin du Livre des Actes, il en était toujours de même:

« Il y avait, dans les environs, des terres appartenant au principal personnage de l’île, nommé Publius, qui nous reçut et nous logea pendant trois jours de la manière la plus amicale. Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. Là-dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris » (Actes 28: 7-9).

Tous les malades de l’île de Malte ont été guéris par le ministère de Paul, exactement comme au début du Livre des Actes. La foi était encore grande, car la connaissance de la volonté de Dieu et de Sa Parole était réelle.

Bien-aimés, si tous ces signes et miracles n’accompagnent pas notre prédication, c’est que quelque chose ne va pas dans notre vie ou dans notre prédication!

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10: 17).

Nous pouvons ainsi affirmer que, si nous avons vraiment la foi en une authentique doctrine biblique, Dieu la confirmera toujours dans notre vie, car Il veille sur Sa Parole pour l’accomplir.

Ce que nous devons bien comprendre, c’est que Dieu, pour confirmer dans notre vie une Parole biblique que nous avons reçue par la foi, n’attendra pas que nous marchions dans une pleine sanctification dans tous les domaines! Mais Il la confirmera s’Il voit que nous avons foi en cette Parole.

C’est un point sur lequel il nous faut bien insister, car sinon, il peut être la source de beaucoup de malentendus.

En d’autres termes, on peut, pour prendre l’exemple de la guérison divine, mener une vie sanctifiée sans avoir la foi en la guérison divine. Inversement, on peut avoir la foi en la guérison divine, et recevoir une guérison par la foi, sans mener nécessairement une vie sanctifiée.

Dieu n’est pas un homme pour agir comme eux! Les hommes auraient tendance à priver un pécheur des bienfaits d’une guérison, et à conditionner sa guérison à la mise en ordre de sa vie. Mais, le plus souvent, nous constatons dans la Parole de Dieu que le Seigneur Jésus n’agissait pas comme cela. Tous ceux qu’Il a guéris étaient des pécheurs, et jamais le Seigneur ne leur a imposé de mettre d’abord leur vie en ordre, s’ils voulaient être guéris. Mais ils ont été guéris par la foi et par la grâce.

Certes, il est beaucoup plus important pour le Seigneur de nous voir confesser nos péchés et mener une vie sanctifiée. Mais Il regarde à notre foi. Nous ne recevrons jamais une guérison comme un salaire de notre sanctification, mais comme le résultat de notre foi en la Parole de Dieu.

C’est pour cela que certains Chrétiens fidèles s’étonnent parfois du fait qu’ils ne sont pas guéris, alors qu’ils voient des pécheurs recevoir une guérison. Ils ne comprennent pas que les dons de Dieu ne se méritent pas. Mais Dieu nous accorde Ses dons par grâce pure, en réponse à notre foi.

Cela peut expliquer que, dans les milieux charismatiques, il puisse se produire de véritables miracles du Seigneur, malgré les dérives, les péchés et les excès qui peuvent exister ou se commettre par ailleurs dans ces mêmes milieux.

Une église charismatique peut, par exemple, enseigner de fausses doctrines dans un certain nombre de domaines, mais proclamer la vérité en ce qui concerne la guérison par la foi. Elle enseignera justement que Jésus S’est chargé de nos maladies et que nous sommes guéris par Ses meurtrissures. Le Seigneur accordera donc des guérisons, en réponse à la foi en Sa Parole, malgré les erreurs et les fausses doctrines qui peuvent exister par ailleurs dans cette même église.

C’est quelque chose que beaucoup de Chrétiens ont du mal à comprendre, mais qui correspond à la nature de Dieu.

Le corollaire, c’est que la manifestation de miracles et de guérisons dans une église ne signifie pas que le Seigneur approuve l’ensemble des pratiques et des doctrines qui peuvent être enseignées par ailleurs dans cette église!

Sur le plan d’un ministère individuel, ce n’est pas parce qu’un homme accomplit des miracles au nom du Seigneur, que ces miracles constituent la preuve que cet homme marche dans la sanctification. C’est simplement la preuve qu’il a la foi pour accomplir des miracles!

Inversement, ce n’est pas parce qu’un homme n’accomplit jamais des miracles que cette impuissance révèle une vie non sanctifiée!

Nous ne devons donc pas nous laisser séduire, ni par les miracles, ni par l’absence de miracles! La présence de véritables miracles indique simplement que la foi est présente pour accomplir des miracles! Et l’absence de miracles indique simplement un manque de foi pour accomplir des miracles.

Les dérives charismatiques.

Cela nous permet de donner à présent un petit aperçu des principales dérives que l’on peut actuellement observer dans les milieux charismatiques.

Pourquoi parler des dérives des milieux charismatiques, alors qu’il existe aussi des dérives dans les milieux non-charismatiques? Parce que, même si le potentiel spirituel positif de ces milieux charismatiques nous paraît important, nous sommes également convaincus que les plus grands dangers spirituels proviennent actuellement de ces mêmes milieux charismatiques.

Dans le monde entier, le mouvement charismatique, sous ses différentes formes, a manifestement le vent en poupe. Il est plus vivant, plus bouillonnant, plus innovateur, plus attractif, et « il s’y passe » beaucoup plus de choses que dans les mouvements non-charismatiques, qui dorment souvent de leur plus profond sommeil spirituel.

On fait évidemment beaucoup moins d’erreurs quand on ne fait rien! Par ailleurs, ce que le Seigneur veut, ce n’est pas d’abord que les Chrétiens fassent beaucoup de choses, ni qu’ils soient d’abord très dynamiques et très actifs; c’est qu’ils soient spirituels, et conduits par Son Esprit.

Les seules conditions pour que le Seigneur nous préserve des nombreuses et graves dérives qui existent dans les milieux charismatiques, ce sont donc un amour ardent de la Vérité, et une fidélité sans faille au Seigneur et à Sa Parole.

Par ailleurs, ce n’est pas parce que les milieux charismatiques connaissent des dérives, et manifestent la confusion actuelle, que nous devons rejeter les véritables dons spirituels, la véritable puissance du Saint-Esprit, ainsi que les véritables miracles, signes et prodiges que l’on peut y constater, et que le Seigneur veut toujours manifester dans Son Eglise, comme au commencement.

