B164-La place du corps dans la sanctification.

Article de Henri Viaud-Murat.

La sanctification est un processus permanent de purification, qui ne concerne pas notre esprit régénéré, mais notre âme et notre corps. Nous avons récemment étudié le rôle de l’âme dans la sanctification. Etudions à présent celui du corps.

De même que notre âme, notre corps physique est neutre en soi. Il peut être au service du bien comme du mal, de l’esprit comme de la chair, de la justice comme du péché.

C’est la raison pour laquelle nous devons bien distinguer la « puissance de péché » qui habite dans notre corps physique, de notre corps physique proprement dit.

Si nous ne faisons pas cette distinction, et si nous croyons que notre corps physique est mauvais en soi, et lié au péché de manière irrémédiable, jamais nous ne pourrons marcher par l’esprit, ni manifester la justice de Dieu dans notre corps mortel!

Notre corps physique est composé d’une matière physique. La puissance de péché qui habite dans notre corps physique n’est pas composée de matière physique, mais c’est une puissance spirituelle.

Paul écrit aux Ephésiens:

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Ephésiens 2: 1-3).

Etudions attentivement ce que l’apôtre nous révèle dans ce passage.

Il dit qu’avant notre conversion, nous étions morts par nos offenses et nos péchés. Nous marchions dans ces péchés, selon l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées.

Nous pouvons donc affirmer que l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion, ou dans les enfants de colère, est justement celui qui inspire les convoitises et les pensées de la chair, en tant que puissance de péché qui demeure dans nos membres.

La « chair » est donc un « esprit de péché ». Non pas la chair physique proprement dite, mais le péché qui demeure dans la chair physique.

Pour que le corps devienne un instrument de la justice de Dieu, il faut qu’il soit « déconnecté » de cette puissance de péché qui demeure en lui. Il faut que cette puissance de péché soit réduite à l’impuissance par une puissance plus grande.

Cette puissance plus grande est la puissance de la croix, c’est-à-dire la puissance de la mort du Seigneur Jésus sur la croix.

C’est par Sa mort qu’Il nous a libérés de l’emprise de la puissance du péché, même si celle-ci continue d’habiter dans nos membres!

Habiter n’est pas contrôler!

Dans Romains 7, Paul parle de l’emprise de cette puissance de péché, et, dans Romains 8, de la manière dont il en a été libéré.

« Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? » (Romains 7: 21-24).

L’homme intérieur de Paul (son esprit) voulait faire le bien. Mais il se rendait compte qu’il y avait, dans ses membres, une loi de péché qu’il ne parvenait pas à dominer, jusqu’à ce que le Seigneur lui révèle la solution.

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8: 1-4).

Uns fois que Paul a eu compris que la loi de l’esprit de vie (la loi du Saint-Esprit de résurrection, qui demeure dans son esprit régénéré) l’avait délivré de l’emprise de cette loi de péché qui demeurait dans ses membres, plus rien ne s’opposait à ce que la justice de la Loi, la pleine justice de Dieu, s’accomplisse dans sa vie pratique.

Mais il y a une condition capitale à cela: que nous marchions par l’esprit, et plus par la chair! Car seuls ceux qui marchent par l’esprit peuvent marcher dans la libération de la loi du péché. Seuls ceux qui marchent par l’esprit peuvent offrir leurs corps physiques à Dieu, pour qu’ils soient des instruments concrets de Sa justice!

Tant que nos corps sont contrôlés par cette loi de péché, il ne sert à rien de les offrir à Dieu! Que pourrait faire le Seigneur d’un corps contrôlé par le péché?

Il veut d’abord nous révéler l’oeuvre de la croix, avant de pouvoir utiliser notre corps comme un instrument de Sa justice.

« Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6: 13-14).

Ce n’est que lorsque nous aurons appris à ne plus livrer nos membres au péché, que nous pourrons les offrir à Dieu comme des instruments de justice!

« Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle » (Romains 6: 17-22).

