B224-Le Chrétien face à la Loi.

Article de Henri Viaud-Murat.

Nous entendons souvent des voix nous exhortant à revenir à la Loi, à respecter le sabbat ou les règles alimentaires de la Torah. Quelle doit être notre juste attitude à ce sujet?

Plutôt que d’argumenter en commençant à citer des versets bibliques, il est nécessaire de rappeler tout d’abord de quelle manière Dieu S’est progressivement révélé aux hommes, depuis la chute, et jusqu’à la venue de Christ.

Après la chute d’Adam et d’Eve, et jusqu’à Abraham, Dieu est devenu extérieur et étranger à l’humanité déchue. Il ne Se manifestait que rarement à certains de ceux qui voulaient marcher avec Lui, comme Enoch ou Noé. Mais les hommes pouvaient passer de très longues périodes sans avoir la moindre manifestation de l’Eternel.

Abram, dont le nom n’avait pas encore été changé en Abraham, était un païen d’Ur en Chaldée, mais il devait certainement avoir un coeur désireux de connaître la vérité. Car, à l’âge déjà respectable de 75 ans, le Seigneur Se manifeste à lui et lui parle:

« L’Eternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. Abram partit, comme l’Eternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu’il sortit de Charan«  (Genèse 12: 1-4).

Abram obéit aussitôt à la voix de l’Eternel, comme il le fit toujours par la suite.

Peu après être arrivé au pays de Canaan, Dieu apparaît ou Se manifeste encore trois fois à Abram. La première fois, pour lui dire qu’Il donnerait ce pays à sa postérité (Genèse 12: 7). La deuxième fois, après que son neveu Lot se fut séparé de lui, pour lui rappeler cette promesse, et lui annoncer qu’Il rendrait sa postérité nombreuse comme la poussière de la terre (Genèse 13: 14-17). Et la troisième fois, pour lui annoncer qu’il lui naîtrait un fils de son épouse Saraï (Genèse 15: 1-5), et pour lui confirmer solennellement cette promesse, par une alliance de sang (Genèse 15: 7-21).

Le livre de la Genèse ajoute alors ce verset magnifique:

« Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice«  (Genèse 15: 6).

Ce verset pourrait résumer à lui seul l’enseignement de toute la Bible! C’est uniquement par la foi que la justice de Dieu peut nous être imputée, pour que ce soit par grâce! Et nous savons qu’aucune justice ne peut nous être imputée en dehors de notre foi en l’oeuvre expiatoire du Seigneur Jésus-Christ sur la croix.

Il s’écoule ensuite une longue période de plus de vingt années, au cours de laquelle Dieu reste silencieux. Puis le Seigneur apparaît encore à Abram, alors que celui-ci est âgé de 99 ans (Genèse, chapitres 17 et 18). Dieu lui renouvelle la promesse de Son alliance, alliance matérialisée par la circoncision. Abram devient Abraham, et Saraï devient Sara, afin de concrétiser leur nouvelle identité devant le Seigneur.

Par la suite, une quinzaine d’années plus tard, Dieu parle encore à Abraham, pour lui confirmer qu’il devait bien chasser de sa maison son fils Ismaël et sa mère Agar (Genèse 21: 12).

Une quinzaine d’années encore plus tard, Dieu S’adresse une nouvelle fois à Abraham, pour lui demander de Lui offrir son fils Isaac en sacrifice. Voyant l’obéissance d’Abraham, Dieu épargne Isaac, et jure solennellement à Abraham que Ses promesses à son égard seront irrévocables (Genèse 22: 1-18).

Par la suite, Abraham meurt à l’âge de 175 ans, et il n’est plus fait mention que Dieu lui soit à nouveau apparu.

Ainsi, pendant toute la durée du temps des patriarches, nous pouvons constater que l’Eternel ne Se manifeste que rarement à Ses fidèles. Il veille sur eux, mais Il reste extérieur à eux, lointain et difficilement accessible.

A partir de Moïse, une nouvelle étape est franchie. Dieu Se rapproche un peu plus de Son peuple. Il lui révèle une Loi magnifique et parfaite, et lui demande de construire tout d’abord un tabernacle, dans le désert, puis un temple, à Jérusalem, où le Seigneur vient demeurer dans le lieu très saint.

