B172-Les fondements de la Vie chrétienne.

Article de Henri Viaud-Murat.

Le Christianisme n’est pas une religion, c’est une Vie fondée sur une Personne Vivante: le Seigneur Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. Quels sont, rapidement rappelés, les fondements et les caractéristiques essentielles de la Vie chrétienne?

C’est la Bible, et elle seule, qui nous révèle ce qu’est la Vie chrétienne, comment entrer dans cette Vie chrétienne, et comment la vivre, individuellement et collectivement.

Quand nous parlons de « fondements », nous parlons des principes fondamentaux qui établissent et guident la Vie chrétienne.

Ces principes nous ont été révélés par la Bible. Mais nous avons aussi besoin du Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la Vérité. Tous les Chrétiens ont la même Bible, tout au moins le même Nouveau Testament. Manifestement, cela n’a pas suffi pour les conduire dans l’unité de la doctrine. Il leur a manqué la direction de l’Esprit.

Si tous les Chrétiens s’attachaient uniquement aux Ecritures, et si tous faisaient pleinement confiance au Saint-Esprit pour les conduire dans toute la Vérité, tous finiraient nécessairement par être entièrement d’accord sur cette Vérité divine, car c’est cette Vérité, et seulement elle, qui doit soutenir et guider l’Eglise du Seigneur.

Rien de ce que nous pourrons faire, en tant que Chrétiens, ou en tant que responsables chrétiens, ne pourra subsister, ni porter du fruit qui demeure, si nous ne nous appuyons pas sur la Vérité des Ecritures, éclairées par le Saint-Esprit. Nous devons absolument connaître la Vérité de Dieu, pour la mettre en pratique conformément à la volonté du Seigneur. Cela doit nous permettre de produire le bon fruit de l’Esprit, et de manifester le Seigneur Jésus dans toute notre vie.

La cause unique des divisions entre Chrétiens et entre assemblées chrétiennes est due au fait qu’ils n’ont pas laissé la Vérité de Dieu les pénétrer et les transformer, ou qu’ils ont puisé leur inspiration à une autre source que la Bible, par exemple dans les traditions humaines ou la sagesse de ce monde.

L’appel du Saint-Esprit à Son Eglise véritable, depuis le commencement de l’Eglise jusqu’au jour présent, a toujours été de considérer les Saintes Ecritures comme pleinement suffisantes pour établir et guider la Vie chrétienne.

Tout réveil spirituel, dans tous les temps, a commencé par un retour aux Ecritures, et par le désir ardent de marcher dans l’entière Vérité des Ecritures, sous la conduite exclusive du Saint-Esprit.

A toutes les époques, il a toujours existé dans le monde entier des assemblées et des Chrétiens fidèles, fermement attachés à la lecture et à la méditation des Ecritures, soucieux de connaître et de respecter la volonté de Dieu, et désireux de marcher par l’esprit et de se sanctifier.

En ces temps de la fin, l’Eglise véritable du Seigneur Jésus, celle qui constitue Son Epouse, celle qui sera bientôt enlevée à Sa rencontre, reste une Eglise qui considère toujours le Seigneur Jésus comme son seul fondement, la Bible comme sa seule source d’inspiration, et le Saint-Esprit comme son seul Enseignant et son seul Guide spirituel.

Le désir de tout vrai Chrétien est d’être en communion toujours plus profonde avec Son Seigneur, de connaître Sa volonté, et de Lui obéir. De cette communion avec le Seigneur naissent aussi, dans le coeur du Chrétien, deux besoins pressants: le besoin de faire connaître au monde entier le salut de Dieu en Jésus-Christ, et le besoin d’une véritable communion entre tous les Chrétiens, communion fondée sur la Vérité et non sur les compromis.

La Bible ne nous permet pas de nous attendre à une pleine victoire de l’Evangile dans ce monde perdu, avant le retour en gloire du Seigneur. Bien au contraire, les Ecritures nous révèlent que la fin des temps sera caractérisée par une iniquité croissante, et des ténèbres spirituelles de plus en plus épaisses, jusqu’à l’enlèvement de l’Eglise et le règne de l’Antichrist.

Nous sommes toutefois convaincus que les véritables disciples du Seigneur seront toujours prêts à écouter Sa voix, mais aussi à se repentir et à rejeter tout ce qui n’est pas conforme aux Ecritures. S’ils peuvent encore appartenir à des dénominations et à des organisations humaines, ils refuseront toujours de laisser ces dénominations et ces organisations les priver de leur liberté spirituelle en Christ, et les empêcher de dépendre directement de Christ et de Sa Parole. Ils seront également prêts à être en communion avec tout Chrétien, quelle que soit son étiquette, qui a fait l’expérience de la nouvelle naissance, et qui veut sincèrement progresser dans la connaissance de la Vérité.

Comment entrer dans la Vie chrétienne?

Depuis la chute, tous les hommes naissent dans le péché et sont séparés de Dieu. Ils sont séparés de la Source de la Vie éternelle. Dieu, dans Son Amour, a voulu offrir à cette humanité perdue la possibilité de Le connaître, et de partager Sa Vie éternelle.

Le Seigneur Jésus, priant Son Père, a dit:

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17: 3).

La Vie chrétienne, c’est donc d’abord recevoir la Vie éternelle de Dieu. C’est connaître le seul vrai Dieu, et Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ.

La Bible nous révèle aussi que Dieu veut sauver tous les hommes. Il veut donc que tous les hommes Le connaissent, et connaissent Son Fils Jésus-Christ.

Paul écrit à Timothée:

« J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps, et pour lequel j’ai été établi prédicateur et apôtre, -je dis la vérité, je ne mens pas, -chargé d’instruire les païens dans la foi et la vérité » (1 Tim. 2: 1-7).

Si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, nous savons que tous ne sont pas sauvés, et que tous ne seront pas sauvés, car la Bible nous révèle que nombreux sont ceux qui seront jetés dans l’étang de feu, au Jugement Dernier.

Cela pose le problème de la souveraineté de Dieu et du libre-arbitre de l’homme.

Une étude complète et impartiale de la Bible ne nous autorise pas à croire, en matière de salut, en une souveraineté absolue de Dieu, selon laquelle ce serait Dieu Lui-même qui, dès le départ, prédestinerait certains hommes à être sauvés, et d’autres à être perdus.

Une telle doctrine n’est ni acceptable, ni confirmée par de nombreux passages de la Bible, où nous constatons que Dieu laisse à l’homme la liberté de choisir entre le bien et le mal, entre l’obéissance et la désobéissance.

Si les hommes étaient prédestinés de manière absolue, cela ferait de Dieu l’auteur du péché et du mal, ce qui est impossible, lorsque nous connaissons le Dieu véritable, tel qu’Il nous est révélé dans la Bible, un Dieu de Sainteté et de Justice absolues, mais aussi un Dieu de Compassion et d’Amour infinis.

La vérité, le vrai fondement biblique, c’est que Dieu connaît toutes choses d’avance. Il sait d’avance quels sont ceux qui vont répondre à Sa grâce, et quels sont ceux qui vont la rejeter. Il peut donc prédestiner d’avance tous ceux qu’Il connaît d’avance, comme le dit Paul:

« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères » (Romains 8: 28-29).

Ce passage nous montre que la pré-connaissance précède la prédestination: ceux que Dieu a connus d’avance, Il les a aussi prédestinés.

Le Seigneur Jésus a dit aussi:

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi. C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6: 44-47).

Le Seigneur Jésus ne parle pas ici d’une prédestination absolue. Il dit que les hommes sont responsables de recevoir ou de rejeter l’enseignement que le Père donne à tous les hommes, dans Son désir de les sauver.

