B143-Pour une foi toujours plus forte!

Article de Henri Viaud-Murat.

Tout ce que le Seigneur nous donne doit être reçu par la foi, pour que ce soit par grâce. Même la foi est un don de Dieu. Mais nous devons recevoir ce don dans notre coeur. L’état de notre coeur est donc primordial, si nous voulons avoir une foi toujours plus forte!

Il est écrit dans le Livre des Proverbes:

« Garde ton coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie » (Prov. 4: 23).

Dans la Bible, les mots Hébreu et Grec traduits par « coeur » ont plusieurs significations possibles, selon le contexte. Ils peuvent signifier, le plus souvent: âme, esprit, intelligence, volonté, résolution, désir, inclination, passion, ou courage.

Toutefois, dans sa signification la plus courante, tout ce qui touche au coeur de l’homme concerne ce qui lui est le plus cher, ce à quoi il est le plus attaché, ce qu’il aime le plus ardemment.

Dans le cas d’un Chrétien né de nouveau, nous savons qu’il y a en lui deux sources opposées de désirs et d’affections: l’esprit, et la chair. Ces deux sources s’écoulent dans notre âme, notre être psychologique conscient. Nous devons apprendre à « boucher » la source de la chair, et à « ouvrir » pleinement celle de l’esprit.

L’esprit est « l’homme nouveau » que nous sommes en Christ. Notre esprit régénéré est saint et pur, car il est participant de la nature divine. La chair est une puissance de péché qui demeure dans nos membres. La chair est profane et impure, car elle est participante de la nature de Satan.

Quand on parle du « coeur » d’un Chrétien, on parle donc de ce à quoi il est le plus attaché, de ce qu’il aime le plus, non pas au niveau de son esprit, mais au niveau de son âme.

Nous pouvons comprendre qu’un Chrétien charnel va plutôt aimer ce que « sa » chair aime (non pas la sienne, mais celle qui habite dans ses membres), et qu’un Chrétien spirituel va plutôt aimer, en revanche, ce que son esprit aime.

Ces deux Chrétiens sont pourtant tous deux nés de nouveau. Tous deux possèdent un esprit de la même qualité. Mais, dans leur âme, dans leur être psychologique conscient, ils n’auront pas les mêmes affections.

Par définition, le Chrétien charnel sera encore attaché à des choses qui plaisent à « sa » chair, tandis que le Chrétien spirituel sera attaché aux choses qui plaisent à son esprit régénéré.

Plus nous serons identifiés à la chair, et plus les affections de la chair vont remplir notre coeur et nous contrôler. En revanche, plus nous serons identifiés à l’esprit, et plus les affections de l’esprit vont remplir notre coeur et nous contrôler.

Tout ce que nous venons de dire a un rapport étroit avec la foi.

La Bible nous dit que la foi vient de ce que l’on entend (comprend) de la Parole de Christ:

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10: 17).

Le premier élément qui intervient dans la foi est notre compréhension de la Parole de Dieu, ou de Christ. Mais cela ne suffit pas pour avoir la foi. Pour avoir la foi, il faut aussi croire ce que nous avons compris, et le croire dans notre coeur!

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11: 1).

Il ne s’agit pas là d’une ferme assurance intellectuelle, où nous aurions été simplement convaincus par la logique ou la perfection d’un raisonnement. Mais il s’agit d’une ferme assurance dans notre coeur. Car c’est seulement du coeur que viennent les sources de la vie!

L’évangéliste Philippe a dit à l’eunuque:

« Si tu crois de tout ton coeur, cela est possible » (Actes 8: 37).

Si nous croyons de tout notre coeur, toutes les promesses de Dieu deviennent possibles!

La vraie foi implique donc une attitude profonde de notre coeur: plus nous aimons le Seigneur, plus nous aimons Sa Parole, et plus nous la recevons dans le réceptacle, non de notre intelligence, mais de notre coeur.

Notre intelligence intervient nécessairement pour la compréhension de la Parole de Dieu que nous entendons. Mais la foi n’est efficace et agissante que si nous recevons cette Parole dans notre coeur, c’est-à-dire si nous aimons cette Parole, si nous sommes profondément attachés à cette Parole!

Et nous ne pouvons pas être profondément attachés à la Parole de Dieu si nous ne sommes pas profondément attachés au Seigneur Jésus Lui-même, qui est la Parole Vivante de Dieu!

« Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice. Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité » (Galates 5: 5-6).

Il y a dans ce verset une profonde vérité en ce qui concerne la foi: la foi est agissante par l’amour!

La foi est « agissante », dans le sens où elle produit des résultats conformes à la Parole de Dieu, quand elle découle de notre amour pour le Seigneur et pour Sa Parole!

Nous pouvons avoir toutes sortes de doutes qui se pressent au niveau de nos pensées. Mais ces doutes, s’ils restent au niveau de nos pensées, n’auront pas d’effet notable sur la qualité de notre foi, tant que ces doutes ne pénètreront pas dans notre coeur.