Il faut que nous ayons le discernement nécessaire. Nous devons garder une position équilibrée, sans tomber dans les deux extrêmes. Nous devons discerner et rejeter tout ce qui n’est pas conforme à la Parole de Dieu. Mais nous devons aussi connaître et pratiquer tout ce qui est conforme à la Parole de Dieu.

En matière de charismes et de dons spirituels, qu’est-ce qui est conforme à la Parole de Dieu? Nous l’avons déjà expliqué, mais nous le redisons en d’autres termes:

  • Le Seigneur Jésus veut édifier Lui-même Son Eglise. Cette édification progressive doit avant tout permettre à l’Eglise de se sanctifier et de produire le bon fruit du Saint-Esprit, qui est avant tout caractérisé par l’amour divin.
  • Le Seigneur veut aussi, et parallèlement, délivrer Son Eglise de toutes les oeuvres de Satan: péchés, iniquités, maladies, infirmités, et mort.
  • Pour cela, le Seigneur veut que Son Eglise utilise tous les moyens d’édification que le Seigneur a prévus pour elle. Elle doit reconnaître et accepter les véritables ministères de direction spirituelle. Elle doit persévérer dans l’enseignement de la Vérité de la Parole de Dieu, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, dans les prières, et dans l’exercice de TOUS les dons bibliques du Saint-Esprit. En revanche, tout ce qui n’est pas conforme à la claire Parole de Dieu devrait être rejeté ou mis résolument de côté.

Nous pouvons, à titre d’exemple, donner une liste non exhaustive d’un certain nombre de dérives charismatiques très fréquentes aujourd’hui, que nous devons identifier et rejeter fermement. Parmi ces dérives, nous pouvons citer notamment:

  • Un grave manque de discernement. Beaucoup de Chrétiens charismatiques acceptent sans discernement toutes sortes de nouvelles modes et de nouvelles pratiques aussi bizarres les unes que les autres, pourvu qu’il y ait du surnaturel. Tous les « réveils » qui se sont développés depuis quelques dizaines d’années, à Toronto, à Brownsville-Pensacola, ou à Lakeland en Floride, n’ont été, au pire, que de faux réveils, et au mieux, qu’un affreux mélange de vérité et d’erreur. S’il y a eu au départ autant d’engouement pour ces « réveils, » c’est sans doute parce qu’ils semblaient donner, à un peuple chrétien qui vivait souvent dans la médiocrité et le compromis, l’illusion d’une visitation divine puissante. Mais, hélas, tout surnaturel n’est pas de Dieu!
  • Ce manque de discernement semble essentiellement dû au fait que la Parole de Dieu n’a plus été gardée comme critère exclusif de jugement. Les expériences, les « dons de l’Esprit » en eux-mêmes, les émotions, les sensations et les manifestations surnaturelles ont été placées au-dessus de la Bible. Parfois même, la Bible a été complètement mise de côté, sous prétexte que « l’onction de l’Esprit nous suffisait »! A partir de là, toutes les dérives et tous les excès ont été rendus possibles. On se souvient ainsi des ravages du « saint rire, » de la « poussière d’or, » des « plumes d’anges, » des « dents en or, » et de tous autres phénomènes violents et incontrôlables, bien éloignés de l’exigence de « contrôle de soi » qui caractérise le fruit de l’Esprit.
  • Un accent exagéré et déséquilibré sur le Saint-Esprit. Jésus a pourtant bien dit que le Saint-Esprit nous serait donné pour Le glorifier, pour nous rappeler toutes Ses paroles, et pour nous conduire dans toute la Vérité. Souvent, dans les milieux charismatiques, on a accordé au Saint-Esprit une place centrale que Lui-même ne désirait pas occuper. D’autres esprits que le Saint-Esprit ont dès lors pu profiter de ce déséquilibre pour s’infiltrer dans l’Eglise, et y être « fort bien supportés, » selon la parole de Paul dans 2 Cor. 11: 4.
  • Le développement d’un nouveau mysticisme religieux, souvent associé à un dangereux culte des anges, à des « voyages dans les lieux célestes, » à des phénomènes mystiques étranges (apparitions, fausses prophéties, contacts avec les esprits des morts…), qui favorisent un faux oecuménisme entre toutes les dénominations chrétiennes, y compris avec l’Eglise Catholique Romaine, qui s’y connaît déjà depuis longtemps en matière de mysticisme et d’occultisme.
  • La mise en place, au niveau mondial, d’une vaste organisation ecclésiastique hiérarchisée, avec de « nouveaux apôtres » et de « nouveaux prophètes, » liés entre eux par la fausse doctrine de la « couverture spirituelle, » et oeuvrant à une prétendue « restauration » de l’Eglise, des « cinq ministères, » ainsi qu’à la « conquête du monde pour Christ. » On en vient à négliger, ou même à rejeter, la doctrine de l’enlèvement de l’Eglise, pour la remplacer par les fausses doctrines concernant l’influence conquérante de l’Eglise dans la société, le « Royaume maintenant, » l’occupation par l’Eglise de postes clefs pour le contrôle des milieux politique, économique et religieux, et la prétendue « transformation » des villes, des régions et des nations. On annonce par conséquent un « grand réveil mondial, » qui ne vient jamais, et une « pluie de l’arrière-saison, » qui est déjà venue. Tout cela n’a rien à voir avec l’enseignement de la Parole de Dieu, qui insiste au contraire sur le fait que « notre Royaume n’est pas de ce monde, » et que la fin des temps sera caractérisée par de grandes ténèbres spirituelles, comme aux temps de Noé et de Lot, et par une apostasie généralisée.
  • La proclamation d’un faux « Evangile de la Prospérité. » Cet Evangile de l’argent-roi doit nécessairement accompagner celui de la « conquête du monde pour Christ. » En effet, pour conquérir le monde, il faut des moyens et de l’argent. Il faut des « méga-églises » puissantes et riches. Il faut des manifestations « glorieuses » de la puissance de l’Eglise, avec des « méga-conférences, » des « méga-ministères, » des « méga-onctions, » et des « méga-visitations divines. » Tout cela, hélas, laissait aussi présager de « méga-dérives, » accompagnées de « méga-désillusions » pour beaucoup!
  • La tendance à la déification de l’homme, et à la proclamation de la manifestation de « petits Christs, » dotés de pouvoirs quasi-divins. Il s’agit d’une perversion de la véritable doctrine biblique, qui affirme que nous sommes « participants de la nature divine » et que nous avons été créés, dans notre esprit régénéré, à l’image du Seigneur Jésus. Mais notre participation à la nature divine ne nous autorise pas à prendre notre « indépendance spirituelle » par rapport au Seigneur Jésus! Bien au contraire, notre statut de nouvelles créations en Christ nous rend entièrement dépendants du Seigneur et de Son Esprit!

