B255-Faire les mêmes oeuvres que Jésus?

Article de Henri Viaud-Murat.

Dans l’Evangile de Jean, le Seigneur Jésus a fait une déclaration qui semble incroyable, mais à laquelle Il nous demande pourtant de croire!

Voici ce que le Seigneur a solennellement affirmé:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14: 12).

Le mot grec traduit par « oeuvre » est « ergon, » qui signifie exactement: « action, entreprise, travail, chose accomplie. »

En réalité, le Seigneur a bien dit que, si nous croyons en Lui, nous ferons exactement tout ce qu’Il a Lui-même accompli, et même de plus grandes choses encore!

Avant d’accomplir les « plus grandes oeuvres, » il nous faudrait déjà accomplir les mêmes oeuvres que Jésus! Quelles sont donc les oeuvres que notre Seigneur a accomplies, au cours de Son ministère terrestre?

Ce sont d’abord des oeuvres de justice, que nous appellerions à présent « le fruit de l’Esprit. » Dans Son comportement quotidien, Jésus a toujours et partout manifesté parfaitement, dans Ses paroles et Ses actes, « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates 5: 22-23).

Ce sont ensuite des oeuvres de puissance, que nous appellerions à présent les « dons de l’Esprit, » tels que: « parole de sagesse, parole de connaissance, foi, dons des guérisons (au pluriel dans le grec), don d’opérer des miracles, prophétie, discernement des esprits… » (1 Cor 12: 8-10).

Le Seigneur Jésus était constamment utilisé par le Saint-Esprit pour manifester tous ces dons de puissance. C’est pour cela que l’apôtre Paul nous demande d’aspirer à ces dons, afin que le Saint-Esprit puisse aussi nous utiliser, selon Sa volonté, pour les manifester (1 Corinthiens 14: 1).

Depuis Sa plus petite enfance, le Seigneur Jésus avait toujours produit le fruit de l’Esprit. Mais Il n’a manifesté toutes les oeuvres de puissance qu’à partir du moment où, le jour de Son baptême d’eau, Il a été oint de la puissance de l’Esprit.

En effet, avant cette date, avant l’âge d’environ trente ans, lorsqu’Il a commencé Son ministère glorieux, il n’est pas rapporté que le Seigneur ait accompli à Nazareth la moindre guérison, le moindre miracle, ni la moindre oeuvre de puissance. Il a vécu comme un simple homme, mais sans péché. Pourtant, Il était Dieu incarné dans la chair.

Le Seigneur a donc voulu S’abaisser au niveau d’un simple homme, afin de nous montrer ce que peut accomplir ce « simple homme, » une fois qu’il est revêtu de l’onction et de la puissance de l’Esprit, comme nous le sommes lorsque nous sommes remplis de l’Esprit, et que rien en nous ne vient s’opposer à la manifestation de Sa puissance.

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2: 5-8).

Lorsqu’un homme pécheur de naissance se repent et accepte Jésus comme Sauveur, Dieu fait de lui une nouvelle création, en créant en lui un esprit nouveau, juste, pur et saint.

Même si notre esprit régénéré devient alors « un seul esprit » avec Christ (1 Cor. 6: 17), cela ne signifie pas que nous devenions Dieu! Dieu reste Dieu, alors que nous devenons, en Christ, des créatures nouvelles, que le Seigneur, dans Sa grâce, rend participantes de Sa nature divine.

En revanche, le Seigneur Jésus, lorsqu’Il S’est dépouillé Lui-même, afin de S’incarner comme un simple homme, a conservé Son Esprit de Fils de Dieu. Il est resté, par Son Esprit, parfaitement Dieu, et est devenu, par le corps qui Lui a été formé, parfaitement homme.

Le Seigneur, contrairement à nous, n’a pas eu à passer par une « nouvelle création. » Il a pleinement conservé Sa nature divine dans Son Esprit incarné.

Toutefois, afin de paraître comme un simple homme, le Seigneur Jésus a dû nécessairement « Se dépouiller » d’une partie de Ses attributs divins, que sont notamment l’omniprésence, l’omniscience et la toute puissance.

En tant que Dieu incarné, Il continuait à posséder ces attributs divins dans Son Esprit, mais tout se passe comme s’Il avait volontairement décidé de ne pas S’en servir, pendant le temps de Son incarnation, afin de Se mettre réellement au niveau d’un simple homme.

