B150-Garder la « conscience de Christ ».

Article de Henri Viaud-Murat.

Une condition essentielle pour marcher par l’esprit, c’est garder en permanence la « conscience de Christ ».

« Garder la conscience de Christ », c’est être constamment conscient de la présence de Christ en nous, de Sa Personne et de Son oeuvre. C’est aussi être constamment conscient de notre position céleste en Christ, et de ce que cette position implique pour notre marche pratique sur cette terre.

En cela, la conscience d’un enfant de Dieu de la nouvelle alliance, conclue dans le sang de Jésus, diffère fondamentalement de la conscience des saints de l’ancienne alliance!

En effet, aucun des saints de l’ancienne alliance n’a jamais eu l’immense privilège de bénéficier de la présence permanente de Dieu en lui! Aucun n’a jamais eu conscience de la réalité de sa nouvelle nature spirituelle! Aucun n’a jamais eu conscience de sa position céleste en Christ!

Les différences entre les saints de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance sont tellement fondamentales, tellement énormes, que nous devons nous garder soigneusement de la mentalité qui était la leur!

Pourtant, cette mentalité de l’ancienne alliance se perpétue toujours chez beaucoup de Chrétiens. Et ils ne se rendent pas compte que c’est cette mentalité qui les maintient dans la défaite spirituelle, et qui les empêche de profiter pleinement des grâces splendides, et des avantages glorieux qui nous sont offerts en Jésus-Christ.

Par exemple, les Juifs étaient, parmi tous les peuples de la terre, ceux qui avaient été choisis par le Seigneur pour constituer Son peuple. Ils bénéficiaient en cela de la fidélité d’Abraham le croyant, avec lequel Dieu avait conclu une alliance inviolable.

Pour un Juif du temps de David ou de Salomon, la bénédiction suprême consistait à savoir que l’Eternel était présent dans le Lieu Très Saint du Tabernacle ou du Temple de Jérusalem.

Le Juif pieux pouvait vivre dans la proximité immédiate de son Dieu. Il pouvait recevoir Sa bénédiction s’Il respectait Ses commandements. Il pouvait bénéficier du sang des sacrifices. Il pouvait invoquer de loin ce Dieu redoutable, et Lui adresser ses prières.

Mais jamais aucun Juif n’aurait pu même imaginer qu’un jour, ce grand Dieu viendrait demeurer en permanence dans son esprit, au point de faire de lui un temple vivant de l’Eternel!

Aujourd’hui, le moindre disciple de Jésus-Christ est devenu le temple vivant du Seigneur! Dans son esprit régénéré, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont venus résider en permanence! Jésus a dit à Ses disciples:

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariot, lui dit: Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde? Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14: 16-23).

En outre, jamais aucun Juif n’aurait pu espérer que l’Eternel ferait de lui une nouvelle création semblable au Dieu vivant! Jamais ce Juif n’aurait pu espérer qu’un jour, son esprit régénéré aurait pu « être assis, dans le Messie, dans les lieux célestes », bien au-dessus de Satan et de toutes ses puissances mauvaises!

Et pourtant, bien-aimés, ce sont les grâces que Dieu a déversées en abondance sur le moindre des saints de la nouvelle alliance!

Mais il faut reconnaître que la plupart des Chrétiens ne mesurent pas ces grâces à leur juste valeur, et continuent à se comporter comme le faisaient les Juifs, et comme ils le font toujours, tant qu’ils n’ont pas reconnu en Jésus leur Messie!

Voilà pourquoi nous devons avoir, et garder précieusement, cette « conscience de Christ », qui change tout dans la vie d’un croyant!

Beaucoup de Chrétiens sont encore affligés d’une mauvaise conscience, justement parce qu’ils n’ont pas une pleine conscience de la réalité spirituelle qui est la leur, une fois qu’ils sont devenus une nouvelle création en Christ.

Ces Chrétiens ont pourtant bien eu la conscience qu’ils étaient des pécheurs; ils ont bien eu la conscience que le Seigneur Jésus était mort pour leurs péchés, et que leurs péchés passés avaient été effacés. Mais ils n’ont pas reçu une révélation suffisante de la Vérité, au point d’avoir une pleine conscience de leur nouvelle nature en Christ, et de leur position céleste en Christ.