Il y aurait bien d’autres choses à dire s’il fallait entrer dans le détail de toutes les dérives charismatiques. Toutefois, il faut noter que ces dérives ne sont pas nouvelles. Elles ont été propres à de nombreux réveils du passé, dans le monde entier.

On peut simplement signaler les dérives du réveil Huguenot dans les Cévennes, il y a plus de trois siècles. Lorsque certains prophètes Cévenols ont reçu, par une prétendue « inspiration divine, » qu’il leur fallait prendre les armes pour aller assassiner leurs persécuteurs et « détruire la Babylone Catholique, » ils ne se doutaient pas que cette inspiration ne pouvait en aucun cas provenir de l’Esprit de l’Agneau de Dieu, qui nous demande d’aimer nos ennemis et de bénir ceux qui nous persécutent! Lorsque ces prophètes étaient jetés à terre, en proie à toutes sortes de manifestations violentes et incontrôlables, avant de pouvoir exprimer leurs prophéties, cela n’avait rien à voir avec ce que le Nouveau Testament nous décrit, concernant le comportement des véritables prophètes bibliques!

Le problème de fond qui caractérise les dérives charismatiques, il faut le répéter, c’est donc avant tout un profond manque de discernement. Un tel manque de discernement est très dangereux, dès qu’il s’associe à une recherche du surnaturel. Il ouvre la porte à toutes les contrefaçons de Satan, et au développement d’une confusion spirituelle extrême.

Toutefois, tout n’est pas mauvais dans le mouvement charismatique. Mais c’est le mélange spirituel qui est mauvais. Il faut quand même souligner que c’est le mouvement charismatique qui a restauré dans l’Eglise tout ce qui était conforme à la Parole de Dieu, et qui avait été oublié et mis de côté pendant des siècles, en ce qui concerne la guérison divine par la foi, et les véritables dons du Saint-Esprit.

Il ne faut donc pas « jeter le bébé avec l’eau du bain »! Nous ne devons pas rejeter tous les véritables charismes bibliques, sous prétexte que le mouvement charismatique connaît des dérives graves!

« Jeter le bébé avec l’eau du bain » est, malheureusement, une dérive propre aux milieux chrétiens non-charismatiques. Leur grande méfiance devant les dérives charismatiques leur a fait malheureusement adopter une attitude trop souvent frileuse ou négative par rapport à la guérison divine, au baptême du Saint-Esprit, et aux véritables dons de l’Esprit.

La question particulière du baptême du Saint-Esprit constitue un sujet important de friction et de division entre charismatiques et non charismatiques.

C’est pourquoi nous voulons consacrer une brève étude particulière à ce sujet. Car, là encore, une étude sincère et sans préjugés de la Parole de Dieu devrait permettre à tous les Chrétiens de s’accorder sur la Vérité biblique.

Être remplis de l’Esprit, une nécessite vitale pour l’Eglise de Christ.

Avant de monter au Ciel, le Seigneur Jésus a ordonné à Ses disciples d’attendre d’être baptisés de l’Esprit:

« Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? Il leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1: 4-8).

Nous savons de quelle manière s’est effectué ce baptême de l’Esprit, dix jours plus tard:

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2: 1-4).

Certains affirment que les disciples de Jésus sont nés de nouveau ce jour-là. Pourtant, nous ne pouvons pas affirmer cela, car nous savons que la nouvelle naissance est accordée à ceux qui se repentent, et qui acceptent par la foi Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Le baptême du Saint-Esprit n’est pas une condition du salut.

Avant la Pentecôte, les disciples s’étaient déjà repentis, et avaient cru à Jésus comme leur Sauveur et Seigneur. Ils étaient donc déjà sauvés, et même baptisés d’eau par immersion. Puisqu’ils étaient sauvés, ils étaient donc nés de nouveau, c’est-à-dire nés de l’Esprit. Mais ils n’étaient pas encore remplis de l’Esprit.

Par ailleurs, lorsqu’ils ont été baptisés de l’Esprit, ils se sont mis à parler de nouvelles langues. Nous savons que ces langues nouvelles étaient toutes des langues existantes, et que les quinze nationalités présentes à Jérusalem ont reconnu ces langues.

Dans la suite des Actes des Apôtres, nous pouvons constater que tous les Chrétiens qui ont été baptisés de l’Esprit l’ont été « comme nous au commencement. » Cela signifie que les manifestations visibles (parler en langues et prophéties) qui ont accompagné ces baptêmes de l’Esprit ont été régulièrement semblables à celles qui se sont produites au commencement, le jour de la Pentecôte.

« Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu » (Actes 10: 44-46).

Quand Pierre rend compte de cet événement à l’Eglise de Jérusalem, il peut lui dire:

« Lorsque je me fus mis à parler, le Saint-Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur: Jean a baptisé d’eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit » (Actes 11: 15-16).

L’Eglise primitive attachait donc une grande importance à ce que les choses se passent toujours comme pour les premiers disciples au commencement!

A cette époque, les réticences ou les fausses doctrines concernant le baptême de l’Esprit n’existaient pas, contrairement à aujourd’hui. Tous ceux qui étaient baptisés de l’Esprit parlaient en langues et prophétisaient immédiatement.

Dans la suite des siècles, le baptême de l’Esprit et les dons spirituels ont pratiquement disparu de la majorité des assemblées chrétiennes, avant d’être restaurés au début du vingtième siècle, au milieu de beaucoup d’opposition.

Il est donc normal qu’aujourd’hui le vrai baptême de l’Esprit ne se reçoive plus aussi naturellement et facilement qu’au début. Les craintes, l’incrédulité, les réticences ou les doutes provoqués par beaucoup de fausses doctrines, et entretenues par les dérives charismatiques dont nous avons parlé, font que la foi pour recevoir simplement le baptême de l’Esprit, avec les signes évidents qui l’accompagnent, n’est plus la même qu’au début.