En effet, notre esprit régénéré possède toute la sainteté, la perfection et la justice de l’Esprit de Dieu, mais il ne possède pas les caractéristiques divines que sont l’omniscience, l’omniprésence et la toute puissance.

Nous ne possédons pas ces attributs dans notre nature spirituelle régénérée, tandis que Christ, qui les possédait, a volontairement décidé de Se priver de l’usage de ces attributs, afin de S’abaisser à notre niveau.

C’est ce qui nous permet de comprendre que la puissance des oeuvres que le Seigneur Jésus a accomplies ne provenait pas du fait qu’Il était Dieu incarné. Sinon, un chrétien né de nouveau serait incapable d’accomplir les mêmes oeuvres que Lui, puisqu’il n’est pas Dieu incarné, mais qu’il est simplement une nouvelle créature à Son image.

Mais la puissance des oeuvres que Jésus a accomplies provenait du fait qu’Il avait été oint du Saint-Esprit, le jour de Son baptême d’eau, et que rien en Lui ne venait freiner ou bloquer la manifestation de cette puissance.

Si Jésus Lui-même, tout en étant Dieu incarné, n’a pu accomplir aucune oeuvre de puissance, avant d’être oint de l’Esprit, cela signifie que la puissance qu’Il a manifestée après avoir été oint de l’Esprit est donc celle qui pourrait se manifester de la même manière dans la vie de tout chrétien né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit, pourvu que rien en lui ne vienne faire obstacle à la manifestation de cette puissance.

En effet, lors de Sa conception miraculeuse, le Seigneur Jésus n’avait pas hérité, comme tous les hommes, de la puissance de péché et de mort qui agit dans nos membres, puissance que Paul appelle « la chair. »

Le Seigneur n’a donc pas eu à Se débarrasser, comme nous, d’un passé de pécheur. Il n’a pas eu, comme nous, à purifier Son âme de toutes les forteresses de mensonges et d’impuretés que le péché et la chair ont construites dans notre âme.

Il fallait en effet que Son corps physique soit parfaitement pur, afin de porter dans ce corps, sur la croix, tous nos péchés et toutes nos iniquités, ainsi que toutes leurs conséquences, maladies, infirmités et mort.

Jésus a été tenté comme nous en toutes choses, mais Il n’avait pas, au niveau de Son âme, les combats intérieurs que nous avons tous, après notre nouvelle naissance, et même après notre baptême de l’Esprit, entre les pensées, les sentiments et les volontés qui proviennent de la chair, et les pensées, les sentiments et les volontés qui proviennent de l’esprit.

Ce n’est que lorsque nous apprenons à dominer la puissance de la chair, et à marcher par l’esprit, que nous pouvons réellement commencer à nous identifier à notre nouvelle nature semblable à celle de Jésus, et manifester plus pleinement la puissance de l’Esprit.

Certes, cette puissance de l’Esprit peut commencer à se manifester dès que nous recevons le baptême de l’Esprit, mais la pleine manifestation de cette puissance sera bloquée ou freinée, tant que nous n’aurons pas appris à crucifier la chair et à marcher par l’esprit.

Contrairement à nous tous, Jésus n’a jamais connu, dans Son âme, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie.

Ce n’est que lorsque le péché du monde est entré dans Son corps, sur la croix, qu’Il a pu sentir Son âme pure être assaillie, de l’intérieur, par toutes ces ténèbres qui venaient d’entrer dans Son corps, mais sans y céder, et sans laisser ces choses pénétrer dans Son coeur ni dans Son Esprit.

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice » (1 Pierre 2: 24).

« Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche » (Colossiens 1: 21-22).

Tout au long de Son ministère terrestre de trois ans et demi, le Seigneur Jésus n’a jamais connu tout ce qui peut freiner et bloquer en nous la puissance de l’Esprit, même lorsque nous sommes baptisés de l’Esprit.

Jésus n’a donc pas manifesté toute la puissance de l’Esprit pour la seule raison qu’Il était Dieu incarné. Sinon, il nous serait impossible de la manifester, parce que le Seigneur seul a été Dieu incarné.

Mais Il a manifesté cette grande puissance dès qu’Il a été oint de la puissance de l’Esprit, parce que, contrairement à nous, Son âme était pure de toute conscience de péché et de tout sentiment de culpabilité, d’indignité ou de condamnation.

