B160-La lettre et l’esprit.

Article de Henri Viaud-Murat.

Quand on marche par l’esprit, il n’y a aucune contradiction entre la lettre et l’esprit! Mais nous devons bien savoir ce que signifie réellement: « La lettre tue, et l’esprit vivifie! »

Nous le savons, la chair fera tout pour nous empêcher de marcher réellement par l’esprit. Elle est d’une ruse inouïe, d’une ruse réellement satanique, pour nous faire comprendre de travers la Parole de Dieu, tout en nous faisant croire que nous nous appuyons sur elle!

Il est fréquent donc d’entendre dire que « nous vivons sous la grâce », que « la miséricorde de Dieu nous a libérés de la lettre de la Loi », et que, si nous vivons par l’esprit, nous ne sommes plus contraints de suivre la lettre de la Parole de Dieu!

Ces paroles n’ont qu’une apparence de piété. Car une telle conception prouve, bien-aimés, que nous n’avons pas encore bien compris ce que signifie « marcher par l’esprit ».

Si Dieu a bien voulu nous révéler sa précieuse Parole, ce n’est pas pour que nous prenions nos libertés et nos aises avec la lettre de cette Parole!

En effet, quand nous marchons par l’esprit, nous pouvons parfaitement obéir à la lettre de la Parole de Dieu, mais par l’Esprit et dans l’Esprit, portés littéralement par l’Esprit, et non de manière légaliste, ce qui nous serait d’ailleurs parfaitement impossible.

En effet, quand on est légaliste, on est scrupuleusement attaché à la lettre de la Parole de Dieu, mais on est en même temps parfaitement incapable d’obéir à cette lettre de la Parole de Dieu, parce qu’on s’y emploie de la mauvaise manière!

Relisons ce que dit l’apôtre Paul à ce sujet:

« Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi; toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision? L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision? Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du coeur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Romains 2: 17-29).

Entendez-vous ce que dit Paul? Il parle de ceux qui connaissent parfaitement la Loi de Dieu, ou la Parole de Dieu, qui l’enseignent justement, mais qui sont incapables de la respecter dans leur propre vie pratique. Pourquoi? Parce que ces hommes sont encore contrôlés par la chair, et la chair rend la Parole de Dieu sans force!

Paul met ces hypocrites en contraste avec ceux qui ne connaissent pas la lettre de la Loi, mais qui font naturellement ce que prescrit la Loi, parce qu’elle est inscrite dans leur coeur!

Un tel raisonnement devait profondément choquer les Pharisiens de son temps! Car ils avaient placé la Loi de Dieu sur un piédestal intouchable! Ils vénéraient la Loi de Dieu au-dessus de toutes choses! Ils la considéraient (à juste titre) comme sacrée! Ils embrassaient avec vénération les rouleaux de la Torah! Mais ils avaient un problème: ils ne la mettaient pas en pratique! Et il leur était impossible de la mettre en pratique!

Paul met en avant l’importance primordiale de la circoncision du coeur, ainsi que la nécessité de marcher par l’esprit, et non de manière légaliste.

Toutefois, notez bien que, pour ceux qui ont la Loi de Dieu dans leur coeur, ils obéissent parfaitement à la lettre de la Loi, mais par l’esprit, naturellement!

La lettre de la Parole de Dieu est donc importante! La Parole de Dieu est éternellement établie dans les cieux, et pas un iota de cette Parole n’est sans importance!

Toutefois, là encore, nous devons distinguer le peuple de Dieu de l’ancienne alliance, et celui de la nouvelle alliance. Le peuple de l’ancienne alliance était placé sous l’autorité de la Loi de Dieu, transmise à Son peuple par Moïse. Tandis que le peuple de la nouvelle alliance est appelé à marcher par l’esprit, c’est-à-dire à respecter à la lettre la Parole de la Nouvelle Alliance, mais par l’esprit, et dans l’esprit.

C’est en ce sens que le peuple de la nouvelle alliance a été libéré de la Loi: il n’a pas été libéré de l’obligation de marcher selon la lettre de la Nouvelle Alliance! Mais il a été libéré de l’obligation de marcher sous le fardeau d’une Loi! Car il a été rendu capable, par l’esprit, de marcher naturellement et parfaitement dans la volonté de Dieu!

