B146-Comment je suis venu à enseigner la marche par l’esprit.

Article de Henri Viaud-Murat.

Il ne s’agit pas réellement d’un témoignage personnel complet. Je veux simplement expliquer ici par quelles étapes je suis passé pour en arriver à enseigner la marche par l’esprit. Cela pourrait au moins éviter à quelques-uns de s’engager dans certains méandres par lesquels je suis passé!

Quand je me suis converti, en 1973, j’enseignais la Psycho-Sociologie à l’Université. Je faisais aussi des recherches sur les ondes cérébrales, et les différents états de conscience associés à ces ondes. Mon but, à l’époque, était de rechercher comment je pouvais améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants.

C’est alors qu’un collègue enseignant de la Faculté eut l’occasion de me témoigner de Christ, dans des circonstances dramatiques que nous venions de traverser: la mort accidentelle, à l’âge de cinq ans, de notre fille.

Je finis par me rendre, assez réticent au début, à une réunion dans l’église de ce collègue, plutôt par curiosité, pour entendre parler un pasteur qui était passé par une expérience assez peu banale.

Il était en effet passé par la mort, à la suite d’une gangrène généralisée des membres inférieurs, il avait visité le Ciel, avait rencontré le Seigneur Jésus, et avait aussi entendu dans l’au-delà les cris des âmes perdues, qui le suppliaient de revenir sur la terre pour proclamer qu’il y avait bien un jugement après la mort (Luc 16: 19-29).

Pendant tout ce temps, sur la terre, un médecin l’avait déclaré mort depuis trois heures. Mais, par la puissance de Dieu, son esprit revint dans son corps, et il ressuscita. Trois jours plus tard, le Seigneur le guérit surnaturellement de sa gangrène.

Tout ce qui touchait à la guérison m’intéressait hautement. Car un médecin m’avait diagnostiqué une maladie incurable, dont je voulais absolument être guéri.

Avant ma conversion, j’avais même consulté quelques voyantes et guérisseurs, mais sans aucun succès.

En écoutant la prédication de ce pasteur, ce qui me toucha le plus profondément ne fut pas son témoignage, pourtant extraordinaire. Mais ce fut le message de l’Evangile, prêché dans la puissance de l’Esprit, qui me donna la conviction que je devais me convertir au Seigneur Jésus.

Après ma conversion, un nouvel espoir de guérison a également commencé à se lever dans mon coeur.

On m’avait donné un livret qui racontait les croisades de l’évangéliste T.L. Osborn, et j’étais abasourdi par le récit des guérisons et des grands miracles qui s’y produisaient. J’étais bien loin de m’imaginer que de telles choses puissent encore exister aujourd’hui!

Je préfère vous dire que je me suis assidûment présenté, dans mon église pentecôtiste, à toutes les « onctions d’huile » et « impositions des mains » qui étaient régulièrement proposées!

Mais je n’étais jamais guéri! Bien au contraire, les symptômes continuaient à se développer sournoisement. Que de successions éprouvantes d’espoirs et de déceptions! Combien je comprends ceux qui ont vécu cela!

Parfois, de « grands ministères » passaient dans notre église, et ils nous racontaient tous les miracles qu’ils avaient vus en Afrique ou ailleurs. Mais chez nous, en comparaison, il ne se passait pas grand-chose, ou presque rien!

J’ai donc décidé de faire une sérieuse étude personnelle de ce problème, dans la Parole de Dieu. Que d’heures j’ai pu passer à la méditer, ainsi qu’à lire les livres édifiants de Smith Wigglesworth, de Bosworth ou de John Lake!

Finalement, quand j’ai fini par être convaincu de la vérité de la guérison divine, et du fait que le Seigneur Jésus S’était réellement chargé de nos maladies à la croix, je remis mon problème entre les mains du Seigneur, et je ne m’en occupai plus.

Après quand même quelques années de hauts et de bas, la guérison finit par s’installer et se manifester. Je repris même quinze kilos en autant d’années!

Cette expérience avait fortifié ma foi en la guérison. Mais, en même temps, la chair a utilisé cette expérience pour m’enfermer dans une attitude plutôt légaliste. Je ne le montrais pas, mais il m’arrivait souvent de juger ceux qui avaient recours à la médecine et aux médecins, persuadé qu’ils faisaient preuve d’incrédulité.

Par la suite, le Seigneur m’a montré mon erreur et mon orgueil. Il m’a donné la conviction que je devais me contenter de prêcher la Parole de Dieu, afin de développer la foi de mes auditeurs, tout en continuant à développer ma propre foi, afin d’en faire profiter ceux qui pouvaient en manquer, et qui, en attendant une guérison divine, avaient encore besoin d’être secourus par les moyens que la science des hommes pouvait leur proposer. Certes, il s’agissait bien d’une foi insuffisante, mais je ne devais pas les juger.

J’ai ainsi été témoin de beaucoup de miracles et de guérisons. Mais je n’étais jamais satisfait. Et, encore aujourd’hui, je ne le suis toujours pas. Devant la puissance et la grandeur du ministère de guérison du Seigneur Jésus et des premiers disciples, dans les Evangiles et dans le Livre des Actes, je me dis que je suis encore bien loin de manifester ce que le Seigneur Jésus nous a promis dans Jean 14: 12:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père. »

Tout au début de ma conversion, j’avais aussi été mis en contact avec de puissantes manifestations de délivrance de démons. Pour moi qui étais dans la Psychologie, ce fut une révélation particulièrement bouleversante.