Dieu S’est alors considérablement rapproché de Son peuple, mais Il reste redoutable dans Sa sainteté. Seul un homme, le souverain sacrificateur, peut pénétrer dans le lieu très saint de la Présence divine, une fois par an, en tremblant, avec le sang des sacrifices.

Une nouvelle étape décisive est franchie avec la venue du Seigneur Jésus. Il est le Fils de Dieu incarné, Dieu fait Homme. Il est venu à la fois accomplir parfaitement la Loi de Moïse, ce qu’aucun homme n’avait pu faire jusque-là, mais aussi accomplir un sacrifice parfait, par lequel Il allait expier le péché de l’humanité, et élever tous ceux qui croiraient en Lui à une position céleste, à laquelle ils n’avaient jamais eu accès jusque-là.

Par Christ, Dieu le Père allait enfin pouvoir réaliser Son désir le plus cher pour cette humanité déchue qu’Il aimait tant! Il allait pouvoir, en re-créant l’Eglise à l’image de Son Fils Jésus, à la fois descendre demeurer dans le nouveau lieu très-saint de leur esprit régénéré, mais aussi élever Son Eglise sur Son propre trône, dans les lieux célestes en Jésus-Christ!

Pouvons-nous mesurer la grâce infinie faite à présent à l’Epouse de Christ? Réalisons-nous à quel point la position céleste de l’Eglise est infiniment plus élevée que la position du peuple Juif, sous la Loi de Moïse?

Par un seul acte de justice, celui du don du corps de Jésus-Christ, le Seigneur a placé Son Eglise, une fois pour toutes, bien au-dessus de la Loi de Moïse! Cette Loi avait été donnée pour conduire à la justice de Dieu tous ceux qui auraient pu la pratiquer dans son intégralité. Mais nous savons que personne n’a été capable de faire cela, mis à part Jésus, le Fils de Dieu.

Ainsi, sans la Loi, mais par la foi en Christ, l’Eglise a immédiatement accès à la plénitude de la justice divine, justice que la Loi ne pouvait jamais permettre à quiconque d’obtenir, car la chair la rendait sans force.

Les Juifs religieux languissent toujours après le rétablissement de la Sainte Présence du Dieu d’Israël dans le Saint des Saints de leur Temple reconstruit à Jérusalem. Tandis que le Seigneur accorde à présent cette Sainte Présence permanente à tous ceux qui appartiennent à l’Eglise de Jésus-Christ!

Le fait d’être Juif ne donne pas accès à la nouvelle naissance spirituelle. Seule la repentance et la foi en Christ ouvrent la voie à cette nouvelle naissance.

Dieu n’habite plus à présent dans un Temple construit par des mains d’hommes. Mais Il est venu habiter dans des esprits qu’Il a Lui-même régénérés! En Christ, tous les membres de l’Eglise sont devenus « justice de Dieu, » parfaits en sainteté et en pureté, participants de la nature même de Dieu, et assis dans les lieux célestes en Christ!

Une fois cette réalité bien comprise, nous pouvons réaliser la folie spirituelle de ceux qui veulent faire redescendre l’Eglise de sa position élevée, la faire judaïser, et la pousser à revenir à l’obéissance à la Torah, en la replaçant sous le joug, même partiel, de la Loi de Moïse!

Imaginez un mari spirituel qui aime son épouse de l’amour de Christ, et qui la chérit de tout son coeur avec la tendresse de Christ. Imaginez à présent qu’un ami bien disposé vienne visiter ce mari chrétien, et lui tende une liste de commandements qu’il devra respecter, afin d’aimer son épouse.