Il y a dans l’épître aux Hébreux plusieurs passages qui jettent une vive lumière sur cette purification de notre conscience:

« Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation. Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9: 6-14).

L’auteur montre ici que les sacrifices de l’ancienne alliance, et le sang des boucs et des veaux, étaient impuissants pour purifier parfaitement la conscience de ceux qui offraient ces sacrifices. Ils avaient conscience qu’un sacrifice avait été effectué pour « couvrir » leur péché, mais ils n’avaient pas conscience qu’ils étaient de nouvelles créations, et que tous leurs péchés passés étaient complètement effacés, par un sang plus précieux que le sang des animaux!

Encore moins avaient-ils la conscience qu’un futur sacrifice parfait, celui du Messie, allait non seulement purifier parfaitement leur conscience des oeuvres mortes, mais allait aussi leur assurer à la fois la mort de leur ancienne nature de péché, et la création en eux d’une nouvelle nature parfaite, semblable à la nature même de Dieu, et capable de ne plus pécher!

Mais, aujourd’hui, combien de Chrétiens ont-ils pleinement conscience de cette réalité?

« En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps; tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit: voici, je viens, dans le rouleau du livre, il est question de moi, pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d’abord: tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché ce qu’on offre selon la loi, il dit ensuite: voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés » (Hébreux 10: 1-14).

Quelle puissance absolue dans ces paroles! Il y a là de quoi faire exploser tous les principes religieux désuets, toutes les pratiques religieuses vaines et inefficaces!

Par une seule offrande, celle de Son Corps sur la Croix, Christ, le Messie d’Israël, a, une fois pour toutes, non seulement sanctifié ceux qui croyaient en Lui, mais aussi, amené à la perfection pour toujours ceux qui ont été ainsi sanctifiés! Ceux-ci n’ont pas oublié la purification de leurs anciens péchés. Cela signifie qu’ils ne gardent même plus la conscience de leurs péchés passés, parce qu’ils savent qu’ils ont été parfaitement purifiés de ces péchés, et ils ne l’oublient pas!

Christ a aboli La Loi et ses sacrifices, qui n’étaient que l’ombre des choses à venir, et qui n’avaient servi que pendant un temps d’attente et de préparation, pour instituer une réalité nouvelle et parfaite en tout point!

Oui, l’offrande du Corps de Jésus sur la croix nous a sanctifiés, nous a parfaitement purifiés de tous nos péchés passés, et nous a définitivement délivrés de notre ancienne nature de péché!

Oui, l’offrande du Corps de Jésus sur la croix nous a aussi définitivement amenés à la perfection, dans notre nouvelle nature régénérée!

Nous savons aussi que Christ n’est pas resté dans la tombe! Le troisième jour, Il est ressuscité. Quarante jours plus tard, Il est monté aux cieux, et Il S’est assis triomphalement à la droite de Dieu le Père, attendant que tous ses ennemis soient définitivement anéantis!

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé. En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire. C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens 1: 3-23).

Quelle surabondance de bénédictions! Quel est le Juif, même le plus pieux, qui aurait pu rêver posséder seulement le millième de ces bénédictions?

Combien nous devons prier pour Israël et les Juifs, pour que leurs yeux s’ouvrent, et que tombe le fardeau spirituel qui pèse sur eux!

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Ephésiens 2: 1-8).

Voilà, bien-aimés, ce que j’appelle « garder la conscience de Christ »! C’est garder dans notre conscience de chaque instant la réalité de la Personne de Christ, de Son oeuvre, de notre vraie nature en Christ, et de notre position spirituelle dans les lieux célestes en Christ!

Si tu gardes constamment cette conscience de Christ, où que tu sois, où que tu ailles, tu ne seras plus jamais le même, et tu ne feras plus jamais les mêmes choses que dans le passé!