Puisque nous avons été libérés du péché (qui habite dans la chair de notre corps physique), nous pouvons à présent être esclaves de la justice. Nous pouvons à présent avoir pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle!

Nous pouvons à présent « faire mourir » nos membres qui sont sur la terre.

« Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche » (Colossiens 3: 5-8).

« Faire mourir nos membres » ne signifie pas, bien entendu, « nous passer complètement de nos membres »! Mais cela signifie que nous pouvons, par la foi en l’oeuvre de Christ, « couper le contact » qui reliait nos membres à la puissance de péché qui les habite. Nous pouvons alors, par la foi, « renoncer » à toutes les choses qui sont inspirées par la chair.

Ce renoncement ne s’effectue pas par un acte de volonté simplement. Mais par un acte de volonté qui s’appuie sur notre foi! Nous savons que nous avons été libérés de la puissance du péché! Nous savons que, lorsque cette puissance de péché essaye de prendre le contrôle de nos membres pour se manifester, nous avons le pouvoir de lui dire « Stop! La mort de Jésus m’a libéré de ta puissance! Tu ne me contrôleras plus! »

Nous serons bien conscients que la colère, l’animosité, la méchanceté, la calomnie, etc…, font pression pour prendre le contrôle de nos membres. Mais, si nous restons dans le repos de la foi, si nous n’oublions pas que nous sommes (dans notre esprit régénéré) déjà assis dans les lieux célestes en Christ, si nous gardons les yeux fixés sur Christ et sur Son oeuvre, nous n’aurons aucun mal à offrir nos membres au Seigneur pour que ce soit le caractère et la nature de Jésus qui se manifestent au travers d’eux!

Nous n’aurons aucun mal à laisser naturellement la Vie de l’Esprit se manifester au travers de nos membres! Quelle libération!

Nous ne devons pas non plus oublier que nos corps physiques sont les membres de Christ.

« Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ? … Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Cor. 6: 15; 18-20).

Si, comme certains le croient, c’était notre corps physique qui était lui-même une puissance de péché, comment pourrait-il être un membre de Christ? Comment pourrait-il être le temple du Saint-Esprit? Comment pourrions-nous glorifier Dieu dans notre corps?

Ce n’est donc pas notre corps physique qui est une puissance de péché, mais il y a, dans notre corps physique, une puissance de péché, que la Bible appelle aussi « la chair », et nous devons absolument comprendre que cette puissance de péché a été complètement désactivée par la mort du Seigneur Jésus.

Nous avons donc actuellement le pouvoir de ne plus livrer notre corps à l’impudicité, ni à aucun autre péché. Nous avons, en particulier, le pouvoir de ne plus livrer notre langue au « feu de la géhenne »!

« Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt! La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi » (Jacques 3: 2-10).

Parmi tous les membres de notre corps, il y en a un, l’un des plus petits, qui cause d’immenses dégâts, quand il est contrôlé par la puissance de péché qui est dans la chair!

Jacques affirme qu’aucun homme ne peut contrôler ce mal! Il veut dire qu’aucun moyen humain ne peut venir à bout d’une langue enflammée par la puissance de péché.

Il n’existe qu’un seul moyen pour mettre définitivement la langue au service du Seigneur, afin qu’elle bénisse, exhorte, console et édifie! Ce moyen, ce n’est pas Jacques qui le révèle, mais Paul:

« … portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor. 4: 10).

Si nous réalisons, en permanence, qu’entre notre corps physique, et la puissance de péché qui habite dans nos membres, il y a la mort de Jésus, alors, nous pourrons, en permanence, laisser la vie de Jésus se manifester au travers de notre corps mortel! N’est-ce pas glorieux?

« Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché » (Romains 6: 2-7).

Le mot Grec traduit par « détruit » devrait plutôt être traduit par « rendu inactif, rendu inopérant ».

