B227-Que faire, si vous êtes dans une « mauvaise » église?

Article de Henri Viaud-Murat.

Vous vous sentez très mal à l’aise dans votre église, et vous finissez même par la qualifier de « mauvaise. » Que faire?

La première chose à faire, c’est de savoir si vous êtes bien en droit de qualifier votre église de « mauvaise. »

Si vous vous y sentez mal à l’aise parce que vous avez le sentiment qu’elle dort spirituellement, que vous n’y recevez plus rien, et qu’elle est tombée dans une routine religieuse sans Vie divine véritable, vous devez tout d’abord vous examiner sérieusement vous-mêmes, pour savoir si vous aussi, vous ne dormez pas spirituellement, si vous n’avez pas renoncé à apporter quelque chose de bon aux autres, et si vous n’avez pas, vous aussi, sombré dans cette routine religieuse.

Si, honnêtement, vous avez constaté que c’est le cas, que vous n’êtes pas meilleur que ceux que vous critiquez, la première chose à faire est de vous repentir, et de revenir à votre premier amour; c’est de retourner au Seigneur, de Lui confesser votre tiédeur, de laisser Son sang vous purifier, et de Lui demander de vous remplir à nouveau de Son Esprit et de Sa Parole; c’est de vous réveiller de votre sommeil, afin que Christ vous éclaire.

« Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière. C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera«  (Ephésiens 5: 10-14).

Tout réveil collectif commence par un réveil personnel! Il est inutile de prier Dieu pour un réveil autour de vous, si vous-mêmes n’êtes pas réveillé! Car cette prière restera hypocrite et superficielle, tant qu’elle ne sort pas d’un coeur brûlant du désir de voir la gloire de Dieu se manifester au milieu de Son peuple.

Pour pouvoir qualifier votre église de « mauvaise, » vous devez donc développer un discernement spirituel qui vous permette d’exercer un jugement spirituel sûr, et de définir ce qui est véritablement « bon » et « mauvais, » devant Dieu et devant Sa Parole.

Sinon, votre jugement sera sans doute charnel, et vous qualifierez votre église de « mauvaise, » d’abord parce qu’elle ne satisfera pas vos besoins personnels égoïstes, ou parce que vous réagirez d’une manière charnelle aux injustices et aux rejets que vous pourriez y subir.

Tandis que, si vous êtes une brebis du Seigneur qui aimez Dieu de tout votre coeur, qui aspirez à voir Sa gloire, qui chérissez Sa Parole, qui désirez ardemment Lui obéir, et qui cherchez sincèrement à vous sanctifier et à vous perfectionner, alors vous pourrez juger spirituellement de tout, et comprendre véritablement ce qui ne va pas dans votre église, devant Dieu, et à la lumière que vous donneront le Saint-Esprit et la Parole de Dieu.

Qu’est-ce qui fait qu’une église devient « mauvaise » aux yeux de Dieu?

Vos propres critères pour définir la qualité de votre église ne suffisent pas. Nous devons étudier, dans la Parole de Dieu, quels sont les critères employés par Dieu pour juger Son Eglise.

Au début du Livre de l’Apocalypse, le Seigneur Jésus s’adresse à sept églises locales, qui représentent les églises de tous les lieux et de tous les temps. Presque toutes présentent de belles qualités qui, aux yeux de beaucoup, permettraient sans doute de les qualifier de « bonnes » églises.

Le Seigneur reconnaît volontiers ces qualités. Mais Son regard perçant met immédiatement en lumière des défauts qu’Il considère comme graves. Et ce sont de tels défauts, dans notre vie d’église comme dans notre vie propre, qui devraient aussi attirer notre attention. Car ce sont ces défauts qui suffisent à qualifier ces églises comme « mauvaises » devant le Seigneur.

Elles sont « mauvaises, » non pas parce que tout y est mauvais, mais parce qu’elles ont laissé entrer en elles un poison, un ferment de mort qui, s’il n’est pas traité et éliminé rapidement, peut conduire au jugement divin, et à la destruction spirituelle de ces églises.

Quels sont ces éléments, dont nous devons à tout prix éviter l’apparition dans notre église et dans notre vie, ou que nous devons corriger s’ils s’y trouvent déjà?

La toute première chose mentionnée par le Seigneur, et sans doute la plus importante, est l’abandon du premier amour.

« Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les oeuvres des Nicolaïtes, oeuvres que je hais aussi«  (Apoc. 2: 2-6).

Pour le Seigneur, abandonner son premier amour constitue une chute spirituelle: « Tu es tombé! »

Quel constat terrible pour cette église d’Ephèse, qui était l’une des plus magnifiques du Nouveau Testament, celle à laquelle Paul avait écrit sans doute la plus belle et la plus profonde de ses épîtres! Elle se trouvait à présent déchue de sa splendide position spirituelle, tout simplement parce qu’elle avait perdu son premier amour!

Oh, elle était toujours active, remplie de bonnes oeuvres, capable de discerner et de confondre les menteurs et les faux apôtres, capable aussi de haïr les oeuvres des Nicolaïtes oppresseurs et manipulateurs, capable encore de souffrir pour le Seigneur, de persévérer dans la persécution et de ne pas se lasser, mais elle avait perdu son premier amour!