Cela ne nous libère donc nullement d’obéir à la lettre de la Parole de Dieu! Mais cela nous rend capables d’obéir à la lettre par l’esprit, et non par la lettre seule, qui tue!

Ce qui tue, c’est d’imposer au peuple de Dieu la lettre de la Parole de Dieu, sans d’abord apprendre à ce peuple de la nouvelle alliance à marcher par l’esprit! Car ce n’est qu’en marchant par l’esprit que l’on peut être conduit, par l’Esprit de Dieu, à marcher dans la pure lettre de la Parole de Dieu!

A ce moment-là, la lettre ne tue plus, parce que nous y sommes conduits par l’Esprit!

Nous savons que la « feuille de route » de l’Eglise de la Nouvelle Alliance est constituée par ce que nous appelons le « Nouveau Testament ». Toute la Bible constitue la Parole de Dieu. Mais le peuple de la Nouvelle Alliance ne peut plus lire la Bible avec la mentalité légaliste de l’Ancienne Alliance! Elle ne peut la lire qu’avec la mentalité spirituelle de la Nouvelle Alliance!

Si vous lisez les commandements du Nouveau Testament avec la mentalité de l’ancienne alliance, vous resterez au niveau de la lettre qui tue. Vous serez un parfait légaliste!

Si vous réalisez que votre légalisme est en train de vous tuer, et de tuer l’Eglise, vous voudrez peut-être changer de cap, et marcher dans une fausse conception de la « liberté de l’esprit ».

Vous cesserez d’être légaliste, et vous aurez l’impression de vivre sous la grâce, mais vous ne vous rendrez pas compte que cette grâce est une fausse grâce. Elle ne vous permettra pas de marcher dans la perfection de la volonté de Dieu, telle qu’elle est exprimée dans Sa Parole. Vous continuerez à marcher par la chair! Ce ne sera plus la chair légaliste, ce sera la chair « libérale »!

Légalisme et libéralisme sont les deux mamelles de la chair, mais nous ne sommes pas appelés à sucer ce lait-là! Nous sommes appelés à marcher par l’esprit, c’est-à-dire à marcher dans la lettre exacte de la Parole de Dieu, mais sans effort, portés par le Saint-Esprit, parce que Dieu nous a rendus parfaitement capables, dans l’Esprit, d’obéir à Ses exigences les plus grandes!

Mais quelle joie, et quelle paix, quand nous réalisons que le Saint-Esprit nous porte ainsi, et qu’il nous permet de franchir sans effort les « barres » les plus hautes!

Dites-moi: le Seigneur Jésus vous semblait-Il faire des efforts démesurés pour marcher dans la perfection, et pour obéir en permanence à la volonté de Son Père? Trouvait-Il cette volonté dure et pénible, Lui qui a dit:

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger » (Matthieu 11: 28-30).

Paul explique encore aux Romains de quelle manière nous pouvons marcher par l’esprit, et non plus sous la Loi:

« Ignorez-vous, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi, que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli » (Romains 7: 1-6).

Paul part d’un exemple traité par la Loi de Dieu, qui affirme qu’une femme qui épouse un autre homme, du vivant de son mari, commet un adultère. Il se sert de cet exemple pour comparer la Loi de Dieu à un mari parfait et très exigeant, auquel l’épouse est liée, sans pouvoir lui échapper. Ce mari exige d’elle des choses qu’elle ne peut pas observer. La seule solution, pour elle, c’est la mort! La mort de son mari, ou la sienne! Mais si ce mari tellement exigeant meurt, elle peut alors se remarier à un autre homme!

Paul applique cet exemple à l’Eglise de Jésus-Christ, et à sa relation à la Loi de Dieu. Dans ce cas, ce n’est pas la Loi (le mari exigeant) qui meurt, puisque la Loi de Dieu ne meurt pas, mais c’est la femme (l’Eglise) qui meurt, afin qu’elle puisse appartenir à un autre, à Celui qui est ressuscité des morts!

Ainsi, cette femme, tant qu’elle était contrôlée par la chair, était incapable d’obéir à la Loi de Dieu, qui stimulait au contraire le péché en elle!