Il faut un effort d’enseignement parfois prolongé et ardu pour « déblayer » les fausses doctrines, et pour retrouver cette simple foi qui se manifestait au début de l’ère chrétienne!

Le fait que les signes bibliques de la réception du baptême de l’Esprit (parler en langues et prophétie) accompagnaient immédiatement ce baptême, dans l’Eglise primitive, a été, par la suite, la cause d’une nouvelle dérive.

Cette dérive a consisté à croire qu’il fallait d’abord constater ces signes (parler en langues et prophétie), avant de croire que l’on avait bien reçu le baptême de l’Esprit. On a fini par faire de ces signes la condition de la réception du baptême de l’Esprit, au lieu d’en faire la conséquence normale.

En d’autres termes, on a fini par croire que l’on était baptisé de l’Esprit parce que l’on constatait les signes, au lieu de croire que l’on était baptisé parce qu’on l’avait demandé à Dieu, et que Dieu avait exaucé notre prière, sans attendre les signes, qui devaient suivre de toute manière.

Il s’agit d’une inversion complète du processus normal de la foi! On a fini par croire qu’on avait été baptisé de l’Esprit parce qu’on avait constaté les signes, au lieu de constater les signes parce que l’on avait d’abord cru qu’on avait été baptisé de l’Esprit!

Cette attitude d’incrédulité a été aussi entretenue par de nombreux témoignages de Chrétiens qui ont longtemps demandé ce baptême, sans jamais l’avoir reçu, et qui ont jeûné, prié, supplié, parfois en vain, le Seigneur de les baptiser de l’Esprit, comme si le Seigneur Se faisait prier pour donner Son Esprit! Finalement, certains ont fini par croire qu’ils avaient bien reçu ce baptême, souvent de manière spectaculaire et puissante, quand ils se sont entendus parler en langues! Tout cela n’est que de l’incrédulité!

Voici en effet ce que déclare la Parole de Dieu:

« Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11: 13).

« Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent » (Actes 5: 32).

Ces deux passages nous prouvent deux choses: tout d’abord, que Dieu veut nous remplir de Son Esprit bien plus que nous-mêmes voulons être remplis; et ensuite, que le baptême de l’Esprit n’est pas accordé automatiquement aux Chrétiens qui ne le demandent pas, ou qui ne veulent pas obéir au Seigneur.

Certains Chrétiens évangéliques non charismatiques, voulant prouver que tous les Chrétiens étaient automatiquement baptisés de l’Esprit au moment de la conversion ou de la nouvelle naissance, citent ce passage:

« Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » (1 Cor. 12: 12-13).

Nous ne pouvons pas tirer ce passage de son contexte, pour l’appliquer au baptême de l’Esprit, tel qu’il a été reçu par les disciples le jour de la Pentecôte. En effet, Paul explique que nous tous, qui avons reçu Christ, nous formons un seul Corps avec Lui, et que c’est le Saint-Esprit qui vivifie, relie et unit tous les membres de ce Corps. Il en est de même pour un individu: c’est l’esprit de cet individu qui vivifie, relie et unit tous les organes qui composent son corps.

Si le baptême de l’Esprit était automatiquement reçu le jour de notre nouvelle naissance, pourquoi les apôtres Jean et Pierre ont-ils été envoyés à Samarie, pour vérifier si tous les nouveaux convertis et baptisés avaient bien « reçu l’Esprit »?

« Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit » (Actes 8: 14-17).

Dans Actes 19, nous voyons aussi que le Saint-Esprit n’est « descendu » sur les nouveaux baptisés d’eau que lorsque Paul leur eut imposé les mains.

« Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l’Asie, arriva à Ephèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit: Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru? Ils lui répondirent: Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint-Esprit. Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean. Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient » (Actes 19: 1-6).

En résumé, voici ce que nous croyons être la vérité biblique concernant le baptême de l’Esprit:

  • Il ne s’agit pas d’une option, mais d’un ordre du Seigneur Jésus, à l’intention de tous les membres de Son Eglise, qui est Son Epouse. Tout disciple du Seigneur Jésus, qui s’est repenti de ses péchés et qui a cru en Jésus, doit être immédiatement baptisé d’eau et d’Esprit, comme les disciples au commencement.
  • Normalement, on est baptisé d’eau d’abord, puis baptisé de l’Esprit ensuite. Mais le processus peut être inversé, et l’on peut recevoir le baptême de l’Esprit avant le baptême d’eau (Actes 10: 48).
  • Normalement, un vrai disciple du Seigneur veut Lui obéir de tout son coeur en toutes choses. C’est pour cette raison qu’il doit être baptisé de l’Esprit. Il doit donc être convaincu que Dieu veut le remplir de Son Esprit, bien plus que lui-même peut désirer en être rempli! Dieu veut nous remplir de Son Esprit pour devenir de moins en moins charnels et de plus en plus spirituels, et non pas parce que l’on est devenu spirituel!
  • Il suffit donc, à tous ceux qui veulent être baptisés de l’Esprit, de demander sincèrement à Dieu de les remplir de Son Esprit, puis de croire que le Seigneur les a exaucés, et qu’ils sont à présent remplis, sans attendre de constater la manifestation des signes correspondants.
  • Cette plénitude de l’Esprit en nous est toujours évolutive. Nous devons être de plus en plus remplis de l’Esprit, à mesure que nous avançons avec le Seigneur, dans la foi et l’obéissance.
  • Normalement, les signes bibliques qui accompagnent le baptême de l’Esprit (parler en langues et prophétie) peuvent se manifester dès que l’on a demandé au Seigneur de nous remplir de l’Esprit, et que l’on a cru qu’Il nous a exaucés.
  • Si cela n’est pas le cas, ces signes ne manqueront pas de se manifester par la suite, si nous restons dans la foi, et lorsque nous aurons acquis cette liberté d’enfant dans la foi. En effet, nous devons croire que le Saint-Esprit veut nous inspirer cette langue céleste. Nous devons oser exprimer les sons, les mots, et les phrases que le Saint-Esprit fait venir à notre esprit, sans croire que c’est nous qui les fabriquons dans la chair! Si nous doutons, nous ne pourrons pas permettre au Saint-Esprit d’agir, car Jésus a bien dit que ce sont ceux qui croiront qui « parleront de nouvelles langues » (Marc 16: 17). Les choses sont donc beaucoup plus simples que ceux qui ne parlent pas en langues l’imaginent!