Elle avait perdu la fraîcheur de sa relation intime et de sa communion avec le Seigneur. Elle était tombée dans une sorte de routine religieuse, qui ne pouvait plus entretenir la Vie abondante de l’Esprit au milieu d’elle.

Ses oeuvres n’étaient plus de pures oeuvres découlant de la foi. Mais c’étaient des activités de toutes sortes, qui n’étaient pas mauvaises en soi, mais qui n’étaient plus le fruit naturel d’une vraie conduite du Saint-Esprit.

Et le verdict du Seigneur est sévère. Si cette église ne se repent pas, et ne retourne pas à ses premières oeuvre de foi et de grâce, Il lui retirera Son chandelier.

Cela signifie que la présence vivante du Saint-Esprit se retirera, et il ne restera plus qu’une carcasse vide, même si l’apparence sera toujours belle aux yeux des hommes.

Cela signifie aussi que les Chrétiens spirituels, qui étaient conscients de cette déchéance spirituelle progressive de leur assemblée, et avaient épuisé tous les moyens de recours et d’intervention, finiront par quitter cette église, emportant avec eux ce qui pouvait y rester de l’onction du Saint-Esprit.

Comprenez-vous, bien-aimés, pourquoi, après l’effusion bienfaisante du Saint-Esprit, à la Pentecôte, les premiers chrétiens persévéraient dans ce qui alimente la Vie et la croissance spirituelle de l’Eglise?

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres«  (Actes 2: 42-43).

L’enseignement des apôtres est celui qui nous est donné dans les épîtres, notamment celles de Paul, qui avait été le premier à recevoir la révélation de la croix et de la marche par l’esprit.

La communion fraternelle nourrissait les rapports quotidiens de tous ceux qui avaient tout en commun, et qui vivaient ensemble une véritable vie de famille.

La fraction du pain ne consistait pas seulement pour eux à prendre des repas en commun, mais surtout à partager ensemble le pain et la coupe, afin de commémorer la mort du Seigneur.

Et les prières étaient, et devraient toujours être, le poumon spirituel de cette première Eglise vivante.

Le résultat, c’est que tous étaient saisis d’une sainte crainte du Seigneur, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles au milieu d’eux, parce que la Vie et la puissance du Seigneur se manifestaient avec abondance.

C’est l’abandon du premier amour qui entraîne ensuite diverses autres conséquences néfastes, que le Seigneur reproche à d’autres églises. Il dit à l’Eglise de Pergame:

« Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche«  (Apoc. 2: 14-16).

Balaam était un vrai prophète. Mais il était rongé, au fond de son âme, par la soif des honneurs, des richesses et des biens terrestres. A cause de cela, il n’a pas hésité à donner à Balak des conseils impies, pour faire pécher le peuple de Dieu et attirer sur lui le jugement de Dieu.

Les Nicolaïtes étaient sans doute, comme ceux qui étaient attachés à la doctrine de Balaam, des gens qui dominaient ou manipulaient le peuple de Dieu, afin de pouvoir profiter de lui, et assouvir leurs passions impies.

Balaam et les Nicolaïtes nous parlent des conducteurs spirituels de l’église. La qualité de la vie spirituelle d’une église dépend beaucoup de la qualité de la vie spirituelle de ses conducteurs.

Il y a, à la direction spirituelle de certaines églises, des dirigeants impies, conduits par les convoitises de la chair, qui manipulent, dominent, contrôlent ou oppriment le peuple de Dieu, tout en manifestant, comme Balaam, de véritables dons spirituels, propres à impressionner ceux qui manquent de discernement, et qui n’osent pas remettre en question ces « oints de l’Eternel. »

Toutefois, notez que le Seigneur rend toute l’église responsable de la présence à sa tête de ces dirigeants. Car si l’Eglise, dans sa majorité, était proche du Seigneur, et avait exercé le discernement spirituel qu’elle aurait dû avoir, elle aurait confondu ces mauvais conducteurs, et les aurait écartés!

Il existe des procédures bibliques pour exercer une discipline spirituelle au sein d’une église, et aussi pour traiter le cas de conducteurs qui pèchent. Tout disciple de Christ, qui a les yeux ouverts sur le péché qui peut se commettre ou être toléré dans son église, a non seulement la possibilité, mais le devoir d’employer ces procédures.

« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain«  (Matthieu 18: 15-17).

« Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. Car l’Ecriture dit: Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur. N’impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui; toi-même, conserve-toi pur«  (1 Timothée 5: 17-22).

Ici, Paul parle de l’imposition des mains pratiquée lors de la reconnaissance publique d’un ancien. Les anciens ne doivent jamais être choisis « avec précipitation, » alors qu’ils pratiqueraient par exemple le péché, ou qu’ils enseigneraient de fausses doctrines, sous peine de voir ceux qui les ont choisis participer à leurs péchés.

Si un ancien pèche, en pratiquant ou tolérant le péché, en enseignant de fausses doctrines, en convoitant les honneurs ou les richesses, ou en étant attaché à la doctrine des Nicolaïtes (manipulation, contrôle, domination ou oppression du peuple), il devrait être repris en privé, puis avec deux ou trois témoins, puis, enfin, dénoncé publiquement, s’il refuse de se repentir.