Les doutes pénètrent dans notre coeur au moment où nous commençons à nous attacher à eux, à les considérer comme importants et dignes de notre « affection » et de notre intérêt!

Un « doute » est une pensée (ou une doctrine) qui n’est pas conforme à la Parole de Dieu. C’est le malin et la chair qui nous envoient les doutes, dans l’espoir que nous allons leur accorder de l’importance, pour nous empêcher de nous attacher exclusivement à la pure Parole du Seigneur.

Les doutes vont d’abord se présenter au niveau de nos pensées. Mais, tant que nous n’attacherons pas notre coeur à ces doutes, ils ne pourront pas avoir d’effet négatif sur notre foi. Car c’est ce qui se passe dans notre coeur qui est le plus important.

En d’autres termes, si nous ne nous attachons pas, dans notre coeur, aux doutes qui se présentent dans nos pensées, nous ne risquons rien! Notre coeur ne sera pas contaminé par ces doutes.

Jésus a dit:

« Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu (littéralement: Ayez la foi de Dieu). Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11: 22-24).

« S’il ne doute pas dans son coeur »!

Celui qui doute dans son coeur, c’est celui qui n’aime pas vraiment la Parole de Dieu comme il devrait l’aimer! Car il « aime » en même temps une autre parole, qui ne vient pas de Dieu!

Si nous doutons de la Parole de Dieu, c’est que nous croyons encore, dans notre coeur, à une autre parole que la Parole de Dieu. Cette « autre parole » est un mensonge, et nous « aimons » ce mensonge, en ce sens que nous sommes encore attachés à lui, que nous lui accordons de l’importance.

Cette « parole étrangère » ne peut venir que du diable ou des traditions des hommes, et nous pouvons attacher à cette parole, qui ne vient pas de Dieu, une importance qu’elle ne devrait jamais avoir. Nous ne nous en rendons peut-être pas compte, mais nous pouvons « aimer » en fait cette parole plus que la Parole de Dieu!

A cause de cela, nous ne croyons pas en la Parole de Dieu avec la certitude et l’assurance qui caractérisent la foi véritable. Notre coeur, en quelque sorte, est partagé. Nous aimons la Parole de Dieu, mais nous attachons aussi de l’importance à son contraire! Cela ne peut que handicaper notre foi, et nous ne pouvons pas alors obtenir ce que Dieu nous a promis!

Voici ce que dit Jacques:

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur: c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies » (Jacques 1: 5-8).

Le mot grec traduit par « irrésolu » est « dipsuchos, » mot-à-mot: « dont l’âme est double », ou « dont le coeur est partagé ». Le Chrétien irrésolu, qui n’est pas ferme dans sa foi en la Parole de Dieu, est un homme dont le coeur est partagé! Il croit en la Parole du Seigneur, mais il croit aussi en un mensonge! Sa foi n’est pas pure!

Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur! C’est clair!

Ainsi, si nous prions pour un sujet donné, et si notre coeur est partagé, nous ne pouvons pas présenter au Seigneur la prière de la foi, la seule prière que Dieu exauce!

Si nous ne recevons pas ce que nous avons demandé dans la prière, ne nous étonnons pas! La raison la plus simple de notre échec, c’est que nous n’avons pas prié avec la foi de Dieu, tout simplement! Nous n’avons pas, dans notre coeur, la totale certitude que Dieu nous a entendus. Nous avons simplement espéré. Mais l’espérance n’est pas la foi!

La seule preuve que nous avions la foi véritable quand nous avons prié, c’est l’exaucement que nous avons obtenu! C’est la manifestation de la promesse!

Si nous disons que nous avons prié avec foi pour quelque chose que Dieu nous promet, mais que nous n’avons jamais rien vu se manifester, nous nous séduisons nous-mêmes, et nous faisons Dieu menteur! Nous devons réexaminer notre coeur devant Dieu.

Celui qui a prié avec foi garde une pleine assurance, dans son coeur, qu’il possède déjà la chose qu’il a demandée à Dieu, et qu’il la verra certainement s’accomplir!

Ces vérités ne doivent nullement nous culpabiliser, mais au contraire nous encourager à purifier notre foi et à la faire grandir, car c’est la volonté de Dieu pour nous tous, Ses enfants.

Quand Jésus reprochait à Ses disciples leur incrédulité ou leur manque de foi, ce n’était jamais pour les culpabiliser ni pour les condamner, mais pour leur faire prendre conscience de leur véritable problème, et les encourager à s’approcher davantage de Lui, qui est l’Auteur de la foi et Celui qui la perfectionne (Hébreux 12: 2).

Ce qui est important, c’est de savoir que nous progressons dans la bonne direction, et que notre foi, dans l’ensemble, grandit et se fortifie de plus en plus.

C’est la raison pour laquelle le Seigneur nous demande de « circoncire notre coeur »:

« Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du coeur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Romains 2: 28-29).

Le vrai « Juif spirituel », c’est celui qui a le « coeur circoncis »! Cela signifie que son coeur n’est pas attaché aux choses de la terre, du monde et de la chair! Mais son coeur est attaché aux choses d’en haut, du Ciel, du Seigneur et de Sa Parole!