Au cours d’un camp chrétien d’été, par exemple, nous avions eu l’occasion, dans un petit groupe, de vivre l’extraordinaire délivrance d’une jeune étudiante, en proie à des problèmes psychiatriques graves, et qui avait été condamnée à passer sa vie en asile psychiatrique par les médecins, incapables de la guérir.

Nous avons passé trois jours à jeûner et à prier ensemble pour elle, dirigés par un pasteur anglais rempli d’amour et de sagesse.

Au bout de trois jours, où il s’était passé beaucoup de choses carrément fantastiques pour le jeune converti que j’étais, nous avons assisté en direct à la complète délivrance de cette jeune fille.

Elle vit une grande lumière descendre du ciel sur elle, et sortir d’elle une foule grouillante d’animaux divers: insectes, grenouilles, etc… Puis elle retrouva un complet équilibre mental et physique, reprit ses études et une vie entièrement normale.

J’eus amplement l’occasion, dans cette circonstance, de constater la totale impuissance de la Psychologie et de la Psychiatrie, et la toute-puissance du Seigneur Jésus! J’ai perdu alors tout intérêt pour l’enseignement d’une matière qui, je l’avais bien constaté, était incapable de résoudre les problèmes fondamentaux des hommes, même si elle pouvait leur apporter quelques soulagements, et même si elle pouvait correctement observer des faits indiscutables.

Ayant découvert la puissance du Seigneur Jésus pour sauver, guérir et délivrer, j’étais convaincu que c’était cela qu’il fallait au monde et à l’Eglise, et que cela nous suffisait!

J’ai donc commencé à prier avec ardeur pour les malades ou ceux qui avaient besoin de délivrance, avec, je dois le dire, un certain succès. J’étais même persuadé qu’en offrant à ce monde malade et pécheur la guérison et la délivrance des démons, au Nom de Jésus, l’Eglise détenait la clef de tous les problèmes humains, une fois acquis le salut par la foi en Jésus-Christ, bien entendu.

Pendant les premières années de ma conversion, ma vision spirituelle s’est donc limitée à l’horizon suivant: il me fallait prêcher l’Evangile de Jésus-Christ, pour que des âmes soient sauvées, des malades soient guéris, des démons soient chassés, et pour annoncer le retour proche de Jésus-Christ!

Il nous fallait détruire, au nom puissant de Jésus, toutes ces oeuvres de Satan, représentées par le péché, la maladie, la possession démoniaque, et la mort!

Il est vrai que tout cela fait bien partie de l’Evangile de Jésus-Christ, et que nous avons toujours besoin de voir toutes ces choses se manifester dans l’Eglise du Seigneur!

Mais mon erreur, à cette époque, était de croire que cela nous permettrait de régler tous nos problèmes. Je pensais qu’il nous suffisait d’annoncer l’Evangile avec puissance, de voir des conversions, des guérisons, des délivrances et des miracles, et que Jésus ferait le reste!

J’avais été directement confronté à la réalité concrète de Satan, et à la toute-puissance du Seigneur Jésus. Mais j’étais attristé de voir que beaucoup de Chrétiens n’avaient aucune conscience de la réalité du malin, ni du combat spirituel qu’il nous fallait mener, et que l’ennemi profitait de cette ignorance.

En 1987, je finis, enfin, par démissionner de mon travail, pour aller annoncer l’Evangile par la foi, sans aucun soutien humain. Là encore, je ne peux raconter dans le cadre de ce court article le nombre de miracles accomplis par le Seigneur pour pourvoir à tous nos besoins, et à ceux de notre famille de cinq enfants, sans jamais faire aucun appel d’argent! D’une manière ou d’une autre, le Seigneur, dans Sa fidélité, a toujours pourvu.

C’est à peu près à cette date que je fus mis en contact avec le témoignage de Rebecca Brown et de son premier livre, « Il est venu libérer les captifs ». J’eus l’occasion de traduire ce livre sur une série de cassettes, qui circulèrent un peu partout, avant la parution du livre.

Ce témoignage représenta pour moi une nouvelle révolution, et me fit prendre conscience de deux problèmes qui me semblaient essentiels: d’une part, la réalité tout-à-fait concrète de l’existence et de l’intervention de Satan dans les affaires du monde aujourd’hui, et, d’autre part, la facilité avec laquelle les églises chrétiennes pouvaient être infiltrées par Satan et ses serviteurs.

J’étais donc convaincu qu’il fallait mettre ces informations entre les mains de tous ceux qui voudraient bien ouvrir les yeux, notamment entre les mains des conducteurs spirituels, en espérant que cela pourrait convaincre les enfants de Dieu qu’il n’y avait pas de salut en dehors d’une vie pleinement consacrée au Seigneur Jésus, dans l’obéissance et la sanctification.

Encore aujourd’hui, je ne regrette pas avoir été à l’origine de l’édition en France des livres de Rebecca Brown, sans être toujours entièrement d’accord avec tout ce qu’elle écrivait. Mais nous avons pu constater que ces témoignages ont contribué à ouvrir les yeux de beaucoup de Chrétiens, et ont été à l’origine de beaucoup de nouvelles consécrations à Christ.