Bien entendu, ceux qui auront le courage de faire cela doivent être sûrs de leur fait, disposer de preuves certaines, être eux-mêmes spirituellement purs, être pleinement animés de l’Esprit de Christ, et avoir l’unique souci de défendre la gloire du Seigneur et les intérêts spirituels de Son Eglise.

Trop de Chrétiens sont spirituellement paralysés lorsqu’il s’agit de reprendre l’un de leurs conducteurs. On les a trop conditionnés à croire qu’ils ne doivent pas « toucher aux oints de l’Eternel. » Or, en Christ, nous sommes tous « oints de l’Eternel. » Nous sommes tous, en Christ, au même niveau spirituel. Les anciens ne sont pas au-dessus des autres. Ils ne sont pas des intermédiaires entre Dieu et le peuple. Mais ils doivent être les modèles du troupeau.

Reprendre un ancien qui pèche ne signifie pas se rebeller contre l’autorité établie. Cela signifie s’efforcer de dire la vérité avec amour, d’amener un frère à la repentance, et de sauvegarder la vie spirituelle des brebis qui dépendent de son ministère.

Cela signifie donc que ceux qui décident de reprendre un ancien qui pèche doivent le faire d’une manière spirituelle et non charnelle. Ils ne sont animés ni par la jalousie, ni par un esprit de vengeance, ni par l’orgueil, ni par la rébellion, ni par aucun autre sentiment de ce genre.

Ils ne sont animés que par l’amour de la vérité, par l’amour du Seigneur, par l’amour de l’Eglise, et par le désir de ne laisser aucune place au malin, qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire, dès qu’il a l’occasion de le faire.

Oh, que le Seigneur puisse former et faire lever dans Son Eglise des hommes et des femmes courageux et fidèles, qui n’auront aucune crainte des hommes, mais qui, remplis de l’Esprit du Seigneur et de la connaissance de Sa Parole, oseront, en privé et en public, dénoncer les oeuvres des ténèbres et proclamer la pleine Vérité!

Voici encore ce que le Seigneur reproche à l’Eglise de Thyatire:

« Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne«  (Apoc. 2: 19-25).

Le Seigneur Jésus met ici à découvert un autre problème qu’Il dénonce dans Son Eglise: l’influence malfaisante d’une femme, qui se dit prophétesse, et qui enseigne des fausses doctrines. L’impudicité et les « viandes sacrifiées aux idoles » doivent être ici surtout comprises sur le plan spirituel. Pour Dieu, l’impudicité spirituelle consiste à pratiquer le péché, et « manger des viandes sacrifiées aux idoles » consiste à accepter des doctrines de démons.

Cette femme, Jézabel, devait certainement prophétiser d’une manière qui impressionnait la foule, et elle en profitait pour exercer son emprise et son autorité.

Mais on pourrait se poser une question, devant cette situation: « Où sont donc les ministères masculins dans cette église? » Pourquoi ne sont-ils pas intervenus ouvertement, pour dénoncer cette fausse prophétesse et enseignante, et pour faire cesser son influence?

Manifestement, les hommes de cette église ont baissé les bras. Ou bien ils se sont laissés séduire, ou bien ils se sont réfugiés dans un attentisme prudent, voire coupable. Ou encore, ils ont tout essayé pour faire changer les choses, mais ils étaient trop en minorité pour contrer l’influence trop puissante de tous ceux qui s’étaient laissés séduire, et qui refusaient d’entendre l’appel à la repentance que leur adressait le Saint-Esprit.

Il y avait pourtant dans cette église quelques disciples fidèles, comme le Seigneur l’indique Lui-même. Ils n’ont pas accepté les fausses doctrines qui leur étaient enseignées, mais ils sont restés silencieux. Jésus leur demande simplement de retenir la vérité qu’ils avaient reçue auparavant.

Le Seigneur S’adresse ensuite à une autre église, celle de Sardes, et lui reproche d’être spirituellement morte, ou presque morte.

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges«  (Apoc. 3: 1-5).

Pourtant, là encore, cette église était considérée comme vivante! Vous pouvez donc constater la différence parfois énorme qui peut exister entre le jugement des hommes, et celui de Dieu! Il faut véritablement être rempli de l’Esprit pour pouvoir juger spirituellement de tout!

Le Seigneur appelle cette église à la vigilance, et lui demande d’affermir, de faire revivre, ce qui est près de mourir. Il appelle donc cette église à un réveil spirituel, et ce réveil passe , comme toujours, par la repentance.

Cette église devait donc revenir à ce qu’elle avait entendu au commencement, et rejeter tous les enseignements et toutes les pratiques qui l’avaient conduite à la mort.

Cet appel divin retentit encore aujourd’hui aux oreilles de l’ensemble de l’Eglise du Seigneur Jésus: « Reviens à la pure Parole de Dieu! Considère tout ce qui, au cours des âges, y a été rajouté ou en a été ôté, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres! »

Nous sommes parvenus à la fin! Ce sont des temps d’apostasie et de ténèbres spirituelles! Si celle qui doit être la lumière du monde, l’Eglise, n’éclaire plus ces épaisses ténèbres, comment les âmes perdues seront-elles attirées à la lumière?