Si notre « coeur » désigne notre esprit régénéré, il est clair que ce coeur-là est toujours et exclusivement attaché aux choses d’en haut.

Mais si notre « coeur » désigne notre âme, et ce qui se passe au niveau de notre être psychologique conscient, il est évident que notre âme n’est pas toujours entièrement pure de tout ce qui peut provenir de la chair et de ses affections!

La conséquence est claire: plus nous marcherons par l’esprit, et plus notre coeur sera pur. Plus notre foi pourra aussi être pure et forte. Au contraire, dans la mesure où nous marchons par la chair, notre coeur sera encombré de choses charnelles, et notre foi en la Parole de Dieu restera faible.

Cela peut sembler contradictoire avec le fait que nous pouvons voir certains Chrétiens charnels obtenir de grands exaucements, et sembler posséder une grande foi dans certains domaines.

Mais nous devons faire une différence entre un « don de foi » particulier, ou une forte foi dans certains domaines spécifiques, comme la guérison ou les finances, et le « fruit de foi » général, que nous développons à mesure que nous devenons plus spirituels.

Tout Chrétien encore charnel peut toujours recevoir des « dons de foi » ponctuels, qui lui permettent de recevoir des bénédictions particulières. Il peut avoir une foi parfaite dans certains domaines précis, parce qu’il a bien reçu dans son coeur certaines Paroles de Dieu. C’est pour cela qu’il peut obtenir les exaucements correspondants.

Mais Dieu nous demande aussi de développer notre « foi générale » en Lui, dans tous les domaines de notre vie chrétienne. Si nous voulons que notre foi grandisse, il nous faudra donc continuer à purifier notre coeur, pour que nous soyons toujours plus attachés à la pure Parole du Seigneur, dans le but de la mettre en pratique!

Dieu peut toujours nous faire grâce, et nous accorder un miracle, alors que nous ne Lui avions rien demandé. Nous pouvons aussi être exaucés, malgré notre incrédulité, parce que quelqu’un aura prié avec foi pour nous! Mais nous devons quand même nous attacher à faire grandir notre foi personnelle.

Le Seigneur ne nous accordera jamais un exaucement pour nous « récompenser » de notre fidélité. Mais il nous exauce toujours quand nous prions avec foi. Cela explique que même un Chrétien charnel est toujours exaucé, quand il a la foi pour une promesse précise de Dieu.

En revanche, ce n’est pas parce qu’un Chrétien est spirituel qu’il sera davantage exaucé. Il sera, lui aussi, exaucé chaque fois qu’il priera avec foi. Mais il devrait normalement avoir plus d’occasions d’être exaucé qu’un Chrétien charnel.

En effet, le Chrétien spirituel développe normalement un « fruit de foi » plus large et plus abondant que celui qui est charnel. Grâce à sa connaissance plus grande de la Parole de Dieu, et à sa communion plus profonde avec le Seigneur, le Chrétien spirituel devrait donc être en mesure d’être exaucé plus souvent et dans beaucoup plus de domaines que le Chrétien charnel, pourvu qu’il mette sa foi en action.

Pour que nous soyons exaucés, nous devrons toujours, de toute manière, que nous soyons charnels ou pas, nous appuyer avec foi sur une Parole de Dieu, et mettre notre foi en action.

Finalement, pour que notre foi en la Parole de Dieu grandisse, et pour que notre coeur soit de moins en moins « mauvais et incrédule », nous devons nous débarrasser, dans notre coeur, de tout attachement aux choses qui ne sont pas de Dieu!

« Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un coeur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies. Je jurai donc dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement, pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte. Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Egypte sous la conduite de Moïse? Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert? Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité » (Hébreux 3: 10-19).

Nous voyons ici que notre coeur peut s’endurcir par la séduction du péché. La chair aime le péché, et elle veut nous transmettre son amour pour le péché! Si nous laissons l’amour pour le péché entrer dans notre coeur, il va s’endurcir, et deviendra mauvais et incrédule.

Il est clair que la place que nous laissons, dans notre coeur, aux doutes et aux craintes, n’est pas disponible pour la pure Parole de Dieu! La réciproque est également vraie: plus notre coeur est rempli de la Parole de Dieu, et moins il y aura de la place pour les doutes et les craintes!

Ce passage ci-dessus met aussi l’accent sur quelque chose de très important en matière de foi: la relation étroite qui existe entre la foi et le repos spirituel.

Chaque fois que notre coeur est exclusivement attaché au Seigneur et à Sa Parole, il est alors dans un repos spirituel parfait!

Ce repos du coeur est aussi une excellente indication de l’état de notre foi, que cela concerne une promesse particulière, ou notre vie chrétienne en général!

Si notre coeur ne demeure pas dans le repos, cela doit nous indiquer que nous avons laissé entrer dans notre coeur des craintes et des doutes, auxquels nous sommes encore secrètement attachés. Nous devons honnêtement discerner si notre coeur est dans le repos de la foi ou pas.

« Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10: 19-23).

Voyez-vous de quelle manière nous devons nous approcher de Dieu, pour recevoir de Lui, par la foi, ce qu’Il veut nous donner dans Sa grâce? Nous devons nous approcher de Dieu avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, et les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience!

Oh, l’importance suprême d’avoir un coeur sincère, tout entier pour Dieu, non partagé entre des affections contraires! Toutes nos affections sont pour Toi, Seigneur! Seul le Seigneur peut faire la lumière sur les affections profondes de notre coeur, si nous voulons honnêtement être éclairés!

Ce qui purifie nos coeurs, c’est notre confiance dans la fidélité absolue du Seigneur à Sa Parole! C’est notre confiance dans la puissance de l’oeuvre et de l’intercession de notre Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ! C’est notre confiance dans l’efficacité du précieux sang de Jésus!

C’est tout cela qui nous permet de retenir fermement la « profession de notre espérance »! Cela signifie que nous pouvons croire dans notre coeur, et confesser de notre bouche, que ce que Dieu nous a promis s’accomplira certainement!

Il ne s’agit pas simplement d’une confession de notre bouche! Mais il s’agit d’abord d’une pleine assurance dans notre coeur! Et ce qui remplit notre coeur ne peut manquer ensuite de s’exprimer par notre bouche!

« La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10: 8-10).

Jésus a dit:

« L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor; car c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle » (Luc 6: 45).

Un coeur « mauvais et incrédule » est un coeur rempli de « mauvais trésors »! Ces « mauvais trésors » sont toutes les « paroles » qui ne sont pas conformes à la Parole de Dieu, et auxquelles nous pouvons encore être attachés dans notre coeur!

Purifions donc notre coeur de tous ces mauvais trésors! Et remplissons notre coeur, avec amour, du bon trésor de la Parole du Seigneur!

« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Matthieu 6: 19-21).

Comprenez-vous, bien-aimés, que ce que votre coeur affectionne est important, et même vital, pour la qualité de votre foi? Examinons notre coeur sincèrement devant le Seigneur, pour que nous sachions à quoi nous sommes vraiment attachés!

« Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs. Et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment » (Colossiens 3: 14-16).

Nous voyons encore ici le rapport étroit qui existe entre l’amour de Christ, la paix de Christ, et la Parole de Christ!

Le coeur de Christ n’était jamais inquiet! La raison était simple, Il était toujours dans une foi parfaite! Il est la Parole Vivante de Dieu!

Combien de fois le Seigneur a-t-Il dit à Ses disciples apeurés: « Que votre coeur ne se trouble pas! Croyez en Dieu, et croyez en moi! » (Jean 14: 1).

Il voulait en fait leur dire que s’ils L’aimaient de tout leur coeur, de toutes leurs pensées et de toutes leurs forces, ils garderaient Sa Parole dans leurs coeurs, et ils resteraient en paix, en tout temps et de toute manière!

Ainsi, plus nous purifierons nos coeur de toute « mauvaise affection » pour tout ce qui n’est pas conforme à la Parole de Dieu, et plus nous grandirons dans la Justice de Dieu! Plus nous grandirons aussi dans la paix et dans la joie du Seigneur! Parce que nous aurons aussi grandi dans la foi!

« Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit » (Romains 14: 17).

Bien-aimé, quand tu grandis dans la foi de Dieu, c’est parce que tu as aussi grandi dans Sa Justice, dans Sa paix et dans Sa joie!

Celui qui est rongé, dans son coeur, par des doutes et des craintes, ne peut éprouver aucune paix et aucune joie! Tandis que celui qui aura rempli son coeur d’amour pour le Seigneur et pour Sa Parole ne peut qu’éprouver en permanence cette paix et cette joie qui viennent de Dieu Lui-même!

Quand tu es réellement certain, dans ton coeur, que tu possèdes déjà par la foi ce que Dieu t’a promis ou annoncé, avant même de le voir manifesté, tu sais que ton coeur est dans la paix et dans la joie du Seigneur! Comment pourrais-tu encore t’inquiéter?

« Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! » (Romains 15: 13).

Ne nous attachons plus, dans notre coeur, à tout ce que la chair et le diable peuvent aimer! Mais laissons-nous remplir de la joie et de la paix qui viennent du Dieu de l’espérance, dans la foi en Lui et en Sa Parole!

Pourquoi resterions-nous attachés à quelqu’un d’autre que le Seigneur, ou à quelque mensonge venant de la chair ou du malin? Le Seigneur Jésus est seul digne que nous nous attachions exclusivement à Lui et à Sa pure Parole!

La foi de Dieu grandira et se fortifiera alors en nous! Nous réjouirons de plus en plus le coeur de Dieu, et nous pourrons de plus en plus voir se réaliser dans notre vie tout ce qu’Il désire nous donner dans Son amour!