Notre mort en Christ nous a donné maintenant la possibilité de « rendre inactif » le « corps du péché », c’est-à-dire notre corps physique, quand il était contrôlé par le péché. Comme nous ne sommes plus esclaves du péché, notre corps physique, de « corps du péché » qu’il était, est à présent devenu un « corps de la justice »!

C’est donc notre mort et notre résurrection, en Christ et avec Christ, qui a changé le statut de notre corps physique! Il est passé du statut de « corps du péché » à celui du « corps de la justice »!

Comme notre corps est un membre de Christ, il peut à présent être employé par le Seigneur pour manifester pleinement Sa justice, dès maintenant sur cette terre! Car ce corps physique peut à présent être « vivifié », animé, et rempli de la vie de résurrection de Christ!

« Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à (mot-à-mot: vivifiera) vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8: 10-14).

Notre esprit régénéré est Vie, à cause de la Justice de Dieu qui l’habite. A présent que nous sommes libérés de la puissance du péché, même si celle-ci continue à demeurer dans nos membres, notre corps physique peut être vivifié par le Saint-Esprit qui demeure aussi en nous.

Nous n’avons plus rien à voir avec la « chair » (de péché), pour vivre selon la chair! Nous qui sommes fils et filles de Dieu, nous devons laisser l’Esprit de Dieu nous conduire!

Si nous nous prétendons fils ou fille de Dieu, et que c’est la puissance du péché qui continue à nous contrôler, quel témoignage allons-nous donner à ce monde perdu dans son péché? Mais si, par l’Esprit, nous « faisons mourir les actions du corps », c’est-à-dire si nous refusons, par la foi, de nous laisser contrôler par la puissance de péché qui veut se manifester dans les actions de notre corps, alors nous vivrons de la Vie de Christ, et nous transmettrons partout cette Vie de Christ!

Notre corps physique revêt donc une grande importance pour le Seigneur. Car, finalement, c’est notre corps physique qui va exprimer, en dernier ressort, Sa Vie divine, au travers de toutes nos paroles et de toutes nos actions.

C’est pour cette raison qu’Il nous a fait la grâce de libérer notre corps physique de l’emprise du péché, afin que la Vie de l’Esprit puisse se manifester sans entraves au travers de nous!

« Mais le corps n’est pas pour l’impudicité. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps » (1 Cor. 6: 13).

Lorsque nous avons appris à marcher par l’esprit, alors nous pouvons réellement dire que notre corps est entièrement pour le Seigneur! Et c’est aussi lorsque nous marchons par l’esprit que nous pouvons pleinement bénéficier de toute la puissance du Seigneur, qui est véritablement pour notre corps!

Si le Seigneur est « pour notre corps », c’est donc qu’Il veut, non seulement le libérer de la puissance du péché, mais aussi le guérir et le maintenir « en bon état de service » jusqu’à notre mort, ou jusqu’au retour du Seigneur pour enlever Son Eglise!

« Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps, étant de sa chair et de ses os » (Ephésiens 5: 29-30).

Il est évident que Paul ne parle pas ici de la « chair de péché »! Il parle de notre corps physique. Et il est bon de savoir que le Seigneur veut le nourrir et en prendre soin!

Comment maladies et infirmités peuvent-elles être considérées comme acceptables pour des corps physiques qui sont littéralement des membres du Corps de Christ, chair de Sa chair, et os de Ses os?

Hélas, trop de Chrétiens, dans leur mentalité, considèrent comme acceptables les maladies et les infirmités qui les frappent. Ils ne réalisent pas à quel point ces maladies et infirmités sont haïssables pour le Seigneur, Lui qui S’en est chargé sur la croix pour en délivrer nos corps physiques!

Nos esprits régénérés sont déjà complètement libérés de toute maladie et de toute infirmité! Nous ne devons jamais accepter une maladie ou une infirmité comme un « don de Dieu » ni un « effet de Sa grâce »! Ce sont des oeuvres de Satan que le Seigneur Jésus est venu détruire!