Remplissons donc d’huile nos vases, tant que nous pouvons encore le faire, afin de pouvoir nous éclairer, et faire briller tout autour de nous la lumière de Dieu, jusqu’au moment béni du retour du Seigneur!

Enfin, le Seigneur parle à la dernière église à laquelle Il adresse des reproches, l’église de Laodicée:

« Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi«  (Apoc. 3: 15-20).

Voici l’exemple frappant d’une église qui se croit « bonne » à ses yeux, et qui est « mauvaise » aux yeux du Seigneur. Elle était riche et n’avait apparemment besoin de rien, que ce soit sur le plan matériel ou sur le plan spirituel. Mais, pour le Seigneur, elle était malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue! Et elle ne le savait pas!

Elle ne possédait aucune de ces vraies richesses spirituelles qui caractérisent et revêtent la véritable Eglise de Christ: la sainteté, le fruit de l’Esprit, et la présence vivante du Seigneur au milieu d’elle.

La nudité spirituelle, pour Dieu, représente l’acceptation du péché et du compromis spirituel, du mensonge et de l’erreur, de la chair et de l’esprit du monde.

Voici une église qui devait avoir une belle apparence de piété, et qui devait être remplie de bonnes oeuvres religieuses, mais qui avait renié la croix, l’oeuvre de Christ, et la véritable puissance de l’Esprit.

Voici, bien-aimés, les caractéristiques des églises que vous seriez en droit de qualifier de « mauvaises » devant Dieu.

Et pourtant, le Seigneur aime ces églises, et les appelle à la repentance. Sinon, Il sera obligé de les châtier, afin qu’elles apprennent à rejeter elles-mêmes le mal et à choisir le bien. Puissions-nous apprendre à nous juger nous-mêmes, si nous ne voulons pas être jugés par le Seigneur!

S’il est clair pour vous que votre église actuelle fait partie de ces « mauvaises » églises, compte tenu des critères spirituels que le Seigneur nous rappelle, quelles sont ensuite les possibilités qui s’offrent à vous?

Vous pouvez choisir de ne rien faire. Mais ce serait sans aucun doute le plus mauvais choix! Il faut donc l’éliminer dès le départ, car des solutions existent.

Partons de l’hypothèse que vous êtes vous-mêmes spirituellement éveillé, que vous aimez le Seigneur et Sa Parole de tout votre coeur, et que vous voulez marcher dans la Vérité et par l’Esprit. Vous êtes donc qualifié pour agir d’une manière qui sera approuvée par le Seigneur, et qui Lui sera agréable.

La première possibilité consiste à tenter de faire changer votre église de l’intérieur.

Cela ne sera pas facile, car vous serez confrontés à de nombreuses forces d’opposition. Mais si vous avez Dieu avec vous, vous disposerez de Sa sagesse et de Son appui.

La première chose à faire, serait de vous associer à un ou deux autres membres de votre église, qui partagent votre analyse et qui désirent ardemment un changement. Le but est de vous réunir à part, et de prier pour votre église et pour ses conducteurs, afin qu’elle et eux se repentent et puissent entendre la voix de Dieu. Priez aussi pour vous-mêmes, afin de recevoir toute la sagesse nécessaire, dans tout ce que vous aurez à dire et à faire par la suite.

Vous pourrez ainsi identifier les problèmes de fond qui ne sont pas réglés dans votre église, et qui causent son sommeil spirituel. Une part importante de ces problèmes concernera certainement les pratiques et les ministères de vos conducteurs, ainsi que les enseignements qu’ils apportent, ou qu’ils n’apportent pas.

Lorsque vous en aurez la conviction, il sera ensuite temps, pour l’un d’entre vous, d’aller trouver personnellement vos conducteurs, chacun en particulier, pour leur exposer en détail le fruit de vos analyses et de vos prières, avec les solutions spirituelles et pratiques que vous leur proposerez.

S’ils reconnaissent leurs erreurs et se repentent, vous aurez gagné vos frères, et l’église sera réformée. Mais s’ils refusent de vous écouter ou de se repentir, retournez les voir avec un ou deux témoins, et exposez-leur à nouveau tout ce que le Seigneur aura placé sur votre coeur, dans un esprit soumis, doux et paisible, mais ferme.

S’ils refusent à nouveau de vous écouter, dites-leur que vous serez donc dans l’obligation de dire à toute l’église tout ce que vous leur aurez dit, et faites-le sans tarder, soit de vive voix, soit par écrit.

Si l’église, dans son ensemble, ne vous reçoit pas non plus, le Seigneur vous demandera sans doute d’en sortir, ou vous serez mis à la porte, ce qui vous rendra de toute manière une pleine liberté spirituelle!

Vous aurez ensuite le choix, si vous ne voulez pas déménager, entre chercher dans votre environnement proche une « bonne » église, du moins une église qui vous semble progresser dans la bonne direction, ou démarrer vous-mêmes cette « bonne » église que vous recherchez.