Quel est l’enseignement que le Père donne à tous les hommes? Il leur enseigne, par Sa création, et par la voix de Son Esprit dans leurs coeurs, qu’il existe un Créateur de toutes choses, qu’ils sont séparés de Lui par une réalité qu’Il appelle le péché, et qu’il existe aussi un moyen de connaître ce Dieu Créateur.

Tous ceux qui reçoivent cet enseignement, et qui aspirent, dans le fond de leur coeur, à connaître ce Dieu Créateur, seront immanquablement attirés au Seigneur Jésus, d’une manière ou d’une autre. Et tous ceux qui croiront en Lui comme Sauveur et Seigneur, recevront la Vie éternelle, et entreront dans la Vie chrétienne!

Si nous sommes amenés à croire en Jésus comme Sauveur, c’est que nous aurons été convaincus, au préalable, que nous avons besoin d’être sauvés. Cela implique nécessairement la révélation de notre état de pécheurs perdus.

Cette révélation bénie est l’oeuvre du Saint-Esprit. C’est Lui qui a la mission de convaincre tous les hommes de péché, de justice et de jugement. Jésus a dit à Ses disciples:

« Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé » (Jean 16: 7-11).

Pour Dieu, le péché le plus grave est de ne pas croire en Jésus. Le Saint-Esprit veut d’abord convaincre le monde de ce péché, car si un homme est amené à croire en Jésus, il a accès au pardon de tous ses péchés et à la Vie éternelle.

Une fois que l’homme est convaincu de péché, il doit encore être convaincu de justice et de jugement. Il n’y a en effet que deux voies possibles pour le pécheur convaincu de péché: accepter la justice de Dieu en Jésus-Christ, ou recevoir le jugement de Dieu, s’il refuse la grâce de Dieu manifestée en Christ.

Jésus est retourné au Père après avoir accompli Sa volonté. Il est mort pour expier nos péchés à notre place, mais Il n’est pas resté dans la tombe. Il est ressuscité pour nous accorder la justification qui nous donne la Vie éternelle. Il est monté au Ciel à la droite du Père, pour déverser sur le monde Son Saint-Esprit, et pour en remplir Son Eglise. Le salut et la grâce sont à présent offerts gratuitement à tous ceux qui croient en Jésus.

Satan, le prince de ce monde, a déjà été jugé à la croix. En lui et avec lui ont été jugés tous ceux qui ont refusé, ou qui vont refuser jusqu’au bout la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

Dès le jour de la Pentecôte, Pierre et les disciples de Christ ont prêché l’Evangile dans la puissance du Saint-Esprit. Pierre termina sa première prédication par cette phrase:

« Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2: 36).

Il révèle aux Juifs assemblés pour la Fête de la Pâque qu’ils venaient de crucifier leur propre Messie, Celui que tout Israël attendait depuis des siècles! Quelle poignante révélation, pour tous ceux qui l’ont reçue!

« Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes » (Actes 2: 37-41).

Pierre demanda alors, à tous ceux qui avaient cru que Jésus était bien le Seigneur et le Messie, de se repentir, et de passer par un baptême d’eau par immersion, comme le Seigneur Jésus l’avait exigé Lui-même:

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28: 19-20).

Tous ceux qui croient en Jésus comme Sauveur et Seigneur, et qui se repentent de leurs péchés, passent tous, immédiatement, par une nouvelle naissance spirituelle. Leur nature de péché, leur « vieil homme », leur esprit, qui est leur « homme intérieur », est mis à mort, et ils reçoivent une nouvelle nature juste, sainte et parfaite, à l’image de celle du Seigneur.

Leur esprit devient un « homme nouveau » en Christ. Ils sont unis à Christ en esprit. Leur esprit nouveau est un seul esprit avec Christ, « justice de Dieu » en Christ.

C’est pour cela que les nouveaux convertis doivent être immédiatement conduits aux baptêmes d’eau et du Saint-Esprit.

Le baptême d’eau par immersion représente la mort et la résurrection du nouveau converti en Christ. Et le baptême de l’Esprit répond à la volonté de ce nouveau converti d’être rempli du Saint-Esprit, qui Seul peut le conduire dans la vie de résurrection et la marche pratique par l’esprit.

Le jour de la Pentecôte, les disciples n’ont pas hésité à baptiser les trois mille âmes qui avaient reçu les paroles de l’apôtre Pierre. Ils ne les ont pas soumis à une longue période probatoire. Ils ont fait confiance à leur volonté de s’engager avec le Seigneur.

Il n’est donc pas conforme aux Ecritures de priver les nouveaux convertis d’un baptême immédiat, ou de leur imposer une quelconque « formation au baptême ». Ces traditions humaines sont en violation complète avec l’enseignement de la Bible. Nous avons besoin de nous en repentir et de les abandonner, pour revenir aux fondements bibliques.

De même, les apôtres veillaient à ce que tous les nouveaux baptisés reçoivent l’effusion du Saint-Esprit dès le premier jour de leur conversion.

« Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit » (Actes 8: 14-17).

« Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient » (Actes 19: 5-6).

Il n’est pas nécessaire de recevoir l’imposition des mains pour être baptisé du Saint-Esprit. Mais il est nécessaire de demander au Seigneur de nous remplir de Son Esprit, et de croire que nous avons été exaucés, dès que nous avons prié.

En veillant à ce que tous les disciples soient baptisés de l’Esprit dès leur conversion, les apôtres ne faisaient qu’appliquer les ordres que le Seigneur Jésus leur avait donnés, peu avant Son ascension:

« Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? Il leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1: 4-8).

Nous savons que ce baptême de l’Esprit, exigé par le Seigneur, n’a pas été donné automatiquement à tous les disciples. Mais il n’a été donné, tout au moins au début, qu’aux cent vingt qui avaient accepté de tout mettre de côté, pendant « un peu de jours », pour persévérer dans la prière et attendre la promesse.

Pour un Chrétien, le fait d’être baptisé de l’Esprit n’est pas la preuve qu’il soit devenu un disciple parfaitement spirituel. Mais c’est la condition indispensable pour qu’il puisse le devenir!

Le Seigneur savait que, sans cette plénitude de l’Esprit, ils ne pourraient pas être Ses témoins avec puissance. Il en est toujours de même aujourd’hui, et il en sera de même jusqu’à la fin.

Chaque Chrétien doit aspirer à être revêtu de la même puissance de l’Esprit dont le Seigneur Jésus était revêtu. Reprenant les paroles du prophète Esaïe, Jésus a dit de Lui-même:

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » (Luc 4: 18-19).

Nous devons croire que le Seigneur veut nous revêtir de la même puissance, car Il a dit à Ses disciples:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14: 12-14).

Nous devons humblement reconnaître que cette promesse du Seigneur Jésus ne s’est pas encore pleinement accomplie au sein de Son Eglise! Mais cela ne signifie pas que Dieu ne veuille pas l’accomplir dans le vie de ceux qui le croient sincèrement, car Dieu est Fidèle à Sa Parole!

Quels sont les fondements de la Vie chrétienne pratique?

Ils sont très simples, et au nombre de quatre. Voici comment vivaient les premiers Chrétiens, après avoir reçu leur baptême, le jour de la Pentecôte à Jérusalem:

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2: 42).

La persévérance est la qualité principale du Chrétien. C’est cette qualité qui lui permettra d’atteindre le but que le Seigneur lui a fixé: la Jérusalem Céleste.

L’enseignement des apôtres est celui qui nous a été laissé dans tout le Nouveau Testament.