Je ne vous raconterai pas ici tous les combats qui ont été les nôtres quand ce livre a été publié en français! Je ne pensais pas qu’il puisse y avoir, au sein même de l’Eglise de Jésus-Christ, autant de manifestations de pure haine, envers quelqu’un qui désirait simplement mettre ce témoignage à la portée des enfants de Dieu!

Nous ne l’avions absolument pas recherché, mais le Seigneur a permis, pendant ces quelques années, que nous soyons en relation avec un certain nombre de satanistes convertis, qui ont pu nous faire part de leurs témoignages, que nous avons pu éditer par la suite.

La plupart de ces victimes de Satan avaient beaucoup souffert de l’incompréhension qu’ils avaient rencontrée de la part de Chrétiens, qui étaient incapables d’imaginer et de croire les horreurs qu’ils avaient vécues, et qui avaient donc été tout aussi incapables de pouvoir les aider, au moment où ils en avaient eu le plus besoin.

Même si le Seigneur est là, avec Sa compassion infinie, on n’échappe pas aussi facilement des griffes du malin, quand on s’est engagé si loin avec lui! Mais le Seigneur est capable de libérer ceux qui sont descendus dans les ténèbres les plus profondes!

Il est clair que tout le monde n’est pas appelé, au sein de l’Eglise de Jésus-Christ, à témoigner auprès de satanistes, ni à s’occuper d’anciens satanistes convertis. Et il n’est même pas nécessaire que tous les Chrétiens soient au courant de bien des détails de ce monde de ténèbres. Mais je continue à penser que tous les anciens et responsables de l’Eglise devraient en avoir connaissance.

Je sais aussi que les traductions en Français des livres de Rebecca Brown ont conduit à la conversion un certain nombre de satanistes en France.

C’est à la suite de l’une de ces conversions que nous avons dû personnellement aider, au début de sa vie chrétienne, une chère Soeur que Jésus-Christ avait arrachée aux griffes du malin. Nous avons eu l’occasion de vivre alors personnellement beaucoup d’expériences que Rebecca Brown avait elle-même racontées dans ses ouvrages.

Si nous devions mettre par écrit ces expériences, ce que le Seigneur ne nous a pas convaincus de faire pour le moment, nous pourrions produire un livre de bonne taille!

C’est alors que j’ai compris à quel point cette phrase de la Bible était littéralement vraie:

« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5: 18-19).

Le monde entier est bien sous la puissance du malin! Mais combien de Chrétiens le savent réellement? Et combien savent aussi que celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et que le malin ne le touche pas?

La chose qui m’attristait le plus à cette époque, qui remonte à présent à près de vingt ans, c’était de voir avec quelle facilité Satan et ses serviteurs pouvaient s’infiltrer dans les églises et les organisations chrétiennes, et jusqu’au coeur d’Ecoles et d’Instituts Bibliques, pour y commettre leurs méfaits!

Jésus a dit:

« Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance » (Jean 10: 8-10).

Si le Bon Berger veille sur Ses brebis, pourquoi donc le voleur parvenait-il à s’introduire au milieu d’elles? Parce qu’elles n’ont pas cherché à rester le plus près possible de leur Berger! Elles se sont égarées bien loin de Lui!

L’apôtre Paul avait bien prévenu les anciens d’Ephèse:

« C’est pourquoi je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous, car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher. Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous » (Actes 20: 26-31).

J’étais donc convaincu que la responsabilité des anciens et des conducteurs était grande, parce que c’était bien à eux que le Seigneur confiait en priorité la responsabilité de veiller sur Son troupeau.

Pourquoi l’ennemi pouvait-il s’infiltrer dans les églises avec une telle facilité? Uniquement en raison de la désobéissance des enfants de Dieu! Uniquement parce qu’ils négligeaient de régler à fond le problème du péché dans leur vie! Uniquement parce qu’ils ne voulaient pas se sanctifier, ou qu’ils ne parvenaient pas à vaincre la puissance du péché! Uniquement parce qu’ils ne savaient pas marcher par l’esprit!

L’un de ces satanistes disait dans son témoignage: « Je pouvais participer à toutes les réunions de « mon église » sans problème majeur, je pouvais chanter avec les autres des cantiques qui invoquaient le nom de Jésus et le sang de Jésus. Si je pouvais le faire, c’est que l’onction du Saint-Esprit dans cette église n’était pas assez puissante pour m’en empêcher. Par mon discernement satanique, je pouvais « voir » que les trois quarts des « Chrétiens » présents vivaient dans le péché! »

Rebecca Brown, que nous avons personnellement connue, a pu nous raconter en privé certaines choses qu’elle n’avait pas publiées. Elle nous a dit, en particulier, qu’une sataniste, qui avait reçu de Satan l’ordre d’infiltrer une nouvelle église, pour la détruire, comme des dizaines d’autres auparavant, n’avait même pas pu s’approcher de la porte d’entrée de cette église, tellement l’onction de l’Esprit y était forte!

Quand elle est finalement parvenue à s’y glisser, avec beaucoup de peine, le Seigneur a rapidement montré aux anciens qui était réellement cette femme. Ils lui ont interdit d’exercer les « dons spirituels », l’autorisant simplement à venir écouter la Parole de Dieu. Après avoir prié et jeûné pendant un an pour cette personne, ils ont eu finalement la joie de la voir se convertir!

Mais que se serait-il passé, si la présence de Dieu n’avait pas été réelle dans cette assemblée, et si les anciens n’avaient pas eu le discernement nécessaire? Cette église aurait été détruite, comme les autres!