Au départ, ne soyez pas trop exigeants, et ne cherchez pas l’église parfaite, qui correspond à tous les critères qui qualifient une « bonne » église. Mais efforcez-vous de trouver un groupe ou une église qui aime la vérité, qui est ouvert à l’action du Saint-Esprit, qui respecte la Parole de Dieu, et qui veut sincèrement avancer dans la sanctification et le perfectionnement des saints.

Si vous ne trouvez pas un tel groupe dans votre environnement proche, efforcez-vous d’en constituer un avec deux ou trois disciples de Christ qui sont animés du même esprit que vous.

Rappelez-vous que Christ est présent au milieu de vous, si deux ou trois sont assemblés en Son Nom. L’Eglise est un Corps Vivant et non un bâtiment. Réunissez-vous à deux ou à trois dans une maison, dans la simplicité de Christ, pour prier ensemble, étudier la Parole de Dieu ensemble, manger le pain et boire la coupe, et vivre une véritable communion fraternelle, même si elle est réduite.

Et si la Vie de Christ se manifeste au milieu de vous, votre petit groupe grandira, car les véritables brebis du Seigneur sont attirées par Sa Vie, partout où elle se manifeste!

Si, là où vous vivez, il vous est impossible de trouver même un ou deux disciples véritables, il ne vous restera plus qu’à déménager pour aller vous joindre ailleurs à une cellule du véritable Corps de Christ!

Il est en effet très important de ne jamais rester complètement isolé, comme la Parole de Dieu nous le rappelle:

« Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres. N’abandonnons pas notre assemblée (mot-à-mot: « le fait de nous rassembler« ), comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour«  (Hébreux 10: 24-25).

En conclusion, le point essentiel sur lequel il nous faut insister, c’est la nécessité d’être, chacun pour soi-même, spirituellement éveillé, et de ne jamais nous laisser gagner par les ténèbres spirituelles qui peuvent toujours nous entourer.

Rien ne doit nous empêcher d’aimer notre Seigneur de tout notre coeur, de toutes nos pensées, de toutes nos forces et de toute notre âme, ni d’aimer notre prochain comme nous-mêmes.

Rien ne peut nous empêcher de rester un disciple fidèle à Jésus et à Sa Parole jusqu’à Son retour, ou jusqu’à ce qu’Il nous reprenne de cette terre!

Partout où nous sommes, et partout où nous allons, nous devons être décidés d’être ceux qui brilleront toujours de la lumière du Seigneur, et qui transmettront toujours autour d’eux le réveil et la Vie!

Nous devons être déterminés de faire partie de ceux à qui Il dira un jour:

« C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître«  (Matthieu 25: 21).

115 commentaires pour B227-Que faire, si vous êtes dans une « mauvaise » église?

  1. Alain dit :

    Bonjour cher frère,
    Ce post juste pour te remercier au sujet des tes enseignements audios. Comme je passe 45 minutes par jour dans ma voiture pour aller au travail, j’ai enregistré tous tes messages et je les ai écoutés pratiquement tous les jours (ça m’a pris 1 an environ). J’en ai été grandement béni. Lisant la Bible chaque jour depuis 39 ans, j’ai encore appris beaucoup de choses concernant le royaume. Alors, encore merci et sois béni dans ton ministère.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Merci pour ton message, cher frère Alain. Que le Seigneur te garde fidèle jusqu’au bout et t’accorde toujours toute Sa grâce!

  2. Cornelia dit :

    Bonjour, Je cherche beaucoup, n’ai pas eu beaucoup d’enseignement avant d’être baptisée, ne connaissais pas la Bible. Depuis, je la dévore, ainsi que des enseignements tels que « marcher par l’esprit, » qui m’ont énormément aidée. Ce qui me manque dans mon assemblée, ce sont: l’enseignement, pouvoir poser des questions (c’est une assemblée de frères, et les femmes sont très concentrées sur les soins de leurs familles), l’éloignement du monde… Le Seigneur m’enseigne, mais le partage avec les autres me manque. Il faut dire que j’ai déjà 60 ans, donc plus de famille à charge. Vivant dans une relation de péché avant d’avoir répondu à l’appel du Seigneur, j’ai préféré vivre seule. Il y a également un autre problème, plus grave dans l’assemblée; si possible d’en parler à vous par courrier ou e-mail, ce serait mieux. Que Dieu vous bénisse tous!

  3. joelle marie elise dit :

    Merci, frère, pour votre réponse, en effet, je pense que le Seigneur m’a donné la conviction qu’il valait mieux quitter cette assemblée, car le jour ou j’ai pris cette décision, j’ai ressenti une grande paix. Je prie pour qu’Il me guide vers des frères et soeurs qui aiment la vérité de la Parole, et souhaitent la pratiquer. Je me sentais vraiment de plus en plus mal pendant les prédications, j’entendais des choses du genre: nous avons tout en commun avec les animaux (ils peuvent aussi aimer), ou bien : Dieu ne châtie pas, mais Il corrige, et aussi, on ne nous parle plus de la croix, ni du sang de Jésus, ni de repentance, et on ne jeûne plus, et aussi des rassemblements pour Pâques avec catholiques et orthodoxes. D’autre part, des remariages ont été faits, et même quelquefois en présence du pasteur, et des concerts de rap dans l’église, etc… Trop, c’est trop…