La communion fraternelle, c’est accueillir dans notre communion, en tant que frères et soeurs bien-aimés, tous ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus comme leur Sauveur et Seigneur, et qui sont passés par la nouvelle naissance.

La fraction du pain, c’est rompre avec eux le pain et partager la coupe de la Cène, commémorant ainsi la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne. La Cène se partageait d’ailleurs au cours d’un repas fraternel pris en commun.

Les prières représentent tout ce que les enfants de Dieu, individuellement et collectivement, font monter devant leur Seigneur: adoration, louanges, requêtes, intercession, etc…

Toutes ces activités se pratiquaient très simplement, sans aucun ritualisme ni formalisme, dans une pleine liberté de l’Esprit. Chacun était encouragé à participer et à exercer les dons spirituels, pour l’édification de tous.

Les premiers Chrétiens se réunissaient simplement dans des maisons. Ils n’ont jamais eu la pensée de « consacrer » un lieu spécial à leurs réunions, pour en faire la « maison de Dieu ». Ils savaient que la « maison de Dieu » n’est pas faite de mains d’hommes. La « maison de Dieu » n’est autre que notre corps, ainsi que le Corps de Christ, l’Eglise du Dieu Vivant.

Les Actes des Apôtres nous montrent abondamment que les premiers Chrétiens avaient une profonde conscience de leur unité, en tant que peuple de Dieu de la nouvelle alliance. Ils ne connaissaient aucune des barrières artificielles qui leur sont aujourd’hui imposées par les dénominations et les organisations humaines. Ils savaient que l’Eglise était une et indivisible.

Quels sont les fondements de l’unité chrétienne?

L’apôtre Paul les décrit ainsi:

« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Ephésiens 4: 1-6).

Paul affirme ici que l’unité de l’esprit nous est déjà acquise, et que nous devons nous efforcer de la conserver, par le lien de la paix. C’est pour cela que les apôtres prenaient grand soin de fermer la bouche aux vains discoureurs et aux « discuteurs ».

Voici les sept fondements de l’unité spirituelle de tous les Chrétiens nés de nouveau:

Un seul corps: le Corps de Christ, dont font partie tous ceux qui sont nés de nouveau en Christ.

Un seul Esprit, le Saint-Esprit, dans lequel tous sont « plongés » (baptisés).

Une seule espérance: celle du retour glorieux du Seigneur Jésus pour enlever Son Eglise.

Un seul Seigneur: le Seigneur Jésus-Christ.

Une seule foi: celle qui « a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3), la foi en Dieu, en Christ et en Sa Parole.

Un seul baptême: le baptême dans la mort et la résurrection de Jésus, dont les baptêmes d’eau et d’Esprit sont la représentation et le sceau.

Un seul Dieu et Père de tous: le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est devenu notre Père en Christ.

Bien-aimés, ne cherchons plus à réaliser, par tous nos efforts humains, une unité de l’Eglise qui est déjà acquise! Mais ouvrons les yeux, et comprenons que l’Eglise du Seigneur est déjà une, et n’est pas divisée! Pourquoi la diviserions-nous?

Les véritables Chrétiens, éclairés par l’Esprit et la Parole de Dieu, n’ont jamais accepté de laisser les barrières imposées par les hommes les priver de la communion fraternelle qui doit exister entre tous les enfants de Dieu!

Quelle est l’organisation biblique de l’Eglise de Jésus-Christ?

« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ! » (Philippiens 1: 1-2).

Il y a, dans ce court passage, une description de l’organisation de l’Eglise, telle qu’elle nous est révélée par le Seigneur.

Dans toute localité (ici, dans la ville de Philippes), tous les « saints », c’est-à-dire tous les disciples de Jésus-Christ passés par la nouvelle naissance, constituaient ensemble l’église locale du Seigneur.

La Bible nous montre aussi que chaque église locale était parfaitement autonome dans son fonctionnement. Les églises des différentes localités n’étaient pas regroupées dans des « fédérations », des « dénominations », et toutes sortes d’organisations humaines, comme on le voit aujourd’hui.

Tous les responsables des églises locales pouvaient parfois se réunir pour résoudre des problèmes graves, qui concernaient l’ensemble des églises, comme on le voit dans Actes 15. Mais ils étaient soucieux de laisser le Saint-Esprit les diriger dans la solution de leurs problèmes, dans l’assurance que le Seigneur les conduirait dans une position unanime.

C’est cette position unanime qui était ensuite recommandée, et non imposée de force, à l’ensemble des églises locales.

L’église locale, selon sa taille, pouvait s’assembler dans une seule maison, ou être répartie en une multitude de maisons. Mais elle gardait toujours le sentiment de sa profonde unité.

Au niveau de la localité, l’église était dirigée par des conducteurs spirituels nommés « évêques », assistés par des « diacres ».

Les « évêques » étaient tout simplement les anciens nommés pour assurer la direction spirituelle du troupeau. Ces « évêques » étaient aussi nommés par ailleurs « presbytres » (« anciens » proprement dits, qui ont de l’expérience et de la sagesse) ou « épiscopes » (« surveillants » du troupeau).

Les « diacres » et « diaconesses » sont des saints qui avaient été choisis pour répondre aux besoins matériels du troupeau.

Les anciens et les diacres pouvaient se retrouver dans la même assemblée, si l’église locale était petite, et ne comportait qu’une seule assemblée. Mais si l’église de la localité était très nombreuse, et répartie en une multitude d’assemblées de maisons, les anciens passaient sans doute d’une assemblée à l’autre pour y exercer leur ministère, même s’il leur semblait parfois nécessaire de réunir toute l’église en certaines occasions.

En d’autres termes, chaque groupe de maison ne comprenait pas nécessairement l’un des anciens de l’église locale, ni, à plus forte raison, les cinq ministères de direction spirituelle. Mais chaque groupe de maison devait comprendre un ou plusieurs frères qui, bien que ne faisant pas partie des anciens, devaient exercer un ministère d’autorité spirituelle au niveau du petit groupe, sous la direction des anciens de la localité.

L’apôtre Paul lui-même, que Barnabas alla chercher à Tarse, avait réellement commencé son ministère au sein de l’église d’Antioche, en prêchant dans les diverses assemblées de l’église (Actes 11: 25-26). Ce n’est que plus tard qu’il fut établi comme ancien de toute l’église.

Nous savons que l’église d’Antioche comprenait plusieurs dizaines de milliers de membres, tous répartis dans des maisons. Mais elle n’était dirigée que par un tout petit nombre d’anciens: cinq prophètes et docteurs qui, collectivement, assuraient la direction spirituelle de toute l’église (Actes 13: 1).

La notion d’ancien unique, comme dirigeant d’une église locale, est inconnue dans les Ecritures. Mais il est certain que ces anciens d’Antioche étaient assistés, dans leur ministère, par un grand nombre de responsables de groupes de maisons, soumis à leur autorité.

L’étude du Nouveau Testament nous prouve que les anciens, ou conducteurs spirituels, contrairement aux diacres, n’étaient jamais choisis ni élus par les disciples, ni par aucun homme. Ils étaient toujours appelés directement par le Seigneur à leur ministère, puis reconnus et confirmés par l’Eglise.

Les anciens étaient souvent nommés ou choisis par un apôtre, ou le représentant d’un apôtre. Mais on voit que les apôtres ne choisissaient jamais arbitrairement les anciens. Ils possédaient le discernement spirituel leur permettant de reconnaître ceux que Dieu avait déjà appelés, et de les confirmer publiquement. Ces hommes avaient sans doute déjà commencé à exercer leur ministère au niveau du groupe local, sans être encore officiellement nommés, ou consacrés comme anciens.