J’ai aussi retenu de cette période de notre vie que nous devions nous abstenir de juger trop vite le comportement de personnes dont le lourd passé a été la cause de profondes souffrances et d’une culpabilité tenace, et que nous avons besoin de tout l’amour, de toute la compassion, et de toute la patience du Seigneur pour commencer simplement à pouvoir les aider.

Lorsque j’étais en charge du site Parole de Vie, à présent fermé, j’avais mis en ligne la plupart de ces témoignages, ainsi que d’autres ouvrages d’édification, tout au moins ceux qui étaient libres de droits, car nous les mettions gratuitement à la disposition de tous.

Par la suite, quelqu’un m’avait écrit pour me signaler que le témoignage de l’un de ces sorciers convertis était faux et inventé. Ne pouvant pas en avoir la confirmation directe, notamment auprès de l’intéressé, je me suis contenté, dans le doute, de retirer de mon site ce témoignage.

Pendant toutes ces années, j’ai aussi continué à enseigner la Parole de Dieu dans les églises ou les groupes de maisons auxquels nous avons successivement appartenu, que ce soient des églises charismatiques ou non charismatiques, ou encore des groupes de maison indépendants.

Ce sont ces messages qui constituent la plupart des enseignements qui ont ensuite été diffusés par notre frère Claude Chaine, sur son site Source de Vie.

Si vous consultez la liste de ces messages, vous pourrez aisément constater que j’y parle très peu de démons et de délivrance. A cause des témoignages que j’avais publiés, j’avais hérité, dans certains milieux, d’une très mauvaise réputation de « chasseur de démons » ou « d’obsédé de la délivrance »! Mais ils sont restés fixés sur une réalité déjà vieille de vingt ans.

Ceux qui me connaissent bien savent ce qui me motive actuellement!

En effet, si je reprends l’histoire de ma progression spirituelle, mon attention commençait à être sérieusement attirée par certains paradoxes, et aussi par certains problèmes persistants que, manifestement, la délivrance ne permettait pas de régler à fond.

Le premier paradoxe qui a attiré mon attention, c’est que la puissance d’un ministère, accompagné de guérisons, de signes et de prodiges réels, n’était pas toujours associée à une vie sanctifiée de la part de celui qui manifestait cette puissance.

En d’autres termes, des hommes charnels, et même très charnels, pouvaient très bien exercer la puissance de l’Esprit, sous la forme de guérisons et de miracles, tandis que d’autres hommes, beaucoup plus spirituels, ne manifestaient pas une telle puissance. Il n’y avait donc pas de relation directe évidente entre d’une part le degré de sanctification d’un Chrétien et, d’autre part, la puissance des dons spirituels manifestés dans la vie de ce Chrétien.

Cela pouvait donc entraîner une conséquence importante. Si des guérisons, des miracles et des signes surnaturels pouvaient se manifester au milieu d’une église non sanctifiée, ou dans la vie d’un Chrétien non sanctifié, cela signifiait aussi que des satanistes pouvaient très bien s’infiltrer dans des églises réputées « réveillées » et « puissantes », sans être perturbés par les signes et les miracles véritables, pourtant accomplis au nom de Jésus. Car ce qui les perturbe réellement, c’est la sainteté pratique, et le fruit de l’Esprit manifesté dans une assemblée de croyants!

Je pensais à ces phrases du Seigneur Jésus, que nous ne devrions pourtant jamais oublier:

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7: 15-23).

Le Seigneur dit là que quelqu’un qui commet l’iniquité, et qu’Il n’a même jamais connu, peut très bien accomplir en Son nom de véritables miracles et prodiges! En effet, cela signifie simplement que c’est le Seigneur qui confirme Sa Parole dans la vie de ceux qui la reçoivent avec foi! Mais cela ne signifie pas que ceux qui annoncent cette Parole soit tous sanctifiés, ou qu’ils soient même des enfants de Dieu!

Le Seigneur nous montre aussi de quelle manière nous reconnaîtrons les faux prophètes, les loups ravisseurs, et les hommes pervers qui s’introduiront au milieu des anciens de Son peuple: nous les reconnaîtrons uniquement par leurs fruits!

Trop de Chrétiens naïfs et crédules se laissent séduire par des signes et des prodiges, des prophéties, des paroles de connaissance ou des dons spirituels qui ne sont pas nécessairement faux, mais qui peuvent nous empêcher de comprendre que le véritable problème, pour le Seigneur, est de nous voir porter le fruit de Son Esprit!

En outre, comme ces vrais dons spirituels peuvent être manifestés par des hommes pervers ou charnels, ceux-ci peuvent se servir de ces dons pour exploiter ou manipuler des brebis du Seigneur facilement impressionnées.

C’est donc le fruit de l’Esprit qui caractérise les véritables enfants de Dieu! C’est le fruit de l’Esprit dans notre vie que nous devons rechercher en priorité!

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5: 22-25).

Je commençai donc à insister sur la nécessité de produire ce fruit de l’Esprit dans notre vie. Mais là, je me heurtai à une nouvelle difficulté: il ne suffisait pas de dire aux Chrétiens: « Produisez donc le fruit de l’Esprit! » pour qu’ils parviennent à le produire!

Beaucoup essayaient sincèrement, et même moi-même, mais je devais constater qu’il nous était impossible de parvenir à cette perfection pratique que le Seigneur nous ordonnait d’atteindre!