En résumé, en tant que chrétiens nés de nouveau, baptisés d’eau et d’Esprit, nous devons savoir que le Seigneur Jésus nous demande d’accomplir les mêmes oeuvres que Lui, et de plus grandes encore, si nous croyons en Lui.

Mais nous ne pourrons le faire que si nous faisons deux choses:

1) Nous devons bien savoir ce que signifie réellement « croire en Jésus. »

2) Nous devons ensuite discerner et éliminer tout ce qui peut nous empêcher d’accomplir ces oeuvres que Jésus veut que nous accomplissions.

En effet, Jésus a bien affirmé que « celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14: 12). Si Jésus l’a dit, nous devons le croire.

Pour faire les mêmes oeuvres que Lui, Il nous demande simplement de « croire en Lui. » Et, pour faire de plus grandes oeuvres que Lui, Il a demandé à Ses disciples d’attendre qu’Il aille au Père.

Or, actuellement, Jésus est retourné au Père, et Il S’est assis sur le trône de la majesté divine, à la droite du Père. Si nous sommes à présent en mesure d’accomplir de plus grandes oeuvres, c’est que le Seigneur, après être remonté au Ciel, a répandu le Saint-Esprit avec puissance.

Les oeuvres que nous pouvons accomplir actuellement, au Nom du Seigneur, sont plus grandes que celles qu’Il accomplissait, parce le Saint-Esprit n’avait pas encore été répandu au cours de Son ministère terrestre.

Nous pouvons, par exemple, prier « en masse » pour une foule de 100.000 personnes, et voir des milliers de malades guéris instantanément, tandis que le Seigneur Jésus devait S’adresser individuellement à chaque personne dans le besoin.

Les « plus grandes oeuvres » dont le Seigneur a parlé ne sont donc pas plus grandes sur le plan individuel, mais sur le plan collectif, parce que nous pouvons bénéficier du fait que, depuis le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit a été répandu avec puissance sur toute la terre, et qu’Il le sera jusqu’à l’enlèvement de l’Epouse de Christ.

Il reste que, pour accomplir les mêmes oeuvres que Jésus a accomplies, Il nous demande de « croire en Lui. »

Manifestement, tant que nous n’accomplissons pas les mêmes oeuvres que Lui, cela prouve simplement que nous ne savons pas encore réellement et pleinement ce que signifie « croire en Jésus. »

Les disciples ont manifesté des oeuvres de puissance avant d’être baptisés de l’Esprit, parce qu’ils en avaient reçu le pouvoir de la part du Seigneur Jésus. Et tant qu’ils ont cru, ils ont manifesté Sa puissance. Mais nous constatons qu’après avoir été baptisés du Saint-Esprit, cette puissance s’est manifestée d’une manière bien plus grande (Actes 5: 12-16).

Voici ce que devrait signifier « croire en Jésus »:

Cela signifie d’abord que nous croyons pleinement en tout ce qu’Il est en Sa Personne: qu’Il est le Fils de Dieu, ou encore Dieu le Fils, qu’Il existait de toute éternité en tant que Parole de Dieu, auprès du Père et dans le sein du Père (Jean 1: 1, 18), qu’Il S’est incarné sans péché dans un corps semblable au nôtre (Philippiens 2: 6-8; Romains 8: 3), qu’Il a vécu une vie parfaitement pure et sainte, qu’Il a parfaitement accompli la Loi (Matthieu 5: 17), qu’Il a été oint du Saint-Esprit et de force, qu’Il allait ensuite de lieu en lieu, prêchant la repentance et le Royaume de Dieu, faisant du bien, pardonnant les péchés, guérissant les malades, chassant les démons, délivrant les captifs, et ressuscitant les morts (Luc 4: 18-19; Actes 10: 38), et qu’Il est toujours le même, hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13: 8).

Cela signifie aussi que nous croyons en Son oeuvre expiatoire: qu’Il a porté dans Son corps, sur le bois de la croix, tous nos péchés, toutes nos iniquités, toutes nos maladies, toutes nos infirmités, qu’Il a porté toute la malédiction qui reposait sur nous, à cause des péchés de nos ancêtres et de nos propres péchés, qu’Il a porté à notre place la condamnation, le jugement et le châtiment qui pesaient sur nous, qu’Il nous a rachetés et lavés de nos péchés par Son sang, et qu’Il nous a guéris de nos maladies et de nos infirmités par Ses meurtrissures (Esaïe 53; Matthieu 8: 17 et 1 Pierre 2: 24).