Cette conscience de Christ, d’abord un peu floue, deviendra de plus en plus nette, à mesure que nous méditons ces vérités, que nous nous les approprions, et que nous en remplissons nos pensées et notre coeur!

Quand cette conscience de Christ nous remplit littéralement, il n’y a plus de place, dans notre conscience, pour les craintes, les doutes, et les pensées de ce monde, de la chair et du malin!

Nous pouvons alors tirer en permanence, du bon trésor qui remplit notre coeur, toutes sortes de richesses, ces richesses qui nous ont été abondamment données par notre Bon Père Céleste, en Son Fils Jésus-Christ!

C’est cela, « avoir une bonne conscience »! C’est avoir conscience, en permanence, des réalités spirituelles qui sont les nôtres en Christ! Si nous ne gardons pas constamment cette « bonne conscience », nous risquons de faire naufrage par rapport à la foi!

« Le but du commandement, c’est une charité venant d’un coeur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. Quelques-uns, s’étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours » (1 Timothée 1: 5).

« Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi (1 Timothée 1: 18-19).

Remarquez à quel point la foi est associée à une conscience pure, à une « bonne conscience »! Un Chrétien qui n’a pas la connaissance de la pureté absolue de sa nouvelle nature en Christ, et qui ne marche pas en permanence dans la sanctification, est un Chrétien dont la foi n’est pas fondée sur le Roc. Quand la tempête vient, il risque fort de faire naufrage par rapport à la foi.

La conscience morale n’est pas autre chose que la prise de conscience de notre état spirituel réel devant Dieu. Lorsque notre conscience nous accuse, cela signifie que nous avons conscience de quelque chose que Dieu réprouve, et que nous avons besoin de purifier notre conscience de cette souillure.

Lorsque nous avons pleinement conscience de l’oeuvre parfaite de Christ, et de notre position en Christ, lorsque nous savons que nos péchés ont été pardonnés, et que nous sommes unis à Christ dans Sa sainteté et Sa justice parfaites, alors, tant que nous sommes dans cet état, notre conscience ne nous reproche rien. Nous avons la « bonne conscience » que nous devrions toujours avoir!

Si un péché ou une oeuvre charnelle venait à ternir cette bonne conscience que nous avions, là encore, Dieu a pleinement pourvu, dans Sa grâce, pour nous restaurer! Le sang de Christ est toujours disponible pour effacer les péchés de ceux qui les reconnaissent devant Dieu! Et nous pouvons aussitôt reprendre notre position parfaite en Christ!

Bien-aimés, demeurons en permanence dans cette « conscience de Christ »!

« Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu » (2 Corinthiens 1: 12).

Si Paul pouvait ainsi confesser qu’il s’était conduit dans le monde, et surtout à l’égard des Chrétiens, avec sainteté et pureté devant Dieu, c’était parce qu’il avait appris à ne plus s’appuyer sur la sagesse charnelle, sur la sagesse de ce monde, et sur les traditions des hommes! Mais il s’appuyait en permanence sur la grâce de Dieu, manifestée en Jésus-Christ!

Notre conscience a été purifiée des oeuvres mortes! Nous ne faisons plus partie des incrédules dont l’intelligence et la consciences sont souillées! (Tite 1: 15). Mais nous pouvons à présent servir Dieu avec une conscience et un coeur purs!

« Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure » (2 Timothée 1: 3).

Comme Paul, rendons aussi grâce à Dieu, parce qu’Il nous a rendus capables d’avoir la « conscience de Christ », et de Le servir avec une conscience parfaitement pure!

76 Responses to B150-Garder la « conscience de Christ ».

  1. Francine dit :

    Evidemment ! Merci beaucoup.