« Soyez donc parfaits, comme votre Père Céleste est parfait » (Matthieu 5: 48).

Mon attention fut donc de plus en plus attirée par la croix et la marche par l’esprit. Il y avait là un message dont je n’avais pas compris de nombreux aspects, et qu’il me fallait approfondir.

Un autre problème attirait mon attention. Concernant la pratique de la délivrance, je me rendais bien compte que ces délivrances étaient assez souvent épuisantes, longues, et qu’elles ne semblaient jamais terminées.

Il est relativement facile de passer dans une assemblée et de faire rapidement quelques délivrances spectaculaires. Mais c’est autre chose quand on doit s’occuper, sur une base quotidienne, de frères et soeurs de notre assemblée, qui semblent « traîner » des problèmes spirituels qui n’en finissent plus!

J’aurais bien aimé pouvoir leur chasser rapidement quelques démons, et les voir démarrer dans une nouvelle vie spirituelle rayonnante! Mais c’était loin d’être toujours le cas!

Beaucoup de frères et soeurs, et moi avec, avaient parfois aussi beaucoup de mal à faire la différence entre ce qui pouvait être d’origine démoniaque, et ce qui était d’origine charnelle.

Certains avaient aussi tendance à se « déresponsabiliser » par rapport au péché, en mettant sur le dos des démons leurs chutes et leurs problèmes. Ils auraient bien aimé qu’on leur chasse ce « petit (ou gros) démon de colère ou d’impatience » qui les faisait constamment tomber! En attendant, ce n’étaient pas eux qui étaient les vrais responsables, c’étaient les démons!

D’autres encore, je le voyais bien, avaient tendance à devenir trop dépendants de moi, et auraient bien aimé faire de moi leur « délivreur officiel attitré », le « spécialiste » qu’on venait consulter de temps en temps, comme on vient consulter son pneumologue ou son neurologue!

Bref, j’étais de plus en plus insatisfait de la manière dont je voyais la délivrance pratiquée, et de la manière dont je la pratiquais. La délivrance était manifestement incapable de produire cette parfaite sanctification à laquelle nous aspirions. Et notre seul désir ardent de nous sanctifier ne suffisait pas non plus. Nous poursuivions un objectif qu’il nous semblait impossible d’atteindre!

Il y avait surtout une chose qui me causait le plus grave problème. Je voyais bien le Seigneur Jésus et les disciples opérer de très nombreuses délivrances de démons, mais ceux qui étaient délivrés étaient tous des Juifs ou des païens. Je ne parvenais pas à trouver, dans tout le Nouveau Testament, un seul exemple clair de Chrétien né de nouveau, et donc baptisé d’eau et d’Esprit, passant par une délivrance de démons.

Je dois avouer que j’aurais bien aimé pouvoir trouver au moins un tel exemple, mais en vain. Croyez-moi, cela fait réfléchir, quand on veut sincèrement connaître la vérité!

Je voyais bien qu’il y avait, dans la délivrance des Chrétiens qui était pratiquée, des manifestations effectivement démoniaques, et des délivrances apparentes réelles. Certains pouvaient témoigner, au moins pendant un temps, qu’ils avaient été effectivement délivrés, soulagés, libérés, après une « séance de délivrance ».

Mais je me trouvais, presque en permanence, comme devant un travail jamais achevé, toujours en chantier et, surtout, devant une impossibilité de fonder la délivrance des Chrétiens sur une base scripturaire incontestable.

Le verset qui se rapprochait le plus de ceux que je recherchais était le verset suivant, où Paul s’adresse aux Corinthiens, et leur dit:

« Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (2 Cor. 11: 1-4).

« Si vous recevez au autre Esprit que celui que vous avez reçu, vous le supportez fort bien! »

Cela nous montre qu’un Chrétien peut donc recevoir un autre esprit que celui qu’Il a reçu au commencement, c’est-à-dire un autre esprit que le Saint-Esprit!

Mais j’aurais aimé que Paul leur dise ensuite: « C’est pourquoi, bien-aimés, que ceux qui veulent être délivrés de cet « autre esprit » s’approchent, et nous allons les délivrer au nom de Jésus! »

J’avais beau chercher dans tout le Nouveau Testament, aucune invitation semblable n’avait jamais été adressée à aucun Chrétien!

A partir de là, comme je l’avais fait pour la guérison des maladies, j’ai été convaincu qu’il fallait que je recherche dans la Parole de Dieu quel était le vrai moyen de délivrance que la Bible proposait aux Chrétiens.

Certains ouvrages ont commencé à m’aider, en me faisant mieux comprendre l’oeuvre de la croix, notamment des ouvrages de Jessie Penn-Lewis et de Watchman Nee. Mais je restais encore insatisfait.

J’ai fini par bien comprendre le rôle de la croix pour mettre à mort, en Christ et avec Christ, toute notre vie passée de péché, ainsi que notre ancienne nature de péché. Mais il manquait encore une clef, quelque chose que je ne parvenais pas à définir et à saisir.

Lisant par exemple « L’homme spirituel » de Watchman Nee, j’étais impressionné par ce monument de révélation spirituelle, mais les choses me paraissaient encore bien compliquées, et bien peu faciles à mettre en pratique dans ma vie de tous les jours.

Je dois avouer que ce sont finalement les épîtres de Paul qui m’ont pleinement ouvert l’intelligence spirituelle, et notamment cette magnifique épître aux Ephésiens.