53 Responses to B143-Pour une foi toujours plus forte!

  1. joelle.k dit :

    Bonsoir Henri, qu’y a-t-il de différence entre foi et incrédulité ? Quand je lis le passage de Marc 9: 24, je pourrais penser qu’il y a contradiction ? Car on pense que l’incrédulité est un manque de foi, et pourtant cet homme dit qu’il croit mais que Jésus doit le secourir de son incrédulité… Alors, l’incrédulité n’est-elle pas nos péchés enfouis dans certains coins du coeur et entravent-ils la foi ?

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Joelle, La foi, c’est croire, et l’incrédulité, c’est douter. Mais la foi n’est pas toujours à son niveau parfait! Jésus Lui-même a parfois dit: « Homme de peu de foi« . Il a également admiré la grande foi du centenier. On peut donc encore avoir une foi qui n’est pas parfaite. C’est pourquoi ce père disait à Jésus qu’il croyait, mais qu’il admettait aussi avoir une certaine incrédulité, et Jésus est venu à son aide. Car c’est Jésus qui est l’auteur de notre foi, et Celui qui l’amène à la perfection (Hébreu 12: 2). Ce n’est pas toujours un péché caché qui peut handicaper notre foi, mais cela peut-être simplement l’ignorance de la Parole de Dieu, ou le fait de croire en une fausse doctrine.

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  2. Damita dit :

    Merci Henri pour ton article. Je suis particulièrement touché par cet extrait :
    « Si nous disons que nous avons prié avec foi pour quelque chose que Dieu nous promet, mais que nous n’avons jamais rien vu se manifester, nous nous séduisons nous-mêmes, et nous faisons Dieu menteur! Nous devons réexaminer notre coeur devant Dieu. Celui qui a prié avec foi garde une pleine assurance, dans son coeur, qu’il possède déjà la chose qu’il a demandée à Dieu, et qu’il la verra certainement s’accomplir! »

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  3. Flo dit :

    Gloire à Dieu Malika ! Notre Père nous parle tantôt d’une manière, tantôt de l’autre. Mais Il ne nous laisse jamais sans réponse. Que notre foi croisse d’avantage chaque jour pour que Sa Gloire paraisse dans nos vies et celles de nos proches, ainsi que les bien aimés en Jésus, amen !
    Flo.

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  4. Malika dit :

    Merci Flo, ceci est une réponse à plein de questions que je me posais. Sois bénie au nom de Jésus. QDVB tous, celles et ceux qui passaient par là. Amitiés en Christ. Malika.

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  5. Flo dit :

    Chers bien aimés, soyez bénis !
    Merci Henri pour ce message qui vient à point pour une de nos semblables à qui j’ai transmis « illico » !
    Je tiens à soutenir Latifa. Ma soeur, sois en paix, je suis aussi une épouse de non converti, mais je t’assure, par ma FOI en Jésus-Christ, que j’ai la ferme assurance qu’il sera sauvé et que si mes yeux ne le voient pas, ce n’est pas l’important pour moi, (même si ce serait un bonus !, à présent que j’apprends à marcher par l’Esprit. Depuis que je vois les choses ainsi, il arrive même qu’il me laisse lui parler parfois de quelques petites choses spirituelles, par ci par là. Récemment, il n’a pas voulu que je baptise notre second, car il estime qu’il est trop petit pour le moment. Même s’il se trompait, je n’ai pas insisté et je lui ai dis que je ferai comme il l’entend (par sagesse) et je t’assure que l’ennemi a essayé de me faire douter et culpabiliser à cause de ce choix, mais la grâce de Dieu, Sa Paix, et le Saint-Esprit m’ont convaincu que j’avais agi justement vu la situation. Le moment venu, il prendra son baptême, avec le consentement de son père de surcroît, et je me ferai une joie de vous le partager ! Alléluia !
    Ma fille m’a posé un ultimatum il n’y a pas si longtemps et, comme j’ai choisis Dieu bien évidemment, sans sourciller, elle a été terriblement déstabilisée; mais nous nous sommes rapprochées à nouveau plus fort que jamais et elle accepte à présent que je parle de Dieu comme je l’entends (pourvu que je prenne soin de ne pas trop « l’évangéliser »). L’équilibre est fragile c’est vrai, mais on apprend tellement ma soeur à travers toutes ces attentions que nous devons porter aux autres, de notre Dieu lui-même, quelle grâce !
    Crois aux promesses de Dieu, fais-les tiennes, et je t’assure que la Paix du Christ qui dépasse toute intelligence te gardera de tous les doutes et les mensonges ennemis, amen !
    Avec mon affection en Jésus pour toi et tous les semblables du blog, Flo.