Cela signifie encore que nous croyons que, par Sa mort, nous sommes morts avec Lui à notre vie passée et à notre « vieil homme, » et que, par Sa résurrection, nous sommes ressuscités à une vie nouvelle, qui est en réalité la Vie même de Dieu (Romains 6).

Cela implique un renoncement à notre vieux « moi » de péché, et la pleine acceptation de notre nouveau « moi, » qui est en réalité la nouvelle personne sainte, pure et juste que nous sommes en Lui, dans notre esprit régénéré.

Ce dernier point est très important, car les principaux freins à la manifestation de la puissance du Saint-Esprit dans notre vie, même après avoir été baptisés du Saint-Esprit, viennent du fait que nous continuons à entretenir, au niveau de notre âme, des sentiments de culpabilité, de condamnation, d’infériorité et d’impuissance.

De tels sentiments n’étaient absolument pas présents dans l’âme de notre Sauveur. Il savait qui Il était et d’où Il venait. Trop souvent, les chrétiens nés de nouveau ne savent pas qui ils sont en Christ, ni quelle est leur origine céleste en Christ!

Pour bien croire à tout cela, nous devons, dès le départ de notre vie chrétienne, avoir une claire révélation du péché et du salut par la foi en Christ, mais aussi, toujours dès le départ, passer par un baptême d’eau qui représente réellement notre mort et notre résurrection en Christ, et recevoir le baptême de l’Esprit, afin d’être conduits par l’Esprit dans cette vie concrète de mort et de résurrection.

En Christ, dans notre nouvelle nature, nous ne sommes plus d’en bas ni de la terre! Nous sommes d’en haut, du ciel, re-créés à neuf lors de notre nouvelle naissance! Mais si nous n’en sommes pas conscients, et si nous ne le croyons pas, nous garderons, tout au moins en partie, une mentalité de chrétiens impuissants, charnels et pécheurs. Et cela nous empêchera certainement d’accomplir les mêmes oeuvres que Jésus.

L’apôtre Jean a écrit:

« Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant lui; car si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3: 18-24).

Si nous sommes toujours en proie à des sentiments de culpabilité, de condamnation, d’infériorité et d’impuissance, notre coeur continuera à nous condamner, et nous manquerons d’assurance, donc de foi, devant Dieu.

Tandis que, si nous comprenons pleinement l’oeuvre de Christ, ce que nous sommes en Lui, et notre nouvelle identité spirituelle en Lui, nous serons remplis d’assurance devant le Seigneur. Et nous saurons que cette assurance nous sera donnée en raison des mérites de Jésus, et non de nos mérites propres.

Le fait de savoir que le sang de Jésus nous purifie de toute iniquité, lorsque nous confessons nos péchés et que nous acceptons le sacrifice expiatoire de Christ, ainsi que le fait d’avoir compris qu’en Lui, nous sommes une création entièrement nouvelle à Son image, cela nous permet d’être libérés de tous ces sentiments négatifs qui font la guerre à notre âme, et qui bloquent en nous la pleine manifestation de la puissance de l’Esprit.

Jean dit bien que c’est cela « croire au nom du Fils de Dieu. » Et que c’est aussi cela qui nous permet de manifester l’amour de Christ, d’aimer en actions et avec vérité, parce que nous avons compris que Dieu nous a aimés le premier.

C’est aussi l’Esprit de Dieu en nous qui nous permet de connaître que Dieu demeure en nous en permanence, et que nous sommes devenus le temple vivant du Dieu vivant.

Plus nous méditerons ces vérités fondamentales, plus nous nous installerons par la foi dans notre position céleste en Christ, et plus nous pourrons être utilisés par le Seigneur avec puissance pour manifester les oeuvres de Christ.

Cela exige de notre part une entière consécration au Seigneur, et le désir ardent de faire Sa volonté. Dieu pourra alors nous faire progresser dans la sanctification, et dans la manifestation de Sa puissance de salut et de guérison, en nous et au travers de nous.

35 commentaires pour B255-Faire les mêmes oeuvres que Jésus?