  4. joelle marie elise dit :

    Bonjour, frère, je vous remercie pour tous vos conseils, et je vous demande de prier pour moi, car il y a plus de 20 ans que j’étais membre d’une ADD, mais j’ai décidé de ne plus y aller depuis plusieurs semaines, à cause des prédications où j’ai entendu des choses qui m’ont vraiment semblé contraires à la saine doctrine, et de plus à cause des musiques modernes qu’on y introduit. De plus l’oecuménisme est de plus en plus encouragé. Pour l’instant, je n’ai pas encore dit au pasteur pourquoi je ne venais plus, je compte lui envoyer un mail pour m’expliquer. Merci d’avance.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Soeur Joëlle, Seul le Seigneur peut nous donner la conviction de quitter une assemblée, pour de sérieuses raisons. Et nous devons ensuite nous efforcer de ne pas rester isolés, mais prier que Dieu nous guide vers Ses enfants qui aiment la Vérité sans compromis!

  5. marie dit :

    Bonjour, je viens vers vous car j’ai très envie de connaitre Dieu, j’ai déjà vécu de magnifiques expériences avec notre Seigneur, mais la vie a fait que pendant quelques mois je me suis un peu éloignée ! Aujourd’hui j’ai vraiment une forte, très forte envie de remettre ma vie entre Ses mains, mais je suis seule ! J’ai bien rencontré le pasteur de ma ville, mais il ne me parle que de ses réunions, même s’il a été extrêmement agréable avec moi, j’ai senti une personne pressée et j’ai l’impression qu’il ne m’aidera pas réellement ! Comment faire ? Je veux tellement que le Seigneur prenne ma vie entre Ses mains, je veux renaître et changer ! J’espère que vous me comprendrez et que vous pourrez m’aider à cela ! Que Dieu vous bénisse !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Marie, c’est le Seigneur seul qui nous fait passer par une nouvelle naissance spirituelle. Mais c’est nous qui devons nous repentir de nos péchés devant Dieu, et recevoir le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Seigneur. Nous devons reconnaître que le Seigneur Jésus est mort sur la croix pour nos péchés, et que seul Son sang peut nous purifier de nos péchés. Lorsque nous nous sommes repentis et que nous avons cru au Seigneur, Il nous demande ensuite de passer par un baptême d’eau par immersion, puis Lui demander de nous remplir de Son Esprit. Nous devons aussi prier le Seigneur de nous conduire vers des chrétiens fidèles, pour avoir avec eux une vraie communion fraternelle. Et Il le fera. Notre responsabilité, c’est aussi d’étudier la Bible par nous-mêmes, afin de pouvoir acquérir la sagesse du Seigneur, et pouvoir renouveler notre intelligence. Il y a beaucoup d’enseignements sur ce blog qui pourront t’aider à comprendre comment marcher par l’esprit.

  6. TempêteSousunCrâne dit :

    Amen ! Merci Frère Henri, que le Seigneur te bénisse.

  7. TempêteSousunCrâne dit :

    Bonjour je voudrais partager mon désarroi…Je sais que le Seigneur veut que je reste dans l’église où je suis actuellement, et c’est une bonne église. Je ne cherche pas à en changer, je cherche à résoudre des guerres civiles intérieures qui sont douloureuses ! L' »épine » se situe ici : je fais partie d’un groupe où nous réunissons autour d’un manuel biblique (Instee pour ceux qui connaissent) qui nous instruit sur divers sujets (le jeûne, la prière, etc..). Il se trouve que ce manuel est assez directif, et ne nous laisse pas beaucoup d’espace pour « penser »… enfin c’est mon point de vue ! Il faut penser ce qu’il y a à penser sur tel sujet, point barre. Le Pasteur n’admet pas vraiment non plus qu’on puisse suggérer d’autres pistes d’interprétation… Les autes membres du groupe acceptent docilement chaque leçon, tandis que pour ma part, je n’arrive pas à m’empêcher de me rebiffer ouvertement à chaque nouveau thème, ce qui me vaut une réprobation et/ou un étonnement quasi-général. Moi-même, je voudrais bien me soumettre, mais je ne n’y arrive pas ! En même temps, je trouve aliénant de se soumettre à un modèle de « pensée unique ». Certaines façons de penser me paraissent terriblement étroites et étouffantes. Le dernier sujet concernait les femmes et cela n’a rien arrangé. Bref chaque séance Instee est devenue une petite torture pour moi – entre révolte et culpabilisation immédiate tout de suite après – alors que ça devait être un moment de partage fraternel…. Je demande depuis quelques jours au Seigneur de m’aider à me soumettre, car je pense que c’est ce qu’Il veut, mais chaque matin la colère contre ce manuel et même mon pasteur et finalement tout le groupe ressurgit comme un monstre à plusieurs têtes… Help !