  2. Fancine dit :

    Par rapport à ce qu’a écrit Jean-Paul, cher frère Henri, est-ce aussi pour ça que la plupart des Chrétiens vivent un échec au sujet de la guérison des malades, de la libération des prisonniers (spirituels) etc … tout simplement parce qu’ils ne sont pas conscients de l’unique réalité de leur nouvelle nature ? Jésus, le Christ, nous a donné Son Nom, nous le portons, nous apportons Christ partout où nous allons, partout où nous sommes … il y a donc quelque chose qui cloche !!! Et c’est du gâchis …
    Merci de ta patience.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sioeur Francine, Nous devons surtout être bien au clair concernant l’oeuvre de Jésus à la croix, et bien comprendre qu’Il s’y est chargé, non seulement de nos péchés, mais aussi de nos maladies! cela suffit pour recevoir une guérison par la foi, même si l’on n’a pas encore une claire conscience de la qualité de notre nouvelle nature.

  3. Francine dit :

    J’ai étudié attentivement les 3 dernière études et je suis profondément reconnaissante au Seigneur de cette « bonne table dressée devant nous ».
    Soyez assuré cher frère Henri de la fidélité de ma prière.

  4. Yosef dit :

    Amen

  5. Nadine DHERBEY dit :

    Cher frère Henri,

    J’ai vu ce matin qu’il y avait un nouvel article que je n’ai pas encore lu.
    Mais avant tout, j’ai un passage des Saintes Ecritures à vous soumettre et qui je pense résume la vie pratique de tout enfant de Dieu qui marche par l’Esprit.
    MATTHIEU 5 VERSETS 3 A 12 est là le secret de tout le VRAI BONHEUR !
    Le mot HEUREUX est cité 9 fois puis ensuite, le mot REJOUISSEZ-VOUS et le mot
    TRESSAILLEZ de JOIE ! Notre récompense sera grande car c’est ainsi que l’on a persécuté les prophètes avant nous.(enseignement de JÉSUS-CHRIST) AMEN

  6. Flo dit :

    Merci mon frère, je ne l’avais pas encore vu, je te bénis pour cela aussi, à tantôt, Flo.

  7. Flo dit :

    Chers bien aimés je vous bénis !
    Je me joins à vos prières, Serge G et Chantal, ainsi qu’à tout ce qui a pu être mentionné comme requêtes ici qui sont en accord avec la volonté de notre Père céleste, qu’il en soit fait ainsi et selon notre propre foi à chacun, amen ! Je profite de l’occasion, car ce n’est pas la première fois que je le constate, j’avais d’ailleurs créé un espace de prières pendant un temps sur mon propre blog à cet effet, comme une nécessité. Je propose à notre bien aimé Henri de voir s’il ne pourrait pas nous laisser un article ici qui nous servirait aussi de lieu de prière pour nous y réunir et nous y assembler comme nous le faisons déjà en suivant le fil des commentaires de chaque article. Les besoins sont de plus en plus grands à cause des mauvais jours, et je suis en compassion pour tous les membres de mon Corps en Jésus qui passent par des épreuves pour la Gloire du Père, amen ! Persévérez mes amis, vous tous qui voulez courir vers la couronne incorruptible, car rien de ce que nous éprouvons ne sera insupportable pour nous, si nous marchons par l’Esprit de Dieu, car Il est Souverain de nos vies et Il nous donne toutes victoires en Lui, amen, alléluia ! Mais nous devons en effet, plus que jamais, nous rassembler en Esprit et en Vérité pour tenir ferme face aux attaques ennemies, et persévérer dans les prières et dans les jeûnes, en marchant continuellement en sanctification et purification, selon ce que nous serons remplis du Saint-Esprit pour ce faire, amen !
    A bientôt, fraternellement en Jésus, Flo.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Flo, Il y a déjà, sur ce blog, un article intitulé « Demandes et sujets de prières », que tous peuvent consulter, et sur lequel chacun peut déposer un sujet de prière.