  1. Guy dit :

    Frère Henri, que penses-tu du mentoring, ou mentorat, dans les églises ? Le fait qu’il y ait maintenant des mentors, pour adultes, jeunes, enfants. Par ex., l’Institut biblique d’Emmaüs, propose des formations. Ou encore, « France Evangélisation croit à l’importance du mentorat »… On voit que cela se répand un peu partout. Penses-tu que cela soit fondé sur la Bible ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Guy, je crois que c’est encore une mode passagère. Il vaudrait mieux parler de ministères. Nous avons surtout besoin de véritables ministères, et non de mentors!

  2. soldat de Christ dit :

    Bonjour à vous tous, Le fondement du baptême par immersion est souvent relancé. La Parole prononcée par Jésus est pour celui ou celle qui va DEVENIR UN DISCIPLE. « Allez, faites de toutes les nations des DISCIPLES et BAPTISEZ-les (disciples) au Nom du PERE, du FILS et du ST-ESPRIT etc… » sous-entend que 1° quand Il a dit cela, Il était ressuscité, mais pas encore ASSIS à la DROITE du Père, donc, Il disait que pour être un disciple, 2° il faut demander pardon à Dieu de nos péchés, nous sommes ainsi réconciliés avec Lui et il devient Notre Père; ensuite, du Fils, car au Nom de Jésus, nous mourrons à nos péchés et à notre ancienne vie et ressuscitons avec Lui à une nouvelle vie; et du Saint-Esprit, car nous recevons le don du Saint-Esprit (baptême), car c’est Lui qui nous baptise de feu et de l’Esprit Saint (Matthieu 3: 11). L’église catholique emploie cette parole pour baptiser les bébés, mais sans comprendre la signification, car ils ne sont pas NES DE NOUVEAU. Comment Jésus le Christ aurait-Il pu dire cette parole uniquement pour être baptisé par immersion? Ou, pour les catholiques, quelques gouttes sur le front du bébé? Quand nous ouvrons le livre des Actes, l’Eglise est née, Jésus a rejoint le Père et est assis à Sa droite. Il est notre avocat et intercède pour chacun de nous. Notre Consolateur, le Saint-Esprit, nous a été envoyé pour que nous travaillions ensemble avec Lui. Les 3 sont inséparables (Père, Fils et Saint-Esprit), et c’est pour cela que Jésus a parlé ainsi, mais non pas seulement pour le baptême dans l’eau. La Vérité nous affranchit et nous libère du joug religieux, que le Saint-Esprit continue à nous révéler la Parole de Dieu.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher soldat de Christ, quand Jésus demande, dans Matthieu 28, de baptiser les disciples, Il ne parlait que du baptême d’eau par immersion. Plus tard, dans Actes 1, Il mentionne la nécessité d’être baptisé du Saint-Esprit. Car c’est nous qui baptisons d’eau, mais c’est le Seigneur seul qui baptise de l’Esprit!

  3. Un frère dit :

    Frère, peut-on croire qu’on est bien dans la volonté de Dieu si l’on a été baptisé « au Nom de Jésus, » tout en croyant que Dieu est trinitaire? Si j’ai la paix en moi, car je vois que le Livre des Actes nous apporte des baptêmes d’eau par immersion « au Nom du Seigneur, » « au Nom de Jésus, » ou « au Nom du Seigneur Jésus » (et non « au Nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit »); puis-je croire que toutes ces « formules » sont valables ou bien « non nécessaires » ou « importantes, » surtout en prenant compte de la définition de (faire quelque chose) « au nom de quelqu’un »? Merci. À bientôt!

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère, Faire quelque chose « au nom de quelqu’un » signifie agir en tant que représentant de quelqu’un, et comme ce quelqu’un l’aurait fait. Baptiser « au nom de Jésus, » ou « au nom du Seigneur, » signifie donc baptiser comme le Seigneur l’a demandé et l’aurait fait. L’apôtre Paul, dans Colossiens 3: 17, dit même que tout ce que nous faisons ou disons, nous devons le faire « au nom de Jésus. » Cela ne veut pas dire que nous devons prononcer à chaque fois la formule « au nom de Jésus »! Mais nous devons agir et parler en tant que représentants de Jésus, et comme Lui-même aurait agi et parlé. Or qu’a dit le Seigneur Jésus? « Baptisez-les au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Je crois donc que tous les baptêmes des Actes ont été faits comme le Seigneur l’avait demandé. Un vrai baptême « au nom de Jésus » est donc un baptême « au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Demande donc au Seigneur ce que tu dois faire, et agis ensuite selon la conviction que tu auras reçue de Lui!