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  6. Diane dit :

    Bonjour cher frère Henri,

    Mon coeur se réjouit de voir combien de frères et de soeurs sont bénis par tes enseignements.Je me souviens que lorsque j’ai découvert ton site,il n’y avait à peine que quelques articles et quelques commentaires. Je me souviens que j’étais assoiffée et que tes enseignements me faisaient beaucoup de bien, je sortais d’un désert spirituel, et je priais que Dieu me dirige pour recevoir de la bonne nourriture spirituelle, j’avais délaissé la lecture de la Parole, mais le Seigneur m’a redonné la faim et la soif de sa Parole.
    Et tu as ajouté article après article remplit de la Vérité de la Parole. C’est certain que nous devons dans nos temps avec le Seigneur, par nous-mêmes, étudier et rechercher la Vérité aussi, c’est essentiel, cela fait partie de notre communion avec le Seigneur, mais,il y a des ministères donnés aux hommes pour le perfectionnement des saints , et je rends grâce au Seigneur pour la profondeur de la Parole de Dieu que tu nous transmets par tes enseignements. J’ai été privée pour un temps, vu que mon ordinateur était brisé, maintenant, je rattrape le temps perdu.
    Ce que je retiens de cet enseignement, c’est l’importance de s’attacher toujours plus au Seigneur, s’attacher toujours plus aux choses d’en-haut, s’attacher toujours plus à SA PAROLE. Ce que Dieu désire, c’est qu’on lui soit agréable en lui faisant confiance, il veut notre amour, tout notre coeur. Il est impossible de lui être agréable sans la foi.
    Heureux l’homme qui espère en l’ÉTERNEL. Heureux l’homme qui met sa confiance en l’Eternel.
    Je continue de m’approcher de Dieu à chaque jour, en attendant l’enlèvement, et merci encore, pour la bonne nourriture de la Parole.
    SOYEZ TOUJOURS COMBLÉS TOI ET TON EPOUSE DANS LE SEIGNEUR!

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  7. Jean-Luc77 dit :

    Chers tous, nous pouvons mettre notre prénom à la place de celui de Gaîus, car cette bénédiction est pour nous, hommes régénérés de la nouvelle alliance devenus fils de Dieu ! Toutes les maladies ont leur origine dans le domaine spirituel ! Elles se sont développées avec la diffusion du péché durant la chute de l’homme, depuis sa coupure spirituelle d’avec son Dieu ! Lorsque nous naissons d’En Haut, nous sommes engendrés de Dieu par Sa semence incorruptible, notre esprit est régénéré et devient par le Saint-Esprit et par la foi, la nouvelle source « Vitale » pour notre être tout entier ! La sanctification de notre âme et de notre corps peut commencer ! Une âme qui prospère est une âme qui se sanctifie dans la Vérité de Dieu, à la Lumière de Sa Parole Vivante et permanente, Christ ! Elle se garde dans l’Amour de Dieu et le malin ne l’a touche plus ! Si notre âme se laisse dominer, influencer et renouveler par le Saint-Esprit à travers notre esprit régénéré, elle bénéficiera de la source de vie divine pour sa sanctification et notre corps sera au bénéfice de la santé divine (Rom 8 :11) pour la gloire de Dieu !

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  8. Kenda dit :

    Amen!! ‎ »Car Dieu agit continuellement parmi vous pour vous rendre capables de vouloir et d’accomplir ce qui est conforme à son propre plan » (Philippiens 2.13 version français courant).

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  9. Bruno dit :

    Bonjour Henri,
    Pouvons nous dire dans ce cas, comme Jean l’a dit à Gaîus que pour prospérer dans la la santé, par exemple, nous devons avoir une âme prospère, sans remettre en cause le fait que nous n’avons pas besoin d’être parfait pour recevoir une guérison mais plutôt, mettre toutes les chances de notre côté?

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Bruno, Je crois que, pour le Seigneur, une « âme prospère » est une âme qui se nourrit de la Parole de Dieu, et qui est uniquement fondée sur le Roc, qui est le Seigneur Jésus! Il est certain qu’il vaut mieux avoir une âme prospère pour attendre une guérison du Seigneur!

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  10. Danielle dit :

    Cher frère Henri,

    Je me joins à tous les frères et soeurs qui lisent les enseignements que vous nous apportez pour vous dire merci de tout mon coeur.

    Affectueusement xx

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  11. Francine dit :

    Frère Henri, nous sommes reconnaissants au Seigneur de nous conduire dans toute la Vérité à travers Ses enseignants… j’ai imprimé les 3 dernières études et je laisse la Parole pénétrer… Soyez encouragé et dans la joie, ça rentre !!!
    Gloire à Dieu.

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  12. Malika dit :

    Merci pour ton enseignement, cher frère Henri, je suis fortifiée tous les jours un peu plus. Merci pour les soeurs et frères Chrétiens que j’ai connus par le biais de ton site. Que Dieu te bénisse, toi et toute ta famille. Bonne fin de semaine en J-C, Malika. Dieu bénisse tous ceux qui passent par là, dans le nom de Jésus.
    PS: Mon ancienne adresse mail ne fonctionne plus pour le moment.

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  13. beltrando dit :

    Merci frère Henri, j’ai écouté tous tes enseignements sur l’âme, le corps et l’esprit, et je me réjouis de la clarté et la compréhension que DIEU me donne sur la nouvelle créature que je suis en Jésus-Christ. Chaque jour je prêche cette victoire, et je prie que beaucoup de frères et soeurs le donnent à d’autres aussi.
    Merci.