Les Ecritures donnent une série de critères précis que tout ancien doit satisfaire (1 Tim. 3: 1-7; Tite 1: 5-9). L’Eglise n’a donc aucun droit à nommer « ancien » un homme qui ne réunirait pas les critères bibliques exigés par le Seigneur. Un tel homme peut exercer son ministère, mais n’a aucun droit à être reconnu ancien.

Parmi les critères qui définissent les qualités ou les caractéristiques d’un « ancien », figure le fait d’être « mari d’une seule femme ». Ce seul critère devrait nous suffire pour comprendre que l’ancien doit être un homme.

Tous les anciens de l’Eglise, à commencer par les douze apôtres du Seigneur, ont toujours été des hommes. La nomination de femmes à des fonctions de « conductrices spirituelles » de l’Eglise est en violation directe de l’enseignement des Ecritures.

Dans l’Eglise, la direction spirituelle du troupeau a toujours été confiée par Dieu à des hommes. Dieu a fait de l’homme la tête, à l’image de Christ, alors qu’Il a fait de la femme l’image de l’Eglise.

Cela n’empêche en rien les femmes chrétiennes de prêcher, d’évangéliser, de témoigner, de prophétiser et d’exercer tous les dons spirituels. Mais la femme chrétienne qui a compris la pensée du Seigneur sait qu’elle ne peut jamais accepter d’être officiellement reconnue comme « ancien » d’une assemblée chrétienne, même si elle en a les capacités. Car elle serait alors placée dans une position d’autorité spirituelle sur l’ensemble de l’église, position que le Seigneur ne lui permet pas d’occuper dans les Ecritures.

Cette vérité doit aussi être de nature à stimuler les hommes que Dieu a appelés comme anciens de Son troupeau à répondre à cet appel! Trop d’hommes ont reçu de Dieu un appel à être ancien, et n’y répondent pas, de même que trop d’hommes se sont eux-mêmes installés dans une position d’ancien, alors que Dieu ne les y avait pas appelés!

Qu’en est-il de la situation de l’Eglise aujourd’hui?

Nous devons toujours faire la différence entre la Chrétienté visible, organisée, apparente, et l’Eglise du Seigneur, que Lui seul connaît et voit dans toute sa réalité.

La Chrétienté visible est dans le plus grand désordre spirituel et dans l’apostasie prédite pour la fin des temps. On peut même affirmer qu’elle est complètement en ruines. Mais cette Eglise n’est pas l’Eglise véritable.

La véritable Eglise du Seigneur n’est pas en ruines. Elle marche avec son Seigneur. Elle veut être remplie de l’Esprit et marcher selon la Vérité. Elle se sanctifie et se prépare à Son retour.

Aujourd’hui, compte tenu de l’apostasie généralisée, il y a sans doute peu de localités où tous les Chrétiens nés de nouveau se réunissent librement, en respectant tout le modèle biblique. Il existe toujours des assemblées et des conducteurs fidèles, mais ils sont de plus en plus rares.

Beaucoup de Chrétiens sincères sont donc obligés de quitter des églises apostates, et de se réunir en petits groupes isolés. Ils peuvent toutefois, dans toute la mesure du possible, s’efforcer de mener une vie d’église conforme à la simplicité de l’Evangile, et persévérer ensemble dans l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières.

Ces groupes ne doivent pas chercher à nommer systématiquement des anciens, si les conditions scripturaires de cette nomination ne sont pas remplies. Mais cela ne doit pas empêcher chacun d’exercer pleinement le ministère personnel que le Seigneur lui a confié, dans la plénitude de l’Esprit.

L’ensemble des dons spirituels et des ministères de chacun doit concourir à aider tous les saints à progresser sur le chemin de la sanctification et du perfectionnement.

Ces groupes doivent avoir confiance que le Seigneur pourvoira à leurs besoins spirituels et matériels. Il les fera progresser dans la maturité spirituelle, et leur donnera, en temps voulu, des hommes capables de les diriger dans la bonne voie, même si ces hommes ne remplissent pas toutes les conditions pour être officiellement nommés « anciens ». Ce qui compte le plus, c’est le fait, pour chaque membre du Corps de Christ, de vivre une vie chrétienne conforme à la volonté de Dieu, en faisant fructifier tous les talents que lui a confiés le Seigneur.

Quels sont les différents ministères d’anciens?

Paul donne la liste des cinq ministères de direction spirituelle de l’Eglise:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité » (Ephésiens 4: 11-16).

Chaque Chrétien, homme ou femme, possède sa place et sa fonction dans le Corps de Christ. Chacun(e) possède donc un ministère, pour lequel Dieu l’a déjà équipé(e). Mais tous ne sont pas appelés à être anciens.

En d’autres termes, chaque membre du Corps de Christ, homme ou femme, peut accomplir certaines oeuvres caractéristiques d’un apôtre, d’un prophète, d’un évangéliste, d’un pasteur ou d’un docteur. Mais ce n’est pas l’accomplissement de ces oeuvres qui font d’eux des anciens de l’Eglise.

Pour être ancien de l’Eglise, nous l’avons vu, il faut d’abord être un homme. Il faut ensuite avoir été appelé par Dieu à exercer ces fonctions. Il faut aussi que cet homme remplisse tous les critères bibliques pour être nommé ancien. Mais il faut aussi que l’Eglise reconnaisse l’appel divin reçu par cet homme, et le confirme en le nommant officiellement « ancien » de l’Eglise.

Si, au sein d’une église locale, un frère exerce l’un de ces cinq ministères, mais sans jamais avoir été confirmé officiellement dans une fonction d’ancien dans cette église, il ne peut prétendre au titre d’ancien. Il reste un simple frère de l’assemblée, même s’il exerce un ministère béni. Ce ministère ne pourra manquer d’être reconnu par le Corps de Christ, qui en bénéficiera, même si ce frère n’est pas officiellement un ancien.

Le ministère individuel de chaque membre du Corps de Christ, pour être béni et en bénédiction, doit être exercé de manière spirituelle et non charnelle. C’est pour cette raison que tous les ministères d’anciens sont appelés à travailler au « perfectionnement des saints », car les saints en Christ ont besoin d’être perfectionnés! Ils ont besoin de progresser dans la perfection chrétienne pratique. Ils ont besoin d’apprendre à ne plus marcher selon la chair, mais à marcher selon l’esprit. Ils ont besoin pour cela de dépasser le stade d’enfants en Christ, pour atteindre un niveau de maturité qui leur permettra de recevoir et de distribuer réellement la pure Vie de Christ.

C’est ainsi que l’oeuvre de leur ministère pourra efficacement contribuer à l’édification de tout le Corps de Christ.

Aujourd’hui encore, tous les anciens ont besoin de comprendre que la tâche unique que leur confie le Seigneur, c’est le perfectionnement des saints. Chaque ancien doit donc sérieusement chercher le Seigneur, afin qu’Il lui révèle ce que signifie « le perfectionnement des saints ». Chacun doit comprendre que le fondement du perfectionnement des saints, c’est la prédication de la croix et de la marche par l’esprit, dans la vie de résurrection!

Tous les anciens doivent absolument exposer le message de la croix, tel que le Nouveau Testament (et l’apôtre Paul tout particulièrement) le présente.

Quand on parle de « la croix », on parle de la mort du Seigneur Jésus. Tous les Chrétiens doivent comprendre toute la signification de la mort du Seigneur. Car c’est à la croix que le Seigneur Jésus est mort pour eux. Mais c’est aussi à la croix que le Seigneur Jésus les a mis eux-mêmes à mort!