En conclusion, nous pouvons dire que l’époque que nous vivons est à la fois passionnante et très dangereuse. Passionnante, parce que le retour du Seigneur est très proche, et que le Seigneur est en train de finir de préparer Son Epouse. Celle-ci sera enlevée pure, sans ride, ni tache, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (Ephésiens 5: 27).

Cette Eglise, qui est en train d’être édifiée dans l’Esprit, et qui se sanctifie par amour pour Son Seigneur, aime avant tout la Vérité. Elle écoutera toujours la voix de son Bon Berger. Elle ne suivra jamais un étranger.

Cette Eglise saura employer avec discernement tous les moyens d’édification spirituelle mis à sa disposition par le Seigneur. Elle sait que ce qui est primordial pour Dieu, c’est que nous produisons le fruit de Son Esprit dans notre vie, et que les dons de l’Esprit ne nous sont donnés que pour nous aider à produire ce fruit.

Cette Eglise est donc pleinement charismatique au sens biblique du terme. Cette Eglise transcende, puisqu’elle est en Christ, toutes les divisions artificielles que les hommes religieux ont établis entre les dénominations chrétiennes existantes, ou entre « charismatiques » et « non-charismatiques. »

Cette Eglise est « assise dans les lieux célestes en Christ. » Elle garde les yeux fixés sur Son Seigneur, pour être transformée constamment à Son image, de gloire en gloire. Et elle attend avec foi et avec joie le retour de Son Seigneur!

« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Cor. 3: 18).

« Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus! » (Apocalypse 22: 20).

79 Responses to B136-Où en est le « mouvement charismatique » aujourd’hui?

  1. PAYET dit :

    Bonjour!
    J’ai entendu grâce à un frère un de vos messages sur la chair, l’âme et l’homme nouveau.
    Pouvez-vous menvoyer un de vos croquis expliquant les influences sur l’âme s’il vous plait. Car dans un message audio , j’ai cru vous entendre mettre vos explications par croquis, avec les tâches blanches et noires? J’ai vraiment envie de bien comprendre pour ma propre foi et pour l’expliquer à mon entourage. Je n’ai plus envie de patauger. Merci!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Payet, Je crois qu’un frère avait à coeur de reproduire ces schémas et de me les faire parvenir, mais il n’en a pas encore eu le temps. Je les publierai dès que possible!

  2. Jeannot dit :

    Bonjour Henri, sois béni pour le service d’enseignement que tu donnes dans l’Eglise Corps de Christ.
    B136-Où en est le « mouvement charismatique » aujourd’hui? Où en est ce mouvement, dans la persistance imposée par le(s) responsable(s) de chants en langues lors des temps de louange….. ? Dans ces moments de pratique de chant en langues collective, aucune interprétation ne s’en suit, comme cela devrait être pourtant pratiqué pour un simple don des langues dans l’assemblée. M’entretenant avec un responsable de la louange au sujet des chants en langues dans l’assemblée, ce dernier me rappelait des pratiques reconnues, référencées dans des réveils des siècles derniers. A cela, je lui rappelais qu’il me semblait que toutes nos pratiques ne devaient pas seulement reposer sur des expériences passées vécues ici et là, mais avant tout sur la Parole de Dieu. Maintenant, sur quels textes bibliques pourrait-on nous appuyer pour justifier la pratique libre du chant en langues ? Le verset 19 chapitre 5 d’Ephésiens parle de cantiques spirituels, beaucoup disent qu’il s’agit du chant en langue, n’est-ce que cela uniquement ? Peut-être qu’un don des langues chanté par une personne seule, peut être interprété pour l’édification de l’église locale. Alors, est-il possible de dire alors, qu’il n’y aurait eu pas de don de langues chantées par plusieurs ? (Don communiqué par le Seigneur) mais, simplement un moyen de s’exprimer commun, courant à tous, voire, plus simplement, le fait de chanter en langues en même temps… ? Je sais que des responsables d’assemblées n’acceptent pas la pratique du chant en langues collective, pensant que ces chants ne sont pas donnés comme don à l’église, et sont simplement le résultat d’une volonté humaine.
    Encore merci Henri pour ton édification, concernant cette question souvent abordée.
    Bien fraternellement en Jésus,
    Jeannot.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Jeannot, Je crois qu’il faut distinguer différents parlers en langues. il y a le parler en langues ordinaire, que nous utilisons dans notre relation personnelle avec Dieu, et qui n’a pas besoin d’être interprété, et les parlers en diverses langues dans l’assemblée, qui doivent être interprétés de manière générale. Ces langues parlées dans l’assemblée peuvent aussi être réparties en deux catégories: les langues qui sont adressées au Seigneur, qui peuvent être des louanges ou des prières, et les langues qui sont adressées à l’église. Toutefois, dans l’assemblée, la Bible nous montre qu’il est possible que des Chrétiens puissent prier tous ensemble le Seigneur. Nous le voyons dans Actes 4: 24: « Ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble… » Ils devaient être nombreux, et on peut imaginer que cette prière collective et puissante n’a sans doute pas dû être très compréhensible par certains, ou par tous! Dans ce cas, on peut aussi penser que certains, dans ce groupe, aient pu prier en langues, alors que d’autres ont prié avec leur intelligence. Cela n’avait pas d’importance, puisque tous priaient ensemble. On peut donc penser que, parfois, le Saint-Esprit puisse aussi inspirer à tout un groupe de prier en langues collectivement, pour un sujet précis. Cela n’aurait pas besoin d’être interprété. J’ai ainsi pu assister à des réunions de prières, manifestement conduites par l’Esprit, où le responsable proposait un sujet de prière à toute l’église, en laissant un moment de prière collective pour ce sujet précis. Plusieurs priaient en langues, et d’autres dans leur langue maternelle, sans que cela ne dérange personne, ni que cela ait besoin d’être interprété, puisque nous savions tous qu’il s’agissait de prier pour ce sujet précis. On pourrait donc proposer aussi à tout un groupe de louer ensemble le Seigneur. Si certains louent alors en langues, et d’autres en français, il n’y aurait aucun problème, ni aucun besoin d’interprétation.
      Nous devons donc rester équilibrés, ne tomber dans aucun légalisme, et rechercher en toutes choses la conduite de l’Esprit. Il ne faut pas tomber non plus dans des pratiques systématiques qui risquent de devenir des habitudes ou des traditions, et qui ne seraient plus conduites par l’Esprit. C’est surtout aux responsables d’avoir ce discernement, afin de pouvoir intervenir quand ils voient que ce n’est plus l’Esprit qui conduit!