De même que nous devons « faire mourir » les oeuvres du péché dans nos corps mortels, nous devons aussi « faire mourir » toute maladie et toute infirmité, pleinement convaincus qu’il s’agit bien de la volonté du Seigneur Jésus pour Son Corps, qui est l’Eglise!

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification » (1 Thes. 4: 3-7).

« Posséder son corps dans la sainteté », c’est, bien sûr, ne pas faire de notre corps un instrument d’iniquité. Mais pas seulement. C’est aussi refuser que notre corps soit sous l’emprise des maladies et des infirmités.

Nous devons changer de mentalité, et ne jamais considérer les maladies et les infirmités comme « normales pour le genre humain »! Nous ne faisons plus partie du « genre humain ordinaire »! Nous faisons partie du peuple de Dieu racheté par le sang de Jésus et guéri par Ses meurtrissures!

La sanctification du corps passe donc aussi par la guérison de nos maladies, et l’acquisition d’une bonne santé. Car guérison et santé nous ont été garanties par la mort et la résurrection de notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ!

« Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme » (3 Jean 2).

Il ne s’agit pas seulement d’un souhait exprimé par l’apôtre Jean pour le bien-aimé Gaïus, mais il s’agit de la volonté manifeste de Dieu pour chacun de Ses enfants!

Nous devons le croire, car il nous sera fait selon notre foi!

C’est le Seigneur qui a promis de nous sanctifier. Mais nous devons collaborer intelligemment avec Lui! Car Il ne pourra pas agir comme Il le voudrait, si nous laissons le doute et l’incrédulité envahir notre âme!

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (1 Thes. 5: 23-24).

Oui, Dieu le fera, mais dans la vie de ceux qui croient qu’Il le fera! La grâce de Dieu doit être reçue dans la foi!

Bien-aimés, quel que soit l’état de notre corps actuellement, Dieu est assez puissant pour le sanctifier, le guérir, le bénir, et le conserver irrépréhensible, jusqu’à l’avénement du Seigneur! Il est assez puissant pour faire de notre corps physique un merveilleux instrument de Sa justice, de même que le Corps du Seigneur Jésus a été, sur cette terre, un merveilleux instrument de la volonté et de la Justice de Dieu!

« Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2: 9).

Puissions-nous réaliser que Dieu notre Père veut aussi que nous soyons, dans notre corps physique, ce Temple de Son Esprit, une habitation de Dieu en Esprit!

Puisque le Saint-Esprit habite en nous, et que notre corps est le Temple du Saint-Esprit, nous pouvons dire qu’en nous aussi habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Mesurons-nous bien la grâce qui nous a été faite?

« En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit » (Ephésiens 2: 22).

Quelle gloire, lorsque notre corps physique n’est plus un obstacle à la manifestation du Seigneur Jésus, mais, bien au contraire, lorsqu’il devient le moyen idéal, choisi par Dieu, pour que le Seigneur Jésus Se manifeste pleinement!

De même que Dieu le Père a choisi le Corps du Seigneur Jésus pour Se manifester au monde, ainsi, notre propre corps physique sera le moyen choisi par le Seigneur Jésus pour Se manifester au monde, au travers de nous!

Qu’Il en soit ainsi, afin que le Seigneur soit pleinement glorifié dans notre corps!