C’est à la croix que nous avons été crucifiés (mis à mort) par rapport à Satan, aux démons, au péché, au monde, et à tout ce qui est haïssable aux yeux du Seigneur! C’est à la croix que notre ancienne nature de péché a été mise à mort!

La mort du Seigneur a ainsi représenté une gigantesque « remise des compteurs spirituels à zéro »! Toute la malédiction entraînée par la chute, avec les millénaires de péchés qui l’ont suivie, ont été engloutis dans la mort du Seigneur Jésus!

Cette mort de Jésus nous a, d’un seul coup, libérés complètement de tout ce mal accumulé sur nos vies, du péché et de toutes ses conséquences: condamnation, maladies, infirmités et mort.

Oui, la mort de Jésus est une immense libératrice!

Mais la mort de Jésus ne suffit pas pour nous faire marcher en nouveauté de Vie! La compréhension de la croix ne suffit pas pour nous permettre de marcher par l’esprit.

C’est la compréhension de la signification de la Résurrection du Seigneur Jésus qui nous permet de marcher pleinement dans la Vie éternelle que nous avons reçue quand nous nous sommes repentis, et quand nous avons cru en Jésus.

Voilà pourquoi le message de la croix doit toujours être accompagné du message de la marche par l’esprit. Nous devons donc aussi savoir quelle est la nature réelle de notre esprit régénéré. Nous devons connaître notre position spirituelle, « assis dans les lieux célestes en Christ ». Nous devons nous identifier par la foi à notre nouvelle nature. Nous devons comprendre en quoi consiste, et comment fonctionne concrètement la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, qui nous a libérés de la loi du péché et de la mort.

Bref, il ne nous suffit pas de savoir que nous sommes morts en Christ. Nous devons aussi savoir que nous sommes ressuscités en Lui.

Voilà pourquoi les apôtres, lorsqu’ils enseignaient les disciples de Christ, prenaient bien soin de poser tout d’abord le fondement inébranlable, c’est-à-dire Christ, Sa Personne et Son oeuvre. Leur message était d’ailleurs centré sur la résurrection de Christ.

Dans la formation des disciples, ils commençaient par expliquer les éléments de base de la Vie chrétienne, avant d’avancer plus loin dans le perfectionnement des saints.

Les Chrétiens ne progresseront jamais au-delà d’une certaine limite, si on leur répète sans cesse les éléments de base de la parole de Christ, sans jamais tendre à ce qui est parfait!

Toutefois, si nous essayons de les conduire à ce qui est parfait, sans nous être assurés d’abord qu’ils ont bien assimilé les éléments de base de la foi chrétienne, leur fondation ne sera pas fermement établie.

Quels sont les éléments de base de la foi chrétienne?

Ce sont les vérités que tout Chrétien doit connaître dès le départ de sa vie en Christ, vérités sur lesquelles il pourra ensuite s’appuyer pour aller plus loin sur le chemin du perfectionnement. L’auteur de l’épître aux Hébreux les définit ainsi:

« C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux oeuvres mortes, de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet » (Hébreux 6: 1-3).

Le renoncement aux oeuvres mortes est le fruit d’une véritable repentance. Une vraie repentance ne consiste pas seulement à verser d’abondantes larmes sur nos péchés. Mais elle consiste surtout à renoncer aux oeuvres de la chair, et à produire du fruit digne de la repentance, qui est le fruit de l’Esprit.

Sans repentance préalable, point de marche par l’esprit!

La foi en Dieu et en Jésus-Christ nous est nécessaire pour progresser par la suite dans notre Vie chrétienne. Car tout ce que Dieu nous donne, dans Sa grâce, doit être saisi par la foi.

Dès le départ, le nouveau converti doit comprendre qu’il doit vivre et marcher par la foi, et que, sans la foi, il lui est impossible de plaire à Dieu. Le juste vivra par la foi.

La doctrine des baptêmes consiste à conduire les nouveaux disciples dans les baptêmes d’eau et d’Esprit, en leur expliquant que ces baptêmes n’ont aucune signification, s’ils ne traduisent pas le seul véritable baptême nécessaire, notre baptême dans la mort et la résurrection de Jésus.

L’imposition des mains joue un grand rôle dans la Vie chrétienne. Jésus-Christ utilisait souvent Ses mains pour bénir, guérir et délivrer. C’est souvent par les mains que s’écoule et se transmet l’onction du Saint-Esprit. Jésus a dit que ceux qui croiraient en Lui pourraient imposer les mains aux maladies, et que « les malades seront guéris » (Marc 16: 18).

C’est aussi par l’imposition des mains que peut également se communiquer l’effusion du Saint-Esprit (Actes 8: 17 et 19: 6).

C’est par l’imposition des mains que peut aussi se transmettre un don (2 Tim. 1: 6) ou qu’un ancien peut être confirmé dans son ministère (Actes 13: 3).

Le nouveau converti doit connaître l’autorité spirituelle dont le Seigneur l’a investi, autorité qui peut notamment être exercée par l’imposition des mains.

Il est nécessaire toutefois de rappeler aussi que le recours à l’imposition des mains doit être fait avec discernement et prudence, et que celui qui impose les mains doit conserver un coeur pur et une vie sanctifiée.

La résurrection des morts nous rappelle que tous les morts devront un jour ressusciter, soit pour la Vie éternelle, soit pour la condamnation éternelle.

Nous devons rejeter les doctrines qui annoncent la destruction finale de tous ceux qui n’hériteront pas du salut, ou qui nient la possibilité d’un enfer éternel pour les perdus.

Le jugement éternel doit donc nous rappeler que tous les hommes, et toutes choses, devront venir en jugement devant l’Eternel.

Les Chrétiens membres de l’Eglise échappent tous au jugement du Grand Trône Blanc, puisqu’ils doivent ressusciter lors de l’enlèvement de l’Eglise. Ils bénéficient de la « première résurrection ». Ils doivent ensuite régner avec Christ pendant mille ans, et demeurer enfin éternellement dans la Jérusalem Céleste avec leur Seigneur.

Mais tous les autres êtres humains devront attendre la fin du Millénium pour ressusciter, soit pour le salut éternel, soit pour la perdition éternelle. C’est alors que s’accomplira cette parole:

« Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20: 11-15).

Il est donc faux de croire que, lors du Jugement Dernier, tous ceux qui paraîtront devant le Grand Trône Blanc seront perdus. Tous ceux qui seront alors trouvés écrits dans le Livre de Vie seront sauvés et admis dans le Royaume de Dieu. Tandis que tous ceux qui ne seront pas trouvés inscrits dans le Livre de Vie seront jetés dans l’étang de feu.

Une fois ces éléments de la Parole de Christ établis, il est possible de « tendre à ce qui est parfait ». Il est possible d’apprendre ensuite aux enfants de Dieu à participer à la construction du « temple vivant » de Dieu.

Chaque enfant de Dieu est lui-même une habitation vivante de Dieu en Esprit. Et tous, en tant qu’Eglise, constituent également un grand Temple Saint dans le Seigneur. Paul le rappelle aux Ephésiens:

« Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit » (Ephésiens 2: 19-22).

Le fondement des apôtres et des prophètes n’est autre que le Seigneur Jésus Lui-même, car ces apôtres et ces prophètes ont fondé leur enseignement sur Christ et sa Parole. Ils ne constituent pas le fondement en eux-mêmes, mais ils étaient un avec le fondement unique, qui est Jésus-Christ.