Tandis qu’à présent, étant morte à la chair et au péché, elle est en même temps morte à l’obligation de respecter la Loi, ce qu’elle ne pouvait pas faire, à cause du péché qui la dominait. Par sa nouvelle naissance, cette femme peut à présent obéir en esprit à toutes les exigences de la Loi de Christ (et non plus de la Loi de Moïse), parce qu’elle peut servir le Seigneur dans un esprit nouveau, et non selon la lettre de la Loi! Elle peut produire le fruit de l’Esprit par la foi au Fils de Dieu!

Si l’on applique ce raisonnement à l’exemple concret cité par Paul, que dit clairement la lettre de la Parole de Dieu? Elle dit que tout remariage d’un conjoint séparé ou divorcé est un adultère devant le Seigneur, tant que le conjoint qu’il a quitté est vivant.

Confrontés à cette exigence absolue, tant que nous n’avons pas compris comment marcher par l’esprit, nous n’aurons que le choix entre deux solutions charnelles: le légalisme ou le libéralisme.

Si l’on veut obéir d’une manière légaliste, selon la lettre seule, à cette exigence de Dieu, il nous sera impossible de le faire, parce que la chair rendra la Parole de Dieu sans force! Ou alors, nous prendrons des décisions légalistes qui ne seront pas conduites par l’Esprit, avec leur cortège inévitable de souffrances, de tensions et d’amertumes.

Si nous choisissons d’adopter une position libérale, nous dirons: « Dieu est miséricordieux! Je suis d’accord pour considérer mon divorce et mon remariage comme un adultère, mais j’ai confessé mon péché à Dieu, et j’ai été pardonné! A présent, tout va bien dans ma nouvelle relation, Dieu nous a bénis, et je peux demeurer dans ma situation de divorcé-remarié, parce que je suis sous la grâce de Dieu, et qu’Il m’aime tel que je suis! »

Nous le voyons bien, aucune de ces deux solutions n’est satisfaisante! Nous serons toujours confrontés à cette terrible lettre de la Parole de Dieu, et à notre impossibilité de la respecter.

Nous ne pourrons nous sortir de ce dilemme qu’en décidant d’ignorer cette lettre très dérangeante, et en dénichant quelques autres versets obscurs qui nous permettront de calmer notre conscience et de nous raccrocher à quelques branches!

Tandis que si l’on réalise que, par notre esprit régénéré, Dieu nous a rendus capables d’obéir à la volonté parfaite de Dieu, nous recevrons la puissance du Saint-Esprit pour être conduits avec joie dans la solution divine: soit rester seul, et rester fidèle à notre conjoint infidèle, soit nous réconcilier avec notre conjoint si cela est possible, soit encore être conduit par le Seigneur, mais dans l’esprit, à mettre fin à une relation de remariage, que Dieu considèrera toujours comme adultère.

La différence entre la lettre seule, et l’esprit, sera la suivante: si nous voulons obéir à la lettre seule, nous en serons incapables, et nous devrons alors inventer toutes sortes de raisons « bibliques » pour justifier notre désobéissance.

Mais si nous marchons par l’esprit, nous serons naturellement « portés » par le Saint-Esprit dans une obéissance parfaite à la volonté de Dieu (donc à la lettre de Sa Parole), mais sans que cette obéissance constitue un pesant fardeau pour nous et pour les autres!

Paul poursuit son raisonnement:

« Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point. Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… » (Romains 7: 7-24).

Ce passage célèbre traduit parfaitement le combat de celui qui connaît la volonté de Dieu, qui veut Lui obéir fidèlement, mais qui essaye encore de le faire par ses propres forces, alors que la chair l’en empêche, et qui se rend compte que l’obéissance à la lettre seule lui est impossible!

Paul a connu ce combat, et il est parvenu à ce point de désespoir où il s’est écrié: « Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort? »

Il avait compris que le légalisme ne servait à rien, ni d’ailleurs le libéralisme, et il était assez honnête pour reconnaître qu’il ne lui servirait à rien de prêcher aux autres la volonté de Dieu, si lui-même ne parvenait pas à la mettre en pratique!

Il était confronté à un terrible dilemme! Plus il voulait respecter la Parole de Dieu à la lettre, et plus il se rendait compte que cette lettre stimulait dans ses membres une puissance ténébreuse de rébellion, qui l’empêchait d’obéir à cette Parole de Dieu qu’il aimait tant!