Un jour, ce passage fameux m’a littéralement « sauté aux yeux », alors que je l’avais lu bien souvent auparavant:

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 17-24).

D’autres passages, comme Romains 6, 7 et 8, Colossiens 2 et 3, Galates 4 et 5, Philippiens 3 et Hébreux 10 en particulier, ont puissamment contribué à rendre le tableau de plus en plus clair dans ma compréhension spirituelle. Et d’ailleurs, cela continue toujours à s’éclairer en moi!

J’ai compris alors, de plus en plus nettement, que j’étais, dans mon esprit régénéré, un « homme nouveau », entièrement recréé à neuf! J’ai compris que mon esprit était un véritable « homme intérieur » complet, et que cet « homme intérieur » était la seule partie de mon être, composé d’un esprit, d’une âme, et d’un corps physique, qui était passé par une nouvelle naissance.

J’ai compris que mon esprit était le « double intérieur spirituel » de mon corps physique extérieur. J’ai compris que cet esprit est un « homme » complet, capable de penser, d’avoir des sentiments, une volonté, etc…

C’est cet esprit que Dieu a créé parfait et saint à notre nouvelle naissance! C’est cet esprit qui retourne à Dieu à la mort physique du Chrétien, et qui revient reprendre possession d’un corps physique glorifié à la résurrection!

C’était là la clef qui me manquait!

La Psychologie m’a aidé aussi à comprendre que mon âme n’était que mon être psychique intérieur conscient, le simple siège de la conscience de soi et du monde. Mais c’est la Bible qui m’a fait comprendre que ce n’était pas mon âme qui était le siège, la source, l’origine, des pensées, des sentiments et des volontés qui se manifestaient à ma conscience, au niveau de mon âme.

Le Seigneur me fit donc comprendre que ces pensées, ces sentiments et ces volontés qui se manifestaient en moi, dans mon être conscient, pouvaient provenir soit de mon « homme intérieur », de mon esprit régénéré pur et saint, soit d’une autre source ténébreuse, qui continuait à habiter dans mes membres, et qui essayait de me faire croire qu’elle était toujours mon vrai « moi ». C’est cette source ténébreuse que la Bible appelle « la chair ».

Finalement, une magnifique vérité a fini par s’imposer à moi, dans toute sa splendeur! Ce que le Seigneur voulait, c’est que je comprenne que tout avait été accompli par Christ à la croix, et que c’est là que nous avions obtenu, comme un cadeau de la grâce de Dieu manifestée en Christ, une pleine victoire sur la chair, Satan, les démons, et le monde! Mais, si la croix a été pleinement efficace en tant qu’instrument de mise à mort de tout notre passé de péché, c’est la résurrection de Jésus qui nous a introduits dans Sa Vie nouvelle!

A mesure que je comprenais la complète signification de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, et que je réalisais que j’étais identifié à Lui dans Sa mort et Sa résurrection, je pouvais commencer à comprendre ce que signifiait « marcher par l’esprit »!

« Marcher par l’esprit » devenait vraiment simple, puisqu’il nous suffisait de connaître toutes ces vérités, de les croire, et de « nous y installer », pour libérer en nous la puissance du Saint-Esprit. C’est par la foi que le Saint-Esprit nous introduit dans cette vie de résurrection!

« Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8: 31-32).

Voilà la véritable délivrance des Chrétiens: vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous affranchira!

Car c’est cela que le Seigneur veut nous faire comprendre: comment marcher par l’esprit, comment marcher comme Jésus a marché sur cette terre, comment marcher dans une pleine victoire sur le péché et la chair, afin de pouvoir produire le bon fruit de l’Esprit qui glorifie le Seigneur!

C’est la production de ce fruit qui nous permet de marcher dans la Lumière de Dieu, et de repérer aussitôt le prince des ténèbres, quand il essaye de se manifester!

Plus j’avance dans la compréhension de l’oeuvre magnifique de Christ, et plus je réalise à quel point les choses deviennent de plus en plus simples! C’était mon ignorance et mon incompréhension de la Vérité qui les rendaient compliquées!

A présent, je peux dire que j’ai fini par comprendre que la marche par l’esprit se résume à ces trois simples vérités, que je n’arrête pas d’expliquer et d’approfondir partout où j’en ai l’occasion:

  • Avant notre nouvelle naissance, notre esprit, c’est-à-dire notre « homme intérieur », notre « homme spirituel », était mort dans le péché, coupé de Dieu. Par la repentance et la foi en Jésus, nous obtenons non seulement le pardon de nos péchés, mais nous passons par une nouvelle naissance: notre « vieil homme », c’est-à-dire notre esprit tel qu’il était avant notre conversion, est recréé à neuf à l’image de Jésus, et devient un « homme nouveau », saint, pur et parfait, véritable « justice de Dieu en Christ ». Voilà ce que nous sommes, dans notre vraie nature de Chrétien régénéré!
  • Mais il y a une puissance, ou une « loi de péché et de mort », qui reste fixée à notre corps physique. Paul appelle cette loi de péché et de mort « la chair », parce qu’elle est fixée au niveau de notre chair physique. Cette « chair » de péché a les mêmes caractéristiques que « feu » notre vieil homme. Car ce « vieil homme » est bien mort, il ne peut plus se manifester. Il a simplement laissé ses traces et ses influences en nous, et nous devons nous en dépouiller. Mais c’est notre ignorance qui permet à la chair de nous tromper, et de nous faire croire que le « vieil homme » n’est pas mort!
  • Nous devons nous « installer par la foi » dans notre nouvelle nature spirituelle, qui est « assise dans les lieux célestes en Christ ». Nous devons apprendre à nous découvrir et à nous connaître tels que nous sommes maintenant en Christ. Nous devons complètement « oublier » ce que nous étions auparavant! Nous devons savoir, et ne jamais oublier, que Dieu nous a rendus capables, dans notre nouvelle nature, d’échapper complètement au contrôle de la chair et du péché. Parce que, entre la chair et notre nouvelle nature, se dresse la croix de Christ! La mort et la résurrection de Jésus sont aussi notre mort et notre résurrection! En Christ, nous avons échappé définitivement à la tyrannie de Satan, du péché et de la chair, et nous avons été transportés dans le Royaume du Fils de l’Amour de Dieu!