C’est ce que Paul explique aux Corinthiens:

« Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes » (1 Cor. 3: 10-17).

S’il est absolument indispensable de poser le seul fondement valable, c’est-à-dire Jésus-Christ, il est également nécessaire, par la suite, de bâtir sur ce fondement en utilisant les bons matériaux. Que diriez-vous d’un grand immeuble posé sur une solide fondation en béton armé, mais qui ne serait construit, par la suite, qu’avec du bois, du foin et du chaume?

La Jérusalem Céleste est tout entière bâtie en or pur et en pierres précieuses! Car tout y a été bâti par l’Esprit! La chair et tous ses matériaux impurs a été complètement bannie de la Cité Céleste!

Nous devons savoir que Dieu nous demande de bâtir une oeuvre qui devra passer au travers du feu divin, afin qu’elle puisse être admise dans l’éternité. Cela signifie que les seules oeuvres que nous sommes autorisés à accomplir sont celles que le Seigneur Lui-même a préparées d’avance pour que nous les accomplissions.

Ce sont les oeuvres de l’Esprit et non celles de la chair. Ce sont des oeuvres spirituelles accomplies par la foi, dans le repos de l’esprit.

Tout ce que nous bâtissons ici-bas en ayant recours à des matériaux charnels sera détruit par le feu! Une telle perspective devrait inciter sérieusement les Chrétiens à être conduits en toutes choses par le Saint-Esprit, au travers de leur esprit régénéré!

Un Chrétien qui apprend à marcher par l’esprit apprend nécessairement aussi à bâtir le temple de Dieu avec de l’or, de l’argent et des pierres précieuses, c’est-à-dire avec des matériaux spirituels. Son oeuvre ne sera pas détruite, mais subsistera jusque dans la vie éternelle!

Voilà pourquoi le perfectionnement des saints est tellement nécessaire! Voilà pourquoi tous les conducteurs spirituels doivent savoir ce que signifie « marcher par l’esprit », et doivent le prouver en donnant l’exemple de leur vie personnelle aux jeunes convertis, comme à toute l’Eglise du Seigneur!

En conclusion de ce bref rappel des fondements de la Vie chrétienne, nous insisterons d’abord sur le fait que l’Eglise de Jésus-Christ a toujours su qu’elle pouvait trouver dans les Saintes Ecritures, et dans elles seules, tout ce qui lui est nécessaire pour sa vie et sa piété.

L’Eglise ne doit rien en retrancher, ni rien y rajouter. Elle doit au contraire rejeter du milieu d’elle toutes les fausses doctrines et pratiques, ainsi que toutes les traditions humaines, qu’elle a pu laisser s’accumuler au cours des siècles, et qui étouffent ou annulent la puissance de la Parole de Dieu.

Nous insisterons aussi sur la nécessité, pour l’Eglise du Seigneur Jésus, d’être, en permanence et de plus en plus, remplie de foi et du Saint-Esprit. C’est ainsi que grandira son intimité avec le Seigneur, et qu’elle pourra toujours mieux entendre la voix de l’Esprit.

Nous insisterons encore sur le fait que l’Eglise du Seigneur n’a rien à voir avec le monde. Elle est dans le monde, mais elle n’est plus du monde. Elle sait que son Royaume n’est pas de ce monde. Elle devra donc toujours être prête à subir, de la part de ce monde impie, beaucoup de tribulations. Mais elle sait aussi qu’elle n’a rien à craindre, car le Seigneur est avec elle tous les jours, et Il a vaincu le monde!

L’Eglise ne doit, en aucune façon, être associée au pouvoir politique. Chaque fois que l’Eglise s’est appuyée sur le pouvoir politique, ou qu’elle est elle-même devenue un pouvoir politique, elle s’est écartée de la volonté de Dieu, et est tombée dans bien des excès. Elle a abandonné son appel, elle a perdu son onction spirituelle, et elle est devenue à son tour persécutrice et dominatrice.

Les églises locales décrites dans le Nouveau Testament, hélas, ne sont pas restées longtemps dans la pureté des origines. Historiquement, nous savons que le légalisme, le cléricalisme, le formalisme religieux, la mondanité, et toutes les oeuvres de la chair, ont envahi un grand nombre d’assemblées chrétiennes.

Une telle évolution a toujours attristé les Chrétiens fidèles. Beaucoup ont essayé de freiner ou d’enrayer cette évolution négative, avec des résultats mitigés. De nombreux réveils se sont régulièrement produits, marquant un retour aux Ecritures. Mais ces réveils se sont plus ou moins vite éteints.

De nouveaux « réformateurs » se sont levés pour rallumer la flamme, mais ils ne sont pas souvent allés jusqu’au bout des réformes nécessaires, et l’ennemi en a profité pour éteindre le feu de l’Esprit. Ou alors, le plus souvent, ces courageux réformateurs ont subi de telles persécutions qu’ils ont été carrément éliminés, et leur belle oeuvre détruite avec eux.

Mais Dieu a toujours veillé sur Son Eglise véritable, qui a toujours brillé comme un flambeau au milieu des ténèbres. Il en est de même aujourd’hui: au milieu de ces épaisses ténèbres qui caractérisent les temps de la fin, Dieu S’est toujours gardé un reste fidèle.

Nous insisterons enfin sur la nécessité de toujours bien garder à l’esprit que l’Eglise du Seigneur est déjà une et indivisible. Si nous devons refuser énergiquement d’admettre dans notre communion quelqu’un qui, se disant Chrétien, vit ouvertement dans le péché sans vouloir s’en repentir, nous devons aussi ouvrir nos bras et notre coeur à tous nos frères en Christ qui cherchent sincèrement la Vérité, et qui pourraient, à nos yeux, ne pas être encore éclairés sur des révélations importantes que nous avons reçues.

En les accueillant dans notre communion fraternelle, nous pourrons alors les aider affectueusement à progresser dans la lumière. Mais nous pourrons aussi parfois, et même souvent, découvrir qu’ils possédaient également des lumières que nous n’avions pas.

La Vie de Christ s’écoule dans tous les membres de Son Corps, mais aussi d’un membre à un autre. Nous nous enrichissons toujours en partageant ce que Christ nous a donné.

Mais, pour cela, nous devons toujours rester dans l’humilité. Nous devons toujours être prêts à nous remettre en question, si le Saint-Esprit nous en montre la nécessité. Nous devons par-dessus tout aimer la Vérité, et désirer ardemment marcher dans la Vérité. Car la Vérité de Dieu, c’est le Seigneur Jésus Lui-même!

En Dieu, la Vérité est toujours inséparable de la Sainteté. Et c’est la Vérité qui nous libère de tout ce qui est contraire à la Sainteté de Dieu!

« Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8: 30-32).

« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8: 36).

« Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu » (Jean 8: 47).

Amen!

55 Responses to B172-Les fondements de la Vie chrétienne.

  1. Romy dit :

    Bonjour frère et merci pour ce message, j’ai quelques questions: Une femme peut elle enseigner ou encore être docteur? Comment comprendre 1 Corinthiens 15: 29? Le baptême pour les morts fait-il partie des fondements de la vie chrétienne? Lors du millénium, y aura-t-il sur la terre des personnes au corps glorifié, et ceux au corps charnel? Peut-on aussi comprendre, dans 1 Timothée 3: 12, que les diacres doivent être uniquement des hommes?
    Fraternellement.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Romy, La seule chose que la Parole de Dieu ne permette pas à une femme, c’est d’être nommée à une fonction officielle d’ancien dans une assemblée. Les anciens sont définis par Ephésiens 4: 11. Mais une femme peut exercer tous les dons spirituels, donc prophétiser, c’est-à-dire exhorter, édifier, consoler, par le Saint-Esprit. Elle peut aussi être diaconesse (Romains 16: 1). La condition de 1 Tim 3: 12 s’adresse aux diacres. Le baptême pour les morts était une pratique que Paul signale, sans la recommander. On ne sait pas en quoi elle consistait. Peut-être était-ce pour signifier à l’assemblée que quelqu’un, qui s’était converti, et qui était mort sans avoir pu se faire baptiser, voulait le faire. Quant au Millénium, il y aura bien en même temps sur la terre ceux qui règneront dans un corps glorifié, et ceux qui auront encore un corps comme le nôtre, qui seront les survivants de la Tribulation.