Dans cette liste, figurent par exemple les commandements suivants: « Tu honoreras toujours ton épouse. Tu ne lui feras aucun mal, tu ne l’injurieras pas, tu ne lui feras aucune violence. Tu lui seras toujours fidèle, tu ne la tromperas jamais. Tu ne lui mentiras jamais, et tu ne trahiras jamais sa confiance, etc… »

Quelle sera la réaction de ce mari chrétien? Ne dira-t-il pas à son ami si bien disposé: « Mon ami, j’aurais eu besoin de ces commandements si j’avais été un mauvais mari! Mais l’amour que Christ a placé dans mon coeur pour mon épouse bien-aimée me permet d’obéir déjà, et bien au-delà, à tous ces commandements auxquels tu veux me soumettre! Christ m’a affranchi de cette loi, car Il a déversé dans mon coeur Son amour parfait! »

C’est pour cela que le Nouveau Testament établit clairement que l’Eglise de Christ a été affranchie de la Loi de Moïse, et même de toute loi, car Dieu l’a introduite dans une dimension spirituelle où, si elle marche par l’esprit et non par la chair, elle obéira naturellement à tous les commandements de Dieu.

Voici ce que Paul écrit aux Corinthiens:

« Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les coeurs. Cette assurance-là, nous l’avons par Christ auprès de Dieu. Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux! Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure. En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux«  (2 Cor. 3: 3-11).

Réalisez que Paul caractérise la Loi de Moïse, inscrite par le doigt de Dieu sur des tables de pierre, comme un ministère de la mort et de la condamnation, contrairement au ministère de l’esprit et de la justice, exercé par le Saint-Esprit, qui a gravé toute la Parole de Dieu dans nos coeurs!

Ce même apôtre Paul fustige ses chers Galates, qui avaient commencé par l’esprit, mais qui était retombés dans la chair, en se laissant séduire par de faux docteurs et apôtres, qui les avaient replacés sous la Loi, au point de respecter à nouveau les sabbats et les fêtes!

« À présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années! Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous«  (Galates 4: 9-11).

« La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ«  (Galates 3: 21-26).

L’épître aux Hébreux est encore plus claire:

« Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi. En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel; car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable; car ce témoignage lui est rendu: Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek. Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, – car la loi n’a rien amené à la perfection, -et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek. – Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente«  (Hébreux 7: 12-22).

Rendez-vous compte que l’auteur qualifie la Loi de Moïse « d’ordonnance charnelle, » impuissante et inutile! Cette Loi a été abolie en ce qui concerne l’Eglise de Jésus-Christ! Elle reste éternellement établie dans les cieux, mais elle ne concerne plus l’Eglise. Elle reste valable pour les injustes et les rebelles, mais elle est à présent inutile pour l’Epouse juste et soumise!

« Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation. Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis«  (Hébreux 9: 8-15).

Christ nous a introduits dans l’Ordre nouveau de Melchisédek, car Il a aboli l’ordre ancien d’Aaron. Il y a changement de sacerdoce et changement de Loi. Nous avons tous à présent un libre accès, au-delà du voile déchiré, dans la présence même de notre Père Céleste!

Combien de Chrétiens, hélas, ne réalisent pas la grâce qui leur a été faite en Jésus-Christ! Combien ploient encore lourdement sous toutes sortes de lois et de règlements! Combien s’efforcent en vain d’atteindre, par des moyens charnels, un trésor qu’ils possèdent pourtant déjà en Christ! Combien se comportent encore comme s’ils avaient conservé une mentalité de l’ancienne alliance, mentalité qui est toujours celle du peuple Juif!

Bien-aimés, nous avons été complètement affranchis de l’obligation de respecter le sabbat, les fêtes, les prescriptions alimentaires, la circoncision de la chair, et toute la Loi de Moïse! De même que Christ est le Maître du sabbat, de même, en Lui, nous sommes tous maîtres du sabbat!

Notre Sabbat éternel, c’est Christ! Notre sabbat quotidien, c’est le repos de la foi!

Christ, par Son sacrifice parfait, nous a, une fois pour toutes, sanctifiés et amenés à la perfection pour toujours, par l’offrande de Son corps.

Il a inscrit Ses lois dans notre coeur, dans notre esprit! Il a ôté de notre esprit toute conscience de nos péchés, puisque ceux-ci ont été effacés par le précieux sang de l’Agneau!

Il nous invite à nous approcher de Dieu notre Père avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure!

Nous pouvons à présent accomplir les oeuvres que notre Père a préparées d’avance, pour que nous les pratiquions!