Il lui fallait absolument trouver une solution divine à ce combat épuisant entre la chair et l’esprit! L’esprit était désireux d’obéir à la Parole de Dieu, mais la chair était déterminée à lui désobéir, et c’était elle qui semblait être la plus forte!

Alors s’élève un cri de joie et de victoire! Paul comprend quelle est la solution divine: marcher par l’esprit!

« Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix » (Romains 7: 25-8: 1-6).

Bien-aimés, c’est uniquement la chair qui nous empêche de respecter à la lettre la Parole de Dieu, non pas de manière légaliste, mais par l’esprit!

Quand nous marchons par l’esprit, toute la justice de la loi est accomplie en nous! Nous pouvons parfaitement satisfaire la justice de Dieu! Nous pouvons marcher dans la perfection de Sa volonté, parce que ce sera Dieu Lui-même qui nous y conduira, par Son Esprit! Gloire à Dieu!

Pour cela, nous devons devenir des hommes et des femmes spirituels, sinon, la marche par l’esprit nous sera fermée! Et nous balancerons en permanence entre le légalisme et le libéralisme!

Quand nous serons devant des commandements, adressés aux Chrétiens, qui nous semblent trop exigeants, et même impossibles à respecter, nous n’aurons qu’une seule alternative:

  • Soit adopter une attitude légaliste, qui consistera à dire au Seigneur: « Seigneur, c’est dur, mais tu peux compter sur ma détermination! Je t’obéirai à la lettre! » Bien entendu, nous n’y parviendrons pas! Nous pourrons peut-être respecter certaines apparences, mais très péniblement, et notre âme ne sera pas en paix, car nous saurons que nous ne pouvons pas marcher dans la perfection de l’ordre divin.
  • Soit adopter une attitude libérale, qui consistera à dire au Seigneur: « Seigneur, tu sais combien j’ai souffert dans le passé, à essayer de T’obéir à la lettre, sans jamais y parvenir. Je vais donc faire de mon mieux, et je sais que, dans ta miséricorde, Tu m’aimeras quand même, si je fais quelques compromis avec Ta Parole! Mais Tu sais que je ne peux pas faire mieux! »

Dans les deux cas, nous n’obéirons ni à la lettre ni à l’esprit de la Parole de Dieu! Nous ne satisferons pleinement ni le coeur de Dieu, ni notre propre coeur. Car le Saint-Esprit ne nous laissera jamais tranquilles dans nos compromis! Il S’efforcera toujours de nous révéler qu’il existe une voie meilleure, une voie excellente, qui est celle de la marche par l’esprit!

Cette voie consiste à réaliser que, par la mort et la résurrection de Jésus, qui sont aussi les nôtres, Dieu nous a donné une nouvelle nature, créée exactement à Son image, et que, par cette nouvelle nature, et par la puissance du Saint-Esprit qui demeure en nous, Dieu nous a rendus capables d’obéir exactement à la lettre de Sa Parole, mais de manière naturelle, sans effort, par l’Esprit, et dans la joie et la paix!

Quel bonheur de comprendre cela! Et quel bonheur de pouvoir le vivre!

Ainsi, quand nous nous trouvons confrontés à des commandements de Dieu extrêmement exigeants, nous ne serons plus frustrés! Nous saurons que ces commandements sont la preuve que Dieu nous a rendus capables de les observer, pourvu que nous marchions par l’esprit!

Prenons un autre exemple pratique. Jésus a dit, dans le Sermon sur la Montagne:

« Soyez donc parfaits, comme votre Père Céleste est parfait » (Matthieu 5: 48).

Voici comment réagira le Chrétien légaliste (donc charnel):

« Seigneur, Tu l’as dit, nous devons donc être parfaits, comme notre Père Céleste! Donc, Tu peux compter sur moi, je vais tout faire pour être parfait! »

Il va donc étudier le plus exactement possible toute la Parole de Dieu, apprendre par coeur tous les commandements divins, et s’efforcer de les mettre en pratique le plus strictement possible.

Cela ne produira que la mort, et une vie spirituelle desséchée et desséchante! Ce Chrétien ne pourra pas, de toute manière, obéir à toute la lettre de la Parole de Dieu, malgré tous ses efforts, d’autant plus que la Loi stimule le péché et la chair!