  2. Jacques dit :

    Grand merci à Henri et Maurice pour leur aide.
    Je voudrais poser une dernière question avant la fermeture du sujet. Pourquoi insistes-tu tant, Henri, sur la nomination officielle des anciens (tu emploies le mot « officiellement » à plusieurs reprises), alors que « chaque église locale était parfaitement autonome » ?
    Bonne journée dans le Seigneur.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Jacques, J’emploie le mot « officiellement » dans le sens de « formellement ». Les anciens, dans une église locale, doivent en effet être formellement établis, reconnus et désignés. L’ensemble de l’église doit reconnaître l’appel d’un ancien au ministère, et l’établir formellement en tant qu’ancien, afin que tous sachent qu’il est reconnu et établi dans cette fonction. Paul, en particulier, insiste sur le fait de « nommer » des anciens dans chaque ville. C’est Dieu qui les appelle, mais c’est l’Eglise qui les reconnaît et qui les nomme. Quelqu’un peut avoir un appel de Dieu et exercer un ministère, mais il n’a pas le droit de porter le titre d’ancien d’une église locale, tant qu’il n’a pas été reconnu et nommé.

  3. Maurice dit :

    Si, avant le coucher du soleil, je ne règle pas un problème qui a suscité une forte colère chez mon prochain. Ephésiens 4: 26, je peux ne pas être enlevé, dans le cas où le Seigneur reviendrait cette même nuit-là. Luc 17:36
    J’aurai grandement attristé son Esprit. Ephésiens 4:30. Ma première réaction au petit matin sera de constater que mes amis qui aiment et servent le Seigneur de tout leur coeur auront été enlevés. Quelques coups de téléphone, suffiront pour m’en persuader. Alors je réagirai en expliquant autour de moi la signification de toutes ces disparitions soudaines, et rendrai gloire à Jésus-Christ. Cela peut m’amener au martyre, car l’ Antéchrist et ses agents liquideront systématiquement tout témoignage parlant des enlevés pour rendre gloire à Jésus-Christ, Dieu incarné. Pour la marque de la bête, comme dit Henri, Apocalypse 13:11-18, j’avertirai beaucoup de gens de refuser cette marque. Et pour cela aussi, je deviendrai un martyr de la grande tribulation, ayant lavé ma robe dans le sang de l’Agneau. Apoc. 7:14. Aujourd’hui, je tremble en pensant aux colères où j’ai une part de responsabilité. Je fais tout pour enlever tout malentendu, avant 18 h. Et je désire de tout mon coeur être parmi les enlevés. Que le Seigneur touche le frère Jacques pour qu’il puisse à son tour expliquer cela, en ayant marqué les versets dans sa Bible pour les retrouver facilement, pour les donner plus loin. Bien à vous tous.
    Maurice

  4. Jacques dit :

    Cher frère Henri,
    « il y aura des sauvés qui ne seront pas membres de l’Eglise. » D’après les Ecritures, que deviendront-ils après l’enlèvement de l’Eglise ?
    Merci pour ta réponse et que Dieu te bénisse, toi et ta famille.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Jacques, Ils devront rester fidèles jusqu’à la mort, et ne pas prendre la marque de la Bête, auquel cas ils seraient perdus.

  5. Maurice Vuadens dit :

    Merci pour ce survol de l’enseignement biblique concis, et tellement nécessaire pour tous ceux qui ont soif de grandir. Paul a « annoncé tout le conseil de Dieu, sans rien cacher » (Actes 20:27). Quelle immense grâce de pouvoir à notre tour retenir ce modèle des saines paroles reçu d’Henri. « Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous » (2 Timothée 1: 13-14). « Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à Lui soit la gloire dans l’église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! (Eph. 3: 20-21).
    Maurice.

  6. Estrat Gywiens dit :

    Amen, Frère Henri,
    Que La Paix de Dieu soit avec chacun de vous, tous!
    Shalom Shalom!
    Fraternellement En CHRIST.

  7. Francine dit :

    Je dis amen au commentaire de Marie-Noëlle.

  8. Francine dit :

    Super ! Que nous en soyons tous conscients !
    Et même si ça doit se faire « comme à travers le feu » ?
    Et … à travers le feu est-ce que ça peut signifier, une fois que l’Eglise sera enlevée, eux, restant sur la terre, à la merci du mal libéré momentanément ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Francine, Nous avons une promesse de salut pour nos familles, mais il y aura des sauvés qui ne seront pas membres de l’Eglise. Seuls les membres de l’Eglise seront enlevés au retour du Seigneur. Pour être sauvé, il suffit de se repentir de ses péchés et de croire en Jésus-Christ. Pour être enlevé, en tant que membre de l’Eglise, il faut aussi être baptisé d’eau et d’Esprit, et marcher dans la sanctification.

  9. Al dit :

    Merci frère HVM, pour cet éclaircissement.
    Je voudrais revenir toujours sur ce sujet du parler en langues, au regard de ce qui est écrit dans tout le chapitre 14 de 1 Cor, et dans Actes, à l’occasion de la Pentecôte, ma question est la suivante: les langues dont il est question dans Actes 2 sont-elles les mêmes que celles dont Paul fait allusion dans 1 Cor 14? Et de quelles langues s’agit-il concrètement? Des langues maternelles ou langues populaires parlées dans d’autre pays, comme le chinois, le russe, etc…, ou des langues tout à fait inexistantes sur la terre?? Car quand j’entends des gens parler en langues, ils parlent dans une langue apparemment qui n’existe pas sur la terre!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Al, Dans 1 Cor. 13, Paul parle des langues des hommes et des anges. Tous les parlers en langues concernent donc des langues existantes, des langues d’hommes ou des langues d’anges.

  10. vainqueur dit :

    Merci, cher frère Henri!
    J’aime beaucoup venir ici sur ce blog, je me sens comme si j’étais en communion avec chacune de personnes ici, mais je ne connais personne.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Vainqueur, Nous sommes dans l’unité de l’Esprit, et nous nous efforçons de rester dans l’Esprit! Or là où est l’Esprit, c’est là non seulement qu’est la liberté, mais aussi la justice, la paix et la joie!

  11. Flo dit :

    Chère Marie-Noëlle,
    Je connais aussi cet article que j’ai posté sur mon blog il y a quelque temps, et je me joins à ta prière au Nom de Jésus, amen !
    Flo.