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  14. Roselyne F. dit :

    Bonjour frère Henri, j’apprécie beaucoup ce message et je comprends mieux les dernières réponses que tu m’as données. Dieu m’a guéri de l’endométriose ! Un pasteur avait prié pour moi, j’ai « réellement » cru dans mon coeur que Dieu pouvait le faire, j’avais même jeté des médicaments homéopathiques avant même de ressentir véritablement les effets, mais confessant chaque fois ma guérison lorsque les doutes venaient. Mais je reconnais que je n’ai pas agi de même avec cette péritonite ! Avec Dieu il n’est jamais trop tard pour apprendre ! Nous avons besoin de la foi de Dieu ! Je bénis notre Seigneur pour tous ces messages et qu’Il te bénisse richement.
    Je voudrais te poser une question hors sujet: est-ce que le fait de ne pas accepter tout ce qui est dit ou fait dans l’église, ne pas être d’accord avec certaines prédications, sachant qu’elles ne sont pas en accord avec la Parole de Dieu, comme si on nous demande « d’avaler » sans rien dire, est-ce cela critiquer ? Ça ne veut pas dire que que nous sommes des « contestataires », un simple exemple: le frère a comparé l’église de Dieu à l’arche de Noé, en disant que nous représentons les poules, cochons, lapins etc… Si je pense que le Corps de Christ, l’Epouse de Christ ne peut être comparée a ce genre de chose, est-ce une critique? On nous rabâche souvent de ne pas critiquer, peux-tu m’expliquer quand la Bible dit de ne pas critiquer? Merci pour ta réponse.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Roselyne, Il y a critique et critique! La mauvaise critique, c’est le commérage, les murmures, les calomnies injustifiées. Mais le sens exact, en grec, de « critique » est « discerner ». Si nous discernons que le message n’est pas en accord avec la Parole de Dieu, nous avons le DEVOIR de critiquer! De dénoncer les erreurs, mais avec amour et sagesse, mais aussi fermeté, comme Jésus le faisait avec les Pharisiens. Quant à la comparaison de la véritable Epouse de Christ avec une basse-cour, on pourrait faire mieux comme comparaison! La vraie comparaison que l’on peut faire, c’est que l’arche est le Seigneur Jésus, et l’Eglise, c’est Noé et sa famille.

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  15. julie dit :

    Frère Henri, je vois sur la page qui se trouve le verset de (2 Cor.12:7), en bas de la page, il y a une explication donnée d’écharde, qui signifie proprement un piquant de chardon ou un éclat de bois qui est entré dans la chair. Après on dit que Paul parlerait ici de quelque infirmité corporelle trés douloureuse, mais dont on ignore la nature. Qu’est-ce que je dois comprendre ? MERCI POUR TA REPONSE.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Julie, Je te prie de lire la réponse que j’ai faite à Stef aujourd’hui à 14h40 concernant ce même sujet. Le mot « écharde » est employé par Paul au sens figuré, et désigne les ennuis permanents que lui causaient un « ange de Satan » qui le persécutait constamment. Si Paul dit que c’est un « ange de Satan », pourquoi donc dire que c’est une « infirmité très douloureuse »? Méfions-nous donc de tous ces commentaires incrédules! Je peux aussi te citer Jos 23:13: « Soyez certains que l’Eternel, votre Dieu, ne continuera pas à chasser ces nations devant vous; mais elles seront pour vous un filet et un piège, un fouet dans vos côtés et des épines dans vos yeux ». Il est clair que ces nations n’étaient pas des « infirmités douloureuses » dans la chair des Israélites, mais qu’elles leur causeraient des ennuis constants, comme l’ange de Satan pour Paul!

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  16. Stef dit :

    Quand je vois où la grande foi des apôtres, d’Etienne, d’Enoch, d’Élie de beaucoup de prophètes et de Chrétiens au travers des âges, les ont conduits à disparaître de ce monde de façon plus ou moins violente pour certains, prématurément pour d’autres. Cela me fait penser au passage ou Paul, ayant une maladie, ne prie que 3 fois et il entend la réponse: « Ma Grace te suffit ! » Lui qui guérissait des tas de personnes. Je réalise que laisser prendre à Christ toute la place sous-entend une persécution plus grande. Car si ce n’est plus moi qui vis, et si c’est Christ, le prince de ce monde a comme premier désir d’empêcher Jésus de faire Son œuvre sur la terre. Même an tuant le corps de nombreux Chrétiens, il ne peut empêcher d’autres de naître. C’est pour cela que Christ a voulu partir car, par Son Esprit, Il peut être à l’œuvre partout dans le monde. Je pense qu’une grande foi nous emmène réellement à nous détacher des événements externes de la vie. Non pas un détachement moral, mais une certitude que quoi qu’il arrive, tout concourra au bien de ceux qui aiment Dieu.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Stef, D’accord avec toi, sauf que le problème dont parlait Paul n’était pas une maladie, puisqu’il dit lui-même qu’il s’agissait d’un « ange de Satan », placé auprès de lui pour le « souffleter » sans cesse et lui provoquer toutes sortes de persécutions (2 Cor. 12: 7). Dieu ne veut pas envoyer Lui-même sur Ses enfants fidèles ce que Sa Parole appelle une « oeuvre du diable », la maladie, (que Son Fils a prise sur la croix pour nous en libérer), pour nous faire progresser spirituellement! Mais Il Se servira de tout ce qui peut nous arriver pour nous apprendre quelque chose!