Voilà, bien-aimés, les simples vérités incontestables, qui forment le coeur de l’Evangile de Christ, qui nous libèrent, et à partir desquelles nous pouvons assembler tout le « puzzle » de la révélation divine!

Je ne prétends nullement être le seul à avoir reçu cette révélation! Mais je peux témoigner que ce ne sont pas des hommes qui m’ont donné cette révélation. Je l’ai reçue directement du Seigneur, uniquement en étudiant Sa Parole! Et, comme Dieu ne fait pas de préférences, n’importe quel Chrétien est donc capable de recevoir aussi cette même révélation, par le Saint-Esprit et par la Parole de Dieu!

Peut-être, si l’on m’avait enseigné ces simples vérités dès le premier jour de ma conversion à Christ, aurais-je pu éviter bien des méandres inutiles dans ma progression spirituelle ultérieure. Mais je n’en suis même pas certain.

Car, d’un autre côté, je me demande, même si l’on m’avait correctement enseigné ces vérités dès le début, si j’aurais eu à l’époque des oreilles pour entendre! Peut-être donc que mes errements passés m’ont été nécessaires, pour briser en moi ce qui devait être brisé, et pour m’enlever toute illusion et toute fausse certitude, à force de me cogner au fond de mes impasses?

C’est pourquoi, j’en tire personnellement la conclusion que, si nous voulons correctement évaluer la situation spirituelle d’un Chrétien, quel qu’il soit, nous devons examiner cette situation spirituelle dans sa progression dans le temps.

Ce qui compte, ce n’est pas tant la situation d’un Chrétien à un moment donné, mais c’est de savoir quelle a été son évolution spirituelle, et dans quel sens s’est effectuée cette évolution.

Ce qui compte surtout, c’est donc la fin, et non le commencement de notre vie spirituelle!

« Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13: 7).

Je dois ajouter que je n’ai nullement écarté la délivrance de l’arsenal de nos armes spirituelles. Mais je ne chasse à présent les démons que s’ils se manifestent ouvertement devant moi. Il me semble d’ailleurs que le Seigneur Jésus agissait aussi de la même manière. Il ne proposait jamais de Lui-même aux gens de les délivrer des démons qu’Il devait clairement discerner dans leur vie. Mais Il les délivrait quand ces démons se manifestaient devant Lui. Quant au reste, Il les appelait à la repentance et à la foi en Dieu et en Sa Parole.

Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre de Christ, et sur Christ, sur Sa Personne et sur Son oeuvre. Le Seigneur est tellement grand! Mais je sais actuellement une chose: le Seigneur veut Se révéler à nous tel qu’Il est! Si nous voulons Le connaître tel qu’Il est, Il Se fera une joie de Se révéler, et Il nous fera, dans Sa grâce, la joie de Le connaître de plus en plus tel qu’Il est, et d’entrer de plus en plus dans son intimité!

« Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit: Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17: 1-3).

Que le Seigneur vous permette, et nous permette, nous tous qui sommes Ses enfants, de Le connaître tel qu’Il est, et de Le manifester tel qu’Il est dans notre vie!

195 Responses to B146-Comment je suis venu à enseigner la marche par l’esprit.

  1. Sara dit :

    Frere Henri, j’ai une question qui me vient a l’Esprit. Quelle difference y a-t-il entre sanctification et purification?
    Merci d’avance, et que l’Eternel soit toujours ton guide.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sara, Mon prochain article traite justement de ce sujet, mais il n’est pas encore publié. Tu le liras bientôt!

  2. Gerry dit :

    Frére Henri,
    Je voudrais vous demander comment appliquer dans la marche par l’Esprit la phrase biblique suivante : « amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ »
    Merci grand frère, au nom de Jésus.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Gerry, cela veut dire tout simplement apprendre à contrôler toute pensée qui nous vient, pour rejeter toutes celles qui ne sont pas conformes à la volonté de Christ! Dieu nous en a rendus capables! Le meilleur moyen, c’est déjà de nous remplir de toutes les pensées de Christ et de Sa Parole!

  3. Flo dit :

    Oui cher frère Daudet Dechrist Diyoka, c’est bien cela. Sois béni en Jésus, amen. Flo.

  4. Daudet Dechrist Diyoka dit :

    Merci bien ma sœur Flo pour ta contribution. Que Dieu te bénisse également. Mais je voulais savoir ce que veut dire ADD; Assemblée De Dieu, c’est bien ça?
    A plus!