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur TempêteSousunCrâne, il y a une grande différence entre soumission et obéissance. Notre soumission aux autorités doit être toujours absolue, mais pas notre obéissance. Une soumission absolue implique une attitude de cœur paisible, calme, sans révolte ni animosité. Tandis que notre obéissance ne doit être acquise que si ce que l’on nous demande est bien conforme à la Parole de Dieu et à la conviction que nous donne le Saint-Esprit. Dieu veut donc notre soumission à toute autorité, mais nous devons leur désobéir (paisiblement mais fermement) si ce qu’elles nous demandent n’est pas biblique ou viole nos convictions spirituelles profondes. Tu es donc libre de donner ton opinion, paisiblement et avec assurance, mais sans manifester de colère ni d’animosité contre quiconque. Là où est l’Esprit, là est la liberté, et rien ni personne ne nous privera de cette liberté.

    • TORREGROSSA Gérard dit :

      Bonsoir « TempêteSousunCrâne », Dieu EST Esprit… et comme le dit Jésus, Il cherche des adorateurs en esprit… (d’abord… ne pas se précipiter avec le « dire »… car « ce peuple m’honore de leur bouche, MAIS leur coeur/esprit est loin de moi », ce serait triste que cette parole me soit adressée)… et En Vérité ensuite… Il y a là un mystère fondamental, et je prie Le Père, chère âme, qu’Il t’accorde/donne (DON) Sa lumière, pour comprendre ce qu’est pleinement La Vie de Christ et du Père En soi… Sois bénie, et que Sa Paix te soit donnée, afin que TaTempêteSecalmeSoustoncrâne, par une Parole de Christ.

  8. Lolo dit :

    Frère, merci pour tes conseils. Autre chose, toutefois je me souviens qu’il y avait division dans l’église car : une soeur avait un esprit de Jezabel; un leader se proclamait évangéliste mais sans fruits; un frère ayant les yeux plein de convoitise directe envers les femmes; un couple voulant s’établir lui-même bergers sans appel pour ce ministère; une soeur qui prophétise à chaque culte en répétant les mêmes choses etc… Après en avoir parlé au pasteur, il me répond qu’il prierait, qu’il n’a pas besoin d’en parler, que le Saint-Esprit S’en occupe Lui-même, que c’est l’église du Seigneur avant toute chose, et qu’à un moment le Saint-Esprit mettra de l’ordre dans Son église.
    Autre chose, venant des ADD, je ne connaissais rien concernant le combat spirituel. J’ai appris des choses dans cette église et j’ai commencé à me lancer dans le combat spirituel. Ayant souffert de très nombreuses années, même étant chrétienne depuis 20 ans, j’ai découvert l’existence de Satan. Je croyais donc que je devais mener un combat contre lui. Puis un jour le Seigneur m’a ouvert les yeux et m’a montré que je ne devais le prier lui seul, et combattre, sauf si j’étais en face d’un démoniaque se manifestant. Cette église prie aussi directement le Saint-Esprit, ce qui est nouveau pour moi.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Lolo, L’essentiel, ce n’est pas de dévoiler tout ce qui ne va pas dans une assemblée, mais de prier le Seigneur pour cette église, et aussi de recevoir de Lui toute la sagesse nécessaire pour savoir exactement ce que nous devons faire, concrètement. Il faut que les responsables sachent de quelle manière ils peuvent efficacement travailler au perfectionnement des saints, afin de les aider à passer de l’état de chrétiens charnels à celui de chrétiens spirituels.
      La Bible ne nous donne pas d’exemples de prières publiques adressées directement au Saint-Esprit. Nous pouvons prier le Père au nom de Jésus, ou prier le Seigneur Jésus directement. De toute manière, c’est le Seigneur Jésus qui transmettra directement au Père nos prières, et c’est au nom de Jésus qu’elles dont exaucées, selon Sa volonté, telle qu’elle s’exprime notamment dans Sa Parole.
      Le vrai combat spirituel, comme Paul l’explique dans Éphésiens 6, consiste d’abord à nous sanctifier et à produire le fruit de l’Esprit. Cela nous équipe de l’armure spirituelle qui nous protège du malin. Et s’il nous attaque directement, comme il l’a fait pour Jésus, nous pourrons employer l’arme absolue de la Parole pour le repousser!