« Seigneur, notre Dieu, à quelle gloire Tu nous a appelés en Christ! Qu’il y ait au fond de nos coeurs le désir ardent de Te glorifier, et de glorifier Jésus-Christ Ton Fils! Que Tu puisses accomplir en chacun de nous toute Ta volonté! Que Christ n’ait pas souffert en vain, ce qui serait le cas si nous négligions, ou si nous passions à côté des bénédictions qu’Il nous a acquises par Son sacrifice! »

Faisons nôtre cette prière de l’apôtre Paul:

« Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous«  (Ephésiens 1: 16-23).

128 commentaires pour B224-Le Chrétien face à la Loi.

  1. Lol dit :

    Bonjour frère, Je voudrais savoir ce que l’apôtre veut dire lorsqu’il dit qu’il a livré à Satan Alexandre pour qu’il apprenne à ne plus blasphémer. Mon mari, baptisé d’eau m’a choqué. Il a affirmé que Jésus était un homme comme tout un chacun, qu’il avait une copine avec laquelle il entretenait des rapports sexuels, et puis un jour Dieu son père l’a appelé au ministère et il s’y est engagé. J’ai pleuré pendant 2 jours, j’étais très choquée, surprise, puis très attristée. Mon coeur était rempli d’un tel chagrin. J’ai donc prié afin que Dieu lui pardonne ce blasphème. Alors j’aimerai ton avis.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Lol, le baptême d’eau n’est nullement la garantie que l’on soit né de nouveau, ni même un chrétien spirituel! Ton mari n’a pas la révélation de la sainteté et de la divinité de Jésus-Christ. Mais il est possible qu’il ait parlé par ignorance, et pas par malveillance blasphématoire. Tu le gagneras sans paroles, par ton comportement juste et saint, que le Seigneur te permettra d’avoir. Qu’Il t’encourage et te fortifie puissamment!

    • Sophie M. dit :

      Oh ma chère sœur en Christ, que notre Seigneur, père de toute consolation, vienne emplir ton cœur de Son Amour ! Je prie pour que L’Esprit vienne révèler à ton mari combien Jésus est pur, grand, aimant, compatissant, miséricordieux ! Je souffre avec toi de l’ignorance de nos proches non-croyants… Voilà 3 jours que j’entends lors de nos réunions familiales des plaisanteries grasses, des blasphèmes sur Jésus ou Dieu, des remarques ou commentaires stupides, des jurons invoquant le doux nom de notre Seigneur… J’alterne alors entre colère, envie de denoncer leur méchanceté (mais en ont-ils seulement conscience ???), et tristesse intense, les larmes me montant aux yeux en pensant au sacrifice et à l’amour de Jésus pour eux ! J’en ai pleuré dans ma cuisine hier… Que Dieu les attire à lui, se révèle dans tout son amour infini et les amène à la repentance avant son retour prochain ! Courage ma soeur, nous verrons s’accomplir les promesses de Dieu pour les nôtres !! Je t’aime en Christ. Sophie

  2. Gérard Tchahba dit :

    Merci, frère Henri pour le rappel de ces notions de base ! En marchant par l’esprit, les commandements ne seront plus pénibles (1 Jean 5:3), pour offrir constamment nos membres à Dieu comme des instruments de Sa justice. Voici quelques commandements :
    – Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. 1 Corinthiens 6:18.
    – Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée. 1 Corinthiens 11:4-5.
    – Que celui qui dérobait ne dérobe plus; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. Ephésiens 4: 28-29.
    – Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;
    c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu. 1 Thessaloniciens 4:1-5.
    – Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. 1 Timothée 2: 9-11.
    – Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. 1 Pierre 3:1-4.