  5. Flo dit :

    Cher Daudet Dechrist Diyoka,
    j’ai voulu parler dans mon ancienne ADD au sujet de la dîme et bien évidement, on m’a fait taire ! Mais je persévère, car je sais que j’ai reçu la vérité en Jésus et je crois que toutes les véritables brebis du Seigneur savent entendre SA Voix.
    Je crois vraiment que la meilleure dîme que nous pouvons offrir en sacrifice d’actions de grâces à notre Dieu vivant, de nos jours, est vraiment notre vie consacrée en tous points à faire SA Volonté en se penchant d’avantage sur les besoins des autres que les nôtres, véritablement ! (La charité de Dieu). Seulement, s’il est évident que nous savons en nous-mêmes ce qu’il convient de faire, de DONNER pour un proche ou une âme que Dieu nous confie, il nous faut toujours le faire avec sagesse et discernement, car les dérives (à cause de la chair) peuvent être nuisibles. Je crois que c’est aussi pour cela que beaucoup de nos semblables continuent à « préférer » donner à un pasteur ou à un organisme, plutôt que de voir à la lumière de l’Esprit directement ce qu’ils sont en mesure de faire ou pas, avec ce que Dieu leur donne. C’est un manque d’engagement issu en grande partie d’un manque de foi ou d’ignorance quant à la véritable personne de Jésus et du Saint-Esprit de Dieu, qui pourtant nous conduit toujours dans la vérité, si nous Lui faisons confiance et Le laissons agir en nous.
    Je te bénis en Jésus, Flo.

  6. Daudet Dechrist Diyoka dit :

    Merci cher Henri pour cette réponse qui conforte ma position et celle de beaucoup d’autres qui ont soif de la Vérité. En ce temps de la fin, on impose des pratiques pernicieuses au peuple sans discernement, qui boit n’importe quoi et qui contribue à enrichir ces « pasteurs » en mal de gains matériels. D’où la nécessité d’examiner la conformité de toute chose par rapport à ce que nous dit la Bible, notre référence. Soyez tous bénis !

  7. Daudet Dechrist Diyoka dit :

    Salut bien-aimé Henri,
    Puis-je avoir ton avis en ce qui concerne le payement de la dîme, le 1/10 ème du salaire (certains précisent même qu’ il s’ agit du 10ème du salaire brut) qui est exigé dans des nombreuses églises? Ma position sur cette question est qu’étant tous devenus sacrificateurs et Christ le Souverain Sacrificateur (Apoc.1:6 et Heb.7), nous ne sommes plus tenus au payement de cette dîme, mais nous sommes conviés à faire des libéralités et des dons. Dans le Nouveau Testament, il n’est pas fait mention explicite de la dîme, à part quelques passages qui se rapportent aux usages des pharisiens qui tenaient à la dîme, mais qui vivaient dans l’hypocrisie.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Daudet, Effectivement, si l’on fait une étude objective de tout le Nouveau Testament, nous ne voyons nulle part l’Eglise de Jésus-Christ assujettie à la dîme. D’ailleurs, les Juifs devaient payer non pas une dîme, mais deux dîmes et demie, jamais en argent, mais toujours en nature! Nous avons été libérés de cette obligation, mais l’Esprit nous conduit à faire preuve de libéralité et de générosité!

  8. Christophe dit :

    L’Eternel se sert de « qui » Il veut et « quand » Il le veut. Bien sur, Il le fait par l’intermédiaire de ce blog! C’est extraordinaire la manière dont notre Dieu agit au travers des uns et des autres, non en une personne « en particulier » mais en chacun et de manière ponctuelle! ALe Seigneur me parle souvent à travers toi frère Henri, il l’a fait aussi à travers le frère Alexandre, qui a déposé un long commentaire à propos de cette médiation, commentaire laissé le 27 janvier 2011 à 15:04 précisément! Il a suffit qu’il écrive que les méditations de Guy BEVINGTON avaient été un tournant dans sa vie pour que je cherche à savoir qui était ce fameux « GUY ». Puis de file en aiguille, j’ai découvert John Lake… le Seigneur avait un plan: m’enseigner sur la maladie à un moment où j’en avais le plus besoin! Ainsi, sommes-nous tous amenés, à un moment ou à un autre, sans nous en rendre compte, sans en avoir conscience, à êtes utilisés par Dieu pour l’édification commune du Corps de Christ! Gloire à Dieu…

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Christophe, Je suis heureux que le témoignage de Guy Bevington t’ait fait du bien! Il m’avait touché aussi, puisque j’avais décidé de le traduire et de le publier, il y a une quinzaine d’années.

  9. Simone dit :

    Cher Frère Henri,

    Aujourd’hui j’ai tout comme vous ouvert les yeux par rapport au combat spirituel. Il est vrai que Jésus ne chassait que des démons chez les païens. Autrement il aurait pu commencer par ses disciples !!. Il m’a fallu beaucoup de temps pour ouvrir les yeux car moi aussi je pensais qu’il fallait aller à la chasse aux démons jusqu’au jour où j’ai découvert vos messages sur le problème de la chair, la marche par l’esprit. Vous m’avez été d’une grande aide. On ne voit jamais Paul ni aucun apôtre lier des esprits avant de prêcher dans une ville, prendre position sur des esprits ancestraux, etc…par rapport à certains prédicateurs aujourd’hui qui disent avoir un ministère de délivrance….(où voit-on ce ministère dans la Bible ??)

    Encore une fois merci et que le Seigneur continue à vous utiliser pour Sa Gloire.