  9. Virginie dit :

    Bonjour, Le témoignage de la Soeur Lolo décrit exactement, tout-à-fait fidèlement, le comportement qui régnait dans la dernière assemblée que j’ai fréquentée, en l’occurrence une dénomination baptiste (et bien que des choses plus graves encore s’y passent, mais ce n’est pas pour accuser que j’écris ce commentaire). Cela m’a fait du bien de la lire et de ne plus me sentir comme une brebis amère seule dans son coin. Ta réponse à la Soeur Lolo m’a fait du bien aussi, Frère Henri. De l’amour, de l’amour, et toujours de l’amour… Cela était au centre des prédications de l’assemblée dont je parle ; les pasteurs projetaient sur le Père et le Fils leur propre amour inconditionnel du lien social à tout prix : aimons-nous les uns les autres, sans conditions, pardonnons tout, l’Eternel est amour et Il passe l’éponge (sachant comment nous sommes…). J’en avais la nausée. Tout était permis, accueilli, pardonné, passé sous silence… Et en privé, les pasteurs disaient ce qu’ils pensaient de telle ou telle personne, parfois de façon cinglante. L’un des plus influents des leaders était féru de sciences humaines et se pardonnait à lui-même beaucoup de ses travers ; cette église était morte, de fait, et ses membres, comme totalement « hypnotisés » par sa personnalité. Quand j’ai essayé d’en parler à une ou deux soeurs, on m’a regardée comme une hérétique et on m’a rejetée comme ayant un coeur rempli de pensées de division. Ces affaires d’amour universel sont très pernicieuses, surtout auprès des croyants fragiles dans leur vie personnelle (il faut dire que dans la ville où j’habite et le quartier où est implantée cette assemblée, tous deux passablement défavorisés, c’est très fréquent). Ces doctrines transforment très pernicieusement un désir souvent sérieux et sincère d’engagement dans une assemblée locale après un engagement personnel réel pour Christ, en affadissement de l’obéissance au Père par le Fils et in fine, de l’appel divin que l’on reçoit. C’est catastrophique. Personnellement, je ressortie de là dans un état spirituel moins bon qu’avant d’y entrer : j’avais régressé et étais com-plè-te-ment déprimée ! Sauve qui peut ! Vite dans Tes bras, Seigneur.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Virginie, Réjouis-toi de ce que le Seigneur t’ait donné ce discernement qui était celui des prophètes et prophétesses décrits dans Sa Parole. Ils voyaient clairement ce qui n’était pas juste devant Dieu, ils appelaient à la repentance, mais ils étaient bien peu suivis, sinon par le petit reste fidèle, que Dieu S’est toujours gardé! Réjouis-toi de pouvoir participer aux souffrances de Christ, et n’hésite pas à ouvrir la bouche, pour en laisser sortir les oracles de Dieu! C’est Lui qui te fortifiera et te rendra inébranlable dans la foi!

  10. Lolo dit :

    Bonjour frère, Je suis dans une assemblée, le pasteur laisse tout le monde faire ce qu’il veut, car selon lui il faut de l’amour. Une soeur vivant dans l’adultère au su de tous n’est pas reprise, des gens malveillants voulant casser l’oeuvre de Dieu s’en vont et reviennent quand ils veulent… C’est le désordre. Le pasteur et sa famille sont souvent conviés à manger chez une soeur, car faire la cuisine n’est pas leur fort. Celle-ci est généreuse envers eux. Je sens qu’il est en train de corrompre son ministère et est dans les filets de cette soeur. Il ne veut pas perdre ses brebis et ne leur dit rien, car il faut de l’amour. Une fois, après avoir été éclairée par Dieu, j’ai dit la vérité à une soeur, j’ai éclairé une situation, dans l’amour, car je savais qu’elle parlait sur moi, donc qu’elle avait quelque chose contre moi. Elle l’a très mal pris et j’ai été mal vue. Le pasteur m’a dit que pourvu que ma relation était claire avec le Seigneur et que cette soeur était faible, la prochaine fois je devrai éviter d’en parler. Je trouve que la faiblesse de cet homme conduit les âmes dans l’hypocrisie. Depuis un temps que je suis tes messages, je vois mieux. Des membres sincères et éclairés et moi-même, souffrons de ce désordre.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Lolo, toi et ceux qui sont éclairés, restez à l’écoute de ce que le Seigneur veut vous demander, car vous ne devez rien faire sans la conviction que vous donne le Saint-Esprit. Il me semble que la première chose à faire, si vous ne l’avez pas encore faite, est de vous réunir en privé pour prier pour ce pasteur et votre église. Le Seigneur pourra aussi demander à l’un de vous d’aller ensuite trouver ce pasteur en privé, pour le reprendre et l’avertir de ce qu’il risque, s’il ne veut pas se repentir de son attitude. S’il refuse d’écouter, retournez le voir à deux ou trois, et répétez-lui vos remarques et vos avertissements. S’il refuse encore d’écouter, dites-lui que vous devrez dire à toute l’église ce que le Seigneur vous demandera de lui dire. Mais ne faites rien sans avoir prié le Eeigneur de vous guider, et de vous remplir de Son discernement et de Sa sagesse. Agissez toujours avec la conviction qu’Il vous donnera dans votre cœur!

  11. Lemarie dit :

    Bonsoir frère Henri, je suis née de nouveau depuis 98, investie dans mon assemblée. Depuis 6 mois environ il est demandé (par le gouvernement!!!!) de faire une demande pour obtenir une carte de membre, mais pas obligatoire, puis peu à peu, plus de possibilité de voter lors de l’assemblée générale, ensuite pour certains messages, des photocopies ne sont distribuées qu’aux personnes possèdent cette fameuse carte, le Seigneur ne dit-Il pas que nous sommes citoyens du ciel; de se réjouir que nos noms sont inscrits dans le livre de vie? De rendre a César ce qui est a César et a Dieu ce qui est a Dieu? Je fais partie de l’assemblée des saints et non d’une dénomination terrestre. J’ai prié. Qu’en pensez-vous?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère Sœur Lemarie, Ce sont des obligations imposées à toute assemblée déclarée comme cultuelle. Je n’a attaché aucune importance. J’agirais selon les convictions que le Seigneur me donnerait, sans me laisser lier par quoi que ce soit. L’essentiel est de pouvoir conserver toute liberté de parole et d’action, et ce n’est pas le fait de posséder une carte de membre qui doit nous priver de cette liberté!