  3. Flo dit :

    Amen Henri pour Christophe !
    Je n’entends rien d’accusateur et de mal à propos dans tes paroles Christophe, mais je vois une disposition sincère à vouloir se positionner fermement par rapport à la vérité et à la sainte doctrine de Jésus-Christ. Tu n’as pas à te repentir, selon moi, de proclamer ce que l’Esprit te montre puisque tu le fais avec un esprit de douceur et dans la recherche de la purification et de la sanctification sans lesquelles nul ne verra le Seigneur !
    Sois béni bien aimé en Jésus, et que le Saint-Esprit de Dieu te conduise lui-même dans toute la vérité, amen !
    Flo.

  4. Christophe dit :

    Bien cher frère Henri, je rends grâce à Dieu de ce qu’Il ait voulu faire de toi, selon le bon plaisir de Sa volonté, un instrument de bénédiction entre Ses mains, afin d’encourager le plus grand nombre d’entre tes soeurs et tes frères!
    Quelle Puissance que celle de la Croix de Jésus-Christ! Frère, la méditation de La Parole vivante du Dieu véritable, appuyée par ton étude sur « La Marche par l’Esprit » continue de briser, sans relâche, un certain nombre de faux raisonnements qui étaient en moi. « Oh Seigneur! Je voudrais avoir une révélation encore plus profonde de le valeur de l’oeuvre de la Croix! Je veux connaître cet héritage qui s’attache à ton appel et l’infinie grandeur de Ta Puissance qui se manifeste par la vertu de Ta force. Je le CROIS! Oui, cette puissance par laquelle tu as ressuscité Jésus Ton Fils ». Dieu n’a pas tardé à me répondre en me conduisant à nouveau à la Croix. Je savais que mes péché étaient pardonnés, que mon âme est sauvée… Mais je pensais que « la maladie » faisait partie de la volonté de Dieu pour ma vie! Quelle grossière erreur! Je ne vais pas m’étaler sur ton blog, mais simplement, le sourire est venu sur mes lèvres lorsque le Seigneur m’a conduit à lire des témoignages, dont le tien, concernant la maladie!
    C’est comme une nouvelle révolution au-dedans de moi, je t’assure frère! Je souffrais de cervicalgies depuis des mois… J’ai 38 ans… Nuits impossibles… Douleurs dans les épaules, les bras, le cou… tensions musculaires… migraines… nausées… fatigue… irritabilité… Il y a 15 jours, alors que je méditais sur la Croix, l’oeuvre de Christ et Esaie 53: « Homme de douleur et habitué à la souffrance (maladie « en hébreu ») « , « Il s’est chargé de nos douleurs », des écailles sont comme tombées de mes yeux! La nuit suivante, j’ai dormi paisiblement, cela faisait longtemps qu’une telle chose ne m’était pas arrivée! Aujourd’hui, mes regards son fixés sur la Croix, sur Ses promesses et non plus sur les symptômes, quels qu’ils soient! Je saisis ma guérison par la foi. Dieu est vivant, Il est extraordinaire! Oui, c’est bien Lui, Celui qui dit et la chose arrive, Celui qui ordonne et elle existe! Le fait que Christ ait porté nos maladies sur la Croix est si peu prêché dans nos églises! Dieu ne PEUT PAS avoir changé! Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, éternellement! Mon coeur était dans la tristesse hier matin pendant le culte. Pourquoi? Pas un seul don spirituel apporté (je ne jette pas la pierre ni ne veux juger qui que ce soit… moi-même je découvre ces choses jusqu’alors inconnues). Pas un seul appel à venir à Jésus-Christ. Si peu de prières édifiantes (je me mets dans ce lot). Certes, des louanges à Dieu, des actions de grâce… Mais plus j’écoutais les uns et les autres, (moi aussi d’ailleurs), plus je me disais: « Il y a si peu de Paroles de Dieu, de vérités de la Parole de Dieu dans nos bouches. Nous prions, louons, mais nous ne appuyons pas sur Ta Parole Seigneur! Nos paroles sont si pauvres… » Je ne veux heurter personne par mes paroles!
    Encore une fois, loin de moi la volonté de juger mes frères et mes soeurs! Je crois que Le Seigneur a simplement voulu ouvrir MES PROPRES yeux et me montrer combien MA vie a besoin d’être arrosée de plus de Paroles de Dieu, combien MES PENSEES ont besoin d’être renouvelées par Sa Parole, combien se sont MES PROPRES prières qui sont pauvres parce qu’elles manquent d’un fondement solide que seule la Parole de Dieu peut procurer! Ce n’est qu’à cette seule et unique condition que je pourrais être en bénédiction au corps de Christ. Je le désire ardemment, frère! Est-ce normal selon toi, Henri, ce que je ressens ? Merci pour la réponse que tu voudras bien m’apporter… quand tu en auras le temps!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Christophe, C’est tout à fait normal ce que tu ressens! C’est le contraire qui serait anormal! A mesure que nos yeux s’ouvrent sur la Vérité, notre responsabilité de la vivre et de la partager grandit aussi! Mettons en pratique tout ce que nous avons compris, et Dieu confirmera toujours plus Sa Parole!

  5. Daniel PIGNARD dit :

    L’apôtre Paul insiste sur le don prophétie qui doit être recherché et qui est le plus utile.
    http://www.biblegateway.com/passage/?search=1%20cor%2014:1-6&version=LSG
    Qui a un prophète dans son église ? A-t-il la liberté de parler sans être censuré ? Ose-t-il reprendre publiquement les anciens quand ils enseignent de fausses doctrines ?
    Si les prophètes avaient la liberté de parole, les églises ne seraient pas mondaines à ce point.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Daniel, Justement, je crois que les vrais prophètes doivent prendre cette liberté de parole, même s’ils se font mettre à la porte après! Si une église veut être mondaine, elle commence par mettre ses vrais prophètes à la porte. Mais tant qu’ils sont au milieu d’elle, elle ne peut pas les réduire au silence, à moins de les faire mourir!