  8. chantal dit :

    Cher joseph, Je viens vers toi suite à ton message du 18.02 15h11
    Tu dis: « POURQUOI TOUTES CES VERITES, CES ECLAIRCISSEMENT VIENNENT-ILS A LA LUMIERE SEULEMENT MAINTENANT DANS MA VIE. LE CŒUR EST-IL SI DUR. »
    Dieu compare l’être humain à un arbre. Il nous dit que nous devons porter du fruit. Avant le fruit, il y a la semence, le bourgeon, la fleur, le fruit. Pour ce faire : il faut élaguer, émonder (blessures souffrances, épreuves, deuils), défricher (discernement), arroser (la Parole, le Saint-Esprit), il faut aussi mettre de l’engrais (révélation, toucher de Dieu, présence de Dieu). Il faut qu’à travers notre marche avec Dieu, nous nous enracinions de plus en plus profondément dans Sa Parole. Tout cela demande beaucoup de temps. Regarde la nature, elle nous enseigne chaque jour. Dieu ne perd pas Son temps, Il ne sommeille ni ne dort. Par notre passé, Il nous a attiré à Lui. A présent nous sommes Son œuvre, Il est l’architecte. « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ». Les bonnes comme les mauvaises. Ici-bas rien ne sera acquis, nous sommes à Son école. Ses enseignements, Ses moyens, Sa pédagogie vont à l’encontre de nos conceptions, c’est pourquoi nous ne comprenons pas, mais, avec le temps, un peu plus de maturité spirituelle, un peu de recul, d’écoute, et de marche avec l’Esprit, nous comprenons mieux et acceptons que Sa volonté parfaite s’accomplisse dans nos vies, pourvu qu’Il soit glorifié. Je t’invite à lire le livre de JOB, la vie de JOSEPH, d’ELIE de JEREMIE. Ils ont dû s’en poser des questions, ils ont dû en verser des larmes.
    « POURQU A-T-IL FALLU ETRE TROMPE DE LA SORTE PAR DE MAUVAIS ENSEIGNEMENTS ?»
    Je dirai que, là aussi, Dieu le permet, Il nous teste, nous éprouve, comme Il a éprouvé Son peuple au désert. Il veut nous épurer. Il prépare l’Epouse que nous sommes. L’ennemi voudrait bien nous tromper à travers des faux enseignements, mais il fait une œuvre qui le trompe, quant aux DISCIPLES du Seigneur. Vois-tu, de ta question découle la victoire. Si tu reconnais les faux enseignements, c’est que tu discernes le vrai du faux, et cela vient de Dieu. Tu ne te laisseras pas aller à tout vent de doctrine. Ton esprit devient de plus en plus sensible à la vérité, parce que tu connais la voix de ton Maître, et qu’Il a placé dans ton cœur l’amour de la Vérité. Mais à chaque fois que Dieu nous éprouve, c’est pour mesurer notre marche avec Lui, pour discerner si nous marchons encore par la chair ou par l’esprit, si nous allons accepter le compromis ou nous mettre à part, c’est pour savoir si notre pasteur est un homme ou notre Seigneur. Tu vois que celui qui est trompé, ce n’est pas toi. Les échecs, les épreuves, les chutes, nous en aurons, les maladresses, nous en ferons jusqu’au retour du Seigneur. Ce qui est important, c’est l’impact qu’ils auront sur nous. Si nous regardons à Dieu, nous allons en ressortir plus forts en Lui. Dieu Se sert aussi de nos erreurs, nous allons voir Son amour, Ses promesses se matérialiser, nous allons voir Sa fidélité, Son pardon, Sa restauration. Notre foi en sera affermie, Dieu le veut. nous poser sur le rocher que nous ne pouvons atteindre. Si nous regardons en bas nous allons nous culpabiliser, nous décourager et l’ennemi fera son œuvre de destruction.
    En résumé, je pourrais dire que la vie du Chrétien est une marche quotidienne de la mort à la vie, de l’erreur à la vérité, du péché à la grâce.
    PEUT-ON RATTRAPER LE TEMPS PERDU ?
    Dans notre humanité, nous sommes emprisonnés dans la dimension du temps, mais cette dimension avec Dieu n’existe pas. Cher frère, notre vie ici bas n’est qu’un souffle, notre but ici bas c’est de Le connaître, de L’aimer et Lui obéir en attendant la vraie vie, qui est la vie éternelle. Réalise que la vie ne s’arrête pas ici-bas, mais qu’elle est éternelle. Que DIEU NOUS PREPARE A REGNER AVEC LUI sur cette terre, que nous allons hériter de toutes Ses promesses. Nous allons avoir l’éternité pour Le connaître et faire Sa volonté. N’est ce pas merveilleux?
    Cher frère Joseph, lève les yeux vers l’Admirable, le Merveilleux, et crois qu’un jour près de Lui vaut mieux que mille ailleurs. L’important, c’est de Le connaître, regarde devant et non pas derrière. Sois plus que vainqueur, mon frère. N’oublie pas que Dieu est omniscient, omniprésent, omnipotent. Il est le commencement et la fin, Tout est entre Ses mains, Il a le CONTROLE de tout, rien ne se fait sans Sa volonté, et Son amour pour nous est parfait. Rien ne nous ravira de Sa main. Il a un plan pour chacun de nous. Et Lui aussi est parfait.
    Je t’embrasse fraternellement.
    Chantal