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  17. Sylvie S dit :

    Merci à Arialine d’avoir posé cette question qui était aussi la mienne et grand merci Henri pour ta réponse détaillée ! Dieu bénisse tous Ses enfants !

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  18. Arialine dit :

    Bonsoir frère bien aimé,
    Pourrais-tu m’expliquer comment il faut comprendre ce verset, quand Jésus envoie Ses disciples, après leur avoir communiqué le St Esprit: « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20 :23). Le Seigneur nous commande pourtant, dans tous les cas de figure, de pardonner, même à nos ennemis? Et il n’y a pas de contradiction dans la Parole de Dieu. Donc, que Jésus a-t-il voulu dire dans ce verset? Car sur la base de ce verset, les prêtres catholiques prétendent pouvoir donner ou retenir l’absolution dans le sacrement de pénitence. Évidemment ils ont tout faux sur toute la ligne! Merci frère pour ton éclairage de la Parole.
    Affectueusement en Christ,
    Arialine.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Arialine, Nous savons qu’en Christ, Dieu a d’avance accordé Son pardon à tous les hommes. Mais seuls ceux qui croiront en Jésus pourront bénéficier de ce pardon de Dieu. De même, Dieu nous demande de pardonner à tous ceux qui nous ont offensés. Mais notre pardon ne pourra pas être reçu par ceux qui ne veulent pas l’accepter. Le pardon de Dieu ne s’étend donc pas automatiquement à tous indistinctement, nous devons aussi nous repentir et accepter le sacrifice de Jésus. C’est alors que nous recevons pleinement le pardon de Dieu, et que nos péchés nous seront affectivement remis. Sinon, si nous ne nous repentons pas, et si nous n’acceptons pas Jésus comme Sauveur, le pardon de Dieu, pourtant déjà acquis en Christ, ne pourra pas nous atteindre, et nos péchés ne nous seront pas remis. Les disciples ne pouvaient donc pas appliquer Jean 20: 23 n’importe comment, et retenir ou pas les péchés de manière arbitraire. Ils le faisaient en étant conduits par le Saint-Esprit. S’ils discernaient que les conditions requises par Dieu étaient remplies, ils pouvaient dire avec assurance: « Tes péchés te sont remis, au Nom du Seigneur! » Sinon, ils devaient dire: « Tes péchés te sont retenus! » De même, nous pouvons affirmer à quelqu’un qui a confessé ses péchés devant Dieu, et qui a reconnu Jésus comme son Sauveur, que ses péchés lui sont pleinement remis. Ce n’est pas nous qui possédons le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés, mais c’est nous qui pouvons déclarer, au Nom de Jésus, qu’ils sont remis ou retenus. Nous pourrions même dire avec assurance: « Au nom de Jésus, je te remets tes péchés! » C’est ce que dirait Lui-même le Seigneur Jésus, s’Il était présent physiquement. Il dirait: « Je te remets tes péchés! » Nous le disons aussi, mais « au nom de Jésus », c’est-à-dire simplement en tant que représentant de Jésus, comme Il l’aurait fait Lui-même, et à Sa place. Mais, je le répète, nous n’avons aucun pouvoir personnel pour remettre les péchés!

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  19. Ibrahim dit :

    « Ce qui purifie nos coeurs, c’est notre confiance dans la fidélité absolue du Seigneur à Sa Parole! C’est notre confiance dans la puissance de l’oeuvre et de l’intercession de notre Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ! C’est notre confiance dans l’efficacité du précieux sang de Jésus! »
    Pasteur, je veux plus d’explication sur cette déclaration et surtout la confiance dans la puissance de l’œuvre et de l’intercession de Jésus.

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    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Ibrahim, La Bible nous révèle quelle a été l’oeuvre de Jésus: porter sur la croix, dans Son corps, nos péchés, nos iniquités, nos maladies, nos infirmités, et la mort qui nous revenait, afin de nous en libérer, par Son sang et Ses meurtrissures. Son ministère terrestre l’a attesté, ainsi que le ministère de Ses premiers apôtres et disciples, après Son ascension. Jésus est ressuscité, pour nous garantir que l’héritage céleste qu’Il nous avait acquis, Il est prêt à le faire passer dans toute notre vie, si nous croyons. En outre, Il intercède actuellement pour nous à la droite du Père. De deux choses l’une: ou bien tout cela est vrai, et nous pouvons recevoir tout le bénéfice de cet héritage, dès à présent et pour l’éternité, parce que Dieu est fidèle à Sa Parole, et parce que nous aurons cru à cette Parole, ou ce sont de belles légendes, et nous auront beau faire, il ne se passera rien. Pour ma part, j’ai fait mon choix une fois pour toutes!

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