  12. Petit dit :

    Cher frère Henri,
    Vous avez dit: « les incroyants de notre famille (…) finiront par se convertir, selon la promesse », dans votre réponse au commentaire de Francine. Je me pose 2 questions:
    1- La Parole de Actes 16:31 concerne-t-elle absolument TOUTE la famille ? (frère, cousins, oncles, tantes, grands-parents, petits cousins etc…) ou seulement une partie (la famille avec laquelle on a le plus de relations) ?
    2- Doit-on prier uniquement pour que le Saint-Esprit les convainque de la vérité et de péché, ou bien peut-on aussi être certain qu’ils vont se convertir ?
    Car jusqu’à présent, je pensais que comme Dieu ne force pas les gens à être sauvés, il les convainc seulement et ensuite libre à eux de se convertir ou pas (et ils peuvent ne pas se convertir)…
    Mais apparemment, on pourrait être certain qu’ils vont se convertir…
    Merci d’avance pour votre réponse, Dieu vous bénisse frère.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Petit, Les limites de notre famille sont les limites de notre foi. De toute manière, le meilleur pour nous, c’est de nous appuyer sur la Parole de Dieu et d’être convaincus que les membres de notre famille finiront par se convertir, si nous croyons. C’est la seule attitude qui puisse permettre au Saint-Esprit de continuer à agir!

  13. kevin dit :

    Cher Henri, votre dernier commentaire à Francine m’a interpellé! Si ce que vous dites est vrai, alors expliquez moi Matthieu 10: 34 à 36! Il est écrit qu’on aura pour ennemi notre propre famille!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Kevin, L’un n’empêche pas l’autre. On peut avoir notre famille pour ennemie, mais elle finira par comprendre, si nous restons dans la foi et donnons un bon témoignage!

  14. Francine dit :

    Bien entendu, j’étudie avec soin cet enseignement, et je te suis reconnaissante cher frère Henri ; c’est un régal ! Il y a quelque chose que je ne comprends pas, et je te remercie de m’éclairer si ça en vaut la peine ! je reprends la page 3 de l’étude à savoir : « Jésus dit que les hommes sont responsables de recevoir ou de rejeter l’enseignement que le Père donne à tous les hommes… » et je le comprends. D’autre part, je peux lire ailleurs : « Si tu crois au Seigneur Jésus, tu seras sauvé, toi et toute ta famille » … Ce qui veut dire que celui qui a cru au Seigneur Jésus et qui prie pour qu’il soit sauvé (selon la volonté de Dieu) verra sa prière exaucée, et que finalement l’incroyant n’aura pas le choix ?
    Ai-je la liberté de penser qu’il y a une promesse spéciale pour la famille ? J’espère cher frère que tu comprends ce que je veux dire ? C’est quelque peu simpliste, mais « qui ne tente rien n’a rien »…
    En tout cas, merci beaucoup.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Francine, Oui, nous avons des promesses particulières pour nos familles, et nous devons les saisir par la foi. Cela ne signifie pas que les incroyants de nos familles seront privés de leur liberté de choix, si nous prions pour eux avec foi. Mais cela signifie qu’ils seront travaillés à salut par le Saint-Esprit, et qu’ils finiront par décider de se convertir, selon la promesse!

  15. Al dit :

    Salut frère HVM,
    Merci pour votre enseignement, que Dieu continue à vous soutenir dans la fidélité à Lui, afin que l’Eglise s’édifie.
    Frère Henri, j’ai une série de questions à vous poser, je vais d’abord commencer par celle-ci: En relation avec 1 Cor 14: 27-29 sur le parler en langues, je voulais avoir un avis sur l’interprétation que vous faites de cette partie du texte? Car j’avoue, jusqu’à maintenant, je ne sais pas si la pratique de parler subitement en langues lors de réunions de prières, sans qu’il y ait quelqu’un pour interpréter ce que la persone dit, relève vraiment de la conduite du Saint-Esprit? Ou simplement c’est une chose qui n’a rien à voir avec l’Esprit de Dieu?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Al, Paul demande de ne pas parler en langues dans l’assemblée, s’il n’y a pas d’interprètes. Mais il demande aussi à tous ceux qui parlent en langues de prier pour avoir le don d’interpréter. Que ceux qui parlent en langues prennent donc par la foi ce don d’interprétation que Dieu veut leur donner! Mais il peut aussi y avoir parfois des prières collectives, où tous prient ensemble pour un même sujet (Actes 4: 24). Certains peuvent prier alors dans leur langue maternelle, ou même en langues. Ces parlers en langues-là n’ont pas besoin d’être interprétés. Mais les parlers en langues individuels dans l’église doivent être interprétés, pour que tous soient édifiés. Ces parlers en langues peuvent réellement être inspirés du Saint-Esprit. Mais s’ils ne sont pas interprétés, c’est l’assemblée qui en est responsable! Elle doit exercer le don d’interprétation.

  16. Marie-Noëlle dit :

    J’ai lu aussi cet article de Frédéric Gabelle. C’est très vrai. J’ai été alertée dans mon coeur sur ce problème. On croit souvent qu’on adore Dieu et qu’on Le loue, mais on ne fait que se « mirer » dans l’amour qu’Il nous porte. Il y a des louanges dans les églises qui sont une impudicité, une subtile infidélité, car elles ont la forme de l’adoration, mais ne sont pas tournées vers Dieu. Je ne parle pas des débordements sensuels de la louange moderne, mais Il y a des louanges remplies de « moi, moi, moi ». Et en plus, l’Eglise prend plaisir en elle-même, dans la louange, alors qu’elle (l’Eglise) doit être le plaisir de Dieu. C’est quelque chose de très grave, et je rends grâces à Dieu que le problème soit soulevé par plusieurs enseignants de la Parole. La pensée que j’avais depuis quelques temps, c’est que l’Eglise « officielle » est semblable à une épouse dont le mari est absent et qui s’en satisfait très bien. Elle a la bague au doigt, le nom, le salaire et le statut social, elle ne trompe son époux avec personne, elle dit du bien de lui, elle se dit donc fidèle, mais elle n’aime plus vraiment, et elle n’est pas pressée de le revoir…. Pourtant il est écrit : « Et l’Esprit et l’Epouse disent : viens ! » Je veux faire partie de cette Epouse qui dit « viens ! » à son Seigneur, chaque jour plus ardemment, non pour des mauvaises raisons -parce que c’est pénible sur terre- mais pour être avec Lui et faire Sa Joie parfaite. Que le Seigneur nous donne, par le Saint-Esprit, d’aimer Le fréquenter assidûment dès maintenant, de désirer Le connaître pour Lui-même. Jésus est intéressant et désirable pour Lui-même, et non pas seulement pour ce qu’Il fait pour nous. C’est Lui notre trésor ! Nous avons besoin d’une grande révélation de l’amour que Dieu désire que nous ayions pour Lui ; cela fait peur à certains, mais Jésus y a pourvu par Sa vie donnée sur la croix.
    Comme Henri le rappelle, il faut avoir le coeur vivement touché ! Je compte sur le Seigneur pour toucher à nouveau vivement les coeurs qui se sont refroidis, je crois qu’on doit prier dans ce sens jusqu’à la fin.

  17. Bernard et Nadine DHERBEY dit :

    Chers frères et soeurs en Christ,
    Bernard a relevé 2 articles écrits par Frédéric GABELLE (Europe/Zurich) en 2 parties qui s’intitulent : le « Moi-je et le nombrilisme » spirituel entraînent l’église dans l’apostasie. La vie chrétienne n’est pas centrée sur soi mais sur la personne
    de Jésus-Christ. Merci, frère Henri, d’en rappeler les principes fondamentaux.
    Nous vous souhaitons à tous et à toutes une très bonne journée.

  18. LAURE dit :

    Marcher par l’Esprit Saint, c’est l’ obéissance et l’amour de suivre notre Seigneur Jésus, ce qui nous évite les écueils des pièges de l’ennemi de nos âmes. C’est une grâce et non un mérite. Gloire à Dieu pour ce revêtement de puissance et de liaison envers le Père.