  4. Esther Grâce dit :

    Merci cher frère Henri pour tous les enseignements, que le Seigneur Jésus-Christ nous transmets par vous. Nous en sommes bénis et édifiés. Cependant j’aimerais comprendre de manière plus claire ce que veut dire « Christ a accompli la loi ».

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère soeur Esther, Christ est le seul à avoir parfaitement obéi à la Loi de Moïse. La Loi avait été donnée pour un temps (Galates 3), à cause des transgressions, mais Christ, l’ayant accomplie, nous a introduits dans une autre sacrificature, celle de Melchisédek, et une autre loi, celle de l’Esprit de Vie, où nous pouvons, par la foi en Christ, être pleinement justifiés de tout ce dont la Loi ne pouvait pas nous justifier!

  5. ghislaine guenette dit :

    Amen, et merci frère Henri…

  6. Yolande dit :

    Bonjour frère Henri, Grand merci pour l’éclaircissement de tes enseignements. Que Dieu Tout Puissant de comble davantage!

  7. pierre yves CASTELLI dit :

    Bonjour Henri, pouvez-vous m’expliquer Romains 6: 3 à 6? Vous dites que le baptême d’eau représente notre mort et notre résurrection en Christ. Mais Christ est mort sur une croix; donc je comprends le baptême d’eau comme un accomplissement de la loi par Christ, et aujourd’hui il n’aurait plus lieu d’être effectué. Seul serait valable le baptême du Saint-Esprit. Ephésiens 4: 5, il y a un seul baptême. Merci de me répondre.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher Pierre Yves, Ce passage de Romains nous parle de notre mort et de notre résurrection en Christ et avec Christ. Il explique que nous sommes « baptisés » (c’est-à-dire « immergés ») dans la mort et la résurrection de Jésus. C’est cela, le seul vrai baptême chrétien de Eph 4: 5, être mort et ressuscité en Christ. C’est ce que représente le baptême d’eau par immersion. Ce baptême n’est pas l’accomplissement de la loi, car la Loi ne le demandait pas. Mais c’est un ordre clair du Seigneur, qui doit être respecté par tous Ses disciples (Matthieu 28: 19 et Marc 16: 16 en particulier). Tout le Livre des Actes nous prouve que les disciples attachaient un soin extrême à baptiser d’eau tous les nouveaux convertis, afin d’obéir à l’ordre du Seigneur. Ils prenaient aussi grand soin à conduire tous les nouveaux convertis au baptême de l’Esprit, car ils savaient que c’était aussi la volonté du Seigneur pour eux (Actes 1: 4-5). Par ce baptême de l’Esprit, le Saint-Esprit peut nous conduire à vivre concrètement tout ce qui nous a été acquis par notre mort et notre résurrection en Christ.

  8. soldat de Christ dit :

    Bonjour frères et soeurs, Jésus-Christ a dit: « Je bâtirai MON ÉGLISE, et les portes du séjour des morts ne PRÉVAUDRONT pas CONTRE ELLE ». Il est la TÊTE et le CHEF de celle-ci. Avant de partir, Il nous a dit qu’Il ne nous laisserait pas orphelins et qu’Il nous enverrait l’Esprit Saint; cela a été fait, et maintenant, nous devons ALLER, et c’est un ORDRE de Sa part, prêcher la Bonne Nouvelle, imposer les mains aux malades, délivrer les captifs et faire des disciples. Lire tout le livre des Actes des Apôtres. Notre foi va se fortifier par la méditation des vérités bibliques, mais aussi en agissant, car la foi sans les oeuvres est morte. Les premiers disciples n’étaient pas meilleurs que nous, alors, faisons le premier pas et soyons pleins de zèle pour le Royaume de Dieu. Ne partons pas la fleur au fusil, mais comme des soldats de Christ revêtus de toute l’armure (Ephésiens 6). Que Dieu nous garde tous et toutes avant Son avènement très très proche!

  9. Berangere dit :

    Merci frère Henri pour ces éclaircissements. Que nous puissions pleinement vivre cette nouvelle identité dans notre vie quotidienne, tel qu’Il l’a promis! Et accomplir Ses oeuvres!