Voilà comment réagira le Chrétien libéral (donc toujours charnel):

« Seigneur, tu sais bien que cela nous est impossible d’être parfaits sur cette terre, nous qui sommes de pauvres pécheurs! Je veux bien essayer, avec ta grâce, mais je Te préviens, je ferai ce que je peux! Je ne veux pas me mettre le fardeau de la Loi sur les épaules, Tu m’as libéré de la Loi, et je vis sous Ta grâce! Alors, Seigneur, je sais que nous ferons tous les deux de notre mieux, et cela ira très bien ainsi! »

Bien entendu, ce Chrétien ne pourra pas non plus obéir à la lettre de la Parole de Dieu, et n’essayera même pas. Mais la Bible n’aura pas pour lui une autorité absolue, puisqu’il part du principe que ce qui est écrit ne peut pas être observé « à la lettre » dans la pratique! Et il dira même qu’il ne lui faut surtout pas tomber dans le piège d’observer la Parole de Dieu à la lettre, car la lettre tue!

Voilà comment réagira le Chrétien qui marche par l’esprit (donc spirituel):

« Seigneur, Ton oeuvre est merveilleuse! Si Tu me demandes d’être parfait comme mon Père Céleste, et de faire des choses que l’homme naturel considère comme impossibles, c’est que, dans Ta grâce, et par ma nouvelle naissance, Tu m’as rendu capable de T’obéir! Je me livre à Toi, je Te livre mes membres, pour qu’ils soient des instruments de Ta justice! Je me livre à l’action de Ton Esprit, pour que tu me conduises dans Ta volonté parfaite! Et je sais, par la foi, puisque je suis uni à Toi dans le même Esprit, que je pourrai obéir à Ta merveilleuse Parole à la lettre, mais dans l’Esprit, et par l’Esprit! Tu me feras marcher dans Ta perfection! »

Et si ce Chrétien croit réellement ce qu’il dit, il n’y aura aucun problème pratique pour que le Saint-Esprit le conduise dans la volonté parfaite de Dieu! Car notre nouvelle nature nous a été donnée justement pour cela! Et c’est le Saint-Esprit qui doit nous conduire dans toute la Vérité, donc dans toute la volonté de Dieu!

« Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Cor. 2: 12-16).

« Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux! Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure. En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc cette espérance, nous usons d’une grande liberté, et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs; mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Cor. 3: 5-18).

Voici la vérité: Dieu nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit! Car la lettre tue, mais l’esprit vivifie!

Bien-aimés, nous devons bien comprendre cette dernière phrase! Quand il est écrit que la lettre tue, cela ne signifie jamais que nous ne devons pas obéir à la Parole de Dieu à la lettre!

Mais cela signifie que nous ne pourrons jamais obéir à la lettre de la Parole de Dieu, si nous ne marchons pas par l’esprit!

Il ne s’agit plus en effet, pour les Chrétiens, d’obéir à la lettre de la Loi de Moïse! Il s’agit d’obéir à la lettre de la Loi de Christ, à la lettre des dispositions de la Nouvelle Alliance, telles qu’elles nous sont données dans les enseignements de Christ et des apôtres. Et nous ne pouvons le faire que quand nous marchons par l’esprit! Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu!

Ainsi, nous ne sommes plus redevables à la chair, pour vivre selon la chair, dans le légalisme ou le libéralisme! Si nous vivons selon la chair, nous mourrons, et nous transmettrons la mort autour de nous!

Mais si, par l’Esprit, nous faisons mourir les actions du corps, nous vivrons, et nous transmettrons la Vie éternelle!

Nous serons conduits par l’Esprit à obéir parfaitement à la Parole de Dieu! Nous donnerons un témoignage digne du Seigneur! Nous marcherons dans la pleine lumière de l’Esprit, et non dans le clair-obscur de nos compromis! Et nous montrerons à tous qu’il est possible, ici et maintenant, de laisser le Seigneur Jésus Se manifester pleinement dans notre vie et dans Son Eglise!

Que le Nom du Seigneur soit béni!