46 Responses to B164-La place du corps dans la sanctification.

  1. Maurice dit :

    Chers Kevin, Tony,
    Pour avoir l’envie de vivre dont tu parles (8 mai), commence par te laisser appeler par ton nom, par le Seigneur (Jean 10:3). Puis laisse-toi conduire (du latin éducit), éduquer, ou sortir de prison, même mot grec dans Actes 12:17. Se laisser conduire dehors = hors des miasmes, des compromis, des mensonges. Ensuite, permets à Jésus de marcher devant toi v. 4, puis suis-Le, parce que tu connais Sa voix, (celle de tout le chapitre 10) pour fuir l’étranger du v 5. Ne fais pas comme ceux qui ne comprennent pas au v 6. Quand je me promenais à Picadily Circus à Londres à 26 ans, j’ai été accosté à proximité d’une boîte de nuit. Comme j’avais à ce moment Prov. 7:22 « aller comme un boeuf à la boucherie » dans mon coeur, j’ai pu décliner poliment l’invitation et fuir avec le pouvoir que donne Jésus dans Phil. 2:13. J’ai reçu l’horreur du mal progressivement de Romains 12:9.
    Au sujet de la maladie dans cette entrée B 164, j’ai apprécié les parole de frère Henri: « Le fait d’être chrétien zélé ne nous épargne pas automatiquement » (6 mai). C’était la réponse pour Tony. Il y a l’exemple de Job, qui se termine en apothéose de bénédiction, ou celui de Jézabel et de ses élèves, à qui notre Seigneur promet le lit, si la repentance n’a pas de suite, et même la mort pour ses enfants dans le long terme (Apoc 2:20-23).
    Je vous souhaite une toute bonne semaine, avec bientôt l’ascension devant nous.

  2. Sandra dit :

    Magnifique article, merci vraiment.
    Merci Sylvie et les autres frères et soeurs de l’aide que vous apportez gratuitement, aux autres frères et soeurs plus « faibles », pas encore assez affermis dans la constance. La marche par l’esprit est un exercice en profondeur et quotidien à faire, avec ce blog, avec la Bible, avec la repentance, avec les prières… On ne peut rester trop éloignés du Seigneur, sans subir les attaques du mal. Il faut s’affermir journalièrement, notre foi, notre relation avec Dieu et Jésus, voilà la marche par l’esprit aussi. On a une véritable relation avec le Saint-Esprit, elle doit se vivre et se diffuser par tous les pores de notre peau, se fondre dans chaque cellule du corps… Ceci est un processus, mais nous ne devons pas l’interrompre, sinon nous serons « attaqués » comme je dis, et notre esprit risque d’être dans la confusion, mais cette confusion vient du Mal, nullement de nous ou de Dieu.
    Est-ce vrai donc que « tout ce qui n’est pas issu d’une conviction, est un péché » ?
    Nous pouvons tous être affaiblis, pour l’une ou l’autre raison, nous devons être humbles et c’est cela l’amour fraternel aussi, alors pour les plus fragiles d’entre nous, soyons par notre présence et notre disponibilité de coeur, en communion, ensemble.
    AMEN, et merci frère Henri pour votre précieuse présence dans nos vies.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Sandra, Merci pour ton message. La Parole de Dieu dit bien: « Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Rom. 14: 23). Mis le Seigneur nous a promis de nous conduire dans toute la vérité, justement pour que nos convictions soient parfaites!

  3. Sylvie S. dit :

    Cher Kevin, te souviens-tu de l’histoire de Pierre qui marcha sur les eaux ? Tant qu’il ne regarda pas de tous côtés, mais Jésus seul, il ne coula pas.
    Tu sais que Jésus a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Ô la Vie, la puissance et l’amour du Père ! Jésus est rescussité ! Ce que tu vois autour de toi, ce n’est pas la Vie. C’est pour cela que Dieu nous a laissé dans le monde, pour apporter Sa Vie au milieu de la mort, afin qu’IL puisse en sauver un maximum ! C’est génial le plan de Dieu, nous VIVONS VRAIMENT KEVIN SUR CETTE TERRE, alléluia Jésus ! Toi aussi tu es un flambeau et le flambeau on le met bien en vue sur la table pour qu’il éclaire tout le monde. Jésus s’occupe de placer chaque flambeau où il faut. Voilà Kevin (au passage, le 1er fils de mon frère décédé, se prénome comme toi, et certainement il a besoin de nos prières et son frère Julien aussi! Ils auront 20 et 18ans). Reçois mon affection en Jésus et mes encouragements.

  4. kevin dit :

    J’en ai conscience chère Maryline! Mais quand on regarde autour de soi, ça donne pas envie de vivre.