  6. robert jean-claude dit :

    Vous dites qu’avant le mouvement charismatique, il n’y avait plus de dons dans la véritable Eglise, mais une question: comment les gens pouvaient-ils se convertir si l’Esprit n’agissait plus? Je ne viens nullement d’un mouvement charismatique, et pourtant Dieu à manifesté Sa gloire par des prodiges et miracles (échapé à la mort par 2 reprises, transporté par ss anges, prophétisé). Jésus a dit « je suis le mëme hier aujourd’hui et éternellement ». Dieu est auprés de celui qui souffre et qui craint Sa Parole.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Robert JC, Les dons de l’Esprit ont toujours (plus ou moins) accompagné l’Eglise fidèle. Le problème réel, c’est de connaître la réalité d’un vrai baptême du Saint-Esprit. Il y a des Chrétiens qui sont remplis de l’Esprit, et d’autres qui ne le sont pas, ou qui le sont moins, même si on peut toujours l’être plus. C’est quand nous sommes réellement remplis de l’Esprit que les dons ont le plus de possibilités de se manifester. Et c’est cette réalité que nous devons rechercher: produire le fruit de l’Esprit, et manifester aussi les dons de l’Esprit, car fruit et dons caractérisaient pleinement le ministère du Seigneur Jésus. On ne doit jamais dire: « Moi j’ai le fruit, et les dons ne m’intéressent pas », ni « Moi j’ai les dons, le fruit ne m’intéresse pas ». Certes, nous serons jugés sur le fruit et pas sur les dons, mais les deux ne sont pas du tout incompatibles. Ce qu’il nous faut, c’est les deux, car les deux, fruit et dons, manifestent réellement la Personne de Jésus dans Son Eglise.

  7. robert jean-claude dit :

    Attention aux mouvements dits pentecôtiste/charismatique, pour en avoir fait une amère expérience. Il y a peut-être des mouvements charismatiques qui ne sont pas dans la même mouvance que l’on peut voir habituellement. Car après avoir étudié en détail la doctrine pentecôtiste/charismatique, je peux dire qu’il faut vraiement prêter attention, notament sur le baptême du Saint-Esprit et bien sûr avec les conséquents que cela peut impliquer. Dérives doctrinales ou mauvaise interprétation de la Bible.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Robert JC, Ce qui doit nous intéresser, c’est la réalité biblique, et le Seigneur parle bien Lui-même de la nécessité d’être rempli de l’Esprit. Il faut donc discerner ce qui, dans ces mouvements, est bien conforme à la Bible, et ce qui s’en écarte, pour éviter de rejeter le bon avec le mauvais! Satan profite toujours du manque de discernement pour s’infiltrer. Quand une église dort spirituellement, il n’y a pas trop de danger pour l’ennemi. mais c’est quand il y a un réveil que les dangers commencent! Ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas se réveiller!

  8. Stef dit :

    (Sile), je te remercie pour ton explication, je n’avais pas compris ce dont que tu parlais. Je suis en accord avec ce que tu dis.
    « Paul a semé, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui fait croître ».
    Avec mon affection fraternelle.

  9. Sile dit :

    Cher frère STEF, tu peux être amené, par l’Esprit de Dieu, à devoir désherber, défricher, mais à ne pas ensemencer. De même, tu peux être amené à le faire (défrichage) d’une manière très ponctuelle, ou de façon beaucoup plus longue. Tu peux être amené à rencontrer une personne quelques courts instants et ne jamais la revoir, tout comme une personne auprès de qui tu auras passé plus de temps (par ex plusieurs mois ou plus) peut « t’être retirée » d’une certaine manière, parce que ton travail est terminé (ce qui ne veux pas forcément dire que l’opération de défrichage ou autre l’est). Ce que je veux dire, c’est que tu n’es pas forcément amené à voir le résultat et l’action de Dieu dans la vie de la personne. Dieu peut permettre que cela te reste caché, soit à vie, soit pour un moment selon les cas. Pourquoi ? Je n’ai pas toutes les réponses, mais voici ce que je sais à ce jour : afin que l’on ne se glorifie pas des oeuvres du Seigneur et donc apprendre à rester humble (l’orgueil sonne si vite à la porte !) Par ailleurs, selon les Ecritures, il est préférable qu’un autre te loue et non ta bouche. Mais aussi, il est dit dans les écritures que « le Seigneur voit ce que tu fais en secret, et il te le rendra », ce qui ne serait pas possible si tu reçois la gloire des hommes en t’exposant volontairement = rétribution déjà faite. Mais la chose la plus importante, c’est de faire confiance à Dieu, par la foi, et non pas par la vue. C’est pourquoi, s’il faut désherber, défricher selon le cas, et que tout semble être visuellement et concrètement une perte de temps (c’est-à-dire que les résultats ne sont pas visibles tout de suite, beaucoup plus longtemps après ou jamais), mais que tu es, et restes convaincu par le Seigneur de le faire, alors il faut tout faire par la foi, et surtout ne pas regarder aux choses visibles favorables, ou non favorables. J’espère avoir répondu à ta question et encouragé à croire que toute chose conduite par le Seigneur n’est jamais en vain. Gloire à Dieu !

  10. STEF dit :

    Chère soeur Sile,
    Pourrais tu préciser, si tu le souhaites, ta pensée quand tu dis : « Je suis et je reste convaincue plus que cela, quand bien même à ce jour je n’ai pas encore vu de résultat ».

  11. Sylvie S. dit :

    Chère soeur Sile, merci de ton soutien, tes paroles me réconfortent et ta foi m’encourage à persévérer moi aussi ! Dieu te bénisse chaque jour pour que, dans Ses mains, tu vives l’utilisation de cet instrument précieux ! Amen.