  3. Gérard Tchahba dit :

    Frère Henri, Est ce possible de partager tes expériences (quotidiennes) d’une manière pratique, sur ton apprentissage de comment tu désactives ou déconnectes, ou réduis à l’impuissance la loi de péché (Romains 8:13, Colossiens 3:5 …) pour que ton corps ou tes membres devienne(nt) de plus en plus un instrument de la justice de Dieu ou de l’esprit.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Gérard, il faut avoir bien compris ces notions de base que sont: le vieil homme, l’homme nouveau, la chair, l’esprit, et l’âme. Il faut avoir bien compris ce que Christ a accompli à la croix, notamment notre mort et notre résurrection en Lui. Il ne faut jamais oublier qui nous sommes en Christ, où nous sommes en permanence dans l’esprit, en Christ dans les lieux célestes, et Qui demeure en nous. Il faut garder en permanence la conscience de la présence du Seigneur en nous et de nous en Lui. Il faut enfin garder toujours en mémoire que la chair, puissance de péché qui demeure dans nos membres, à été rendue impuissante par le fait que Christ nous a déjà transportés dans Son Royaume, où la chair n’a pas accès, ce qui nous permet d’offrir constamment nos membres à Dieu comme des instruments de Sa justice. Lorsque tous ces éléments sont complètement acquis et reçus par la foi, alors la vie de l’esprit, qui est la nature même de Christ, peut librement et naturellement s’exprimer à chaque instant de notre vie de tous les jours, et en toutes circonstances. Mais il y a un apprentissage progressif, à mesure que notre compréhension et notre foi en ces vérités divines se fortifie. Cet apprentissage s’accélère de plus en plus, car notre « compétence spirituelle » se développe avec l’usage!

  4. Inconnu dit :

    Bonjour monsieur Viaud, mon commentaire n’est sûrement pas sous le bon article, je m’en excuse par avance. Il y a quelques années de cela, j’ai perdu un être cher vraiment très cher. J’ai prié avec foi, accompagné de beaucoup de frères et sœurs. Mais cela n’a pas marché. Depuis, ma foi s’est considérablement estompée. Des jours je vais bien, d’autres je suis triste à cause de ce qui est arrivé. Une très forte tristesse. Cela remonte à des années mais j’en pleure encore. Je ne sais pas ce que Dieu attend de moi. C’est facile de Le louer quand tout va bien. Pourquoi la personne que j’aimais tant a disparu? Pourquoi une épreuve aussi dure? Comment la foi peut-elle sortir vainqueur de cela? Comment continuer à croire? Ca aurait été tellement un bel exemple, la guérison. Ça aurait encouragé tous nos frères et soeurs croyants et ceux qui ne le sont pas encore. Pourquoi les seuls cas de guérisons spectaculaires auxquels nous pouvons nous rattacher se trouvent a 90% dans la Bible et pas parmi notre entourage? Comment expliquer que des gens sont guéris sans prière et que certains qui demandent la prière et qui prient eux-mêmes, croyant sincèrement à leur guérison, ne sont pas guéris? Comment pouvons-nous être encouragés face à ces drames? Je ne sais pas ce que Dieu attend de moi à l’heure d’aujourd’hui.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Inconnu, quand il y a un échec dans la prière, alors que nous avons des promesses bibliques certaines, on ne peut pas en rendre Dieu responsable. On est donc obligé de nous remettre en cause. Cela ne veut pas dire que notre foi était nulle, mais elle n’était certainement pas à la hauteur de la foi de Jésus. Nos échecs ne doivent donc pas nous pousser au découragement, mais à nous stimuler à progresser dans la foi, à débusquer les mensonges, les traditions du monde, et les fausses doctrines qui peuvent l’handicaper. Ne te décourage donc pas, mais approche-toi de Jésus, Celui qui donne la foi et qui l’amène à la perfection!

  5. Bernard et Nadine DHERBEY dit :

    Amen frères Henri et Gérard, nous vivons vraiment cela quand nous avons bien compris qui nous sommes en Jésus-Christ, à partir de l’instant où notre esprit a été régénéré à la nouvelle naissance, que notre coeur a été circoncis (NON d’une circoncision fait d’une main d’homme, mais d’une circoncision venant de Dieu). C’est un VRAI MIRACLE, et là nous pouvons commencer à expérimenter ce qu’est la marche par l’Esprit, avec tout son lot de tribulations… Nous serons délivrés de cette puissance de péché quand notre corps sera glorifié (ressuscité). Bonne journée ! Nadine.