  10. Hervé VIANOU dit :

    Bonjour Frère Henri, Merci pour ce message par lequel le Saint-Esprit me parle personnellement. Dans ce que vous citez, on retrouve la foi aussi bien en tant fruit de l’Esprit et don de l’Esprit. Vous voudriez bien nous clarifier un plus ce point. Que Dieu vous bénisse.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Hervé, la foi est toujours un don de Dieu (Romains 12: 3). Et ce don se retrouve soit sous la forme d’un don de l’Esprit, ponctuel (1 Cor 12: 9), ou d’un aspect du fruit de l’Esprit, permanent (Galates 5: 22). Le mot grec traduit par « fidélité » est « pistis, » qui doit être traduit le plus souvent par « foi. »

  11. Jacqueline brocard dit :

    Merci, cher frère Henri, oui, nous voulons faire les même œuvres que Jésus a faites!

  12. Cécile Kayiba dit :

    Shalom cher frère Henri Viaud-Murat, quand tu dis que n’importe quel chrétien peut baptiser, ça veut dire même un femme peut le faire? Il y a des années que je t’écris sur ton adresse personnelle, mais pas de réaction, peux-tu, mon frère, me la donner directement sur la mienne?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère soeur Cécile, En Christ, hommes et femmes sont sacrificateurs et rois, et il n’y a rien dans tout le nouveau testament qui interdise à une femme de baptiser. Ce sont les traditions des hommes qui le lui interdisent. La seule fonction qui est réservée à des hommes est celle d’anciens d’une église locale.

      • Evelyne dit :

        Bonjour cher frère, Tu dis qu’une femme peut baptiser, mais aucun exemple de femmes baptisant ne nous est donné dans le Nouveau Testament…

      • Henri Viaud-Murat dit :

        Chère soeur, Le Nouveau Testament ne l’interdit nulle part. De même, le NT ne donne aucun exemple de femme imposant les mains aux malades, et pourtant, rien ne l’interdit, puisque, selon Jésus, ce signe accompagne tous ceux qui croient (Marc 16: 18). Cependant, il y a des églises qui interdisent à une femme chrétienne d’imposer les mains aux malades. En outre, ce n’est pas la qualité de la personne qui baptise qui compte, mais la qualité de la conversion de la personne baptisée. Judas a baptisé, et c’était un voleur et un menteur. Ses baptêmes étaient pourtant valables…

  13. Normand dit :

    Merci, frère Henri, pour cette belle leçon, j’aime toujours et je suis bénie de vous lire, je vous comprends très bien!

  14. Aurélien dit :

    Bonjour Frère Henri, Comment est ce qu’il est possible d’être né de nouveau comme tu l’entends, c’est-à-dire, une nouvelle personne en qui l’Esprit habite et à qui Dieu a promis de faire marcher dans ses voies à cause de Son Nom (Ezechiel 36) et de perdre le salut? Pour moi ça me semble complètement paradoxal, même si je ne néglige pas les avertissements du Nouveau Testament de demeurer dans le Seigneur et de ne pas le renier sinon Il nous retranchera et nous reniera. Je sais que c’est un débat millénaire et qui cache une question beaucoup plus personnelle: comment savoir si je suis un véritable enfant de Dieu? Je me suis engagé plusieurs fois avec le Seigneur pour Lui désobéir par après, et parfois grossièrement (péchés sexuels et compromis). Je désire revenir, mais je me semble bloqué, surtout que j’ai l’impression qu’Il est absent, puisqu’Il ne répond pas à mes requêtes concernant une maladie handicapante. Je sais que je suis long, mais bon néanmoins je pose ma question.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Aurélien, Tant que nous décidons de rester avec le Seigneur, nous ne devons pas craindre de perdre notre salut. Mais il est possible de le renier, puisque la Parole mentionne cette éventualité. Il est aussi possible de rétrograder et de chuter dans le péché. Mais il est toujours possible de se repentir, et le Seigneur ne rejettera jamais ceux qui s’approchent de Lui. C’est ton manque de connaissance de la Parole de Dieu qui t’en fait douter. Tu vis trop selon tes impressions. Quand aux exaucements de nos prières, il est écrit que Dieu entend et exauce toutes celles qui sont faites selon Sa volonté. Et la guérison est comprise dans l’oeuvre expiatoire du Seigneur Jésus, tout comme le pardon de nos péchés (Esaïe 53: 4-5, Matthieu 8: 17, 1 Pierre 2:23). Tout le ministère de Jésus nous prouve qu’Il a toujours guéri tous les malades qui se sont approchés de Lui pour être guéris, sans une seule exception. Ainsi, au lieu de demander à Dieu quelque chose qu’Il nous a déjà accordé dans Sa Parole, tu dois saisir par la foi la guérison qui nous est offerte dans le sang et les meurtrissures de Jésus, et remercier le Seigneur pour Sa fidélité!