  5. Maryline dit :

    Chère Christine S.G ! Ton témoignage et un véritable bouquet de printemps !!!
    Oui, Jésus maintient Ses enfants dans la jeunesse et la force, lorqu’Il peut manifester pleinement Sa vie, Son caractère au travers d’eux ! (par le merveilleux moyen de la marche par l’esprit)!
    Je m’attends personnellement à vivre des années de renouvellements au quotidien, dans Sa force et Sa santé divine, si Jésus tardait un peu…
    Je veux t’encourager de mon tout coeur, cher Kevin, à rechercher Dieu dans Sa Parole et dans la prière, une intimité avec Lui, un coeur à coeur où Il pourra te révéler la profondeur de Son Amour pour toi, et les oeuvres qu’Il a préparées d’avance, pour que tu y participes ! Je pense que tu écoutes trop l’ennemi et pas assez Jésus, si je puis me permettre dans l’amour! Je ne te juge pas, nous avons tous commencé à marcher comme cela, (plus ou moins), et le travail du Saint-Esprit se poursuit en nous tous !!! Relis Romain 7, et médite bien sur la fin du chapitre ! Et avec Paul, qui n’est pas resté sur une note pessimiste, bondis de joie devant ton Jésus, et fais une fois pour toutes un beau pied de nez à cette « envie de crever », pur mensonge du diable !!!! Sois richement béni ! Tu as toute notre affection dans le Seigneur !!!
    Maryline et family.

  6. xxx dit :

    Aucun homme ne convoiterait plus de femme, même s’il la trouve jolie? Hommes et femmes pourraient se côtoyer en toute amitié sans qu’on dise que le diable est dedans? Il y a tellement de principes a suivre à la lettre pour mériter le paradis…

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère xxx, personne ne pourra jamais mériter le Paradis! Le Paradis est un don de Dieu, et se reçoit par la foi! « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en Lui ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie éternelle » (Jean 3: 16). Tous ceux qui croient que Jésus est mort à notre place, pour expier nos péchés, sont pardonnés de tous leurs péchés, et peuvent accéder gratuitement au Paradis! C’est cela, l’amour et la grâce de Dieu! Tous ceux qui passent par une nouvelle naissance en Jésus, par la foi en Lui, deviennent de nouvelles créatures, et peuvent alors s’aimer d’un amour pur! Mais ceux qui se disent « Chrétiens » ne sont pas tous passés par cette nouvelle naissance! Il y a aussi des Chrétiens de nom, qui suivent simplement une religion, mais sans être transformés dans leur coeur!

  7. kevin dit :

    Cher Henri, qu’appeler vous convoiter? Parce que Dieu a créé l’homme avec une attirance pour la femme et vise-versa.
    Je précise, attirance physique!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Kevin, « Convoiter », c’est désirer posséder pour soi, pour en jouir égoïstement. Tandis qu’aimer de l’amour de Jésus, c’est vouloir faire du bien à quelqu’un, sans rien attendre en retour. Cette attirance homme-femme est donc légitime, mais elle doit aboutir à ce qui a été fixé par Dieu dès le commencement, c’est-à-dire l’alliance du mariage. Et si l’homme et la femme n’ont pas été transformés pour devenir de nouvelle créations en Christ, cette attirance restera pervertie par le péché.

  8. xxx (fille) dit :