  9. vincent dit :

    Merci Henri pour votre encouragement, je suis efectivement impatient de vivre ensemble, et harmonieusement, entre frères et soeurs. De toute façon, nous y sommes presque n’est-ce pas, le Seigneur Jésus nous a promis qu’Il reconstruirait Son temple en 3 jours, encore un peu donc.
    Quant aux Amish, j’apprécie, par ce que j’entends parler, leur égalité, partage, fraternité et vie commune; quant à leur sincérité, je ne le sais!
    Continuons donc de vivre par l’Esprit, comme vous l’enseignez, et agissons conformément à ce qui est juste!

  10. vincent dit :

    Cher frère Henri, je suis aussi convaincu qu’un Chrétien, agissant selon le coeur de DIEU, fera un excellent travail pour qui que ce soit. Mais le fait de travailler, avec justice, consciemment, pour une entreprise à finalité injuste, fait de nous coupables et complices. Nous travaillons depuis trop longtemps avec justice pour l’injustice ! Actuellement, la phrase « il ne doit pas en être ainsi entre vous » m’interpelle énormément pour nous, Epouse de Christ, qui vivons maintenant ces temps difficiles. Quoique la justice humaine (les tribunaux) soit un instrument et autorité de Dieu sur terre, Paul nous conseillait de souffrir une injustice plutôt que d’avoir recours à elle. Car notre participation au jugement futur sera nettement supérieure à celle-ci. Paul ne nous dirait-il pas, aujourd’hui, la même chose au sujet de notre éducation et celle de nos enfants? N’y aurait-il pas de bons enseignants (un ministère) parmi vous ? N’est-ce pas elle (l’Eglise) qui devrait enseigner le monde sur les vérités de Dieu ? Entre nous, quel doit être réellement le rôle du mari et père dans le foyer ? De la femme et mère ? Dans l’Eglise primitive, les soeurs âgées étaient les conseillères des jeunes épouses et mères ! Les mères ne devraient-elles pas avoir ce rôle d’éducatrices de ces enfants ? Ou doivent-elles continuer à s’épanouir et s’affirmer professionnellement, au détriment de leur responsabilité au foyer, reléguant cette fonction aux écoles et éducateurs du monde (en plus, c’est gratuit).
    Les communautés Amish sont un bon exemple de ce que devrait être l’Eglise sur ce point. Même s’il ne nous faut pas sortir ni s’isoler du monde, nous devrions, par l’Esprit qui nous anime, marquer la différence. L’Eglise, telle qu’elle est, ne dérange absolument pas l’esprit de ce monde, puisqu’elle s’en trouve diluée !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Vincent, Je comprends ta tristesse, mais je voudrais t’encourager, en te rappelant que nous devons faire une claire distinction entre l’Eglise que tout le monde voit, et la véritable Eglise du Seigneur Jésus. Cette vraie Eglise ne pratique pas les choses que tu dénonces. Elle cherche à être remplie de l’Esprit et à obéir de coeur à Son Seigneur. Certes, cette Eglise n’est pas la plus nombreuse, mais elle existe bien. Les brebis du Seigneur entendront toujours Sa voix! Quant aux Amish, je dispose d’informations directes qui me montrent qu’ils sont loin de constituer un exemple spirituel! Ils forment plutôt une secte! Mais il est vrai qu’ils s’entraident beaucoup sur le plan matériel, tout au moins ceux qui respectent leurs règles strictes!