      • Roger dit :

        Bonjour frère Henri, je suis un peu préocupé par la première phrase de cette réponse. Si je comprends bien, perdre la possibilité d’être sauvé depend exclusivement de soi. Si c´est le cas, on peut donc faire volontairement des allées et venues entre une vie dans le péché et celle dans l’obéissance à la Parole sans être inquiété, peut-être parce que Dieu est fidèle. Je me réjouis de votre réponse. Que Dieu vous bénisse.

      • Henri Viaud-Murat dit :

        Cher frère Roger, celui qui fait volontairement des « allées et venues entre une vie dans le péché et celle dans l’obéissance » n’a pas réellement à coeur de se sanctifier. Il n’est pas en mesure de laisser le Seigneur le préparer à l’enlèvement. Celui qui mène une telle vie risque de s’éloigner tellement du Seigneur que soit il mourra dans son péché, sans s’être repenti, soit il pourrait finir par renier le Seigneur. Tandis qu’il a été donné à l’Epouse de se préparer et de se revêtir d’un fin lin, qui est la justice des saints.

  15. Fanja dit :

    Amen.

  16. Rémi NEDJAR dit :

    AMEN

  17. Evelyne dit :

    Bonjour,
    Quelle différence fais-tu entre « péché » et « iniquité » ?
    Merci

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Le péché est la désobéissance ou la rébellion, et l’iniquité est un acte injuste. Mais, finalement, cela revient au même.

  18. Evelyne dit :

    Bonjour cher frère,
    Tu dis que le Seigneur Jésus a dû nécessairement « Se dépouiller » d’une partie de Ses attributs divins, que sont notamment l’omniprésence, l’omniscience et la toute puissance. Pourtant, Luc 11.17, Matthieu 12.25, Luc 6.8 disent bien que Jésus connaissait leurs pensées : n’est-ce pas là de l’omniscience ? Ensuite, qu’appelles-tu « la toute puissance » ?

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Chère soeur, Jésus exerçait là le don spirituel de parole de connaissance, que nous pouvons aussi exercer. Mais d’autres passages montrent qu’Il ne savait pas tout, par exemple quand la femme avec une perte de sang le touche par derrière, et qu’Il pose la question: « Qui m’a touché? » La toute-puissance, ou l’omnipotence, consiste pour Dieu à tout faire selon le bon plaisir de Sa volonté, sans que rien ne Lui résiste. Or Jésus, à Nazareth, ne put faire aucun miracle, à cause de leur incrédulité. Mais s’Il avait fait usage de Son omnipotence, Il aurait guéri tout le monde, sans même que personne ne le demande ou ait la foi. C’est cela la souveraineté absolue de Dieu. Mais Jésus n’a pas voulu agir ainsi, parce qu’Il savait qu’un « simple homme » ne dispose pas de cette omnipotence. Il aurait aussi pu faire un tel étalage de Sa toute puissance que tous auraient été convaincus qu’Il était Dieu. Mais Il ne l’a jamais fait. Il n’a fait que ce que nous sommes aussi en mesure de faire, quand nous croyons en Lui.

  19. Guy dit :

    Merci mon cher frère Henri. Je voudrais être baptisé par immersion. Je suis à la retraite. L’église où je suis allé jeune converti ne m’a pas baptisé me disant que mon baptême ctholique suffisait. Ensuite je n’y ai plus pensé et ai exercé un ministère à plein temps dans une Mission franco/allemande. Et voilà que maintenant, j’en éprouve un fort désir, mais je ne sais pas où demander, car je suis en Allemagne. Merci de prier pour moi, frère Henri.

    • Henri Viaud-Murat dit :

      Cher frère Guy, n’importe quel chrétien baptisé peut te baptiser! Prie que le Seigneur te guide vers la personne qui te baptisera, et Il le fera sans tarder!

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