  12. Sile dit :

    Chère soeur Sylvie, pardonne-moi de ne pas aller tout-à-fait dans le sens de ton dernier commentaire. Je crois au contraire que nous pouvons être amenés par l’Esprit de Dieu à préparer « une terre ». Une terre que nous avons d’abord à défricher, tant les ronces, les épines, les arbustes sauvages ont envahis le terrain. Ces ronces, ces épines, ces arbustes sauvages, ou encore ces pierres, ont tous une certaine signification et présentent un obstacle qui peut être trop important pour recevoir la Parole de Dieu. Et, si cela est nécessaire, l’Esprit de Dieu nous indique ce que peuvent représenter ces entraves, ces blessures du terrain. Cependant il n’omettra pas de nous indiquer de quelle manière nous devons procéder à l’arrachage. Je ne sais plus ou dans quel(s) passage(s) de la Parole, mais je me souviens avoir lu qu’il peut être nécessaire de « balayer » les obstacles du chemin pour que la Parole puisse être reçue. Je suis et je reste convaincue plus que cela, quand bien même à ce jour je n’ai pas encore vu de résultat. Mais j’y crois en mon for le plus intérieur.
    Je te remercie pour tes attentions, et je suis vraiment bénie du Seigneur tant Ses bontés sont infinies. Je n’ai qu’un désir : que nous puissions tous accéder davantage au Seigneur et être des instruments précieux.

  13. Sylvie S. dit :

    Chère Sile, je crois que l’agriculteur commence par remercier le Seigneur qui fera tout bien pousser ! Et pour la suite, j’ai encore plein de questions à poser et j’espère qu’IL m’enseignera au fur et à mesure. J’espère surtout que j’aurai assez de persévérance pour achever mon travail ! Que Dieu réponde à tes questions comme tu le désires, te bénissant abondamment, toi et ta famille ! Amen

  14. Sile dit :

    Et c’est bien vrai, chère soeur Sylvie. Je suis tout-à-fait convaincue de cela. Voici que je me pose à présent de quelle façon l’agriculteur prépare sa terre. Bien sûr, il commence sans doute par ôter les plus grosses pierres, puis les plus petites, retourne la terre, mais il y a peut-être plus à savoir encore. Je vais de ce pas me renseigner.

  15. Sylvie S. dit :

    Chère soeur Sile, oui il est important de n’abandonner personne! Je pense à l’agriculteur. Il commence toujours par préparer la terre avant de pouvoir y semer quelque chose, sinon cela ne pousse pas, ou en tout cas pas bien. La prière d’intercession à Dieu avant d’y aller c’est certainement la préparation qu’il faut. Dieu enlèvera les gros cailloux et préparera la terre des coeurs. Et Sa Parole, c’est la semence à utiliser. Elle pousse à merveille dans la bonne terre, on peut le croire !

  16. Sile dit :

    Chers frères et soeurs, J’ai à coeur depuis un moment de nous exhorter à aimer notre prochain. Notamment celui qui se trouve encore dans les systèmes religieux, les dénominations, etc, les aveuglés. Je comprends parfaitement les sentiments qui peuvent nous animer, comme celui du rejet à l’égard de tout ça, quand nos yeux s’ouvrent, pour en avoir déjà été atteinte. Il y a en tant qui claudiquent encore des 2 pieds en voulant sincèrement plaire à Dieu. Si nous connaissons la vérité, serait-ce juste de nous taire ? Si nous sommes repoussés, incompris, rejetés en leur apportant la vérité, il n’y a aucun mal, ce n’est pas notre affaire. Que ceux qui sont déjà en tenue de travail le restent. Que ceux qui ne le sont pas encore, demandent à l’être. La moisson est grande, il n’y a pas assez d’ouvriers. « Qui enverrai-je ? » dit Dieu dans Sa Parole. Soyons prêts, disposons nos coeurs. C’est aussi ma prière. Bénis soyez-vous au Nom de Jésus-Christ.

  17. arthur dit :

    Merci cher Jean-Luc, pour ton analyse. J’y regarderai encore de plus près.

  18. Jean-Luc77 dit :

    Cher Arthur, tu as écrit « car tu es une odeur de mort pour ceux qui périssent. » Ce n’est pas ce que dit : 2 Cor 2:15-16. Ce passage enseigne que pour Dieu nous sommes la bonne odeur de Christ aussi bien pour ceux qui sont sauvés que pour ceux qui périssent. C’est la vision céleste. Mais, vue de la terre, pour ceux qui sont sauvés, ceux qui sont devenus spirituels, nous sommes une odeur de mort donnant la mort car nous croyons et nous affirmons que nous sommes passés par la mort en Christ et avec Christ. Nous gardons sans cesse à l’esprit et nous prêchons Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. Et, pour ceux qui périssent, nous sommes aussi devenus par notre nouvelle naissance d’en haut, une odeur de vie donnant la vie car nous incarnons par la foi notre résurrection en Christ et avec Christ. Nous portons en notre esprit régénéré la Vie de Christ pour ceux qui périssent. Par nous, le Saint-Esprit peut convaincre de péché, de justice et de jugement ceux qui périssent, ceux qui sont dans un état de mort spirituelle afin de leurs donner la vie éternelle en les faisant passer dans un état de vie de résurrection. Ainsi la foi dans notre mort en Christ et avec Christ agit en nous, afin que nous nous gardions dans la mort à tout ce qui est encore charnel, et la Vie divine agit en nous pour produire, et, à travers nous pour donner, tout ce qui est spirituel, qui vient du Saint-Esprit, Son fruit et Ses manifestations !

  19. Sile dit :

    Chère Véronique, c’est toujours réjouissant de voir notre compréhension et liberté grandir. J’ai vu de très près une action de Dieu être stoppée parce que la personne n’était pas convertie. Parce que les consignes et les traditions étaient ainsi.Cela n’a pas beaucoup changé depuis le temps de Jésus avec le peuple juif, malheureusement. Que le seigneur nous garde d’agir contre sa volonté ! Merci,et bonne continuation avec le Seigneur.

  20. Véronique A. dit :

    Chère Sile, Je suis absolument d’accord avec toi. J’ai moi-même prié pour des personnes non converties, et j’ai aussi été guérie par le Seigneur. Par contre malgré que je connais l’enseignement de frère Henri depuis longtemps, j’ai toujours cru ( je pensais avoir raison ) que pour obtenir la guérison, il fallait d’abord mettre sa vie en ordre, et quand la guérison ne se manifestait pas,en chercher l’obstacle. Une sorte de logique, mais non conforme à la Parole de Dieu. C’est ce que je faisais quand j’étais malade, et c’est aussi ce que je faisais pour les chrétiens (surtout) de longue date. Que le Seigneur te bénisse !