  11. Le blanc dit :

    Merci beaucoup, frère Henri pour cet artcle.
    Que Dieu te bénisse et te protège.

  12. arthur dit :

    Chère sœur Chantal,
    Je te remercie d’avoir posté ce message, contenant le témoignage poignant de cette dame. Je voudrais t’exprimer ma joie quant à l’initiative que tu as prise jusque-là de t’occuper d’elle. Le cas de cette dame est à mon avis alarmant, car elle vit dans une situation indescriptible. Mes chères et sœurs, ce qui est triste, c’est de savoir qu’elle a été rejetée, et ignorée par des frères et par des sœurs en Christ et par des pasteurs. Il ne doit pas être de même pour nous. Nous ne pouvons pas apprendre les enseignement d’Henri concernant une nouvelle vie, une nouvelle nature de Christ, et rester sourds et muets devant la souffrance du monde dans notre environnement proche. Nous devons aimer notre prochain comme nous-même. Ce prochain est celui qui parfois n’est pas dans la foi comme nous, ou qui marche dans la chair. Notre prochain … c’est cette dame qui n’arrive pas à bien manger, cette dame âgée qui a du mal à se nourrir, cette dame qui a tenté de se prendre la vie 3 fois en trois ans…. cette dame qui peine tellement pour elle-même et son fils, qui lui aussi est un cas désespérant. Notre prochain a besoin de nous, il a besoin de nos prières, mais aussi Il a besoin de nos actions concrètes:
    – Nourrissons-le,
    – Vêtissons-le,
    – Accueillons-le,
    – Abritons-Le.
    Faisons-lui savoir que Dieu l’aime, même si il n’a pas encore donné sa vie à Christ. C’est l’occasion rêvée pour nous de montrer que nous sommes vraiment de nouvelles créatures, en nous occupant des pauvres et des délaissés, même s’ils ne sont pas dans la foi. Si nous ignorons les démunis et les pauvres dans notre environnement sous quelque prétexte, (exemple : « je ne suis pas guidé par le Saint-Esprit », ou « Ils ne croient pas au Seigneur, ils sont rebelles à l’évangile », ou « l’Etat s’occupe déjà des SDF », ou « je n’ai pas assez de moyens », etc…) Si nous les ignorons, alors cela prouve que nous ne marchons pas « comme Il a marché », et toutes nos confessions sur la croix, la nouvelle nature et la nouvelle vie en Christ sont vaines.
    PS: Soeur Chantal, j’ai demandé ton E-mail au frère, au sujet de comment on peut aider cette dame de manière concrète… merci encore pour le message.
    Arthur.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Arthur, Il est clair que nous ne pouvons pas laisser des misérables qui sont à notre contact direct mourir de faim et de misère. D’un autre côté, nous devons aussi trouver quelle est la pensée du Seigneur dans ce domaine, dans l’enseignement du Nouveau Testament, afin de garder une position équilibrée. Nous devons reconnaître que Christ et des apôtres nous ont demandé de nous occuper en priorité des pauvres et des veuves de l’Eglise. Nous ne voyons aucun exemple de Chrétiens s’organisant pour répondre à la misère du monde païen qui les entourait. En revanche, nous devons leur apporter Christ et l’Evangile, car, une fois qu’ils connaîtront le Seigneur, ils pourront compter sur Lui pour qu’Il pourvoie à tous leurs besoins. L’Eglise n’est pas appelée à construire de vastes systèmes d’oeuvres sociales utilisant des moyens humains, comme on le voit parfois. Souvent, ces oeuvres sociales remplacent le fait que l’Eglise n’est pas assez remplie de l’Esprit pour produire les oeuvres de Christ, qui nourrissait parfois les foules qui Le suivaient, mais d’une manière surnaturelle! Mais, à titre individuel, nous devons bien sûr aider ceux qui sont réellement nos prochains, et qui sont dans le besoin, quels qu’ils soient.