77 Responses to B160-La lettre et l’esprit.

  1. simo kenmegne dit :

    Cet enseignement est limpide pour les âmes qui ont soif du Seigneur et Sauveur Jesus Christ. Rien n’est plus puissant que l’Esprit conduisant les disciples comme le vent, mais de façon certaine à être au fil de la marche des ambassadeurs toujours plus dignes et plus conscients du royaume des cieux et de l’importance de leur mission telle que révélée par la volonté de DIEU pour eux et pour le corps de CHRIST

  2. ChristianLj dit :

    Bien le bonjour à vous tous, mes frères et Sœur en Christ. Je vous aime tous. Merci une fois de plus, frère Henri, car la clarté de vos messages ont pour effet de nous faire grandir ou de nous confirmer ce que nous vivons. Je déplore que de tels messages sont pour ainsi dire comme cachés aux yeux de bien des frères et sœurs qui vivent cette vie chrétienne pleine de turbulences, faute d’enseignements appropriés. Pour ma part, je me nourris du développement des messages et des commentaires. Que Dieu, dans Sa Grâce immense et Son Amour, continue de nous bénir et de nous remplir de Son Esprit Saint.

  3. Nathalie dit :

    Bonjour frère Henri,
    Merci pour tous les enseignements que vous nous transmettez, ils m’éclairent et me fortifient beaucoup. J’ai une question pratique à vous poser, selon Proverbes 22 : 26. La Parole nous dit de ne pas cautionner pour des dettes. Est-ce à dire alors, qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous ne pouvons pas accéder au crédit pour acheter une maison, par exemple? Je vous remercie de m’avoir lue.
    Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, ainsi que toute votre famille.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Nathalie, C’est une question de foi. La Bible demande de ne rien devoir à personne, si ce n’est de nous aimer les uns les autres. Mais Jésus demande aussi de ne pas nous détourner de ceux qui veulent emprunter de nous (Mat. 5: 42). Si le fait d’emprunter était une abomination devant Dieu, Jésus aurait carrément interdit de prêter à ceux qui veulent emprunter de nous. Il y a des emprunts qui sont contractés uniquement pour dépenser et consommer. Ceux-là sont à proscrire, car ils ne sont compensés par aucune contrepartie. Il y a des emprunts qui sont compensés par un bien (emprunt pour acheter une maison, par exemple), qui reste en notre possession, et que nous pouvons espérer revendre. Il ne s’agit donc pas ici d’un emprunt à fonds perdus. Dans tous les cas, il est essentiel d’interroger le Seigneur sur la marche à suivre, et de ne rien faire sans une pleine conviction dans notre coeur. Personnellement, je suis convaincu que le meilleur est de ne jamais emprunter d’argent pour quoi que ce soit, et de compter sur le Seigneur pour tous nos besoins. C’est ce que nous avons toujours fait, et le Seigneur a toujours été fidèle.

  4. Flo dit :

    Chère Marion,
    Tu dois toujours recevoir une pleine conviction dans ton coeur de ce que tu dois faire dans ta marche spirituelle, car sinon tu risque de pécher. Ici, notre frère Henri le rappelle souvent à travers ses nombreux articles sur la Marche par l’Esprit, car c’est essentiel. Nous devons tout mettre devant le trône de Sa Grâce, en Esprit et en Vérité, en apprenant à méditer SA Parole, et en écoutant la voix du Saint-Esprit, qui nous confirme la bonne direction à prendre pour nos vies.
    Nous sommes à LUI, Le Seigneur nous a acquis à un très grand prix, et Son joug est léger quand on apprend à marcher par l’Esprit. Il y a des chemins, des temps, des situations qui sont tous différents pour chacun de nous, car nous sommes tous différents. Mais c’est pour nous amener tous et toutes au même endroit, dans l’unité en Son Corps en Christ, alléluia ! Alors sois confiante, remets-t’en toujours à La Parole et au Saint-Esprit de Dieu, tu obtiendras rapidement toutes les réponses pour la direction que tu dois donner à ta vie, chère Soeur bien aimée. Si Dieu veut que tu restes dans ton église locale ou pas, tu ne tarderas pas à en recevoir cette pleine conviction en toi. De même que si tu dois baptiser ton fils, tu le sauras, car c’est l’enfant qui recevra lui-même la confirmation du Saint-Esprit de Dieu directement à ce sujet.
    Tout est entre les mains de notre Père céleste, nous devons avancer sans regarder ni à droite, ni à gauche, mais seulement au Seigneur lui-même car Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie… »
    Je te bénis, et je continue à te garder dans mes prières, reçois toute mon amitié fraternelle, Flo.