    Pourquoi, dans les religions, la femme est-elle vue comme un « objet » de tentation? Par exemple dans la religion musulmane, elle doit se couvrir de la tête au pied pour ne pas qu’on la regarde? Mais pourquoi une femme ne peut pas être habillée normalement, se maquiller un peu et être coquette, sans qu’on l’accuse de vouloir séduire d’autres hommes? J’écoutais un prêche où il disait que même du parfum, cela pouvait faire qu’un homme se retourne sur toi et que rien que le fait qu’on mette du parfum et qu’on passe devant un homme, c’est la fornication. La femme doit tout faire pour éviter de tenter l’homme, en se voilant de la tête au pied (entre autre), mais pourquoi la femme ne s’habille pas normalement et l’homme n’a pas des pensées normales? Dans la religion chrétienne, que dit-on sur la femme? Comment fait-elle pour ne pas attirer les regards?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère xxx, La Bible nous dit que tous les hommes sont nés dans le péché, et que tous ont besoin d’être sauvés. C’est pour cela que le Seigneur Jésus est né et est mort: pour que tous ceux qui croient en Lui soient libérés du péché et puissent vivre une « vie normale » pour Dieu. Quand la religion musulmane demande aux femmes de se couvrir, cela ne règle pas le problème, parce que cela ne change en rien le coeur des hommes qui la convoitent! C’est comme mettre un pansement sur un cancer! Ce qui changerait les choses, c’est que les hommes ne la convoitent plus. Et pour cela, leur coeur doit être changé! Si le coeur de tous les hommes était changé et transformé comme le coeur de Jésus, aucun homme ne convoiterait plus de femme, et aucune femme ne convoiterait plus d’homme non plus! Nous avons besoin d’un véritable amour saint et pur, et seul Dieu est capable de nous donner cet amour-là. C’est pour cela qu’Il nous a envoyé Jésus!

  9. Seraphin JOSHUA dit :

    S’il y a un domaine que le diable se refuse de lâcher, c’est le corps. Mais Alléluia pour les Chrétiens nés de nouveau, le sang de Notre Rédempteur nous rend plus que vainqueurs. Shalom à tous les frères!

  10. Tony dit :

    Je reçois ces enseignements depuis maintenant une bonne période,et je les apprécie toujours autant car il mon souvent éclairé, aidé dans ma démarche. J’aimerais être éclairé, je m’interroge, car je suis confronté à des événements qui me touchent et j’aimerais connaître votre opinion sur ces questions, comment ne pas accepter la maladie quand elle nous touche? J’ai constaté qu’elle touche non seulement les non-Chrétiens, mais les Chrétiens également, des Chrétiens engagés. qui vivent par la foi ayant toujours le même zèle pour servir Dieu. Que faut-il en déduire?
    Je connais un enfant touché par la maladie depuis sa naissance, deux fois par mois, elle va à l’hôpital pour recevoir du sang (thalassémie). Que faut-il en déduire?
    Merci pour votre réponse.
    Que Dieu vous bénisse

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Tony, La maladie est, avec le péché, l’une des plaies de l’humanité depuis la chute. Mais la Parole de Dieu nous révèle que Jésus est venu nous délivrer à la fois du péché et de la maladie. C’est une oeuvre de Satan que nous devons combattre avec persévérance. On est bien obligé d’accepter la réalité de la maladie, mais nous ne devons pas nous résigner à être malades. Le fait d’être un Chrétien zélé ne nous épargne pas automatiquement. Je crois que le Seigneur Jésus veut guérir cette enfant malade dont tu parles. Il faut Le prier dans ce sens avec persévérance, en étant convaincu qu’Il entend cette prière, dans Sa compassion et Son amour!

  11. kevin dit :

    Et en même temps, je hais la mort et j’espère avoir la chance d’être encore là le jour de l’enlèvement pour ne jamais connaitre la mort.

  12. celia dit :

    Merci beaucoup, frère Henri, j’ai reçu cette parole avec encouragement et réconfort, elle a effacé le nuage sombre qui planait au-dessus de moi. Merci, que Dieu vous bénisse!

  13. kevin dit :

    Vous avez tous le goût de la vie, moi j’ai envie de crever. J’ai vraiment un problème!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Kevin, Quand tu auras compris que cette « envie de crever » ne vient pas de toi, mais de la puissance de péché qui habite dans tes membres, tu ne te laisseras plus aller à exprimer aussi vite les pensées de la chair! Pourquoi ne pas exprimer celles de l’esprit?